Traditions indo-européennes et patrimoines folkloriques

Traditions indo-européennes et patrimoines folkloriques

-

Français
788 pages

Description

Spécialiste unanimement reconnu de la lecture des mythes et des légendes, Bernard Sergent a consacré sa carrière de chercheur au CNRS à un examen aussi fin qu'approfondi des traditions issues du patrimoine indo-européen, tout en s'intéressant à celles du monde amérindien et à la mythologie populaire des différents terroirs français. C'est à ce savant de haute stature que ses collègues ont voulu adresser un témoignage de reconnaissance en lui offrant ce volume d'hommages.

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Date de parution 01 avril 2017
Nombre de lectures 24
EAN13 9782140034404
Langue Français
Poids de l'ouvrage 7 Mo

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Collection
KUBABA TRADITIONS INDO-EUROPÉENNES Textes réunis et édités par Série
Antiquité Alain MeurantET PATRIMOINES FOLKLORIQUES
Mélanges oferts à Bernard Sergent
Spécialiste unanimement reconnu de la lecture des mythes et des
légendes, Bernard Sergent a consacré sa carrière de chercheur au
CNRS à un examen aussi fn qu’approfondi des traditions issues TRADITIONS INDO-EUROPÉENNES du patrimoine indo-européen, tout en s’intéressant à celles du
monde amérindien et à la mythologie populaire des diférents ET PATRIMOINES FOLKLORIQUESterroirs français. Ses intérêts multiples, variés et de haute valeur
scientifque lui ont permis, au cours des années, de construire
Mélanges oferts à Bernard Sergent
une œuvre riche de plusieurs ouvrages et d’un foisonnant
catalogue d’articles. Synthèses d’envergure et analyses éclairées
d’une thématique plus pointue s’y côtoient, alimentées par le
développement d’une pensée foisonnante mise au service d’une
recherche forte de résultats marquants, pertinents et qui ont
souvent fait date en ce qu’ils renouvelaient les points de vue de la
communis opinio et ouvraient des perspectives inédites. C’est à
ce savant de haute stature que ses collègues ont voulu adresser un
témoignage de reconnaissance amplement mérité en lui ofrant
ce volume d’hommages où chacun, selon sa spécialité, étudie une
question dans un des domaines que Bernard Sergent maîtrise avec
autant de rigueur que de talent.
Avec le soutien fnancier du Centre d’études orientales - Institut
orientaliste de Louvain (CIOL, Louvain-la-Neuve).
Illustration de couverture : Antelope Canyon, photo de Françoise Lechanteur.
ISBN : 978-2-343-10655-7
59 e
TRADITIONS INDO-EUROPÉENNES
Textes réunis et édités par
ET PATRIMOINES FOLKLORIQUES
Alain Meurant
Mélanges oferts à Bernard Sergent










Traditions indo-européennes
et patrimoines folkloriques



COLLECTION KUBABA


Série Antiquité

ARNAUD, Daniel, Les Métamorphoses de la sagesse au Proche Orient asiatique
AUFRÈRE, Sydney H. : Thot Hermès l’Égyptien
BLAISE, Frédéric/STERCKX, Caude Le mythe du guerrier impie
BRIQUEL, Dominique : Le Forum brûle
ETTIGHOFFER, Patrick, Le Soleil et la lune dans le paganisme scandinave
FARANTON, Valérie, La Nature et ses images dans le roman grec
F, Valérie et MAZOYER, Michel (éd.), Homère et l’Anatolie 2
FREU, Jacques : Histoire du Mitanni
FREU: Histoire politique du royaume d’Ugarit
FREU, Jacques : Šuppiluliuma et la veuve du pharaon
FREU, Jacques / MAZOYER, Michel, en coll. avec Isabelle KLOCK-FONTANILLE : Des
origines à la fin de l’ancien royaume hittite : Les Hittites et leur histoire, vol. 1
FREU, Jacques / MAZOYER, Michel : Les débuts du nouvel empire hittite : Les
Hittites et leur histoire, vol. 2
FREU, Jacques / MAZOYER, Michel : L’apogée du nouvel empire hittite, vol. 3
FREU, Jacques / MAZOYER, Michel : Le déclin et la chute du nouvel empire hittite,
vol. 4
MAZOYER, Michel (éd.) : Homère et l’Anatolie
MAZOYER, Michel : Télipinu, le dieu au marécage
NUTKOWITZ, Hélène, Destin de femmes à Elephantine au Ve siècle avant notre ère
NZ, Hélène,/MAZOYER Michel, La disparition du dieu dans la Bible et les
mythes hittites
PIRART, Éric : Georges Dumézil face aux démons iraniens
PGuerriers d’Iran
PIRART, Éric : L’Aphrodite iranienne
PL’éloge mazdéen de l’ivresse
SERGENT, Bernard : L’Atlantide et la mythologie grecque
STERCKX, Claude : Les mutilations des ennemis chez les Celtes préchrétiens
VIAL HÉLÈNE (éd.), Aphrodite-Vénus et ses enfants






Bibliothèque Kubaba (sélection)
http://kubaba.univ-paris1.fr/



Textes réunis et édités par Alain Meurant










Traditions indo-européennes
et patrimoines folkloriques


















Mélanges offerts à Bernard Sergent























































































































Cahiers KUBABA
Directeur de publication : Michel MAZOYER


Comité de rédaction
Trésorière : Valérie FARANTON
Secrétaire : Charles GUITTARD


Conseil dʼAdministration
Sydney H. AUFRERE, Régis BOYER, Jean Paul BRACHET, Dominique
BRIQUEL, Valérie FARANTON, Charles GUITTARD, Jean-Pierre LEVET,
Michel MAZOYER, Alain MEURANT, Hélène NUTKOWICZ,
Éric PIRART


Comité scientifique
Sydney H. AUFRÈRE, Sébastien BARBARA, Marielle DE BÉCHILLON,, Nathalie
BOSSON, Dominique BRIQUEL, Sylvain BROCQUET, Gérard CAPDEVILLE, Jacques
FREU, Charles GUITTARD, Jean-Pierre LEVET, Michel MAZOYER, Alain MEURANT,
Paul MIRAULT, Dennis PARDEE, Éric PIRART, Jean-Michel RENAUD, Nicolas
RICHER, Bernard SERGENT, Claude STERCKX, Patrick VOISIN

Ingénieur informatique
Patrick HABERSACK (macpaddy@free.fr)

Ce volume a été imprimé par
© Association KUBABA, Paris

































































© L’Harmattan, 2017
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.editions-harmattan.fr

ISBN : 978-2-343-10655-7
EAN : 9782343106557
PRÉFACE

L’ŒUVRE DE BERNARD SERGENT


1MARCO V. GARCÍA QUINTELA
(UNIVERSIDADE DE SANTIAGO DE COMPOSTELA)


Présenter sommairement l’œuvre de B. Sergent (Paris, 1946) est une tâche
pour ainsi dire impossible. Son amplitude et sa diversité mériteraient à vrai
dire une étude fouillée, son domaine d’étude une attention approfondie,
travail qui occuperait longtemps celui qui s’en chargerait et se traduirait par
2la rédaction d’une monographie. En outre, comme l’a dit A. Momigliano,
référence éminente en matière d’études historiographiques, pour présenter
l’itinéraire d’un chercheur il convient d’avoir une connaissance précise de
ses ancrages sociaux, idéologiques et culturels comme des thèmes de
3recherches qu’il privilégie.

4Pour ce qui concerne Bernard, j’ignore une bonne partie des premiers et
presque tout des seconds. Dès lors, la seule chose sensée serait de mettre à
cet endroit un point final à ces lignes.


1( ) Traduit de l’espagnol par A. MEURANT (avec tous mes remerciements à
FR. LECHANTEUR pour sa relecture toujours attentive).
2( ) Comme il est difficile d’évoquer en ces pages le différend peu pertinent qui
l’opposa à G. Dumézil, on renverra à M.V. GARCÍA QUINTELA, Dumézil. Une
introduction suivi de L’Affaire Dumézil, 2001, Crozon, p. 121-198 et ID., « Dumézil,
Momigliano, Bloch, Between Politics and Historiography », dans
StudiaIndoeuropaea, t. 2, 2005, p. 187-205.
3( ) A. MOMIGLIANO, Sesto contributo alla storia degli studi classici e del mondo
antico, vol. 1, Rome, 1980, p. 31-32 (Storia e letteratura, 149) : « To write a critical
history of historiography on must know both the authors one studies and the
historical material they have studied ». Ibidem, p. 13 : « Giudicar uno studio
moderno di storia greco-romana senza conoscenza delle fonte antichi è nel megliore
dei casi impressionistico ; nel peggiore e piú frequente dei casi è segno di arrogante
ignoraza. Gran parte di ciò che se sente dire su Gibbon, Niebuhr, Grote, Meyer,
Rostovtzeff ‒ per non parlare di minori e minimi ‒ no essendo fondato su una
conoscenza dei documenti su cui questi storici lavoravano, è inutile ».
4( ) Bien qu’il se soit exprimé publiquement sur ces questions quand il l’estima
utile lors de débats menés dans le monde culturel français et, d’autre part, il n’est
pas difficile de deviner que, sous son abondante production académique et son
insondable érudition, se cache un monceau d’heures de travail.
7
M.V. García Quintela
Cependant, il n’est pas question pour moi de proposer ici un essai sur
l’œuvre de Bernard. Je me contenterai, plus modestement, d’en proposer un
survol général qui soulignera ses lignes directrices en s’appuyant, dans la
mesure du possible, sur une présentation générale de ses nombreux livres.

Je proposerai plus précisément deux approches différentes au gré d’une
métaphore textile. Si la trame d’un tissu permet d’en apprécier la texture, ses
fils dessinent les figures qui l’illustrent et leurs couleurs happent le regard :
pour ce qui nous concerne, ceux-ci s’assimilent aux grands thèmes
qu’aborde l’œuvre de Bernard, à savoir les Grecs et les Celtes, la mythologie
française, les Indes et les migrations. Cependant, pour que le métier
soutienne ce support, pour en tendre la trame, une série de fils de chaîne
s’avère nécessaire. Il s’agit, pour le cas qui nous occupe, des principes
méthodologiques et, au-delà des questions techniques qui leur sont propres,
des préjugés philosophiques et des questionnements qui traversent les
thèmes travaillés par Bernard dont la production me paraît sous-tendue par
trois grandes articulations : l’érudition et le besoin de systématisation,
l’approche matérialiste du structuralisme et les questions politiques et
sociales.


1. Trames

Pour présenter les thématiques traitées par B. Sergent, je parlerai de ma
première rencontre avec son nom. Celle-ci remonte à la rédaction de ma
thèse doctorale (soutenue en 1984) où je me débattais avec l’idée que
« l’anthropologie des fragments d’Héraclite » dissimulait une sorte de
sociologie trifonctionnelle. Sur la question, Dumézil publiait alors ses
Esquisses de mythologie, série d’ouvrages dans lesquels le maître
comparatiste mettait de l’ordre dans ses dossiers encore en chantier, à peine
ébauchés ou juste entrouverts.

Dans le premier de ces volumes, Dumézil opère une ouverture en
direction de la mythologie grecque, absente du corps central de son œuvre
5conçu entre 1938 et ‒ il faut le souligner ‒ ses développements ultérieurs.
C’est donc à juste titre qu’il déclarait, à la veille de sa disparition, que les
6Grecs étaient des amants ingrats. À la page 35 de son Apollon sonore, sous
le titre « propositions », Dumézil citait « Les trois fonctions des
IndoEuropéennes dans la Grèce ancienne. Bilan critique », article rédigé par

5( ) G. DUMÉZIL, Apollon sonore et autres essais. Vingt-cinq esquisses de
mythologie, Paris, 1982, 256 p. (Bibliothèque des sciences humaines).
6( ) G. DUMÉZIL, Entretiens avec Didier Éribon, Paris, 1987, p. 157 cf. 162 et
165166 (Folio/Essais, 51).
8
Préface
7B. Sergent en 1979. Ce travail venait à la suite d’une série de recherches
menées sur la mythologie et l’idéologie des traditions grecques à propos du
Péloponnèse et, plus spécialement, sur la royauté spartiate, en plaquant une
grille de lecture trifonctionnelle sur les « différences entre les deux dynasties
8de la diarchie spartiate ». Dans sa synthèse de 1979, B. Sergent se faisait
l’écho des travaux de l’un ou l’autre de ses devanciers ayant utilisé la clé
9dumézilienne pour étudier la mythologie grecque et soulignait, surtout, la
présence appuyée du schéma trifonctionnel dans la République de Platon,
problématique qui inspira la lecture d’Héraclite mentionnée ci-dessus. Par la
suite, B. Sergent a continué de travailler la mythologie grecque sans
discontinuer, tant sur les pas de Dumézil qu’en ciblant des horizons et des
territoires inédits.


1.1. Grecs et Celtes

Dès ses premiers travaux, B. Sergent ouvre des perspectives qui
structureront son diptyque sur l’homosexualité initiatique. Son premier
10volet, centré sur la mythologie grecque, concluait, en s’appuyant sur
l’apport d’analyses effectuées tout au long de l’ouvrage, sur un saut du
mythe à l’histoire. De la sorte, B. Sergent ravive la théorie sociologique du
« reflet » que Dumézil, inspiré par la sociologie française au travers du
prisme de M. Mauss, avait suivie entre 1938 et 1950. Si, par la suite, le
grand comparatiste français prétendit que l’approche trifonctionnelle
« reflétait » la vie sociale des Indo-Européens (pré)historiques, B. Sergent
envisageait que, dans le plus haut passé grec, une fonction initiatique
institutionnelle avait été assignée à l’homosexualité mythique.

Le second volet de ce diptyque soutenait l’hypothèse émise dans le
11précédent à l’occasion d’un essai comparatiste. Son développement passe

7( ) Dans Annales, t. 34.6, 1979, p. 1155-1186.
8( ) B. SERGENT, « La représentation spartiate de la royauté », dans RHR, n. 189.1,
1976, p. 3-52 ; ID., « Le partage du Péloponnèse entre les Héraclides » (en deux
parties), dans RHR, n. 192.2, 1977, p. 121-136 et n. 193.1, 1978, p. 3-25. On
rappellera que sa thèse, non publiée et présentée en 1995 à l’Université de Paris
XNanterre, s’intitulait Recherches sur la royauté mycénienne.
9( ) Fr. Vian, J.-P. Vernant, A. Yoshida et quelques autres de moindre réputation.
10( ) B. SERGENT, L’homosexualité dans la mythologie grecque, Paris, 1984,
333 p. (Bibliothèque historique).
11( ) B. SERGENT, L’homosexualité initiatique dans l’Europe ancienne, Paris,
1986, 297 p. (Bibliothèque historique). Ces deux publications ont été conjointement
rééditées dans le volume intitulé Homosexualité et initiation chez les peuples
indoeuropéens, Paris, 1996, 672 p. (Histoire Payot).
9
M.V. García Quintela
en revue les rites initiatiques de diverses cultures de souche indo-européenne
mettant en exergue les éléments qui plaident en faveur de l’existence d’une
homosexualité institutionnelle. Ainsi, si la mythologie grecque est, peut-être,
la plus riche en récits homo-érotiques, son originalité porte moins sur ce type
de sexualité que sur sa mise en forme mythologique parce que cette pratique
érotique en vigueur en Grèce l’était déjà probablement à l’ère
indoeuropéenne et disposait dès lors de racines préhistoriques.

Une vingtaine d’années après son état de la question aussi modeste
qu’original sur l’idéologie trifonctionnelle en Grèce, Bernard publie, cette
fois sous la forme d’un livre, un autre bilan qui se présente comme le
premier jalon d’une recherche qui entreprend un relevé systématique des
éléments trifonctionnels présents dans la littérature grecque (et par extension
12dans la mythologie) tout au long de son développement. On touche ici une
autre caractéristique de l’œuvre de B. Sergent sur laquelle il me faudra
revenir hors de tout préjugé : son penchant à systématiser.

Entre-temps, au fil d’une collaboration pluri-décennale avec le spécialiste
13du monde celtique qu’est Cl. Sterckx, les travaux de B. Sergent voient
l’univers des Celtes entrer massivement dans leur champ d’analyse. Voici
comment je me suis moi-même retrouvé sur ce terrain.

Ma thèse avait étudié le rôle des intellectuels dans les sociétés
traditionnelles pour mieux préciser, sur les pas de J.-P. Vernant, la
singularité du profil social des premiers philosophes grecs par rapport à celui
offerts par les autres intellectuels. Cet objectif m’a conduit à consulter le
14livre que Fr. Le Roux et Chr.-J. Guyonvarc’h avaient consacré aux druides
et, une fois franchie cette porte, je me suis retrouvé dans un des secteurs
mythologiques indo-européens situés en bordure du territoire arpenté par
15G. Dumézil. Et cette voie d’accès m’a entraîné sur d’autres terrains
fréquentés par B. Sergent sans délaisser jamais l’omniprésente référence à la
Grèce.


12( ) B. SERGENT, Les trois fonctions indo-européennes en Grèce ancienne. I. De
Mycènes aux tragiques, Paris, 1998, 453 p.
13( ) Depuis le début des années ’90 jusqu’à aujourd’hui.
14( ) FR. LE ROUX-J.-CHR. GUYONVARC’H, Les druides, Rennes, 1987, 448 p. (De
mémoire d’homme : l’histoire).
15( ) J’ai consacré un temps conséquent à l’étude des travaux de Fr. Le Roux et
J.-Chr. Guyonvarc’h. Ce n’est pas ici le lieu d’en faire état, mais qui voudra en
savoir plus se référera à la préface que j’ai rédigée avec L. Planchais-Lagatu pour
l’édition espagnole de Les druides.
10
Préface
En effet, au cours des quelque vingt années passées, Bernard a publié une
vaste série d’articles intitulés « Celto-hellenica » munis d’un numéro qui
indique l’ordre dans lequel ils se succèdent. Celle-ci s’ouvre en 1988 à
l’occasion d’une contribution aux Mélanges P. Lévêque. Toutefois, même si
tous ces travaux sont dictés par une même source d’inspiration, leur contenu
ne colle pas toujours nécessairement au titre générique qui les chapeaute.
L’addition de tous ces efforts débouche sur la rédaction d’un premier essai,
aux contours encore assez modestes, qui comparait les dieux Lug et
16 17Apollon et, surtout, d’un autre diptyque autrement plus ambitieux. Ces
deux ouvrages réservent à l’idéologie trifonctionnelle une place plutôt
modeste, mettant plutôt l’accent sur l’identification de séquences narratives
18 19parallèles dans des histoires comparables de dieux et de héros, passant au
scalpel leurs caractéristiques, leurs attributs et leurs mythes. Et les
conclusions que tire B. Sergent au terme de ce parcours sont parfois simples
et parfois plus complexes.

Les premières reprennent en les consolidant les idées déjà exprimées dans
les volumes consacrés à l’homosexualité : en clair, les ressemblances
thématiques systématiques entre figures héroïques et divines venues de deux
horizons indo-européens différents s’expliquent par une origine génétique,
idée qui ne manque pas d’être triviale pour les spécialistes des études de
mythologie indo-européenne comparée parce que, sous un angle plus
concret, ces similitudes attestent matériellement l’existence de récits
mythologiques situés dans la préhistoire et que partageaient, lorsqu’ils
vivaient en commun, des peuples d’où surgiront, au fil du temps, les Grecs et
les Celtes de l’ère historique.

Les plus complexes forment une autre des armatures qui soutiennent
l’ensemble de l’œuvre de B. Sergent : l’objectif d’identifier des noyaux
narratifs situés dans un passé très éloigné. Ce faisant, il tente d’ouvrir des
fenêtres sur les formes les plus anciennes d’une pensée complexe que
reflètent parfois mythologies et récits narratifs, en rapprochant, au gré de
modulations complexes, des séquences similaires issues de lieux très divers,
dont l’implantation déborde, comme nous le verrons, les frontières du monde
indo-européen.


16( ) B. SERGENT, Lug et Apollon, Bruxelles, 1995, 180 p. (Mémoires de la Société
belge d’études celtiques, 3)
17( ) B. SERGENT, Celtes et Grecs. I. Le livre des héros, Paris, 337 p. (Bibliothèque
scientifique Payot) et ID., Celtes et Grecs. II. Le livre des dieux, Paris, 2004, 798 p.
18( ) Qui reprend (en l’élargissant) l’étude consacrée en 1995 à Lug et Apollon
tout en s’intéressant à Hermès et Œngus, Athéna et la Bobd, Poséidon et Manannán.
19( ) Celtchar et Képhalos, Brian et Héraklès et, surtout, Achille et Cúchulainn.
11
M.V. García Quintela
On précisera utilement que cette enquête, par sa nature même, suit un
chemin quelque peu différent de celui qu’empruntait l’étude des modèles de
stricte obédience dumézilienne, dans la mesure où elle ne cherche pas à
20démonter la structure d’un panthéon ou d’un ensemble de récits nourris par
21une même structure. Ce faisant, B. Sergent s’attarde plus spécifiquement
sur les séquences qui impliquent des dieux différents que rapprochent de
nettes correspondances, sans tenir compte du rôle joué par ces divinités dans
les panthéons où se déploient les religions d’âges historiques. Assurément,
pareille orientation peut prendre l’allure d’un enfermement, ou tout au moins
faire l’objet de critiques. Mais il est tout aussi vrai que Bernard prend
toujours bien soin de fixer très précisément ses objectifs et qu’il n’entend
nullement proposer concomitament un examen fonctionnel et structural des
panthéons rencontrés et une analyse de la génèse préhistorique des mythes
retenus. Il s’agit d’entreprises différentes.

Deux autres livres sur la matière grecque, publiés successivement en 2006
et en 2008, composent cette fois une antithèse. Le premier se charpente
autour d’une étude approfondie du mythe de l’Atlantide, en scrutant plus
particulièrement la manière dont se sont formés les différents éléments du
22portrait qu’en dresse Platon. L’objectif que poursuit ici B. Sergent n’est
pas, à la différence d’autres chercheurs qui ont abordé ce sujet, de
comprendre le rôlé joué par le récit platonicien ou d’en identifier les
sources : il s’agit plutôt d’établir la mythogenèse du récit. Sont mobilisées à
cet effet toutes les ressources qu’offrent la mythologie et l’historiographie,
sans négliger celle de la religion grecque proprement dite. Platon apparaît
ainsi, une fois encore, comme un écrivain doté d’une intelligence puissante
et capable à sa façon de s’inspirer du contenu des traditions dont il hérite
pour construire son récit consacré à l’Atlantide. C’est à cette conclusion
qu’arrive le livre qui montre toute la plasticité du travail de B. Sergent : s’il
délaisse son intérêt pour débusquer le contenu de récits disparus, c’est pour

20( ) On aura reconnu une des caractéristiques de l’œuvre de G. Dumézil. On en
appréciera au mieux les effets en consultant, par exemple, G. DUMÉZIL, La religion
romaine archaïque. Suivi d’un appendice sur la religion des Étrusques, Paris, 1966,
684 p. (Bibliothèque historique Payot) et ID., Les dieux souverains des
IndoEuropéens, Paris, 1977, 268 p. (Bibliothèque des sciences humaines).
21( ) Comme l’avait fait G. Dumézil dans la série G. DUMÉZIL, Mythe et épopée. I.
L'idéologie des trois fonctions dans les épopées des peuples indo-européens, Paris,
1968, 653 p. (Bibliothèque des sciences humaines) ; ID., Mythe et épopée. II. Types
épiques indo-européens : un héros, un sorcier, un roi, Paris, 1971, 406 p.
(Bibliothèque des sciences humaines) ; ID., Mythe et épopée. III. Histoires romaines,
Paris, 1973, 367 p. (Bibliothèque des sciences humaines).
22( ) B. SERGENT, L’Atlantide et la mythologie grecque. Paris, 2006, 482 p.
(Collection Kubaba. Série Antiquité). On rappellera, à toutes fins utiles, que l’œuvre
de Platon se trouvait dans la ligne de mire de B. Sergent depuis le bilan de 1979.
12
Préface
mieux se concentrer, sans aucun problème, sur la naissance d’un mythe dans
el’Athènes du IV siècle.

Le deuxième livre s’intéresse à Athéna, déesse dont l’importance se
marque aussi bien dans l’histoire et l’historiographie de la Grèce que dans sa
23mythologie. La méthode de l’exposé est identique à celle utilisée dans le
diptyque Celtes et Grecs, sinon que l’Inde y prend la place occupée alors par
24les Celtes. Le propos vise à établir une comparaison systématique entre
Athéna et une série de déesses indiennes aux noms changeants mais qui
renvoient toutes, en définitive, à la « Déesse » par excellence qui connaît une
très large diffusion dans le monde indo-européen comme en atteste, par
exemple, les hydronymes « Deva » (la Déesse). Comme dans Celtes et
eGrecs, la conclusion en arrive à souligner la haute antiquité (le IV
millénaire) du moment où se forgèrent ces histoires partagées par les deux
cultures envisagées (comme avec la déesse celte) : leur survie est due au
pouvoir mnémonique implicite de l’œuvre activé dans une structure rituelle
qui s’exprime par l’entremise d’hymnes associés à une série de célébrations
et, au bout du compte, à la force de conservation et de reproduction dont
témoigne la tradition orale. Nul besoin d’insister, à cet égard, sur
l’importance jouée dans ce contexte par la poésie d’essence indo-européenne
qui sert de toile de fond à toutes les investigations de B. Sergent.

Pour le dossier grec l’histoire ne s’arrête pas là, même si B. Sergent
annonce l’arrivée prochaine du second volume de l’étude sur Les trois
fonctions indo-européennes en Grèce ancienne sous-titré D’Hérodote à la
fin de l’antiquité qui, bien qu’ayant pris quelque retard, est désormais en
voie de finalisation. Du côté celte, une publication en préparation embrassera
d’autres champs thématiques que ceux déjà arpentés dans des travaux
précédents.


1.2. Mythologie française

L’engagement culturel de B. Sergent s’avère être un vecteur important de
son activité publique. Son accession à la présidence de la Société de
25Mythologie Française depuis l’automne 1992 y contribue dans une large
mesure. Il suffit de visiter la page web de cette association pour constater la

23( ) B. SERGENT, Athéna et la grande déesse indienne, Paris, 2008, 400 p. (Vérité
des mythes).
24( ) Rappelons ici que dans Le livre des dieux, B. Sergent avait déjà développé la
comparaison entre Athéna et la Bodb.
25( ) Fonction pour laquelle il a été réélu tous les trois ans (le mandat en cours se
terminant le 31 décembre 2014).
13
M.V. García Quintela
26multiplicité de ses initiatives et le rôle actif qu’il joue dans le Bulletin de
l’association et ce depuis sa première collaboration datée de 1988. Il me
semble important de souligner toute l’importance du concept de
« mythologie française » forgé en 1948 par H. Dontenville lors de la
rédaction de l’opuscule homonyme dont, bien des années plus tard,
B. Sergent préfacera la réédition :

« ‘Mythologie’, c’est l’ensemble des fables, des fictions, et le mot
contentera également le chrétien et l’agnostique ; il ne serait désobligeant
que pour les tenants des êtres ici nommés ; pour ceux-ci, c’est plutôt
‘théologie’ qu’il eût fallu écrire. Quant à ‘française’, le terme sera plus
loin discuté et toute une histoire clandestine en traitera. Cependant c’est
bien en période française de l’histoire de ce pays que se sont perpétuées
27et qu’ont encore évolué les croyances ici étudiées ».

Cette définition doit surtout s’entendre comme un plaidoyer pour la
reconnaissance académique des récits populaires qui font l’objet de
compilations et d’études. Si H. Dontenville récuse le terme « folklore », c’est
qu’il n’entend pas s’occuper d’un savoir populaire ou marginal et, même
dans le cas où elle le serait, cela n’a guère d’importance : ce qui prime est de
la valoriser. Dans cette optique, la qualifier de « mythologie » revient à
l’assimiler aux mythologies classiques, érudites, chères au milieu
universitaire et étudiées dans de prestigieuses collections académiques et peu
importe que les cénacles académiques rechignent à se pencher sur ce type de
récits, l’étiquette dont ils héritent ainsi trahit une volonté de placer tous ces
récits sur un pied d’égalité : les savoirs populaires, traditionnels, ruraux
glanés aux quatre coins de la France méritent dès lors un traitement
équivalent à celui dont bénéficie, par exemple, la mythologie grecque.
Viennent ensuite les dimensions géographiques de la France (qu’on peut
aujourd’hui étendre aux espaces francophones européens) qui impliquent
que l’étude de cette mythologie envisage ce qui s’est produit avant le
déploiement du processus historique (histoires « perpétuées » et « évoluées »
selon les termes de H. Dontenville). Ainsi, en s’opposant à la recherche des
origines d’un mythe, dont se préoccupent surtout les études strictement
littéraires (thème qu’aborde le premier chapitre d’H. Dontenville qui
examine les racines celtes, gauloises, mais aussi grecques, romaines et
germaniques de la matière française), ce précurseur se penche sur la
mythologie attachée à une terre précise, conservée en des lieux spécifiques,
et parfois confidentiels, comme une petite source ou un mégalithe.

26( ) http://www.mythofrancaise.asso.fr/index2.html.
27( ) H. DONTENVILLE, Mythologie française, Paris, 1998, 227 p. préface de
B. Sergent (p. i-xv) (Petite bibliothèque Payot). Dontenville fut, en 1950, le
fondateur et le premier président de la Société de Mythologie Française.
14
Préface
Et Bernard de respecter scrupuleusement cette orientation. Les traditions
folkloriques françaises méritent de bénéficier d’un statut équivalent à celui
dont jouissent les grandes traditions mythologiques dont s’occupent les
milieux académiques. Il faut simplement prendre en compte le fait que la
façon dont se transmet ce type de récits, sous forme de transmission ou de
variation littéraire le cas échéant, tranche sur ce que l’on connaît
habituellement, dans la mesure où elle échappe, avec de notables exceptions,
aux cercles de la grande littérature.

Du point de vue méthodologique, il importe de signaler que cette mise au
point prend ses distances autant avec G. Dumézil qu’avec Cl. Lévi-Strauss.
En effet, ces deux savants ont fondé leurs théories respectives sur des
données très anciennes issues de zones de recherche fort disparates. En son
temps, D. Dubuisson avait indiqué jusqu’à quel niveau G. Dumézil s’était
enfermé en étudiant, sans discontinuer et au fil des ans, les textes religieux
les plus anciens de chaque groupe culturel indo-européen. Cette option
épistémologique cache mal son intention de lier la découverte de mise en
forme littéraire de séries ou de structures trifonctionnelles avec le plus haut
passé indo-européen, sans pourtant jamais s’ouvrir aux questions
archéologiques ou sociologiques relatives à la préhistoire. Alors qu’il suivait
une autre trajectoire, Cl. Lévi-Strauss, s’est trouvé confronté à un problème
similaire quand ses recherches se concentrèrent sur les mythologies
amérindienne et, dans une moindre mesure, australienne. Il devenait évident
28que toutes les deux avaient évolué en vase clos dans des territoires pour
ainsi dire coupés du reste du monde et qui, pour cette raison, avaient
conservé leurs traditions mythologiques dans l’état le plus proche de celui
29qui était à l’origine le leur.

Pour sa part, le concept de « mythologie française » rompt, par définition,
avec tout désir de rechercher la forme primitive de ses contenus. Et pourtant
son étude fournit des résultats probants. En clair, ceux-ci montrent que,
soumise à des méthodes conventionnelles d’analyse mythologique et ‒ dans
les mains de B. Sergent surtout ‒ à l’approche comparatiste, cette matière
dévoile ses racines anciennes dans la mesure où leurs structures narratives
demeurent stables en dépit des altérations qu’y ont injectées le cours du
temps, la diversité des influences culturelles, la différence entre cultures
élitiste et populaire ou les interférences et les combinaisons avec la tradition
littéraire.

28( ) CL. LÉVI-STRAUSS, La pensée sauvage, Paris, 1962, p. 118 ; ID., El origen de
las maneras de mesa. Mitólogicas III, Madrid, 1979, p. 48-52, repris dans CL.
LÉVISTRAUSS-D. ÉRIBON, De près et de loin, Paris, 1988, p. 84.
29( ) Idée qui, sous une autre forme d’expression, rentrait dans les préoccupations
de Durkheim lorsque celui-ci traite des Aborigènes australiens dans Les formes
élémentaires de la vie religieuse.
15
M.V. García Quintela
On trouvera un premier exemple de cette orientation prise par les
recherches de B. Sergent dans l’opuscule rédigé en collaboration avec
30 31J.-L. Le Quellec sur la pomme comme dans le dernier livre qu’on lui doit.

Ce travail offre une preuve supplémentaire de l’érudition de Bernard qui
ne cesse de surprendre ses lecteurs, y compris les plus assidus. Quand, en
eseptembre 2013, à l’occasion du VIII Colloque de mythologie comparée
tenu à Louvain-la-Neuve, lui a été symboliquement remis un fac-similé de ce
volume où ses collègues et amis lui rendent hommage avec émotion et
gratitude, Bernard a indiqué qu’il était toujours actif, plein de projets où se
conjuguent recherches à mener et ouvrages à publier. Autrement dit, si nous
l’avons remercié de tout cœur lors de cette cérémonie informelle qui avait
atteint son objectif, lui poursuit sa route. Mais ce dont je me souviens, c’est
que, parmi les résolutions prises à ce moment, ne figuraient pas les livres
parus en 2014. Probablement en avait-il déjà remis les manuscrits aux
éditeurs et ne les comptabilisait-il déjà plus dans le programme qu’il s’est
assigné. Pour l’occasion, la fine érudition de Bernard s’est concentrée sur les
Lais de Marie de France, recueil d’historiettes en vers daté de la deuxième
emoitié du XII siècle qui, comme le signale l’auteur, renonce à écrire en
transposant, comme tant d’autres le latin en romance, pour emprunter un
chemin différent comme l’indique le poème qui lui tient lieu de prologue :

« J’ai donc pensé aux lais que j’avais entendus (qu’oïz aveie).
Je savais en toute certitude
que ceux qui avaient commencé à les écrire 35
et à les répandre
avaient voulu perpétuer le souvenir (remembrance)
des aventures qu’ils avaient entendues (qu’il oïrent).
J’en connais moi-même beaucoup (Plusurs en ai oïz conter)
et je ne veux pas les laisser sombrer dans l’oubli (nes vueis laissier
ne obliër). 40
32J’en ai donc fait des contes en vers…, »

Voilà une belle formule dont les ingrédients ont de quoi faire rêver les
mythologues. La plupart de ces vers semblent relever de la littérature orale
qui, à cette époque, tend à endosser la forme figée de l’écrit, trahissant par là
le glissement du folklore à la littérature. Par ailleurs, les prologues et

30( ) B. SERGENT-J.-L. LE QUELLEC, La pomme : contes et mythes. Chevilly-Larue
[Beauvais]-Paris, 1995, 64 p.
31( ) B. SERGENT, Les origines celtiques des ‘Lais’ de Marie de France, Genève,
2014, 390 p. (Publications romanes et françaises, 261).
32( ) Lais de Marie de France, traduites, présentés et annotés par L.
HARFLANCNER. Texte édité par K. WARNKE, Paris, 1992, p. 24-25 (Livre de Poche, 4523.
Lettres gothiques).
16
Préface
épilogues dont Marie de France équipe chacun de ses lais se réfèrent
33régulièrement aux narrateurs bretons.

On pourrait se demander en quoi cette littérature orale rentre dans le
champ d’investigation de Bernard : en réalité, en recourant au comparatisme,
plusieurs de ses ouvrages ont développé des études de ce type sur différentes
thématiques. À cet égard, la « mythologie française » noue de nettes
accointances avec son homologue celte dont le contenu est véhiculé par des
textes médiévaux issus principalement d’Irlande et du Pays de Galle et
rédigés, en général, à une époque antérieure à celle de Marie de France.
B. Sergent en déduit que la Bretagne connaît une littérature mythologique
celtique d’essence orale, comparable à celles des îles, qui a alimenté les
contes et histoires dont s’inspira Marie.

Un autre livre combine l’inspiration qui irrigue la mythologie française
avec des thématiques de source américaine, ambition qui nous amène à
découvrir le troisième terrain où s’exerce la sagacité de B. Sergent.


1.3. Les Indes et les migrations

Les découvreurs de l’Amérique crurent dans un premier temps avoir
atteint les Indes : leur égarement servira de porte d’entrée à cette section
puisque Bernard a aussi longuement travaillé sur les Indes (pour reprendre
ici le terme pluriel utilisé par les Anciens), qu’il s’agisse du sous-continent
oriental ou de sa contrepartie américaine. Ces études révèlent avec acuité
une des caractéristiques des recherches de B. Sergent que la plupart des
savants, rivés sur ses travaux dédiés à la mythologie, ont tendance à négliger
ou à considérer comme une expression de la dispersion de ses centres
d’intérêt. Pour le dire en un mot, en plus d’être historien et mytholologue,
Bernard se pose en fin connaisseur de l’anthropologie biologique. Son
34premier livre « américain » repose sur cette évidence.

Cet ouvrage part du constat que l’albinisme est une particularité extrêment
rare aux Amériques comme chez les peuples asiatiques d’où la population
initiale du continent américain tire ses origines : parmi les milliers d’ethnies

33( ) Par exemple : « Je vais vous raconter…, le contes dont les Bretons ont tiré
leur lais » (ibid. p. 27) ; « les assistants rapportèrent ces paroles, qui furent répétées
et connues dans toute la Bretagne » (ibid. p. 91), etc. Qui plus est, ce pays sert de
décor à toutes ces aventures et les héros portent des noms bretons.
34( ) P. JEAMBRUN-B. SERGENT, Les enfants de la lune. L’albinisme chez les
Amérindiens, Paris, 1991, 352 p. Titulaire d’une maîtrise en ethnologie (Paris
XNanterre), Pascale Jeambrun est, pour sa part, docteur en médecine, spécialiste en
nutrition et médecine thermale.
17
M.V. García Quintela
qui y sont officiellement recensées, il n’y en a qu’une vingtaine à être
affectées par le phénomène. Toutefois sa fréquence de manifestation est bien
plus élevée que dans toutes les autres régions du monde. L’étude consacrée à
cette curiosité morphologique se découpe en trois segments clairement
identifiés : présentation des témoignages enregistrés tribu par tribu,
clarification des liens que l’albinisme entretient avec l’anthropologie
physique en mettant plus particulièrement l’accent sur les cas localisés en
Amérique et examen de la symbolique qu’inspire l’émergence de cette
anomalie biologique par différentes cultures au gré d’un éventail de
possibilités allant de l’infanticide à la valorisation la plus accomplie qui voit
les Tule de Panama affubler de cette caractéristique les principaux dieux de
leur panthéon.

35Venons-en à l’Inde d’Asie. Dans un livre paru en 1997, B. Sergent
s’attaque à une redoutable entreprise que je me sens incapable de présenter
et de juger avec toute la justesse nécessaire, pour autant que cela soit
possible dans le cadre de ces quelques pages. Son objet est pourtant des plus
« simples » : tenter de retracer l’origine du fonds indo-européen de la culture
indienne ‒ de l’hindouisme à proprement parler ‒ au cours de la préhistoire.
Pour construire son développement, Bernard s’appuie, comme de coutume,
sur un abondant portefeuille de lectures où s’additionnent des ressources
venues de divers secteurs académiques, d’époques et de mondes
linguisticoculturels différents. Et sa thèse consiste, comme dans d’autres secteurs de
son œuvre, à réexaminer des modèles chargés d’expliquer les invasions,
epropres à l’archéologie historico-culturelle de la première partie du XX
siècle, mais actualisés par le biais de nouvelles découvertes archéologiques
et des apports venus d’autres canaux scientifiques. Un livre de cette nature
lance, sans l’ombre d’un doute, un formidable défi tant à son auteur qu’à ses
lecteurs, principalement à ceux qui sont confortablement installés dans le
confort d’une micro-discipline dont ils sont des spécialistes incontestés.
Mais où donc tracer la limite entre la spécialisation intensive qui complique,
sinon empêche, l’instauration de problématiques plus globales et le
traitement de thématiques générales sans recourir à une gestion (et
intentionnellement je ne dis pas une connaissance) pertinente ou à tout le
moins acceptable des matières venues de ces territoires restreints ? À ce
problème que pose, de toute évidence, le livre de B. Sergent sur l’Inde, je ne
peux apporter de réponse définitive.

L’auteur, bien conscient de cette difficulté, y revient dans la préface d’un
de ses livres suivants où il écrit :


35( ) B. SERGENT, Genèse de l’Inde, Paris, 1997, 584 p. (Bibliothèque scientifique
Payot).
18
Préface
« C’est une tendance lourde de notre civilisation que, pour se faire une
place dans la concurrence universitaire, se tailler un ‘créneau’, il faut
devenir ‘pointu’ dans un domaine et y devenir imbattable. Cette
spécialisation dévore le temps de formation, et laisse de moins en moins
36 de place aux études parallèles ».

Il s’agit là de son dernier livre sur les Indes. Dès son ouverture, l’auteur
affirme que son penchant pour la mythologie lui vient de Cl. Lévi-Strauss, et
de personne d’autre, autorité dont il cite dès ces premières lignes le fameux
37« L’Amérique, je ne sais pas ce que c’est » dans la mesure où il avoue son
ignorance du processus qui sous-tend le développement (pré)historique de ce
continent. Dans la modestie relative de ses quelque huit cents pages, ce livre
piste une des possibles composantes de l’évolution préhistorique de sa
population. Il recourt pour ce faire à une de ces sources secrètes (pour autant
qu’on puisse les considérer comme telles puisque, comme Bernard les
mentionne toujours, il n’est guère difficile d’en suivre la trace pour mesurer
l’influence qu’elles excercent sur son œuvre) que nous avons tous. Il s’agit
38ici de l’ethnologue suédois Erland Nordenskiöld (1877-1932) dont l’apport
fondamental avait déjà marqué la rédaction de Les enfants de la Lune, vu sa
familiarité avec la culture tule, ethnie essentielle dans l’économie de cet
ouvrage. Bernard lui doit le dépistage de similitudes ethnographiques entre
deux tribus du grand désert du Chaco situé en Amérique du Sud au confluent
de la Bolivie, du Paraguay, de l’Argentine et, dans une moindre mesure, du
Brésil et les anciens habitants de l’est de l’Amérique du Nord. Utilisant une
méthode analogue à celle utilisée en d’autres travaux, B. Sergent élargit la
base matérielle culturelle fournie par E. Nordenskiöld et d’autres spécialistes
aux champs plus généraux de l’ethnographie et, par voie de conséquence, de
l’ethnologie. Là encore les résultats recoupent ceux apportés par d’autres
recherches de Bernard sur la mythologie comparée indo-européenne : en
clair, il défend à chaque fois la thèse d’un mouvement migratoire d’essence
historique. À savoir que les similitudes détectées dans les différents
patrimoines culturels s’expliquent par une genèse commune dans le passé de
populations qui, par la suite, se sont déplacées dans des directions différentes
tout au long de la préhistoire alors que, à rebours, ethnographie, ethnologie

36( ) B. SERGENT, Une antique migration amérindienne : les liaisons techniques,
sociologiques, mythologiques, anthropologiques entre l’Amérique du Nord et le
Chaco sud-américain, Paris, 2014, p. 9 (Collection Kubaba. Série Antiquité).
37( ) B. SERGENT, Antiquité migration [n. 36], 2014, p. 7.
38( ) Voir les nécrologiques que lui consacrent P. RIVET, « Nécrologie de Nils
Erland Herbert Nordenskiöld », dans Journal de la Société des Américanistes,
t. 24.2, 1932, p. 295-307 (avec, p. 300-307, une bibliographie où sont répertoriés
plusieurs travaux publiés en France dans la langue de ce pays) et R.H. LOWIE,
« Erland Nordenskiöld », dans American Anthropologist, n.s. t. 35.1, 1933, p.
158164 (avec, là aussi, une bibliographie fournie aux p. 161-164).
19
M.V. García Quintela
et mythologie sont autant d’outils utilisés pour déceler ce type d’événements
préhistoriques.

Je réserve pour la fin un livre qui, bien qu’il ne soit pas le dernier en date,
synthétise les thèmes que Bernard se plaît à développer en mythologie
française et dans ses travaux inspirés par l’Amérique : son titre, Jean de
39l’ours, Gargantua et le dénicheur d’oiseaux, illustre parfaitement ces deux
sources d’inspiration. D’un côté, le thème du dénicheur d’oiseaux, l’élément
qui fournit le premier segment de ce titre est le « mythe de référence » choisi
par Cl. Lévi-Strauss pour ouvrir le premier tome de ses Mythologiques et
mettre un point final à cet ensemble avec son quatrième et dernier tome en
montrant qu’entre Amérique du Sud et du Nord circule, à l’évidence, un
40mythe unique exprimé au gré de mutations logiquement structurées.
D’autre part, Jean de l’ours et Gargantua sont des figures de proue de la
mythologie française dont les multiples versions connaissent des
localisations privilégiées, dans leur aire de distribution actuelle tout au moins
(les Pyrénées pour Jean de l’ours et, depuis Rabelais, d’innombrables
reprises populaires et littéraires pour Gargantua).

S’y ajoute, par la tangente, une autre figure mythique d’importance, le
Caucasien Arminari, appelé à jouer le rôle de chaînon additionnel venu
d’autres horizons territoriaux : voici quelques années, G. Charachidzé l’avait
structurellement rattaché à Prométhée au travers des aventures caucasiennes
attribuées au héros hellène. On retiendra surtout que les conclusions de ce
chercheur tracent de possibles parallélismes thématiques avec toute une série
de personnages légendaires et mythologiques au nombre desquels comptait
Gargantua :

« Isolées et furtives, de telles rencontres avec les thèmes du dieu ou du
demi-dieu enchaîné au Caucase ne retiendraient l’intérêt qu’à titre de
curiosités. Mais leur récurrence à travers une aire très vaste et pourtant
bien circonscrite indique qu’il s’agit là d’une sorte de fonds commun
extrêmement archaïque, auquel n’est peut-être pas étrangère la matière
même du mythe grec et de la geste caucasienne. Il se pourrait qu’on se
trouvât là en présence des ultimes traces de réfections élaborées à des
niveaux très différents – folklore, mythe, épopée – à partir d’un vieux
41canevas épars dans toute l’Eurasie occidentale ».

39( ) B. SERGENT, Jean de l’ours, Gargantua et le dénicheur d’oiseaux, La Bégude
de Mazenci, 2009, 518 p. (L’or des origines).
40( ) Est-il besoin de souligner l’évidence du parallélisme entre ce constat
lévistraussien et les investigations menées par B. Sergent dans Les enfants de la Lune et
Une antique migration amérindienne ?
41( ) G. CHARACHIDZÉ, Prométhée ou le Caucase, Paris, 1986, p. 341 (Nouvelle
bibliothèque scientifique).
20
Préface
L’ambition du livre de Bernard s’avère, par conséquent, immense : il
entend suivre jusqu’à ses ultimes conséquences l’intuition de son devancier
en l’élargissant au maximum (seules l’Afrique, l’Australie et l’Océanie
échapperont à son champ d’investigation). En l’espèce, le mythe du
dénicheur d’oiseau dont Cl. Lévi-Strauss avait cru pouvoir attester l’ancrage
panaméricain fusionne avec celui d’Armirani-Gargantua, dont
G. Charachidzé envisageait la probable diffusion dans l’aire eurasiatique. Si
la première présomption a pour arrière-plan le peuplement du territoire
américain alors que la seconde s’appuie sur la diffusion des langues
indoeuropéennes, B. Sergent entreprend de montrer que l’unité des deux
ensembles considérés s’explique par les déplacements concomitants de
populations nord-asiatiaques vers l’Amérique (en vue de coloniser ce
continent où elles implantèrent leurs mythes) comme vers l’Occident (où
s’enracinèrent les formes les plus anciennes des langues indo-européennes
comme le patrimoine mythique dont elles étaient porteuses).

De la sorte, tout en restant fidèle aux démarches de G. Dumézil et de
Cl. Lévi-Strauss, B. Sergent cherche à les surpasser. Rappelons que le
premier se concentrait, comme nous l’avons déjà dit, sur les traditions
littéraires les plus anciennes du monde indo-européen alors que le second
privilégiait les versions les plus répandues et les plus divergentes de récits
issus de cultures américaines vivant en vase clos. De son côté, B. Sergent
enrichit son propos de variantes historiquement tardives des mythes
indoeuropéens, n’hésite pas à opérer des incursions en Mésopotamie sémitique,
met dans son collimateur la « mythologie française » et, au-delà de celle-ci,
l’ensemble de la mythologie européenne (dans ses dimensions folkloriques)
pour sortir de l’enfermement des données américaines où se cantonnait
Cl. Lévi-Strauss et explorer les éléments fondateurs d’une mythologie
paléolithique de portée quasi universelle.


2. Fils de chaîne

Cette seconde partie entend mettre en exergue les principaux courants de
fond qui traversent l’œuvre de B. Sergent en vue d’affiner les thèmes que
nous venons de présenter.


2.1. Systématisation et érudition

On s’attardera d’abord sur la propension de Bernard à systématiser. Nous
avons déjà indiqué comment une de ses premières production, parue en
1979, dressa un bilan de l’héritage indo-européen en Grèce et de quelle
manière son diptyque sur Les trois fonctions indo-européennes en Grèce
21
M.V. García Quintela
42ancienne prolonge les enseignements alors engrangés. Mais son travail de
référence est sans conteste la synthèse très aboutie qu’il consacre aux
Indo43Européens qui, parmi toutes celles actuellement disponibles, est clairement
d’inspiration dumézilienne. De ce fait, la présentation de B. Sergent
entreprend d’analyser les diverses thématiques liées aux Indo-Européens
(histoire de la recherche sur le sujet, des langues qu’il rassemble, de leur
diffusion jusqu’à l’aire géographique qu’elles occuperont dans l’Antiquité,
apports de l’archéologie et de l’ethno-archéologie, etc., pour arriver, tout
naturellement, à leurs productions culturelles, religieuses et mythologiques)
depuis le point de vue globalisant qu’apporte la lecture de G. Dumézil.

Ce travail trouve un complément idéal dans le très attendu (et depuis
longtemps) Dictionnaire critique de la mythologie, écrit en collaboration
avec J.-L. Le Quellec, dont la publication était annoncée pour 2014. Si tel
n’est pas le cas, elle surviendra prochainement et prendra la forme d’une
puissante synthèse sur le patrimoine mythologique abordé sous différents
angles : thèmes, personnages, grilles de lecture et position des mythologues
44« historiques ».

Mais, ces publications mises à part, le penchant de B. Sergent pour la
systématisation, l’exhaustivité et l’érudition traverse d’un bout à l’autre le
reste de son œuvre : les bibliographies y sont plantureuses, les notes
prolifiques et les index exhaustifs. Si on y greffe les ouvertures thématiques
opérées depuis de multiples tremplins géographiques, temporels ou
disciplinaires, on peut sans conteste affirmer se trouver face à un humaniste
hors pair. Cette singularité porte assurément à l’assimiler avec des figures
aussi marquantes que les intellectuels de la Renaissance ou du Siècle des
eLumières ou, plus proches de nous, avec les savants du XIX siècle,
architectes de synthèses ambitionnant de démonter les grands ressorts du
monde social et de la nature : on citera, dans cette veine, où il doit être
difficile d’en trouver d’autres qui leur soient comparables, Charles Darwin,
Karl Marx, J.J. Bachofen, E. Tylor et James Frazer.

Il est certain qu’une telle ambition intellectuelle peut jouer quelque tour
pendable, ce dont Bernard est bien conscient. Nous avons, ci-dessus, fait

42( ) Rappelons que son deuxième volet est en attente.
43( ) B. SERGENT, Les Indo-Européens : histoire, langues, mythes, Paris, 1995,
536 p. (Bibliothèque historique Payot. Bibliothèque scientifique Payot), réédité dans
une édition revue et augmentée en 2005.
44( ) S’il n’a pas changé d’avis, dans une conversation récente Bernard nous
indiquait que parmi les spécialistes contemporains des études mythologiques il
souhaitait seulement détacher Fr. Delpech, pour la qualité et l’originalité de ses
travaux, peu connus du grand public.
22
Préface
allusion à sa critique de l’hyperspécialisation scientifique qui fait obstacle à
l’observation et à l’analyse de phénomènes plus généraux. Il a globalement
raison. Mais, quand on radiographie les détails d’une thématique (données
fondamentales dans les analyses déployées sur les questions les plus
diverses), quand on étudie un objet, une technique ou une étymologie venus
des quatre coins du monde, comment être certain de la pertinence des
autorités invoquées ou de la méthode d’investigation adoptée face à un
groupe de spécialistes du sujet traité, de la méthodologie appliquée ou de la
langue envisagée ? Cela va de soi. Mais, d’un autre côté, si les approches
générales sont nécessaires, si on apprécie les bois et les océans plus qu’une
essence particulière ou la plage la plus proche de son domicile, le problème
qui se pose est qu’une vaste démonstration peut-être mise en danger par la
faiblesse d’un de ses maillons. D’où l’émergence de la difficulté suivante :
faire montre d’érudition et recourir à l’exhaustivité sont deux penchants qui
entrent en conflit avec la nécessité de baser un raisonnement sur des
arguments dont chaque maillon, chaque exemple, chaque composante pèsent
un poids équivalent, ont fait l’objet d’un examen critique ou d’une
évaluation approfondie. Dès lors, où situer la frontière entre le général et le
particulier, entre l’approche d’un écologiste et celle d’un entomologiste
passionné par ses collections, entre le goût de vouloir tout connaître et le
danger de tomber dans le piège des connaissances douteuses, partielles ou
mal établies. Il s’agit certes de questions rhétoriques, dépourvues de
réponses claires, mais il faut comprendre que fréquenter l’œuvre de
B. Sergent conduit à s’y frotter.


2.2. Structuralisme et matérialisme

Je pense que la perspective englobante de B. Sergent s’associe étroitement
à son désir de proposer une méthodologie standardisée pour l’étude de la
mythologie et, éventuellement, de domaines qui s’en écartent.

Pour parler clair, les deux références méthodologiques dont il se réclame
pour radiographier la mythologie relèvent du comparatisme : celui, basé sur
les données indo-européennes, que défend G. Dumézil et celui que Cl.
LéviStrauss applique pour l’essentiel aux sociétés américaines sans écriture. De
plus, les récentes tentatives visant à dépasser les perspectives défendues par
45de tels maîtres échouent, à ce qu’il me semble, dans la mesure où elles se

45( ) Sur cette orientation, on verra l’image d’ensemble fournie par les
contributions que rassemble C. CALAME-B. LINCOLN [Éd.], Comparer en histoire
des religions antiques. Controverses et propositions, Liège, 2012, 143 p. (Religions,
1) qui se situent dans la droite ligne de M. DETIENNE, « Expérimenter dans le champ
des polythéismes », dans Kernos, t. 10, 1997, p. 57-72, où il écrit (p. 69) : « C’est en
se montrant attentif au plus concret que le microanalyste se donne les moyens
23
M.V. García Quintela
elimitent à prôner un retour au fonctionnalisme en vigueur à l’aube du XX
siècle avec la circonstance aggravante que leurs listes de garants
scientifiques et académiques passent sous silence tout ce que doit ce retour
46au passé à des savants comme B. Malinowski ou F. Boas.

Par ailleurs, les influences réciproques et les points de contact entre les
47démarches de G. Dumézil et de Cl. Lévi-Strauss sont bien connus. Pour ce
qui concerne la méthodologie appliquée en matière d’études mythologiques,
il m’est agréable de constater que la démarche empirique appliquée par le
48premier aux documents rassemblés dans la première édition de Loki répond
aux préceptes invariablement défendus et suivis par le second qui soutient
qu’un mythe est constitué par l’ensemble de ses variantes. En outre,
G. Dumézil, hormis une brève période d’opposition au structuralisme nourrie
par son aversion de voir cette étiquette lui être parfois collée, accorde une
place privilégiée au terme « structure » dans son vocabulaire analytique.
Mais ce qui est assuré, à ma connaissance tout au moins, c’est que les études
mythologiques de ces deux savants ne renvoient jamais les unes aux autres.

Deux articles de B. Sergent, publiés dans les années ’90, tentent de
combler ce vide, ce respect instauré par une telle mise à distance. Le
49premier s’intéresse au mythe socio-génétique indo-européen qu’abordent à

d’entrer expérimentalement dans les configurations de puissances divines qui sont
les données primaires et les formes élémentaires proposées à l’observateur des
polythéismes en pays grec » ; ID., « Rentrer au village. Un tropisme de
l’hellénisme », dans L’homme, n. 157, 2001, p. 137-150, où l’on trouve, à l’occasion
d’un survol de l’usage de l’anthropologie et de la comparaison dans l’étude de la
Grèce ancienne, des expressions comme « en nous serrant au plus près de leurs
catégories, de leurs formes de sensibilité et de pensée, nous nous conduisions
comme les ethnologues sur le terrain qu’ils ont à défricher et qui cherchent à parler
la langue de leurs ‘hôtes’, à surprendre leurs réactions les plus intimes » (p. 145), qui
attestent assez le goût pour les horizons locaux.
46( ) Se référer à F. BOAS, « The Limitations of the Comparative Method of
Anthropology », dans Science, n.s. n. 103.4, 1896, p. 901-908 où l’on soulignera les
indications fournies, par exemple, par la note de la p. 905 où l’auteur pose comme
norme méthodologique la nécessité de « A detailed study of customs in their
bearings to the total culture of the tribe practicing them, and in connection with an
investigation of their geographical distribution among neighboring tribes, afford us
almost always a means of determining with considerable accuracy the historical
causes that led to the formation of the customs in question and to the psychological
processes that were at work in their development. »
47( ) Comme l’atteste D. ÉRIBON, Faut-il brûler Dumézil ? Mythologie, science et
politique. Paris, 1992, 345 p.
48( ) G. DUMÉZIL, Loki, Paris, 1948, 295 p. (Les dieux et les hommes).
49( ) B. SERGENT, « L’Or et la mauvaise femme », dans L’Homme, n. 30.113,
1990, p. 13-42.
24
Préface
plusieurs reprises les travaux où G. Dumézil étudie les formes qu’il endosse
dans différentes zones culturelles : il s’agit de récits qui décrivent la
formation d’une société complexe et cohérente, basée sur la fusion
d’individus ou de groupes sociaux marqués par leur annexion à l’une des
trois fonctions indo-européennes. Pour le dire rapidement, le grand
comparatiste insiste sur ce point : il s’agirait, pour lui, du souvenir d’une
organisation sociale initiale, primitive. L’apport de B. Sergent consiste à
analyser en profondeur deux de ces traditions ‒ l’une en provenance de
Rome et l’autre de Scandinavie ‒ en montrant comment chacun de leurs
détails s’articule dans un savant mécanisme où se répondent échos,
correspondances,… c’est-à-dire comment les propriétés et les ressorts
internes de ce matériel, une fois soumis aux feux du comparatisme
lévistraussien, apparaissent sous un jour beaucoup plus complexe que sous la
50plume de G. Dumézil. Identique est l’intention du second article : mettre au
jour les complexes relations que fait jaillir des traditions indo-européennes
une analyse guidée par les clés de lecture de Cl. Lévi-Strauss. B. Sergent
pose, comme fondement théorique, l’impérieuse nécessité de combiner la
méthodologie dont s’est doté G. Dumézil pour étudier les littératures de
souche indo-européenne avec celle que Cl. Lévi-Strauss a élaborée pour se
pencher sur les populations sans écriture et, chemin faisant, jette les bases de
l’hypothèse qu’il fait sienne : à savoir que les structures essentielles de la
mythologie d’une bonne part de l’humanité proviennent d’une haute
antiquité préhistorique. En d’autres termes, l’examen des problèmes
engendrés par l’identification et le maniement d’outils théoriques comme par
les méthodologies qui les sous-tendent nourrissent au cœur un nombre
conséquent de pages écrites par Bernard.

Travaillant pour l’essentiel sur les mythes et les panthéons, G. Dumézil et
Cl. Lévi-Strauss étaient, d’un point de vue philosophique, et chacun à sa
manière, des « idéalistes ». Si les options politiques et religieuses du premier
furent mouvantes, sa méthode de travail s’en tient principalement à l’étude
des idéologies (dont les cadres théoriques ne sont pas toujours clairement
définis) actives sous les productions mythiques et religieuses qu’il analysait.
Et si, de la fin des années ’30 aux années ’50, il parla de « reflet » pour
évoquer les liens dont il gratifiait les structures tripartites qu’il découvrait et
l’ordre social où elles fleurissaient, il est clair qu’il n’étudia jamais
concrètement cette réalité sociale « en projection ». En ce qui le concerne,
Cl. Lévi-Srauss menait une réflexion plus élaborée sur la manière dont, par
le truchement d’une analyse fouillée des plus profondes structures
mythiques, on pouvait atteindre les fondations de la pensée humaine et

50( ) B. SERGENT, « Sur l’inversion mythique : l’exemple de Korê et Baldur »,
dans RHR, n. 212.2, 1995, p. 131-143.
25
M.V. García Quintela
mieux saisir le contenu de la cosmologie inspirée par le bouddhisme.
Voyons comment ces questions résonnèrent en B. Sergent.

En septembre 2004, lors d’un colloque de mythologie comparée
indoeuropéenne organisé à Saint-Jacques de Compostelle, sa communication
évoqua une récente visite chez un tonnelier et expliqua qu’un tonneau
prenait forme à coups de grands gestes, de petits détails et d’onomatopées.
Son but n’était pas d’amuser ses collègues, même si c’est ce qui se produisit,
mais d’illustrer un des traits du dieu gaulois Sucellus et de ses éventuelles
connexions avec l’Irlandais Luchta.

L’anecdote aide à cerner une autre caractéristique de la pensée de
Bernard : une sensibilité aiguë à l’impact des contraintes matérielles. Si, au
gré d’une rapide présentation, nous avons pu ranger G. Dumézil et Cl.
LéviStrauss sous la bannière des « idéalistes », nous pouvons clairement affirmer
que B. Sergent se réclame de celle des « matérialistes ». Cette tendance
positiviste traverse l’ensemble de sa production : de la recherche des sources
archéologiques relatives au contenu des mythes analysés dans son livre sur
l’homosexualité dans la mythologie grecque jusqu’à la liste des objets
comparables dont Une antique migration amérindienne analyse la réalisation
et l’utilisation, les données matérielles nourrissent toujours des
démonstrations d’essence intellectuelle où le patrimoine mythologique
occupe une place importante. Ses présentations générales des
IndoEuropéens ou de la genèse de l’Inde se réclament de la même veine. Qui plus
est, là où G. Dumézil et Cl. Lévi-Strauss se bornent à évoquer un lointain
passé quasi inaccessible, B. Sergent se pique de débusquer des indices
matériels, des données archéologiques, d’éventuelles datations, des
hypothèses dont le propos se construit sur des substrats concrets.

De la sorte, l’esprit de synthèse qui définit Bernard, loin de se limiter aux
sujets dont il traite, s’étend aux méthodes employées pour y parvenir. D’un
côté, il cherche à combiner les démarches, en apparence différentes, de ces
deux mythologues de référence et entend, en sus, infléchir l’orientation
idéaliste de leur stratégie interprétative par l’adjonction d’une dose de
philosophie matérialiste, ingrédient qui leur était étranger. À ce propos, je ne
peux que reprendre les termes dont use le jeune Marx pour parler de
Feuerbach : « Feuerbach, que ne satisfait pas la pensée abstraite, en appelle à
l’intuition sensible ; mais il ne considère pas le monde sensible en tant
51qu’activité pratique concrète de l’homme ».



51 e( ) V thèse sur Feuerbach dans K. MARX-FR. ENGELS, L’idéologie allemande.
Première partie : Feuerbach, Leipzig, 1845, p. 58 = http://classiques.uqac.ca/
classiques/Engels_Marx/ideologie_allemande/Ideologie_allemande.pdf.
26
Préface
2.3. Culture et société

La dernière des thèses de la diatribe du jeune Marx contre Feuerbach est
celle, célèbre, concernant la nécessité de changer le monde. Je ne sais
jusqu’à quel point Bernard prétend changer le monde, même si je le
soupçonne de vouloir y parvenir à un certain niveau : la preuve par ses
constantes interventions dans la vie publique française. En premier lieu, cela
ne fait guère de doute, depuis sa position on ne peut plus professionnelle,
quand il exige une présentation des Indo-Européens libérée du carcan des
présupposés idéologiques dont ils ont fait l’objet par le passé et dont il faut,
malheureusement, dénoncer les échos qui polluent la pensée contemporaine.

On n’insistera pas ici sur les dérives racistes élaborées, dans l’Europe de
l’entre-deux-guerres, dans l’orbite de la question indo-aryenne. La vérité est
que, aujourd’hui encore dans la culture populaire comme dans les milieux
académiques de nombreux pays, les Indo-Européens (comme les études dont
ils font l’objet) sont frappés d’un tabou issu de ces arguments racistes aux
relents viciés et malsains. Ceci dit, et en guise d’excursus, il importe de
souligner le caractère hétérogène de telles opinions politico-culturelles :
s’intéresser aux Indo-Européens ou aux anciens Germains fait germer le
soupçon de sympathies nazies et se pencher sur les Celtes suscite des
critiques où l’ésotérisme le dispute à l’irrationnel. En revanche, il est devenu
banal d’étudier l’empire romain, même si celui-ci servit de référent au
fascisme italien.

Vu les positions culturelles et idéologiques défendues par Bernard, cet état
de fait est préoccupant : raison pour laquelle, il s’est exprimé à plusieurs
reprises à ce sujet. Intervenue très tôt dans le déroulement de sa carrière, la
première de ces mises au point balise, en quelque sorte, le terrain où se
déroulera par la suite une part substantielle de ses recherches. Son
déclencheur fut la publication, dans une collection de vulgarisation, d’une
brève introduction aux Indo-Européens sous la plume d’un auteur qui
cherchait à en valoriser l’étude au gré de termes racistes et ésotériques. La
52réponse de B. Sergent présentait, dans un premier temps, les études
publiées en France sur le sujet sans susciter d’attaques particulières avant de
disséquer les quatre niveaux où s’ancre le concept d’Indo-Européens : la
linguistique, essentielle par ses apports fondateurs ; les cadres culturels et
institutionnels accessibles au travers des productions langagières (et que
recensent les travaux de G. Dumézil et É. Benveniste) ; les controverses liées
à l’identification archéologique des cultures préhistoriques de souche
indoeuropéennes et, en dernier lieu, les dérapages racistes dont s’abreuvent des

52( ) B. SERGENT, « Penser ‒ et mal penser ‒ les Indo-Européens », dans Annales
ESC, t. 37.4, 1982, p. 669-681.
27
M.V. García Quintela
idéologies politiques de sinistre mémoire. Dès lors, s’il construit son
argumentation sur les trois premiers de ces niveaux, le livre ici incriminé met
surtout l’accent sur le dernier de ceux-ci. Option que dénonce B. Sergent
tout en défendant l’utilité et la nécessité de conduire des recherches sur les
53Indo-Européens une fois pour toutes purgées de ce type d’errements.

Une autre facette de l’engagement de B. Sergent dans le monde
contemporain consiste à lutter contre les mutations provoquées par les
changements accélérés que produit la culture spectacle, ou la volatilité d’une
certaine culture numérique, pour leur préférer, comme alternative,
l’obligation de préserver les modèles et pratiques intellectuels du passé,
aujourd’hui noyés dans la médiocrité du consumérisme capitaliste. Sur un
mode qui lui appartient, B. Sergent rejoint les positions de T. Judt lorsque
54celui-ci écrit : « La gauche a toujours eu quelque chose à conserver ».

Une illustration cohérente de cette posture est nettement perceptible dans
55l’essai où il prend position sur la guerre faite à la culture en s’adonnant à
une dénonciation systématique des politiques culturelles menées, ces
dernières années en France, tous clivages confondus : dans cette
optique, il présente un relevé critique de la stratégie qui transforme les
musées en lieux de divertissements, supprime les programmes à vocation
culturelle de France-Culture, met à mal les bibliothèques et l’archéologie
nationale,… Au bout du compte, B. Sergent déplore que la logique du
marché supplante la science et la culture, comme le mépris général dont les
décideurs accablent les chercheurs, les enseignants et les étudiants.

L’avant-dernière entrée de cette liste de publications (il faut toujours
s’attendre à voir Bernard y ajouter un autre) est un petit livre qui prend la fin
56du monde pour thématique. Publié en 2012, il s’inscrit dans la ferveur issue
de la présumée prévision de la catastrophe annoncée par le calendrier maya.
On rappellera comment, à cette époque, la supercherie a frappé les
imaginations sans autre conséquence, heureusement, qu’une déplorable perte
de temps et la ruine de la réputation de certains « pseudo-savants », comme
dit Bernard, seulement intéressés par leur profit personnel. Mais, comme il
l’écrit, cette ébullition masque une réelle situation de crise :

53( ) B. Sergent rouvre ce dossier, et toujours à propos du même auteur, dans « La
religion cosmique des Indo-Européens (note critique) », dans Annales ESC, t. 45.4,
1990, p. 941-949.
54( ) T. JUDT, Algo va Mal, Madrid, 2011, p. 208.
55( ) B. SERGENT, La guerre à la culture. La logique marchande et les attaques
contre l’intelligence, Paris, 2005, 140 p. (Questions contemporaines).
56( ) B. SERGENT, La fin du monde. Treize légendes, des déluges mésopotamiens
au mythe maya, Paris, 2012, 91 p. (Librio Document).
28
Préface
« Il n’est pas étonnant que le calendrier maya, inutilisé depuis mille cent
ans et décrypté par des spécialistes de cette civilisation, ait pu être repris
par de pseudo-savants pour calculer une fin du monde en 2012, alors que
ce calendrier n’était pas destiné à cela. Le fait qu’un grand nombre de
gens les aient crus est révélateur de la crise actuelle qui traverse notre
57 monde ».

Il s’agit là d’un nouveau plaidoyer pour un « conservatisme
révolutionnaire », pour la connaissance, l’excellence et le déploiement de
savoirs complexes et articulés dans leurs sphères sociales et culturelles et pas
seulement dans celles des techniques et des marchés. Bernard est un homme
qui regarde vers le passé pour transformer le présent, raison pour laquelle,
comme je l’ai déjà mentionné, son engagement dans le domaine de la
mythologie française mérite d’être souligné. Vu le nom que porte cette
58association et les sujets d’étude qu’elle promeut, s’y engager et y investir
pourrait handicaper une carrière académique dont l’exercice dispose d’autres
champs mythologiques autrement plus réputés.

Raison pour laquelle il importe de rappeler que Bernard est né et vit à
Paris. Comme citoyen de la Ville lumière, il lutte pour la préservation de sa
cité où il cherche à donner un souffle nouveau à des pratiques culturelles
perdues, qui peinent à retrouver la lumière des projecteurs. C’est pourquoi,
au moment de mettre un point final à ces lignes, il m’importe, pour illustrer
la personnalité de Bernard et son investissement dans le monde
d’aujourd’hui, de signaler la part active qu’il a prise dans la renaissance du
Carnaval de Paris dont la célébration redémarre en 1993.

Depuis leur dernière célébration en 1952, ces festivités étaient totalement
tombées dans un oubli dont elles sortirent, à la date indiquée ci-dessus, à
l’initiative de l’historien B. Pachkoff dont le témoignage sur cet aspect de la
59vie de Bernard clôt la présente préface.



57( ) B. SERGENT, Fin du monde [n. 56], 2012, p. 11.
58( ) On consultera les index de son Bulletin (http://www.mythofrancaise.asso.fr/
4_bullet/42_index.html) pour apprécier au mieux la qualité et la diversité de
l’investissement que lui consent Bernard : prologues et nécrologies y croisent
contributions érudites et notes critiques.
59( ) Je remercie Anne Marchand et Basile Pachkoff pour m’avoir informé sur les
différents aspects de la vie et de l’œuvre de Bernard. François Delpech, Javier
González García et Alain Meurant ont relu le texte dont la traduction française est
due à ce dernier.
29
M.V. García Quintela
60Témoignage pour Bernard

Je me suis lancé il y a 21 ans dans le pari fou de faire renaître le Carnaval
de Paris, fête alors complètement oubliée. Excepté de quelques rares
spécialistes qui en avaient entendu parlé ou lu des écrits à son sujet.

Seul, sans argent, ni relations, ni expérience d’un Carnaval de rue, je suis
allé « au charbon », ou plutôt « au confetti ».

Ce fut extrêmement difficile. Il m’a fallu cinq ans pour parvenir, grâce à
un élu atypique, Alain Riou, à faire renaître le cortège carnavalesque
traditionnel parisien de la Promenade du Bœuf Gras, le 27 septembre 1998.

En 1998, quand celui-ci était enfin sûr de sortir, j’ai cherché à organiser
un groupe carnavalesque de rue. Le déclic pour lancer l’initiative fut un texte
sur « L’Internationale bovine ». Je l’ai lu à Bernard Sergent qui m’a dit :
« C’est ce qu’il nous faut ! ».

On s’est vu en juillet 1998 dans un café. Ce soir-là, nous étions quatre :
Bernard, Martha, Claude et moi. Et avons fondé la Première Compagnie
Carnavalesque Parisienne « Les Fumantes de Pantruche ».

Ce fut une avancée prodigieuse... mais nous n’avions aucune pratique du
Carnaval et encore moins de celui de Paris, endormi depuis des décennies.

Alors, nous avons fait avec ce que nous savions : dans le petit groupe, qui
s’était étoffé, l’un avait l’habitude d’organiser des spectacles, il a donc fait
du spectacle ; l’autre de l’animation folklorique, il a donc fait de l’animation
folklorique ; le troisième de l’association 1901, il donc a fait de l’association
1901, ou encore de la politique, il a donc fait de la politique. En tâchant tant
bien que mal d’adapter sa pratique au Carnaval.

Ça n’a pas été sans mal. Il a fallu apprendre. Le Carnaval vivant a ses
règles et ses lois qui bousculent les habitudes acquises hors de son cadre.
Mais le bateau a tenu bon et continué sa route. En 2014, nous avons eu la
dix-septième édition du Bœuf Gras depuis 1998 et la sixième de la Fête des
Blanchisseuses, l’autre cortège carnavalesque traditionnel parisien, reparu en
2009, grâce à Alexandra, que j’ai aidée dans cette entreprise.

Aujourd’hui, le Carnaval de Paris existe à nouveau. Et ne demande qu’à
grandir, à sa vitesse et à son rythme.

60( ) Basile Pachkoff, historien du Carnaval de Paris et initiateur de sa renaissance
depuis 1993, à laquelle Bernard se joint dès 1998.
30
Préface
Bernard a fait partie des pionniers de sa renaissance, à une époque où ils
étaient rares. On en avait besoin. Ils ont été présents au bon moment. En
1999, pour la seconde édition, j’ai presque pu faire, après coup, le relevé
nominal précis de tous les participants au cortège du Bœuf Gras. En 2014,
nous étions 3500 dans le cortège, chiffre de la police. Depuis sa renaissance
en 1998, le cortège a grandi. Mais pour en arriver là, il a bien fallu
commencer petit.

Bernard a eu le mérite d’être un théoricien qui a versé dans la pratique
carnavalesque, s’est costumé, a défilé, chanté des chansons. Il n’est pas resté
uniquement un homme des livres, plongé dans de passionnantes et
enrichissantes recherches. Aujourd’hui il prend sa retraite. Par
l’intermédiaire de ses amis, je le remercie et le salue ici.





















Fig. 1. Bernard Sergent au Carnaval de Paris 1999
déguisé en Pantruche.









31
M.V. García Quintela























Fig. 2. Bernard Sergent étudiant, le 9 octobre 2000,
une chanson pour le Carnaval de Paris, au café Le Petit Bonheur.




















32

BIBLIOGRAPHIE DE BERNARD SERGENT

(établie par A. MARCHAND
avec le concours de CHR. VIELLE et
mise en forme par A. MEURANT)


Livres publiés

L’homosexualité dans la mythologie grecque, préface de G. DUMÉZIL, Paris,
1984, 333 p. (Bibliothèque historique Payot).

Traductions étrangères :

- Omofilofilia stin elleniki mythologia, Athènes, 1984, 288 p.

- La homosexualidad en la mitologia griega, Barcelone, 1986, 304 p.

- Homosexuality in Greek myth, New York, 1986 (et Londres, 1987),
344 p.

- L’omosessualità nella mitilogia greca, Bari, 1986, 302 p.


L’homosexualité initiatique dans l’Europe ancienne, Paris, 1986, 297 p.
(Bibliothèque historique Payot).

(en collaboration avec P. JEAMBRUN), Les enfants de la lune. L’albinisme
chez les Amérindiens, Paris, 1991, 352 p.

Les trois fonctions indo-européennes en Grèce ancienne. 1. De Mycènes aux
Tragiques, Paris, 1998, 452 p. (Histoire Payot).

eLes Indo-Européens. Histoire, langues, mythes, Paris, 1995 (2 édition
2005), 536 p. (Bibliothèque historique Payot).

Homosexualité et initiation chez les peuples indo-européens (regroupement
des ouvrages de 1984 et de 1986, avec une postface), Paris, 1996, 670 p.
(Histoire Payot).

Genèse de l’Inde, Paris, 1997, 584 p. (Bibliothèque scientifique Payot).

Celtes et Grecs. I. Le Livre des héros, Paris, 1999, 337 p. (Bibliothèque
scientifique Payot).




33
A. Marchand
Traductions étrangères :

Celti e Greci, il libro degli eroi, introduction d’Enrico Montanari, -
Rome, 2005, 370 p.

- K нига за геронте на келтн и гърци, Sofia, 2010, 368 p.


Celtes et Grecs. II. Le Livre des dieux, Paris, 2004, 798 p.

La guerre à la culture. La logique marchande et les attaques contre
l’intelligence, Paris, 2005, 140 p. (Questions contemporaines).

L’Atlantide et la mythologie grecque, Paris, 2008, 482 p. (Collection
Kubaba. Série Antiquité).

Athéna et la grande déesse indienne, Paris, 2008, 395 p. (Vérité des mythes).

Jean de l’ours, Gargantua et le Dénicheur d’oiseaux, La Bégude de Mazenc,
2009, 518 p. (L’or des origines).

La fin du monde. Treize légendes, des déluges mésopotamiens au mythe
maya, Paris, 2012, 91 p. (Librio).

Une antique migration amérindienne. Les liaisons techniques, sociologiques,
mythologiques, anthropologiques entre l’Amérique du Nord et le Chaco
sudaméricain, Paris, 2013, 776 p. (Collection Kubaba. Série Antiquité).

L’origine celtique des ‘lais’ de Marie de France, Genève, 2014, 390 p.
(Publications romanes et françaises, 261).

Le dieu fou : Siva et Dionysos, Paris, Les Belles Lettres, 2016, 448 p. (Vérité
des mythes)


À paraître

(en collaboration avec J.-L. Le Quellec), Dictionnaire critique de
mythologie.

(en collaboration avec J.-L. Le Quellec), Dictionnaire des mythologues
(Édition du CNRS).

Dictionnaire étymologique des noms de dieux indo-européens.

Dragons rituels et dragons mythiques (Fouenant).

Essais de philosophie indo-européenne.
34
Bibliographie de Bernard Sergent
L’enseignement des langues vivantes en France. Une méthode efficace.

GRIWARD et alii) Le roi dans la tradition indo-(en collaboration avec J.
européenne.

Les déluges (Imago).

Notre grec de tous les jours (Imago).


Contributions à des ouvrages collectifs

Rédaction des chapitres sur « Les Transports », « Les moyens de diffusion
de la pensée », « La Seconde guerre mondiale », « La France depuis 1945 »,
BOUGAULT-« La décolonisation », « Les relations internationales », dans H.
L. LOBRY-B. SERGENT, Connaissance du monde contemporain, C
HR. LABOURGADE, Paris, 1985 (BEP 1). illustrations de C

Rédaction des rubriques « Dumézil, Georges » ; « Hittites » ; « Homère et le
‘monde homérique’ » ; « Indo-Européens » ; « Linéaire B » ; « Minoen » de
BURGUIÈRE [Dir.], Dictionnaire des Sciences Historiques, Paris, PUF, A.
1986.

Les Indo-Européens. Genèse et expansion d’une culture », chapitre «
IV de P. LEVÊQUE [Dir.], Les premières civilisations. Tome 1. Des
despotismes orientaux à la cité grecque, Paris, 1987, p. 471-604
(Peuples et civilisations).

Rédaction des chapitres sur « La France, grands traits de la géographie
physique », « L’Italie, le pays et les hommes », « Les États-Unis, le pays et
les hommes », « Le Japon, le pays et les hommes », « L’URSS, le pays et les
hommes », « La Chine, le pays et les , « Le Tiers Monde. Un
BOUGAULT-CL. LOBRY-exemple de pays sous-développé : l’Inde », dans H.
SERGENT, Connaissance du monde contemporain, illustrations de B.
HR. LABOURGADE, Paris, 1988 (BEP, 2). C

(en collaboration avec CHR. VIELLE) « Indo-Européen (2. La question
de la protoculture) », dans Encyclopaedia Universalis, t. 12, Paris,
1994, p. 187-189 ; réédité dans A. LEROI-GOURHAN [Éd.],
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MARCHAND), Introduction, dans Le guide de la (en collaboration avec A.
France mythologique. Parcours touristiques et culturels dans la France des
elfes, des fées, des mythes et des légendes, Paris, 2007, 541 p.

Rédaction du chapitre « L’Auvergne : églises romanes et résistance à la
romanisation », dans Le guide de la France mythologique. Parcours
35
A. Marchand
touristiques et culturels dans la France des elfes, des fées, des mythes et des
légendes, Paris, 2007, p. 343-358.

MARCHAND) Introduction, dans Guide de la (en collaboration avec A.
France merveilleuse. 28 parcours sur les traces de nos légendes. Paris,
Îlede-France, Centre, Bourgogne, Franche-Comté, Alsace, Paris, 2011, p. 6-20.

Rédaction du chapitre « L’Auvergne : églises romanes et résistance à la
romanisation », dans Guide de la France merveilleuse. 44 parcours sur les
traces de nos légendes. Auvergne, Languedoc-Roussillon,
Provence-AlpesCôte-d’Azur, Corse, Paris, 2011, p. 343-358.

Rédaction du chapitre « Églises romanes et résistance à la christianisation
dans le Puy-de-Dôme», p. 23-38 du volume Sud-Est : Auvergne,
LanguedocRousillon, Provence-Alpes-côte d’Azur, Corse, dans Guide de la France
merveilleuse. Parcours sur les traces de nos légendes, 4 volumes, Paris,
2011.

Rédaction du chapitre « Pierres, miracles et géants des Côtes d’Armor de
Morlaix à Guingamp », p. 35-50 du volume Nord-Ouest : Bretagne, Pays de
Loire, Normandie, Picardie, dans Guide de la France merveilleuse.
Parcours sur les traces de nos légendes, 4 volumes, Paris, Payot 2011.

Rédaction des rubriques « Indo-Arya », « Indo-européen » et « Sémites » de
AGUIEFF [Éd.], Dictionnaire du racisme, Paris, 2013, respectivement P.-A. T
p. 135, 885-887 et 1664-1667.

Y. VADÉ [Éd.], Mémoire culturelle et transmission des légendes « Les
épreuves du bébé : de l’époque moderne à l’Antiquité », Paris, 2013, p.
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Articles

Sur l’idéologie, la mythologie, la symbolique grecques

« La représentation spartiate de la royauté », dans RHR, n. 189, 1976, p.
352.

« Le partage du Péloponnèse entre les Héraklides », dans RHR, n. 192, 1977,
p. 121-136 et n. 193, 1978, p. 3-25.

« Les trois fonctions indo-européennes en Grèce ancienne : bilan critique »,
dans Annales (ESC), novembre-décembre 1979, p. 1155-1186.

« Mythologie et histoire en Grèce ancienne », dans DHA, t. 5, 1979, p.
59101.
36
Bibliographie de Bernard Sergent
« L’utilisation de la trifonctionnalité d’origine indo-européenne chez les
auteurs grecs classiques », dans Arethusa, t. 13.2, 1980, p. 233-278.

« Invocations crétoises et hymnes védiques », dans Ogam, t. 35-36,
19831984, p. 15-41.

« Amours héroïques », dans Artus, t. 19, 1985, p. 25-29.

« La mythologie grecque », dans Magazine littéraire, n. 2129 (Georges
Dumézil, mythe et épopée), avril 1986, p. 47-49.

« Pylos et les Enfers », dans RHR, n. 203, 1986, p. 5-39.

« Initiation en Grèce : cherchez l’homme », dans Historama, n. 46, 1987,
p. 19-24.

« Aux origines d’un fait social : le primat des amours masculines en Grèce
ancienne », dans Société, n. 17, mars 1988, p. 34-36.

« Enfers, mode grec », dans Nouvelle Revue d’Ethnopsychiatrie, n. 10, 1988,
p. 45-83.

« Héortologie du mois Plowistos de Pylos », dans DHA, t. 26, 1990, p.
175217.

« La date de la bataille de Leuctres et celle de la fête des Gumnopaidia »,
dans RSA, t. 21, 1991, p. 137-143.

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MENDÈS-« Paederasty and Political Life in Archaic Greek Cities », dans R.
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Sur l’histoire de la Grèce primitive

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« La liste de Kom el-Hetan et le Péloponnèse », dans Minos, t. 16, 1977,
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« La situation politique de la Messénie du sud-est à l’époque mycénienne »,
dans RA, 1978, t. 1, p. 3-26.

« Sur les frontières de l’Élide aux hautes époques », dans REA, t. 80, 1978,
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« Le royaume d’Arcadie à l’époque mycénienne », dans Index, t. 9, 1980,
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« Pylos et Corinthe », dans Minos, t. 17, 1981, p. 35-66.

e« Les Pyliens à Athènes (XII siècle av. J.-C.) », dans REA, t. 84, 1982, p.
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VAN KOOTEN-NIEKERK et TH. VAN DER Ancient Greek Society », dans A.
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d’études linguistiques et anthropologiques de France, 332. Numéros
spéciaux, 23).

« Les Sept cités promises à Achille : de quoi parle-t-on ? », dans RevArch,
1994, p. 103-109.

« Mais d’où viennent les Étrusques ? », dans L’Histoire, n. 180, septembre
1994, p. 66-67.

« Les petits nodules et la grande Béotie (première partie) », dans REA, t. 96,
1994, p. 365-384.

« Les petits nodules et la grande Béotie (seconde partie) », dans REA, t. 99,
1997, p. 11-32.

« Les petits nodules et la Grande Béotie (troisième partie) », dans REA,
t. 101, 1999, p. 309-329.

« Paroles en œuvre : Jean-Pierre Vernant », dans La Mandragore, n. 4, 1999,
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Georges Dumézil (1898-1986). Mitología comparada indoeuropea e
ideología trifuncional : balance, perspectivas y nuevos campos. VI Coloquio
Internacional de Antropología del Mundo Indoeuropeo y de Mitología
Comparada. Casa de Velázquez, Madrid, 27-28 de noviembre de 2006,
Budapest, 2009, p. 69-94 (Archaeolingua, 22).

« Les petits nodules et la grande Béotie (quatrième partie) », dans REA,
t. 112, 2010, p. 65-114.

« Kronos, Leukippos, Thésée à Kodiak », dans NMC, t. 2, 2014, p. 1-13.


39
A. Marchand
Sur la mythologie et le domaine celtiques

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(Annales littéraires de l’Université de Besançon, 367. Centre de recherches
d’histoire ancienne, 79).

« Celto-hellenica II. Cuchulainn et Bellerophôn », dans Ollodagos, t. 3,
1992, p. 151-184.

« Celto-hellenica III. Achille et Cuchulainn », dans Ollodagos, t. 4, 1992,
p. 127-280.

« Un cycle celtique des Douze Jours ? », dans Ollodagos, t. 3, 1992, p.
203236.

MOREAU [Éd.], L’Initiation, Actes « Celto-hellenica IV. La ruse », dans A.
du Colloque international de Montpellier, 11-14 avril 1991, tome I,
Montpellier, 1992, p. 39-50 (Université Paul Valéry Montpellier. Séminaire
d’étude des mentalités antiques).

« Celto-hellenica V. Les Travaux de Brian», dans Ollodagos, t. 5, 1992,
p. 69-129.

e Congrès international d’études « L’arbre au pourri », dans Actes du IX
e partie. Linguistiques, Littératures = celtiques, Paris, 8-12 juillet 1992. 2
ÉC, t. 29, 1992, p. 391-402.

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Cahiers de l’Institut de linguistique de Louvain, 73. Comparatisme).

« Celto-hellenica VII. Les Fomoré et les Telkhines », dans Ollodagos, t. 7,
1995, p. 135-194.

« Des Celtes en Anatolie cinq siècles avant les Galates », dans Bulletin de la
Société des Amis des Études Celtiques, n. 11, 1995, p. 3-6.

« La mort de Karna et celle de Balor », dans Ollodagos, t. 7, 1995, p.
273302.

», dans Ollodagos, t. 10, 1997, « Indo-hellenica I. Les Pléiades et les Kṛttikā
p. 179-222.

« Elcmar, Nechtan, Œngus : qui est qui ? », dans Ollodagos, t. 14, 2000,
p. 179-277.

40
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des Études Celtiques, n. 25, 2000, p. 9-18.

MOREAU-J.-CL. TURPIN [Éd.], La « Maponos : la malédiction », dans A.
magie, du monde babylonien au monde hellénistique, t. I, Montpellier, 2000,
p. 197-218 (Université Montpellier III ‒ Paul Valéry. Séminaire d’études des
mentalités antiques).

H.-M.TERNES-H. ZINSER [Éd.], Dieux des « Maponos et Nechtan », dans C
Celtes. Götter der Kelten. Gods of the Celts, Luxembourg, 2002, p. 81-97
(Études luxembourgeoises d’histoire et de science des religions, 1).

« Marseille et Cruachan : les premiers moments de Marseille en clef
celtique », dans BSMF, n. 207, 2002, p. 10-20.

« Sanctuaires de frontières : situations comparées de la Grèce ancienne et du
monde celtique », dans BSMF, n. 214, 2004, p. 16-24.

CAPDEVILLE [Éd.], L’eau et « Bibracte : mythologie d’un bassin », dans G.
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d’histoire des religions organisé par l’École Doctorale « Les Mondes de
l’Antiquité ». Paris, 18-20 mai 1995. Université de Paris IV-Sorbonne.
GRAN-École Normale Supérieure avec une « Note additionnelle » de J.
YMERICH, « Le bassin de Bibracte : données archéologiques et contexte A
historique », Paris, 2004, p. 321-336.

« Éléments de la genèse de deux mythes littéraires », dans Nouvelle revue
pédagogique, Paris, hors série n. 19, 2004, p. 3-6.

MAZOYER-J. PÉREZ REY-« Le sacrifice des femmes samnites », dans M.
L. MALBRAN-LABAT- R. LEBRUN [Éd.], La fête. La rencontre des dieux et F
e Colloque International de Paris « La fête, la des hommes. Actes du 2
rencontre du sacré et du profane » organisé par le Centre Kubaba
(Université de Paris I) et l’Institut catholique de Paris, 6 et 7 décembre
2002, Paris, 2004, p. 257-295 (Collection Kubaba. Série Actes. Université de
Paris I. Institut catholique de Paris. CERO 2004).

« Remarques sur le nom des ‘Lexovii’ », dans Bulletin de la Société
Historique de Lisieux, n. 56, 2004, p. 10-17.

« Taranis », dans J. MAGAIL-J.-M. GIAUME [Éd.], Le site du mont Bego : de
la protohistoire à nos jours : actes du colloque de Nice, 15-16 mars 2001,
Nice, 2005, p. 119-134.

GARCÍA QUINTELA-FR.J. GONZÁLEZ « Sucellus et le tonneau », dans M.V.
GARCÍA-F. CRIADO BOADO [Éd.], Anthropology of the Indo-European
th International World and Material Culture. Proceedings of the 5
41
A. Marchand
Colloquium of Anthropology of the Indo-European World and Comparative
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« Une Délos celtique », dans Ollodagos, t. 19, 2005, p. 117-138.

« Mitra et Varuna chez Geoffroy de Monmouth », dans Ollodagos, t. 24,
2010, p. 157-182.

« Lugaid et le ‘yupa’ », dans Ollodagos, t. 26, 2011-2012, p. 165-173.

« Les dieux celtiques et les autres dieux indo-européens », dans
W. SPICKERMANN [Éd.], Keltische Götternamen als individuelle Option ?
Akten des 11. Internationalen Workshops ‘Fontes Epigraphici Religionum
Celticarum Antiquarum’ vom 19.-21. Mai 2011 an der Universität Erfurt,
Rahden, 2013, p. 39-48 (Osnabrücker Forschungen zu Altertum und
AntikeRezeption, 19).

« Toribúgu, Hèraklès et Brian », dans NMC, t. 1, 2013, p. 1-13.

« Avant le Purgatoire », dans J.-CHR. CASSARD, P.-Y. LAMBERT,
J.-M. PICARD-B. YEURC’H [Éd.], Mélanges offerts au professeur Bernard
Merdrignac, Landévennec, 2014, p. 315-332 (Britannia Monastica, 17).

« Les grandes dames de l’antiquité celtique. I. Gyptis », dans Keltia n. 29,
janvier-mars 2014, p. 4.

« Les grandes dames de l’antiquité celtique. II. Khiomara », dans Keltia,
n. 30, avril-juin 2014, p. 4.

« Les grandes dames de l’antiquité celtique. III. Kamma », dans Keltia,
n. 31, juillet-septembre 2014, p. 4.

« Les grandes dames de l’antiquité celtique. IV. La Galate Stratonikè », dans
Keltia, n. 32, octobre-décembre 2014, p. 4.

« Les grandes dames de l’antiquité celtique. V. Éponine », dans Keltia, n. 34,
avril-juin 2015, p. 4.

« Les grandes dames de l’antiquité celtique. VI. Cartimandua », dans Keltia,
n. 35, novembre 2014-janvier 2015, p. 4.

« Les grandes de l’antiquité celtique. VII. Bouddica, reine des Iceni », dans
Keltia, n. 37, juillet-septembre 2015, p. 4.

« Les héroïnes celtiques. I. La reine Medb », dans Keltia, n. 38,
octobredécembre 2015, p. 4.

« Les héroïnes celtiques. II. Celtiu » (à paraître dans Keltia).
42
Bibliographie de Bernard Sergent
« Mélusine aurorale » (à paraître dans J.-L. LE QUELLEC-FR. DUMERCHAT
[Éd.], Actes du Colloque ‘Mélusine et les femmes de l’Autre Monde’,
Parthenay, 4-5 mai 1996).


Sur la mythologie comparée, la culture et les religions d’autres peuples
indo-européens

« Penser ‒ et mal penser ‒ les Indo-Européens. Note critique au sujet du livre
de J. Haudry, Les Indo-Européens, Paris, 1981 », dans Annales (ESC),
juillet-août 1982, p. 669-681.

« Panthéons hittites trifonctionnels », dans RHR, n. 200, 1983, p. 131-153.

« Observations sur l’origine du cycle des Narbonnais », dans Romania,
n. 105, 1984 (1986), p. 462-491.

« Three notes on the Trifunctional Indo-European Marriage », dans JIES,
t. 12 1984, p. 179-191.

« Amours guerrières », dans Artus, t. 25-26, mars 1987, p. 49-52.

« Les trois excellentes raisons de se débarrasser de ce bébé-là », dans
Nouvelle Revue d’Ethnopsychiatrie, t. 9 (L’enfant exposé), 1989, p. 11-53.

« L’or et la mauvaise femme », dans L’Homme, n. 113, 1990, p. 13-42.

« Initiations, ordalies, pénalités, marques de victoire dans le monde
indoeuropéen », dans Ollodagos, t. 1, 1990, p. 75-137.

« Note critique au sujet du livre de J. Haudry, La religion cosmique des
Indo-Européens », dans Annales (ESC), juillet-août 1990, p. 941-949.

« Arc », dans Métis, t. 6, 1991 (1994), p. 223-252.

« Ethnozoonymes indo-européens », dans DHA, t. 17.2, 1991, p. 9-25.

« De quelques jumeaux indo-européens », dans Topique, n. 50, 1992, p.
205238.

« Les Indo-Européens ont existé ! », dans L’Histoire, n. 159, octobre 1992,
p. 36-44.

R. PIQUET [Éd.], Le fleuve et ses métamorphoses. Actes « Couples », dans F
du Colloque international tenu à l’Université de Lyon Jean Moulin les 13,
14 et 15 mai 1992, 1994, p. 111-120.

43
A. Marchand
« Les Hittites et la diaspora indo-européenne », dans Les Dossiers
d’archéologie, n. 193 (Les Hittites, civilisation indo-européenne à fleur de
roche), mai 1994, p. 12-19.

LE « Pommes celto-grecques, pommes gréco-germaniques », dans J.-L.
QUELLEC-B. SERGENT, La pomme, contes et mythes, Chevilly-Larue, 1994,
p. 45-60.

« Svantovit et Apollon d’Amyklai », dans RHR, n. 211, 1994, p. 15-58.

« Celto-hellenica VII. Les Fomoré et les Telkhines », dans Ollodagos, t. 7,
1995, p. 135-194.

« Sur l’inversion mythique : Korê et Baldur », dans RHR, n. 212, 1995,
p. 131-143.

« Paroles en œuvre : Georges Dumézil », dans La Mandragore, n. 1, 1997,
p. 85-94.

« Paroles en œuvre : Claude Lévi-Strauss », dans La Mandragore, n. 2,
1998, p. 95-104.

« Anecdotes de l’Autre Monde », dans La Mandragore, n. 3, 1998, p. 7-13.

ONNET-« Hèraklès, Brian, Vətəthragana : les animaux », dans C. B
OURDAIN-ANNEQUIN-V. PIRENNE-DELFORGE [Éd.], Le Bestiaire C. J
e Rencontre héracléenne. Actes du Colloque organisé à d’Héraklès. III
l’Université de Liège et aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix
de Namur, du 14 au 16 novembre 1996, Liège, 1998, p. 173-186 (Kernos.
Supplément, 7).

« Les Sères sont les soi-disant Tokhariens, c’est-à-dire les authentiques
ArsiKuci », dans DHA, t. 24.1, 1998, p. 7-40.

« Le temps des Indo-Européens », dans Herméneutiques sociales, n. 1,
L’imaginaire du temps, Paris-Angers, 1998, p. 59-93.

« Histoire ancienne des Douze Jours », dans BSMF, n. 196, 1999, p. 2-12.

WALTER [Éd.], « Le porc indo-européen, d’ouest en est », dans P.
Mythologie du porc. Actes du Colloque de Saint-Antoine l’Abbaye, Isère, 4-5
avril 1998, Grenoble 1999, p. 9-39.

« Les Indo-Européens et l’archéologie », dans SEL, t. 16, 1999, p. 85-95.

« Trois petits peuples d’Asie conquièrent le monde », dans Historia, n. 57
(spécial), janvier-février 1999, p. 12-20.

44
Bibliographie de Bernard Sergent
« Un mythe lithuano-amérindien », dans DHA, t. 25, 1999, p. 9-39.

CARÉNINI [Éd.], Substitution et « Thorr à la Vallée des Merveilles », dans A.
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Française, 3-5 septembre 1992, Tende ‒ Vallée des Merveilles, Mont Bego,
Turin, 2000, p. 23-29.

BOCCHI- « Gli Indoeuropei prima dell’avvento dei Kurgan », dans G.
M. CERUTI [Éd.], Le radici prime dell’Europa. Gli intrecci genetici,
linguistici, storici, Milan, 2001, p. 252-264 (Sintesi).

« La troisième fonction : la fertilité ou l’abondance », dans General
Linguistics, t. 41, 2001 (2004), p. 270-288.

« Les premières civilisations de l’Inde », dans La Lettre de Clio, n. 51,
octobre 2002, p. 16-18.

RIES-N. SPINETO « Gli dèi sovrani dell’India e degli Indoeuropei », dans J.
[Éd.], Esploratori del pensiero umano : Georges Dumézil e Mircea Eliade,
Milan, 2000, p. 163-191 (Homo religiosus. Religioni. Di fronte e attraverso,
539), traduit en français sous le titre « Les dieux souverains de l’Inde et des
RIES-N. SPINETO [Éd.], Deux explorateurs de la Indo-Européens », dans J.
pensée humaine : Georges Dumézil et Mircea Éliade, 2003, p. 103-128
(Homo religiosus, Série II, 3).

« Les troupes de jeunes hommes et l’expansion indo-européenne », dans
DHA, t. 29.2, 2003, p. 9-27.

« Les dieux aveugles dans le monde indo-européens », dans Voir. Les
aspects culturels de la vision et les autres modalités perspectives. II. Le goût
et l’odorat, n. 28-29, novembre 2004, p. 144-152.

« L’interdit de l’écriture chez les peuples indo-européens », dans Studia
Indo-Europaea, t. 2, 2005, p. 19-35.

« Merlin et Zarathustra », dans Ollodagos, t. 19, 2005, p. 7-50.

« Une Délos celtique », dans Ollodagos, t. 19, 2005, p. 117-138.

« C’est chouette, ça ? », dans H. LEGROS-D. HÜE-J. GRISWARD-
D. LECHAT [Éd.], Remembrances et Resveries. Mélanges Jean Batany,
Orléans, 2006, p. 315-324 (Medievalia 58).

« Indo-hellenica II. Les sept sages et les sept Ṛṣi », dans JA, t. 294, 2006,
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IRARD-J. POLLOCK [Éd.], Invectives. Quand le comparaison », dans D. G
corps reprend la parole, Perpignan, 2006, p. 142-162 (Études).

SAUZEAU-TH. VAN COMPERNOLLE [Éd.], Les « Thórr et Thésée », dans P.
armes dans l’antiquité, de la technique à l’imaginaire, Montpellier, 2007,
p. 477-518 (Mondes anciens).

« Amatera-su, Démèter et leurs acolytes », dans DHA, t. 35, 2009, p. 45-58.

« Aspects formels du ‘Mabinogi de Math fils de Mathonwy’ », dans
ILY-P. LAJOIE-J. HASCOËT-G. OUDAER-CHR. ROSE [Éd.], G. H
‘Deuogdonion’. Mélanges offerts en l’honneur du professeur Claude
Sterckx, Rennes, 2010, p. 657-674 (Publication du CRBC Rennes-2.
Université Européenne de Bretagne).

L. BAYARD-A. GUILLAUME [Éd.], Formes et « Loki et les Hurons », dans F
difformités médiévales. En hommage à Claude Lecouteux, préfaces de
OYER et de J. LE GOFF, Paris, 2010, p. 365-372 (Traditions et R. B
croyances).

« Onkhestos et Tara », dans Ollodagos, t. 24, 2010, p. 43-57.

« Le banquet des démons », dans JA, n. 299, 2011, p. 546-556.

« Astronomie comparée indo-européenne », dans JA, t. 300, 2012, p.
635651.

« Sucellus et Viśvakarman », dans EC, t. 38, 2012, p. 165-174.

VADÉ « Les épreuves du bébé : des temps modernes à l’Antiquité », dans Y.
[Éd.], Mémoire culturelle et transmission des légendes, I, Paris, 2013, I,
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wos, t. 1, 2014, « Un mythe maya et trois contes européens », dans Wek
p. 221-226.

« Montagnes antiques du domaine indo-européen », dans BSMF, n. 260,
septembre 2015, p. 44-54.

« Tetewate et les Lupercales », dans NMC, n. 3, 2015, p. 1-11.

wos, n. 2, 2016). « Des contraires indo-européens » (à paraître dans Wek

« La mort du savant » (à paraître dans Actes de la Rencontre pour le Dixième
Anniversaire de la mort de Georges Dumézil, Bruxelles, 1996).

« La déesse et la mort du taureau », à paraître dans NMC.
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Bibliographie de Bernard Sergent
Sur la « mythologie française »

« Héortologie et origines de Saint-Véran », dans BSMF, n. 157 (Actes du
Congrès de Château-Chinon), 1990, p. 19-35.

« Les arbres de Faubouloin », dans BSMF, n. 157 (Actes du Congrès de
Château-Chinon), 1990, p. 15-18.

COUSSÉE [Éd.], Mythologie en « Les origines sacrées de Bavay », dans B.
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« Gargantua, Jean de l’ours et Amirani », dans BSMF, n. 165-166, 1992,
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« Saint-Marcel et le castor », dans BSMF, n. 164, 1992, p. 5-8.

« Traditions scandinaves en Labourd », dans BSMF, t. 163, 1992, p. 5-9.

« Cinq études sur Mélusine (première partie) », dans BSMF, n. 177, 1995,
p. 27-38.

« Cinq études sur Mélusine (deuxième partie) », dans BSMF, n. 179-180,
1995, p. 10-26.

« Franco-hellenica I. Orphée et Saint Lucien », dans BSMF, n. 181-182,
1996, p. 29-33.

L. LEJEUNE-J. FRAIKIN [Éd.], « Saints sauroctones et fêtes celtiques », dans C
Actes du Congrès « Rôle des traditions dans la construction de l’Europe.
Saints et dragons », à Mons (Belgique), les 24-26 mai 1996, Mons, 1997,
p. 45-69 (Cahiers Internationaux du Symbolisme, 86-88).

« Celto-Hethetica I : le dragon hédoniste », dans BSMF, n. 193, 1998, p.
1535.

CARÉNINI [Éd.], Substitution et « Le dragon dans l’île », dans A.
e Congrès de la Société de Mythologie actualisation des mythes. XV
Française, 3-5 septembre 1992, Tende ‒ Vallée des Merveilles, Mont Bego,
Turin, 2000, p. 235-242.

« Un Taranis diabolisé ! », dans BSMF, n. 203, 2001, p. 2-7.

« Pieds d’or, Wieland, Dédale et Hèphaïstos », dans BSMF, n. 215, 2004,
p. 32-40.

« Nains européens et nains amérindiens », dans BSMF, n. 216, 2004, p.
1933.
47
A. Marchand
« Le Taureau et la Déesse », dans BSMF, n. 222, 2006, p. 3-20.

« Notes sur la christianisation de l’Auvergne », dans BSMF, n. 227, 2007,
p. 14-33.

« Le Père Pigne, les Vierges Noires et les Hittites », dans BSMF, n. 230,
2008, p. 29-40.

« Les quatre grandes fêtes irlandaises en Gaule », dans BSMF, n. 237, 2009,
p. 52-74.

« La chasse sauvage en Allemagne », dans BSMF, n. 239, 2010, p. 7-14.

LE QUELLEC), dans BSMF, n. 246, « Génétique et mythologie » (avec J.-L.
2012, p. 4-7.

« Eulalie, Colmán, Sémiramis », dans BSMF, n. 249, 2012, p. 12-15.

« Wolfdietrich de Guebwiller », dans BSMF, n. 251, 2013, p. 4-7.


Politique

« Le temps à l’encan, la manipulation du temps par les courants
nationalistes», dans Nouvelle Revue d’Ethnopsychiatrie, t. 22-23, 1993,
p. 133-154.

Rédaction des articles « Indo-Arya », « Indo-Européen », et « Sémites »,
TAGUIEFF [Éd.], Dictionnaire historique et critique du racisme, dans P.-A.
Paris, 2013, respectivement p. 135, 885-887 et 1664-1667 (Quadrige dicos
poche).


Publications diverses

Rédaction des chapitres « Les Transports », « Les moyens de diffusion de la
pensée », « La Seconde guerre mondiale », « La France depuis 1945 », « La
BOUGAULT- décolonisation », « Les relations internationales », dans H.
CL. LOBRY-B. SERGENT [Éd.], Connaissance du monde contemporain,
illustrations de Chr. Labourgade, Paris, 1985 (BEP 1).

Rédaction des chapitres « La France, grands traits de la géographie
physique », « L’Italie, le pays et les hommes », « Les États-Unis, le pays et
les hommes », « Le Japon, le pays et les hommes », « L’URSS, le pays et les
hommes », « La Chine, le pays et les , « Le Tiers Monde, un
BOUGAULT, CL. LOBRY, exemple de pays sous-développé, l’Inde », dans H.
B. SERGENT [Éd.], Connaissance du monde contemporain, illustrations de
HR. LABOURGADE, Paris, 1988 (BEP 2). C
48
Bibliographie de Bernard Sergent
« Togo : les anciens greniers de terre cuite », dans Archéologia, n. 219,
décembre 1986, p. 62-66.

« Les clans de Tami : pour une nouvelle approche de l’histoire africaine »,
Mondes et cultures, comptes rendus trimestriels des séances de l’Académie
des Sciences d’Outre-Mer, t. 47.2, 1987, p. 199-228.

« Du Musée de l’Homme au musée du quai Branly : la régression
culturelle », dans Cahiers d’Histoire, Revue de l’histoire critique, n. 101,
avril-juin 2007, p. 109-118.


Comptes rendus

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esquisses de mythologie (51-75), Paris, 1985, 339 p. (Bibliothèque des
sciences humaines), dans Annales (ESC), mars-avril 1987, p. 313-315 et du
même livre, sous le titre « Georges Dumézil, jeunesse de la recherche »,
dans Artus, t. 20, 1985, p. 7 ;

de FR. LE ROUX-CHR.J. GUYONVARC’H, Mórrigan-Bodb-Macha. La
souveraineté guerrière de l’Irlande, Rennes, 1983, 211 p. (Celticum) dans
RHR, n. 204, 1987, p. 99 ;

de CL. STERCKX, Éléments de cosmogonie celtique, Bruxelles, 1986, 127 p.
(Faculté de Philosophie et Lettres, 97) dans RHR, n. 205, 1988, p. 82-85 ;

de G. CHARACHIDZÉ, Prométhée ou le Caucase, préface de G. DUMÉZIL,
Paris, 1986, 357 p. (Nouvelle bibliothèque scientifique), dans Annales
(ESC), janvier-février 1988, p. 185-189 ;

de CL. MARTINET, Des steppes aux océans. L’indo-européen et les «
IndoEuropéens », Paris, 1986, 274 p. (Langages et sociétés), dans Annales (ESC),
janvier-février 1988, p. 189-192 ;

de BR. LINCOLN, Myth, Cosmos and Society. Indo-European Themes of
Creation and Destruction, Cambridge (Mass.), 1986, 278 p. dans Annales
(ESC), janvier-février 1988, p. 192-194 ;

de FR. LE ROUX-CHR. GUYONVARC’H, Les Druides, Rennes, 1986, 448 p.
(De mémoire d’homme : l’histoire), dans RHR, n. 205, 1988, p. 209-210 ;

d’E. DESVEAUX, Sous le signe de l’ours. Mythes et temporalité chez les
Ojibwa septentrionaux, Paris, 1988, 304 p. dans Annales (ESC),
septembreoctobre 1989, p. 1265-1267 ;

49
A. Marchand
de G. DUMÉZIL, Loki, nouvelle édition refondue, Paris, 1986, 361 p.
(Nouvelle bibliothèque scientifique), dans Annales (ESC),
septembreoctobre 1989, p. 1256-1259 ;

FERNANDEZ-WEST [Éd.], Kalevala et traditions orales du monde, Paris, de J.
1987, 593 p. dans Annales (ESC), septembre-octobre 1989, p. 1263-1265 ;

I. KADARÉ, Eschyle ou l’éternel perdant, Paris, 1985, 128 p. dans Annales de
(ESC), septembre-octobre 1989, p. 1261-1263 ;

PUHVEL, Comparative Mythology, Baltimore-Londres, 1987, 302 p. de J.
dans L’Homme, vol. 29, n. 110, 1989, p. 137-140 ;

LÉVÊQUE, Colère, sexe, rire. Le Japon des mythes anciens, Paris, 1988, de P.
119 p., dans L’Homme, vol. 30, n. 114, 1990, p. 171-174 ;

MASSON, Les Douze Dieux de l’immortalité. Croyances indo-d’É.
européennes à Yazilikaya, Paris, 1989, 232 p. (Vérité des Mythes), dans
L’Homme, vol. 30, n. 115, 1990, p. 156-158 ;

« Note critique au sujet du livre de Jean Haudry, La religion cosmique des
Indo-Européens », dans AESC, juillet-août 1990, p. 941-949 ;

ROBREAU, La continuité des structures religieuses chez les Carnutes. de B.
Préambule méthodologique, Rouen, 1989, 89 p. dans BSMF, n. 161, 1991,
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CUISENIER, Ethnologie de l’Europe, Paris, 1990, 128 p. (Que sais-je ?, de J.
2564) dans BSMF, n. 165, 1991, p. 36 ;

OLENDER, Les langues du Paradis. Aryens et Sémites : un couple de M.
providentiel, Paris, 1989, 213 p. (Hautes études), dans Annales (ESC),
novembre-décembre 1991, p. 1472-1474 ;

BOCCARA, Entre métamorphose et sacrifice. La religion populaire des de M.
Mayas, Paris, 1990, 202 p. (Connaissance des hommes), dans L’Homme,
vol. 32, n. 122-124, 1992, p. 445-447 ;

BOTTÉRO-S.N. KRAMER, Lorsque les dieux faisaient l’homme. de J.
Mythologie mésopotamienne, 755 p. (Bibliothèque des histoires), dans
Annales (ESC), janvier-février 1992, p. 109-110 ;

H. JOUET, Religion et mythologie des Baltes. Une tradition indo-de P
européenne, Milan- Paris, 1989, 194 p. dans Annales (ESC), janvier-février
1992, p. 117-119 ;

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Bibliographie de Bernard Sergent
d’É. MASSON, Le combat pour l’immortalité. Héritage indo-européen dans
la mythologie anatolienne, Paris, 1991, 318 p. (Ethnologies), dans
L’Homme, vol. 32, n. 121, janvier-mars 1992, p. 179-181 ;

POUCET, Les origines de Rome. Histoire et tradition, Bruxelles, 1985, de J.
360 p. (Publications des Facultés universitaires Saint-Louis, 38), dans
Annales (ESC), mars-avril 1992, p. 394-395 ;

RENFREW, L’énigme indo-européenne. Archéologie et langage, Paris, de C.
1990, 400 p. (Histoire), dans Annales (ESC), mars-avril 1992, p. 388-394 ;

CUISENIER, Ethnologie de l’Europe, Paris, 1990, 128 p. (Que sais-je ?, de J.
2564) dans L’Homme, vol. 33, n. 125, janvier-mars 1993, p. 195-196 ;

DE MONMOUTH, Histoire des Rois de Bretagne, traduite et commentée de G.
MATHE-MAILLE, Paris, 1992, 358 p. (La Roue à Livres), dans BSMF, par L.
n. 168-169, 1993, p. 93 ;

KOSLOWSKI, L’Art de la Préhistoire en Europe orientale, préface de de J.K.
DESBROSSE, Paris, 1992, 223 p., 162 fig., 89 pl. Paris, 1992, dans BSMF, R.
n. 168-169, 1993, p. 93 ;

MASSON, Vallée des Merveilles. Un berceau de la pensée religieuse d’É.
européenne, Quétugny, 1993, 144 p., 284 ill., dans BSMF, n. 168-169, 1993,
p. 95 ;

NACHTERGAEL [Éd.], Héritage indo-européen et survivances de G.
sélectives. Études offertes à Jacques-Henri Michel = Ludus Magistralis,
t. 22, n. 65, 1991, 67 p., dans Ollodagos, t. 5, 1993, p. 148-152 ;

HALM-TISSERAND, Cannibalisme et immortalité. L’enfant dans le de M.
chaudron en Grèce ancienne, Paris, 1993, 310 p. dans L’Homme, vol. 34,
n. 130, 1994, p. 100 ;

e COUSSÉE [Éd.], Mythologie en Nord. Actes du IV congrès de B.
international de mythologie, Lille, août 1989, 288 p., dans RHR, n. 211,
1994, p. 95-97 ;

de l’Atelier de mythologie pyrénéenne sur la Sainte Tombe d’Arles sur Tech,
Perpignan, 1994, 147 p., dans BSMF, n. 178, 1995, p. 37-38 ;

COGET [Éd.], L’homme, l’animal et la musique, Parthenay, 1994, 129 p. de J.
AUTIER-J.-L. LE QUELLEC, La Vendée autrement dite, (Modal) ; de M. G
LE QUELLEC [Éd.], Le marais Parthenay, 1993, 155 p. (La Boulite) et de Y.
poitevin entre deux eaux, Parthenay, 1993, 161 p. (La Boulite), dans BSMF,
n. 178, 1995, p. 34-35 ;

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de J.M. DE BARANDIARAN, Dictionnaire illustré de mythologie basque,
UVERT, Bayonne, 1994, 372 p., dans BSMF, n. 178, 1995, traduit par M. D
p. 34 ;

GRATACOS, Fées et gestes. Femmes pyrénéennes, un statut exceptionnel d’I.
en Europe, Toulouse, 1987, 237 p., dans BSMF, n. 178, 1995, p. 37 ;

GRIMALDI, Il calendario rituale contradino. Il tempo della festa e del de P.
lavoro fra tradizione et complessita sociale, Turin, 1993, 400 p., dans
BSMF, n. 178, 1995, p. 34 ;

LAMONTELLERIE, Mythologie de la Charente Maritime, Parthenay, d’A.
1995, 277 p. (Documentaires), dans BSMF, n. 179-180, 1995, p. 90-91 ;

LE QUELLEC, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, de J.-L.
Parthenay, 1995, 448 p. dans BSMF, n. 179-180, 1995, p. 91-92 ;

MARTIN [Éd.], L’amour, Angers, 1994, 244 p. (Cahiers de l’IPSA, 15), de P.
dans BSMF, n. 178, 1995, p. 35 ;

de « Merde à César ». Les Gaulois : leurs écrits retrouvés, rassemblés,
SAVIGNAC, Paris, 1994, 192 p. (Essais, 15) et traduits et commentés par J.-P.
LAMBERT, La langue gauloise. Description linguistique, de P.-Y.
EJEUNE, Paris, 1994, commentaire d’inscriptions choisies, préface de M. L
240 p., dans BSMF, n. 178, 1995, p. 36-37 ;

de Atelier de mythologie pyrénéenne sur la Sainte Tombe d’Arles sur Tech,
Perpignan, 1994, dans BSMF, n. 178, 1995, p. 37-38 ;

LAMONTELLERIE, Mythologie de la Charente Maritime, Parthenay, 1995, A.
dans BSMF, n. 179-180, 1995, p. 90-91 ;

LE QUELLEC, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, Parthenay, J.-L.
1995, dans BSMF, n. 179-180, 1995, p. 91-92 ;

MONTELLE-J.-L. KIEFFER, L’ondine de la Nied et autres contes, Metz, d’É.
1995, 210 p. (Contes et légendes de Moselle), dans BSMF, n. 178, 1995,
p. 34 ;

ROBREAU, Les miracles de Notre-Dame de Chartres. Recherches sur de B.
la structure, Châteaudun, 1994, 71 p. et Les textes hagiographiques du
Cotentin et de l’Avranchin et la christianisation de sacralités antérieures,
tapuscrit, 1995, dans BSMF, n. 178, 1995, p. 35 ;

SORLIN, Cris de vie, cris de morts. Les fées du destin dans les pays d’É.
celtiques, Helsinki, 1991, 346 p. (Folklore Fellow Communications, 248),
dans RHR, n. 212, 1995, p. 222-225 ;

52
Bibliographie de Bernard Sergent
de T.H. TULINIUS, La « Matière du Nord ». Sagas légendaires et fictions
e siècle, Paris, 1995, 303 p. (Voix dans la littérature en prose du XIII
germaniques), dans BSMF, n. 178, 1995, p. 35-36 ;

ROBREAU, Les Carnutes et le centre de la Gaule, 1997, Chartes, 84 p. de B.
dans BSMF, n. 188, 1997-1998, p. 45-48 ;

LAJOUX, L’homme et l’ours, 1996, 224 p., dans L’Homme, vol, 38, de J.-D.
n. 148, 1998, p. 299-304 ;

CAPDEVILLE, Volcanus. Recherches comparatistes sur les origines du de G.
culte de Vulcain, Rome, 1995, 521 p. (BÉFAR, 288), dans RHR, n. 216,
1999, p. 477-496 ;

HR. VIELLE, Le mytho-cycle héroïque dans l’aire indo-européenne. de C
Tome 1. Correspondances et transformations helléno-aryennes, Louvain,
1996, 211 p. (Publications de l’Institut Orientaliste de Louvain, 46), dans
Kernos, t. 11, 1998, p. 420-423 et dans RHR, n. 217, 2000, p. 761-765 ;

BOULOUMIÉ-H. BÉHAR [Éd.], Mélusine moderne et contemporaine, de A.
Angers, 2001, 364 p. (Bibliothèque Mélusine, 8), dans BSMF, n. 204, 2001,
p. 37-38 ;

CHRISTINGER-W. BORGEAUD, Mythologie de la Suisse ancienne. Des de R.
pratiques chamaniques et du monde celtique aux métamorphoses modernes,
H. BORGEAUD, tomes I et II (réédition en un volume), avec préface de P
Genève, 2000, 318 p., dans BSMF, n. 204, 2001, p. 38 ;

DELAMARRE, Dictionnaire de la langue gauloise Une approche de X.
linguistique du vieux-celtique continental, Paris, 2001, 352 p. (Collection des
Hespérides), dans BSMF, n. 204, 2001, p. 38-39 ;

KABAKOVA [Éd.], Aux origines du monde. Contes et légendes de de G.
France, Paris, 1998, 220 p., dans BSMF, n. 204, 2001, p. 37 ;

CAMPION-VINCENT-J.-BR. RENARD, De source sûre. Nouvelle de V.
rumeurs d’aujourd’hui, Paris, 2002, 383 p., dans BSMF, n. 212, 2003, p.
4546 ;

JASMIN, Naissance des contes féminins. Mots et merveilles : les contes de N.
de fées de Madame d’Aulnoy (1690-1898), Paris, 2000, 791 p., dans BSMF,
n. 212, 2003, p. 45-46 ;

PETROSSIAN, The Indo-European and Ancient Near Eastern Sources d’A.Y.
of the Armenian Epic. Myth and History, Washington, 2002, 236 p. (JIES
Monograph, 42), dans RHR, n. 222, 2005, p. 361-365 ;

53
A. Marchand
de CH.-M. TERNES-H. ZINSER [Éd.], Dieux des Celtes. Götter der Kelten.
Gods of the Celts, Luxembourg, 2002, 284 p. (Études luxembourgeoises
d’histoire et de science des religions, 1), dans RHR, n. 222, 2005, p.
235237 ;

de Studia indo-europea, n. 1, 2003, 344 p., dans RHR, n. 223, 2006, p.
9597 ;

HILY-P. LAJOIE-J. HASCOËT-G. OUDAER-CHR. ROSE [Éd.], de G.
‘Deuogdonion’. Mélanges offerts en l’honneur du professeur Claude
Sterckx, Rennes, 2010, 711 p. (Publication du CRBC Rennes-2. Université
Européenne de Bretagne), dans BSMF, n. 243, 2011, p. 4 ;


Notices biographiques

« Henri Fromage (1915-2008) », dans BSMF, n. 231, 2008, p. 8-16.

« Marc Déceneux : éléments de bibliographie », dans BSMF, n. 237, 2009,
p. 4-5.

« Hommage à Christian-Joseph Guyonvarc’h », dans BSMF, n. 247, juin
2012, p. 27.


Communications et conférences

Première Journée belge d’études celtiques et comparatives, « Mythologie et
droit », Bruxelles, 28 janvier 1989, sous la direction de Cl. Sterckx, avec
présentation d’une communication intitulée : « Initiations, ordalies,
pénalités, marques de victoire dans le monde indo-européen ».

Deuxième Journée belge d’études celtiques et comparatives, « Aspects et
attitudes homériques dans l’épopée indo-européenne », Bruxelles, 3 février
1990, sous la direction de Cl. Sterckx, avec présentation d’une
communication intitulée « Cúchulainn et Bellérophon ».

Troisième Journée belge d’études celtiques et comparatives, « Mythe et
archéologie », Bruxelles, 9 février 1991, sous la direction de Cl. Sterckx,
avec présentation d’une communication intitulée « Des ‘douze jours’
celtiques ? ».

e Congrès international d’études celtiques, Paris, 8-12 juillet 1991, IX
organisé par P.-Y. Lambert et V. Kruta avec présentation d’une
communication intitulée : « L’arbre au pourri ».

54
Bibliographie de Bernard Sergent
Congrès international « La Danse en Grèce Ancienne », théâtre Dora
Stratou, Athènes, 4-6 septembre 1991, organisé par A. Raftis avec
présentation d’une communication intitulée : « Danser nu à Sparte ».

Rencontre de Louvain-la-Neuve sur le thème « Comparatisme et
mythologie » organisée par Chr. Vielle, P. Swiggers et G. Jucquois (1992)
avec présentation d’une communication intitulée : « Celto-hellenica VI.
Hermès et Œngus ».

Quatrième Journée belge d’études celtiques et comparatives, « Mythe et
littérature », Bruxelles, 15 février 1992, sous la direction de Cl. Sterckx,
avec présentation d’une communication intitulée « Les travaux de Brian ».

Colloque international « Le Fleuve et ses métamorphoses », Université de
Lyon III, 14-15 mai 1992, avec présentation d’une communication intitulée :
« Couples ».

Colloque « Héraklès et les femmes », Grenoble, 22-23 octobre 1992,
organisé par C. Jourdain-Annequin et C. Bonnet, avec présentation d’une
communication intitulée : « Ces demoiselles de Stymphale ».

Cinquième Journée belge d’études celtiques et comparatives, « Les Celtes et
leurs voisins », Bruxelles, 13 février 1993, sous la direction de Cl. Sterckx,
avec présentation d’une communication intitulée « Lug et Apollon ».

e Congrès international sur les géants processionnels et de cortège, V
Steenvorde (Nord), 24-25 avril 1993, sous la direction de B. Coussée, avec
présentation d’une communication intitulée : « Géants de plus que d’antan ».

e Rencontres indo-européennes de Tours, 3-4 juin 1993, sous la direction XI
de J. Grisward, avec présentation d’une intervention intitulée : «
Germanohellenica I. Korê et Baldur ».

th International Congress of Anthropological and Ethnological Sciences, 13
Mexico, 29 juillet- 5 août 1993, sur les climats et l’homme, avec
présentation d’une communication (envoyée) intitulée : « Ethnopsychologie
et climats en Grèce ancienne ».

e Congrès de mythologie française, 2-4 septembre 1993, Herbeumont-sur-16
Semois (Belgique), sous la direction de J. Fraikin, avec présentation d’une
intervention intitulée : « Franco-hellenica I. Orphée et saint Lucien ».

Sixième Journée belge d’études celtiques et comparatives, « Mythe et
images », Université catholique de Louvain, 19 février 1994, sous la
direction de Cl. Sterckx, avec présentation d’une communication (envoyée)
intitulée : « Celto-hellenica VII. Les Fomoré et les Telkhines ».

55
A. Marchand
eXII Rencontres indo-européennes de Tours, 9-10 juin 1994, sous la
direction de J. Grisward, avec présentation d’une communication intitulée :
« Temps de Pénélope, temps de Draupadi ».

e Congrès de mythologie française, 28 août-2 septembre 1994, à Vernet-17
les-Bains (Pyrénées orientales), sous la direction de J.-L. Olive, avec
présentation d’une communication intitulée : « Le Père Pigne, les Vierges
Noires et les Hittites ».

Colloque « L’homme et l’animal », organisé par le Centre Léon Robin et le
Centre Louis Gernet, 18-22 octobre 1994, avec présentation d’une
communication intitulée : « Pélops et Atalante, ou de quelques manières
d’être du cheval ».

Septième Journée belge d’études celtiques et comparatives, « Le roi et le
héros », Bruxelles, 4 février 1995, sous la direction de Cl. Sterckx, avec
présentation d’une communication : « Celto-indica I. La mort de Balor et
celle de Karna ».

Congrès « L’eau et le feu dans les religions antiques », Paris, 18 mai-20 mai
1995, organisé par G. Capdeville, avec présentation d’une communication
intitulée : « Bibracte : mythologie d’un bassin ».

e Rencontres indo-européennes de Tours, 1-2 juin 1995, sous la direction XIII
de J. Grisward, avec présentation d’une communication intitulée : « Le
‘calendrier’ indo-européen ».

e Congrès de mythologie française, à Morlaix (Finistère), 29 août-2 18
septembre 1995, sous la direction de M. Abraham, avec présentation d’une
communication intitulée : « Celto-hethetica I. Le dragon hédoniste ».

Participation à la Journée d’études « La reconstruction de l’indo-européen,
modèle ou fossile épistémologique ? », organisée par G. Jucquois, Université
de Louvain-la-Neuve, Belgique, le 22 décembre 1995.

Huitième Journée belge d’études celtiques et comparatives, « Les échos
préchrétiens dans l’hagiographie et les traditions populaires », Bruxelles, 10
février 1996, sous la direction de Cl. Sterckx, avec une reprise de la
communication intitulée : « Celto-hethetica I. Le dragon hédoniste ».

Colloque « Mélusine et les femmes de l’Autre Monde », Parthenay, 4-5 mai
1996, sous la direction de J.-L. Le Quellec et Fr. Dumerchat, avec
présentation d’une communication intitulée : « Mélusine aurorale ».

Rencontre « Dumézil dix ans après », à l’Université Libre de Bruxelles, les
13-14 mai 1996, sous la direction de J.-H. Michel, avec présentation d’une
communication intitulée : « La mort du savant ».

56
Bibliographie de Bernard Sergent
Organisation, avec B. Robreau, de la Quatrième session de formation en
mythologie française, Châteaudun, 17-19 mai 1996, avec présentation de
trois communications intitulées : « Qu’est-ce que la mythologie
française ? » ; « La théologie celtique » et « Toponymie historique ».

Congrès « Rôle des traditions dans la construction de l’Europe. Saints et
dragons », à Mons (Belgique), les 24-26 mai 1996, sous la direction de
Cl. Lejeune et J. Fraikin, avec présentation d’une communication intitulée :
« Saints d’entrée d’hiver ».

Organisation, avec François Delpech, du premier Colloque « Rencontres
d’anthropologie du monde indo-européen et de mythologie comparée »,
Paris, École Normale supérieure, 48 bd. Jourdan, 75014, les 17 et 18 octobre
1996, avec présentation d’une communication intitulée : « Pléiades grecques
et indiennes ».

Participation aux journées « Regards ethnopsychiatriques : D’où viennent les
enfants ? », Maison de la Chimie, 75007 Paris, organisées par le Centre
Georges Devereux, Université de Paris VIII, les 24 et 25 octobre 1996.

Journées « Mythologies comparées », Université de Bretagne, Centre de
erl’imaginaire arthurien, Île de Groix (Morbihan), les 31 octobre et 1
novembre 1996, avec présentation d’une communication intitulée : « ‘Les
morts chez les vivants’ et ‘Les vivants chez les morts’ ».

eParticipation à la III Rencontre héracléenne internationale, « Le Bestiaire
d’Héraclès », Universités de Liège et de Namur, les 14-16 novembre 1996,
avec présentation d’une communication intitulée : « Héraklès, Brian,
Vətəthragna : les animaux ».

Conférence organisée par la Section Île-de-France de la Société de
Mythologie Française, à Paris, École Normale de la rue d’Ulm, 22 novembre
1996 ayant pour sujet : « Les trois sources pré-celtiques de la mythologie
française ».

Conférence à la Fondation Albert Marinus, à Woluwé-Saint-Lambert
(Bruxelles), le 24 novembre 1996 ayant pour sujet : « De Samain à la
Toussaint ».

Neuvième Journée belge d’études celtologiques et comparatives, « Dragons,
monstres et démons. Les conflits paradigmatiques dans les mythes celtes et
indo-européens et dans leurs survivances », Bruxelles, 8 février 1997, sous la
direction de Cl. Sterckx, avec présentation d’une communication intitulée :
« Saints sauroctones et fêtes celtiques ».

Dixième Journée belge d’études celtiques et comparatives, « Espaces et
temps sacrés et mythiques », Bruxelles, 7 février 1998, sous la direction de
Cl. Sterckx, avec présentation d’une communication intitulée « Œngus,
57
A. Marchand
Nechtan, Elcmar : qui est qui ? ».

Congrès « Le cochon de Saint-Antoine », organisé par Ph. Walter,
SaintAntoine l’Abbaye, Isère, 4-5 avril 1998, avec présentation d’une
communication intitulée : « Le porc indo-européen, d’ouest en est ».

Onzième Journée belge d’études celtiques et comparatives, « Usages sacrés
et profanes des métaux », Bruxelles, 6 février 1999, sous la direction de
Cl. Sterckx, avec présentation d’une communication intitulée « Athéna et la
Badb ».

Session de formation de la Société de Mythologie Française, organisée par
M. Bortoluzzi, 28-30 juin 1999, Rouen, avec présentation de deux
communications intitulées : « Présentation de la Société de mythologie
française » et « La toponymie ».

Douzième Journée belge d’études celtiques et comparatives, « Royautés
gagnées et perdues », Bruxelles, 12 février 2000, sous la direction de
Cl. Sterckx, avec présentation d’une communication intitulée « Poséidon et
Manannán ».

Participation au troisième colloque d’Anthropologie et du Mythologie
comparée du monde indo-européen, « Fin du Monde, fin d’un monde :
cycles cosmiques et cycles historiques dans les traditions
indoeuropéennes », Paris, 9-10 novembre 2000.

Conférence au CEROC (Paris IV), organisée par Claude Kappler, le 26
février 2001 ayant pour sujet : « Mythes, contes et aires de répartition ».

Exposition et colloque « Le site du mont Bego », 15-16 mars 2001 avec
présentation d’une communication intitulée : « Le culte de Taranis »

Treizièmes Journées belges d’études celtiques et comparatives, « Les
animaux dans les mythes, les rites et l’usage », Bruxelles, 27 octobre 2001,
sous la direction de Cl. Sterckx, avec présentation d’une communication
intitulée « Merlin et Zarathoustra ».

Inauguration des Bibliothèques de la Malve (Auderghem) organisée par
É. Pirart, le 23 mars 2002, avec une communication intitulée « Les sources
mythologiques de Platon dans son double récit atlantidien du Timée et du
Critias ».

Session de formation de la Société de mythologie française organisée par
P. Lajoye à Lisieux (Calvados), 28-30 juin, 2002, avec présentation de deux
communication intitulées « La mythologie française et ses sources » et « La
toponymie ».

Quatorzièmes Journées belges d’études celtiques et comparatives,
58
Bibliographie de Bernard Sergent
« Voyages, trafics, échanges mythiques, culturels et commerciaux », 19
octobre 2002, organisées par Cl. Sterckx, Bruxelles, avec présentation d’une
communication intitulée : « Une Délos celtique ».

Colloque international « Mythes : pratiques, récits, enjeux théoriques »,
UMR 6053 CNRS ‒ Universités de Picardie et de Paris VII, 26-30 novembre
2002, avec présentation d’une communication intitulée : « Qu’est-ce que le
chamanisme ? »

Deuxième colloque international organisé par les Cahiers Kubaba
(Université de Paris I), « La fête », Université catholique de Paris, 6-7
décembre 2002, avec présentation d’une communication intitulée : « Le
sacrifice des femmes samnites ».

Colloque « Les armes dans l’Antiquité » organisé par P. Sauzeau et Th. van
Compernolle, Université de Montpellier III ‒ Paul Valéry, 20-22 mars 2003,
avec présentation d’une communication intitulée : « Thórr et Thésée ».

Intervention au Moulin Amour, 27370 Saint-Amand des Hautes-Terres, 29
mai 2003.

Quinzièmes Journées belges d’études celtiques et comparatives, « Parures et
couleurs des dieux, des héros et des femmes », Bruxelles, 18 octobre 2003,
organisées par Cl. Sterckx, avec présentation d’une communication
intitulée : « La dysharmonie du collier d’harmonie ».

Seizièmes Journées belges d’études celtiques et comparatives, « Nourritures
matérielles et spirituelles des Celtes et de leurs voisins », Bruxelles, 7 février
2004, organisées par Cl. Sterckx, avec présentation d’une communication
intitulée : « Athéna et Devî ».

Session de formation de la Société de Mythologie Française organisée par
Chr. Escarmant à Saint-Aubin de Branne, 16-17 avril 2004, avec
présentation de deux communications intitulées : « La mythologie française
et ses sources » et « La toponymie ».

Communication à la Société des études euro-asiatiques, le 19 avril 2004,
intitulée « Une histoire méconnue : l’expansion slave vers l’ouest au Haut
Moyen Âge ».

Colloque « Invectives : quand le corps reprend la parole », organisé par
R. Bastrios-Kuhlmann, D. Girard, J.-L. Olive et J. Pollock, Université de
Perpignan, 4-5 juin 2004, avec présentation d’une communication intitulée :
« Les sarcasmes de la Lokasenna et du Cochon de Mac Da Tho ».

e Congrès de mythologie française, à Gaillac (Tarn) « Le vin et la vigne », 27
16-18 juillet 2004, sous la direction de Chr. Escarmant, avec présentation
d’une communication intitulée : « Saint-Denys et Dionysos ».
59
A. Marchand
Colloque « Celtic Conferences in Classics », Université de Rennes 2, 2-3
septembre 2004, organisé par P. Brulé et A. Powell, avec présentation d’une
communication intitulée : « Guerrier spartiate et guerrier celtique ».

Colloque « Anthropologie du monde indo-européen et culture matérielle »,
22-24 septembre 2004, Santiago de Compostelle, avec présentation d’une
communication intitulée : « Sucellus et le vin ».

Dix-septièmes Journées belge d’études celtiques et comparatives, « Images
des mythes », Bruxelles, 4 février 2005, sous la direction de Cl. Sterckx,
avec présentation d’une communication intitulée « Mitre et Varuna chez
Geoffrey de Monmouth ».

e colloque « Mythologie comparée indo-européenne et idéologie VI
trifonctionnelle : bilans, perspectives et nouveaux domaines », organisé par
Fr. Delpech, B. Sergent et M.V. García Quintela, Madrid, Casa Velázquez,
27-28 novembre 2006, avec présentation d’une communication intitulée :
« La tripartition fonctionnelle dans les cités grecques ».

Vingtièmes Journées belges d’études celtologiques et comparatives, « D’un
bout à l’autre de l’espace et du temps », Bruxelles, 10 février 2007,
organisées par Cl. Sterckx, avec présentation d’une communication
intitulée : « Franco-hellenica I ».

e colloque Collège de France ‒ Société Asiatique ‒ CNRS (UMR 7192) 4
« La fête au palais : banquet, musique et parures », 29-30 mai 2007, organisé
par J.-M. Durand, P.-S. Filliozat et D. Charpin, avec présentation d’une
communication intitulée : « Le banquet et les esprits menaçants ».

Colloque « Miti mediterranei », Palerme, 5-6 octobre 2007, avec
présentation d’une communication intitulée : « Il toro e la dea ».

Vingt-et-unièmes Journées belges d’études celtiques, « Sons, mots et images
de la tradition », 6 février 2008, Bruxelles, organisées par Cl. Sterckx, avec unication intitulée : « Tara et Onkhestos ».

Colloque « Le conflit et sa résolution », Université Montpellier III ‒
PaulValéry, 13-14 mars 2008, organisé par P. Sauzeau, avec présentation d’une
communication intitulée : « La femme épique, pivot du conflit ».

Rencontre celtologique de l’université de Rennes, 14 avril 2008, organisée
par H. Lebihan, avec présentation d’une communication intitulée : « Les
quatre fêtes irlandaises en Gaule ».

Session de formation de mythologie française, Iravals (La Tour de Carol,
Pyrénées orientales), 22-25 mai 2008, avec présentation de deux conférences
intitulées : « Qu’est-ce que la mythologie française ? » et « Toponymie et
mythologie ».
60
Bibliographie de Bernard Sergent
Journée d’études « Les Celtes au Proche-Orient », 12 juin 2008, organisée
par Fr. Delpech et B. Sergent, avec présentation d’une communication
intitulée : « Nouveaux documents sur les Celtes anatoliens antérieurs aux
Galates ».

Congrès de mythologie française, à Borzée, Belgique, 24-27 août 2008, avec
présentation d’une communication intitulée : « Jean de l’ours était-il un
chasseur ? ».

e Conférence au Groupe Île-de-France de mythologie française, Mairie du IX
arrondissement de Paris, 5 mars 2009, avec présentation d’une
communication intitulée : « Saint Marcel et le castor ».

Colloque « Routes et parcours mythiques : des textes à l’archéologie »,
1921 mars 2009, organisé à l’Université de Louvain-la-Neuve par A. Meurant,
avec présentation d’une communication intitulée : « De quelques modalités
de la disjonction ».

Conférences à la mairie de Rennes, 11 mai 2009 : « Les dragons
indoeuropéens » et, avec Cl. Sterckx, « Combattre le dragon, les racines
occidentales du thème ».

Conférence illustrée à Livry-Gargan, 29 avril 2009, ayant pour sujet : « La
première BD ».

Deux conférence à la Mairie de Rennes, 11 mai 2009, ayant pour sujet
l’une : « Les dragons indo-européens » et l’autre (avec Cl. Sterckx),
« Combattre le dragon, les racines occidentales du thème ».

Congrès de mythologie française, à Plésidy (Côte-d’Armor), 24-27 août
2009, avec présentation d’une communication intitulée : « Jean de l’ours
a-til fréquenté le monde des morts ? ».

Colloque sur « La royauté », 12 novembre 2009, organisé par M. Mazoyer et
P. Guelpa à l’Université de Lille 3 ‒ Charles de Gaulle, à Villeneuve d’Asq,
avec présentation d’une communication intitulée : « Un rituel carinthien
d’origine celtique ».

Vingt-troisièmes Journées belges d’études celtiques et comparatives,
« Moments et lieux significatifs », Bruxelles, 6 février 2010, sous la
direction de Cl. Sterckx, avec présentation d’une communication intitulée
« Lughaidh Riaibhdhearg et le yupa ».

Colloque « La fondation dans les langues indo-européennes : religion, droit
et linguistique », ENS, 45 rue d’Ulm, 752005 Paris, 5 mars 2011, organisé
par Ch. Guittard, M. Fruyt, D. Briquel et M. Mazoyer, avec présentation
d’une communication intitulée : « Les animaux-guides et leurs relations avec
les villes fondées, dans la mythologie grecque ».
61
A. Marchand
11. Internationalen Workshops Fontes Epigraphici Religionum Celticarum
Antiquarum. « Keltische Götternamen als individuelle Option ? », organisé
par W. Spickermann, Université d’Erfurt, 19-21 mai 2011, avec présentation
d’une communication intitulée : « Les dieux celtiques et les autres dieux
indo-européens ».

Colloque « Le ciel dans tous ses états », Institut de Proche-Orient du Collège
de France, Société Asiatique, UMR 7192, Collège de France, amphithéâtre
Marguerite de Navarre, 27-28 juin 2011, avec présentation d’une
communication intitulée : « Astronomie grecque et indienne ».

Vingt-quatrièmes Journées belges d’études celtiques et comparatives,
« Destin et migrations », Bruxelles, 26 novembre 2011, sous la direction de
Cl. Sterckx, avec présentation d’une communication intitulée « Leukothea et
Aranrhod ».

Congrès de mythologie française, à Plaine (Bas-Rhin), 26-28 août 2010,
avec présentation d’une communication intitulée « De quelques ordalies
e e et XX siècles ». pratiquées à la naissance, de l’antiquité aux XIX

e anniversaire de l’AUF à Montréal (Canada), 23-Colloque en marge du 50
24 septembre 2011, avec présentation d’une communication intitulée : « La
science en français : état des lieux et projets ».

Colloque « Mémoire culturelle et transmission des légendes », organisé par
la Société d’Études eurasiatiques, la Société de mythologie française et le
groupe Île-de-France de mythologie, les 19-20 avril 2012, Musée du quai
Branly, avec présentation d’une communication intitulée : « Les épreuves
initiatiques du bébé dans l’Antiquité et dans les temps modernes ».

Association Basilis : Ethnologie, Préhistoire Mythologie, Paris, 14 novembre
2013, avec présentation d’une communication intitulée « Druides et
brahmanes ».

e Congrès de la Société de Mythologie Française, à Bourg-de-Péage 37
(Drôme), 19 août 2014, avec présentation d’une communication
intitulée « Ébauche d’une mythologie indo-européenne des montagnes ».

Colloque « Joie et bonheur dans l’antiquité », Maison de l’Archéologie et de
l’Ethnologie René Ginouvès, Université de Paris-Ouest-Nanterre, 3 avril
2015, organisé par M. Mazoyer, avec présentation d’une communication
intitulée : « Les fêtes bipolaires ».

14. Internationalen Workshops Fontes Epigraphici Religionum Celticarum
Antiquarum, à l’université de Trèves, 12-13 octobre 2015, avec présentation
d’une communication intitulée : « Les adorateurs de Sucellus »

62
Bibliographie de Bernard Sergent
e38 Congrès de la Société de Mythologie Française, à Vernon (Eure), 30 août
2015, avec présentation d’une communication intitulée « Le drapeau et la
sainte ».

e, 11 Journée celtologique à la Mission bretonne, 22, rue Delambre, Paris, VI
octobre 2015 : « Druides et brahmanes ».

Vingt-huitièmes Journées belges d’études celtologiques et comparatives,
« Dieux et héros humiliés », Bruxelles, 21 novembre 2015, organisées par
Chr. Rose, avec présentation d’une communication intitulée : « Tanaquil et
Satana ».

e arrondissement, Paris, dans le cadre des Conférence à la Mairie du IX
conférences du Groupe Île-de-France de Mythologie, 25 novembre ayant
pour sujet : « Les Parisii ».


Cours universitaires

Cours aux agrégatifs d’histoire, ENS de Fontenay-aux-Roses, 10 novembre
1992, intitulé : « Rites et mythes initiatiques en Grèce ancienne ».

Conférence au Séminaire de P. Vidal-Naquet, 14 novembre 1993, Paris
VIIJussieu, intitulée : « Atlantide et mythologie ».

Cours aux agrégatifs d’histoire à l’ENS de Fontenay-aux-Roses, 7 mars
1994, intitulée : « Les populations pré-romaines d’Italie ».

Cours aux agrégatifs d’histoire Paris VII-Jussieu, au cours de X. Vallat, 3
mars 1994, sur le même sujet.

Exposé à l’Université catholique de l’Ouest, Angers, 13 mars 1995, intitulé :
« Le temps indo-européen ».

Séminaire à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, 2008, en
alternance avec Fr. Delpech intitulé : « La mythologie comparée
indoeuropéenne ».


Vulgarisation de la connaissance

e e et 3 du CES de Monmagny, dans le cadre des Cours à des élèves de 4
accords entre le CNRS et l’Éducation Nationale pour la diffusion de la
recherche, le 26 février 1996 : « L’anglais dans le cadre des langues
indoeuropéennes ».

63
A. Marchand
Participation à une émission télévisée sur la Cinquième chaîne, dans la série
« Allo la Terre », sur la mythologie du feu. Réalisateur J. Réal. (Plusieurs
diffusions).

Participation à une émission télévisée sur la Cinquième chaîne, dans la série
« Allo la Terre », sur la mythologie du vent. Réalisateur L. Chevallier.
(Plusieurs diffusions).

Interview (diffusée les 11 et 18 juin 1996) sur l’ouvrage Les Indo-Européens
par G. Brami, dans le cadre de l'émission « L’histoire au prisme de la
Torah », sur Radio-Judaïca.

Table ronde au Forum des langues, « Multilinguisme et diversité culturelle »,
Alençon (61), Halle au Blé, 17 novembre 2001, organisé par M. Mariette,
avec une intervention sur le grec et le latin.

Table ronde « Veut-on encore enseigner les lettres ? », 23 novembre 2001,
Université de Pau, organisée par J.-G. Lapacherie, avec une intervention sur
le grec ancien.

Exposé au Parc National du Mercantour devant les accompagnateurs de
montagne agréés Merveilles, 28 novembre 2001, intitulé « Les dieux du
tonnerre celtique ».

Conférence à Toulouse, 4 février 2002, intitulée « Les sexualités de
l’Antiquité ».

Conférence pour Ombres blanches et Éloge de la Créolité, 7 février 2002,
Paris, organisée par P. Chamoiseau et R. Confiant et intitulée
« L’homosexualité en Grèce ancienne ».

Conférence pour la Médiathèque Départementale du Nord, le 17 mai 2004 à
Vieux-Berquin, le 25 mai à Baisieux et le 2 juin à Ors et intitulée « Sept
péchés capitaux ».

Conférence pour Lire en Fête, Bernay, 27300, 15 octobre 2005, intitulée
« La mythologie des plantes ».

Émission « Les chemins de la connaissance », sur France-Culture, le 18 avril
2006 sur le thème : « Les dragons dans le domaine indo-européen ».

Conférence à l’Institut catholique de Paris, 9 juin 2006, intitulée
« L’Atlantide et la mythologie grecque ».

Émission « Les chemins de la connaissance », sur France-Culture, 2 mars
2007, sur le thème : « Les mythes platoniciens ».

64
Bibliographie de Bernard Sergent
erÉmission « Les chemins de la connaissance », sur France-Culture, 1
septembre 2007, sur le thème « La mère du blé ».

Émission « Les chemins de la connaissance », sur France-Culture, 3
septembre 2007 avec J. Munier, sur le Guide de mythologie française.

Conférences pour l’association « Clio », Paris, Maison des Mines (rue
SaintJacques, 75005 Paris) :

le 12 novembre 2007 : « Les Indo-Européens : aspects linguistiques,
archéologiques, mythologiques et religieux » ;

le 19 novembre 2007 : « L’aspect linguistique » ;

le 19 novembre 2007, « L’aspect historique et archéologique » ;

le 26 novembre 2007 : « Les dieux » ;

le 3 décembre 2007 : « Les grands mythes ».


Cycle « Les mythologie » pour l’Université Inter-Âge de la ville de
Versailles :

le 27 janvier 2009 : « La mythologie celtique » ;

le 10 mars 2009 : « La religion védique » ;

le 5 mai 2009 « Mythologies amérindiennes ».

Conférence organisée par le Groupe Île-de-France de mythologie française à
e arrondissement de Paris, 9 mars 2009 et intitulée : « Saint la Mairie du 9
Marcel et le Dragon de la Bièvre ».

Conférence à la Mairie de Livry-Gargan, 93, 17 mai 2009, intitulée
« Céramique et mythes grecs ».


Cycle : L’art ancien, reflet des mythologies du monde, Université du temps
libre, Essonne :

le 4 décembre 2014 : « Dieux, peintures et monuments de l’Égypte
pharaonique » ;

le 18 décembre : « Héros et dieux dans l’art mésopotamien » ;

le 8 janvier 2015 : « Mythes et dieux de l’Anatolie ancienne » ;

65
A. Marchand
le 22 janvier 2015 : « L’art grec : ses héros, ses mythes, ses divinités » ;

le 29 janvier 2015 : « L’art indien : partout des dieux ! »

le 29 mars 2015 : « Art et religion chez les Aztèques et les Maya ».







































66

SOME VERBAL RAPPROCHEMENTS BETWEEN
THE MAH ĀBH ĀRATA AND THE ODYSSEY


NICK J. ALLEN
(UNIVERSITY OF OXFORD)


Mainstream Indo-European philology necessarily underlies the
IndoEuropean cultural comparativism to which our honorand has contributed so
1vigorously and so copiously. But the gap separating language from other
cultural phenomena can be approached from either end. Those who have
been trained in IE philology usually favour starting from language and
extending their reconstructions of starred forms from the morpheme and
lexeme to the poetic formula and thence into the world of ideas and values.
This is the approach taken by the Indo-Germanische Dichtersprache
tradition, which has developed from Adalbert Kuhn via Rüdiger Schmitt to
Calvert Watkins and many others.

The other approach starts from the postulate that the concept of a
protolanguage justifies the hypothesis of a proto-culture or proto-ideology; so in
the first instance it looks for evidence of shared heritage in material such as
narratives and rituals. The obvious name associated with the second
approach is Georges Dumézil. Adherents of the Dumézilian approach
certainly need not reject etymology – for instance, Dumézil himself uses it to
2good effect when comparing Sanskrit Mādhavi to Old Irish Medb. However
they are alive to the limitations of etymology, and generally look for
comparisons based solely on thematic similarities, especially ones that apply
to sets or structures rather than to individual items. Such similarities can bear
simply on what the texts say (on the signified or signifié), and do not need
the support of how it is said (the signifiers or signifiant). The second
approach is apt to be criticised as « unscientific » by the first. « The problem
with the concept of similarity is that it is rather subjective », says
3Matasović, before launching into a criticism of Dumézil from the viewpoint
of Popperian philosophy of science.


1( ) I would like to thank Bernard Sergent particularly for the encouragement and
material help he provided when, as a former Himalayan ethnographer, I first tried to
find my way into Indo-European studies.
2( ) G. DUMÉZIL, Mythe et épopée II. Types épiques indo-européens: un héros, un
3sorcier, un roi, Paris, 1982 , p. 327-330 (Bibliothèque des sciences humaines).
3( ) R. MATASOVIĆ, A Theory of Textual Reconstruction in Indo-European
Linguistics, Frankfurt, 1996, p. 62 (Schriften über Sprachen und Texte, 2).
67
Nick J. Allen
Without engaging with the philosophical issue of falsifiability, the present
paper tries to bridge the gap between the two approaches in an empirical
manner. Despite a common assumption that the Mah ābh ārata (Mbh)
originated in India and the Homeric epics in Greece, a good deal of evidence
now suggests that both epic traditions descend from a body of early
IndoEuropean narrative which, begging numerous questions, can conveniently
(but provisionally) be called « the proto-narrative ». The evidence consists
primarily of similarities between particular passages in the two texts. The
similarities or rapprochements can be of a whole range of types (a typology
might be interesting), and can be situated at any point along a macro-micro
scale. At the one end are comparisons bearing on the epic tradition as a
whole or on large stretches of it, such as books or groups of books. At the
other are comparisons of tiny details, such as may fit within a single shloka
or line. The aim here is to start from previously published mid-scale
comparisons but to shift the focus towards micro-rapprochements. The
direction taken by the argument thus reverses the classical philologist’s
movement from smaller unit to larger – from starred form of a word to
starred poetic formula. It works instead from larger to smaller, whether the
smaller unit is a sentence, phrase or word.

Anyone who attempts mid-scale rapprochements, having the Sanskrit text
on one side of the desk, the Greek on the other, is likely to come across
similarities of wording, and may decide to include them alongside the other
simamong the arguments for common origin (as does
4G. Andrianne ). I have done this previously, and part of my aim here is to do
it more consistently; but bridging the gap between the two approaches is a
more important aim.


Ulūpī/Circe: « I know… »

In Mbh 1,205-213, Arjuna leaves his wife Draupadī at home and visits the
5four cardinal points in clockwise sequence. At each of them he encounters
females or their metamorphoses, the first encounter being with Ulūpī. In the
Odyssey, in the second half of his return journey from Troy, Odysseus, who
many years earlier left his wife Penelope at home, visits four locations
associated with females, the first of whom is Circe. Although the Greek
episode is longer and more complicated, broadly speaking the Ulūpī and

4( ) G. ANDRIANNE, « Tendre l’arc: comparaisons entre le R ām āya ṇa et
l’Odyssée », in ArOr, t. 81, 2013, p. 307-319.
5( ) I cite the Poona Critical Edition and for translations often draw on VAN
BUITENEN and GANGULI. For the Greek, I use the Loeb and other translations, as
well as the standard English commentaries (edited by S. WEST and G.S. KIRK).
68
Verbal Rapprochements
Circe encounters correspond. To complement the rapprochements already
6published, I focus here on one part of each episode, namely a speech
addressed by the female to the hero.

In the northern quarter, the snake-princess Ulūpī takes Arjuna to her home
beneath the waters of the Ganges. He opens the dialogue with questions. She
responds, requesting him to make love. He is doubtful. Now comes Ulūpī’s
longest speech – the final one attributed to her in this episode (1,206.24-32).
She explains how the hero can reconcile his religious duty of chastity with
her sexual desire. He follows her advice.

In Aeaea, Odysseus makes his way to the home of the goddess Circe.
Having overcome her hostile magic, he goes to fetch the comrades he left at
the boat, while Circe releases those she bewitched. When the two groups are
reunited, they weep with emotion. Now comes the relevant speech by Circe
(10,456-465). Though aware of their past sufferings, she wants them to cheer
up and enjoy the feast she has prepared for them. They do so, and the whole
group settles down to a year of enjoyment. When the Greeks wish to leave
Aeaea, Circe speaks again with Odysseus, both before and after the trip to
Hades, but the speech studied here is the last one before the year of feasting.

Ulūpī opens thus:

j ān āmy aha ṃ p āṇḍaveya yath ā carasi medin īm
7yath ā ca te brahmacaryam idam ādi ṣṭav ān guru ḥ.

8Standing near Odysseus, Circe first tells everyone to stop weeping. This
negative imperative lacks a parallel in the Sanskrit (though it would be easy
enough to invent one – e.g. « Arjuna, stop being so scrupulous/indecisive »).
But she continues:

μηκέτι νῦν θαλερὸν γόον ὄρνυτε: οἶδα καὶ αὐτὴ
ἠμὲν ὅσ’ ἐν πόντῳ πάθετ’ ἄλγεα ἰχθυόεντι,
9ἠδ’ ὅσ’ ἀνάρσιοι ἄνδρες ἐδηλήσαντ’ ἐπὶ χέρσου.

6( ) N.J. ALLEN, « The Hero’s Five Relationships: a Proto-Indo-European Story »,
in J. LESLIE [Ed], Myth and Myth-making: Continuous Evolution in Indian
Tradition, London, 1996, p. 1-20.
7( ) 1,206.24: « I know, Pāṇḍava, how you are roaming the earth and how your
guru [Yudhiṣṭhira] has ordered you to a hermit’s life ».
8 nd( ) In some texts Circe opens by addressing Odysseus, but the 2 person verbs
she uses are all plural.
9( ) 10.457-9: « […] I myself well know both what tribulations you have endured
on the teeming sea and what injustices have been done you by barbarous men on dry
land ».
69
Nick J. Allen
stSo both females use the 1 singular present « I know », placing it
emphatically at the start of the clause and reinforcing it, either with the first
person pronoun (not grammatically necessary) or with « even myself ». Both
know two things, and the duality is emphasized by repetitions: yath ā […]
yath ā ca and ἠμὲν ὅσα [...] ἠδ’ ὅσα. The Sanskrit expressions open
successive p ādas (eight-syllable units) and the Greek ones open successive
lines. The former contain the relative adverb yath ā « how, in what manner »,
the latter the relative adjective ὅσος « how much, how many ». The first
thing known to both females concerns their interlocutor’s journey, even
though Arjuna is travelling on land and the Greeks have suffered at sea. Both
ndverbs are naturally 2 person, respectively singular and plural. The second
rdthing the females know concerns a third party, so the verbs are 3 person
singular and plural. The actions of the third party relate both backwards to
the first piece of knowledge and forward to the female’s objective. Thus
Yudhiṣṭhira (albeit reluctantly) ratified Arjuna’s journey, and the barbarous
figures (such as Polyphemus and the Laestrygonians) inflicted the Greeks’
sufferings. As regards the future, Ulūpī will argue that the rule of chastity
(whose imposition she attributes to Yudhiṣṭhira) should not apply to her.
Circe implicitly contrasts the mistreatment suffered in the past with the
hospitality she is about to provide (as she does again in the last line of her
10speech).

Of the various imperatives in both speeches I comment only on bhakt ām
bhajasva māṃ (29) « love me who love you » and ἐσθίετε βρώμην καὶ
πίνετε οἶνον (460) « eat food and drink wine ». The verbs are linked
particularly closely to their objects, whether by etymology and semantics
(bhaj- « enjoy, adore »), or simply by semantics (food is the default object of
« to eat »).


Subhadrā/Nausicaa: the first encounter

If Ulūpī parallels Circe in the first location, Subhadrā parallels Nausicaa
in the fourth. The following comparison bears on the first encounter of the
hero with this female, or more precisely on the first speech made by the hero
about her or to her. Arjuna is strolling round a festival with his friend
Krishna when he sees Subhadrā (there is no mention of her seeing him). It is
love at first sight. Krishna notices, and explains who she is: she is immediate

10( ) Ulūpī’s argument may be trifunctional. She focuses first on the brothers’
covenant (samaya 206.25-6) and on a point of law (dharma-artham 26); secondly on
Arjuna’s duty to protect her (paritrāṇa ṃ 27, twice), given that she contemplates
suicide (m ṛta ṃ m ām 29); finally on her own sexual desire (abhik ām ā 32). However
the separation of the three themes is not so sharp as to give one total confidence in
reading them as F1-2-3, and the F2 reading of the second element is debatable.
70
Verbal Rapprochements
sister of himself and his brother Sāraṇa. If Arjuna would like it, he will
speak to his father (Vasudeva). Arjuna replies enthusiastically, and the
match eventually takes place.

Odysseus, exhausted and starving, has survived his first night in Scheria.
Woken by the sound of Nausicaa and her friends, he wonders how best to
approach them. Standing at a respectful distance, he addresses Nausicaa with
a substantial speech (6.149-185). Wondering who she is, he compliments her
on her beauty. She is persuaded to help him, and all goes so well that the
possibility of a marriage is later raised by her father Alcinous, though it is
not taken up.

The gist of Arjuna’s brief speech is as follows (1,211.18-20):

« The daughter of Vasudeva and the sister of Krishna, and perfect in beauty
– anyone would be fascinated. Surely I would have achieved every blessing
if I could have your sister as my wife. How can I win her? I’ll do everything
humanly possible ».

Odysseus’ speech is much longer. He starts by speculating that Nausicaa
may be a goddess such as Artemis, but after four lines changes to treating
her as a mortal. My summary starts at this point.

« If that is what you are, thrice blessed (are) your father and your lady
mother, thrice blessed your brothers. They must be delighted when they
watch someone so attractive entering the dance. But most blessed of all
would be whoever it is that becomes your husband. Just to see you amazes
me. But I need help. As for you, may you have a husband with whom to
share a happy marriage ».

So both speeches contain at or near the start references to the maiden’s
relatives. Let us look more closely at these relationships:

duhit ā vasudevasya, v āsudevasya ca svas ā (18ab)

τρὶς μάκαρες μὲν σοί γε πατὴρ καὶ πότνια μήτηρ,
τρὶς μάκαρες δὲ κασίγνητοι (154-5).

The similarities are disguised in several ways. (i) A relationship always
has two poles – ego and alter in anthropological parlance, and in the Sanskrit
Vasudeva is ego, the maiden is alter, so the text mentions his daughter. In
the Greek the maiden is ego, so the text refers to her father. But both texts
open with the father-daughter relationship, before proceeding to the
brothersister relationship. (ii) Arjuna puts the maiden in the nominative, her
relatives in the genitive, just as Krishna had when identifying her in 17ab.
71
Nick J. Allen
Odysseus, who is opening not continuing a conversation, puts the relatives in
the nominative. (iii) Between the father and brother the Greek mentions the
mother while the Sanskrit does not. But when Krishna mentions the maiden
as the « immediate » sister of himself and Sāraṇa, the adjective (sahodara
17b) means « (born) of the same womb » (udara « belly, womb »), so the
mother is implicitly present in the conversation. (iv) Arjuna knows the
names of the relatives, while Odysseus naturally does not – when he refers to
11Nausicaa’s brothers he can only be guessing at their existence.

In both cases the parallelism between the first two types of relationship is
expressed by repetitions (obvious, albeit chiastic, in 18ab; the line-opening
τρὶς μάκαρες in 154-5). The two juxtaposed types of blood relationship,
closely linked with each other, are separated by a gap from the third type, the
marital relationship, whose link with the initial pair is less close. Let us for a
moment skip over the gap (18cd, 155-7, which comments on the maiden’s
beauty), and come to the husband-wife relationship:

k ṛtam eva tu kaly āna ṃ sarvam mama bhaved dhruvam
yadi sy ān mama v ār ṣṇey ī mahi ṣī […] (19)

κεῖνος δ’ αὖ περὶ κῆρι μακάρτατος ἔξοχον ἄλλων,
12ὅς κέ σ’ ἐέδνοισι βρίσας οἶκόνδ’ ἀγάγηται (158-9).

After the gap the topic of relatives is reintroduced with a mild adversative
(tu, δʼ αὖ). The Greek, with the longer gap, bridges it effectively by reusing
μάκαρ « blessed », but now in the superlative. As before, Arjuna expresses
this third relationship by focussing on the maiden, potentially his queen
(mahiṣī), while Odysseus focusses on the potential husband (κεῖνος […] ὅς
« that man […] who »).

In both cases the third relationship is mentioned in a couplet containing a
main clause referring to the enviable situation of a male, followed by a
subordinate clause stating the circumstances, involving the female, under
13which that situation would be attained. From this point of view yadi « if »,
opening the second half-shloka, parallels the ὅς « who » opening the second

11( ) The reader or listener knows the maiden’s name (e.g. from 1,90.85 and 6.17),
but neither hero is explicitly told of it in the present episode. Such « negative
similarities » are sometimes worth noting.
12( ) « But again that man (will be) most blessed in his heart, above all others,
who, prevailing with his wedding gifts, can take you to his home ».
13( ) The Sanskrit main clause can be translated in different ways, but with little
impact on the rapprochement. « If […], truly may I win prosperity in everything »
(GANGULI). « Surely I must have done all good things, if […] » (VAN BUITENEN).
The potential husband appears again at the end of Odysseus’ speech.
72
Verbal Rapprochements
line. Arjuna can infer from Krishna’s remarks that Subhadrā is still
unmarried, and Odysseus assumes that the same applies to Nausicaa. So in
both cases the marital relationship exists only as a future possibility, whence
the optative bhavet « would be » and the subjunctive ἀγάγηται.

The praise for the maiden that occupies the gap between blood relatives
and husband is formulated in different ways, but both refer to the state of
mind of viewers. Who would the beautiful Subhadrā fail to fascinate
(moh āyet, related to moha « infatuation »)? Surely the heart of the Greek
blood relatives must be warmed by the sight of their Nausicaa entering a
dance.

In his third and final shloka, Arjuna turns to practicalities, and asks
Krishna what he should do next (brav īhi « tell me »). Odysseus does the
same in 178-9: « Show me (the route to) the city, and give me a rag to
wear », (he is naked). Unsurprisingly both use second singular imperatives,
but both complete their request with a conditional clause: « (I’ll do it) if it is
possible » // (give it me) « if you brought with you some cloth to wrap the
clothes ».


Śiva/River God receives a prayer

In Mbh book 1, Arjuna’s transit from the third location (the South) to the
fourth (West) is uneventful, except insofar as he backtracks and travels via
his second location (East), thus avoiding the inauspicious south-west. In
contrast, Odysseus’ transit in book 5 from his third location to his fourth,
from Ogygia to Scheria, is packed with excitement, and presents many
14similarities with Arjuna’s transit from Dvaita Forest to Heaven in book 3.
The best explanation is that Greek tradition has run together two journeys
that were separate in the proto-narrative.

Both in India and Greece the travelling hero undergoes an ordeal. Arjuna
travels to the Himalayas, where he performs severe austerities with a view to
attracting Śiva. The god descends in the form of a hunter, picks a fight with
the hero, and reduces him to an unconscious ball of flesh. Odysseus’ voyage
to Scheria is interrupted when Poseidon sees him and wrecks his raft. Aided
by the headdress of the goddess Ino, he swims along the coastal cliffs of
Scheria. After being thrown against a jagged rock he at last comes to a river
mouth that is a possible landing place. He emerges from the sea and
collapses.

14( ) N.J. ALLEN, « Homer’s Simile, Vyasa’s Story », in Journal of Mediterranean
Studies, t. 6 (2), 1996, p. 206-218; ID., « The Indo-European prehistory of yoga », in
International Journal of Hindu Studies, t. 2, 1998, p. 1-20.
73
Nick J. Allen
At or near the end of their ordeal both heroes pray to a god, and both
prayers are answered. In the Himalayas, Arjuna recovers consciousness and
makes an offering to Śiva – the garland he offers on an improvised altar
appears on the god’s head. Śiva congratulates Arjuna and allows him a
vision of his real divine form, as distinct from his disguise as a hunter.
Arjuna now kneels and prays forgiveness for fighting the god, whom he had
not recognised. Smiling, Śiva forgives him, heals his wounds, and gives him
weapons that he will need later (3,40.50-3,41.26; the offering is in 171*, a
passage omitted from the Critical Edition).

On seeing the mouth of the river, Odysseus, still swimming, prays to the
river god, asking to be pitied and, by implication, helped. The god checks his
current and facilitates the landing. On shore, Odysseus falls down, half
swooning (5.441-463). When he revives, he returns Ino’s headdress. The
similarity between the passages is disguised by the differing order:

Sanskrit: ordeal, collapse, offering, prayer, god’s response ;

Greek: ordeal, prayer, response, collapse, ‘offering’ (of headdress).

Nevertheless, as well as covering the same themes, the two passages share a
number of details:

1. Vision. Being granted a supernatural power of seeing (cak ṣus 3,40.54), in
15the next shloka Arjuna does indeed see the god (dadar śa). While
swimming Odysseus scans the shoreline (ὁρώμενος 5.439), but more
significantly, the end of his ordeal approaches when he knows or recognises
the outflowing river as a god (ἔγνω 444, from γιγνώσκω).

2. Knees and head. Kneeling on the ground (sa j ānubhyāṃ mah īṃ gatv ā),
Arjuna makes a prostration with his head (pra ṇipatya ca śiras ā 56ab).
Odysseus cannot kneel while swimming but immediately he lands he
« bends his two knees » (ὁ δ' ἄρ’ ἄμφω γούνατ’ ἔκαμψε 453), in other words
lets them sink to the ground, while sea water gushes from his mouth and
nostrils. Moreover, immediately he leaves the river edge he sinks down
(ὑπεκλίνθη) in some reeds and kisses the grain-giving earth. The sinking
down is virtually a doublet for the earlier bending of knees, while kissing the

15( ) More on Arjuna’s « seeing » in 3 below. English « see » is too colourless to
capture the connotations of dar śana. To a contemporary Hindu the dar śan is often
the central event of a visit to a temple. It may be relevant to this motif that Arjuna
twice addresses the god by alluding to the myth in which Śiva blinds the god Bhaga
(bhaga-netra-nip ātana 40.57b, bhaga-netra-han 41.12b – netra « eyes »).
74
Verbal Rapprochements
earth parallels Arjuna’s prostration of his head (mah īṃ // ἄρουραν « earth »).
16 17The words for « knees » are cognate (*ĝónu ).

3. Arrival and motive. Both heroes tell the god why they are in their current
predicament. Arjuna says « I have come to this great mountain because I
wanted to see you. » Odysseus says: « I have come to you to escape the sea
stand the angry threats of Poseidon ». The parallels are between the 1 person
verbs pr āpto ‘smi (58b) and ἱκάνω, (445) referring to the hero’s arrival, and
the nominative adjectival expressions of his motive, dar śana- ākāṅk ṣin
« sight-desiring » and the participle φεύγων « fleeing ».

4. Hero’s ignorance. Had Arjuna known that the huntsman was Śiva,
presumably he would not have fought him – he claims to have fought out of
ignorance (a-jñ ān āt 60a, « not-knowing », jñ ā- being cognate with the ἔγνω
discussed in 1 above). Odysseus naturally does not know the identity of a
river god in an island he has never visited, and he opens his prayer with
« Hear me, O King, whoever you are » (ὅτις ἐσσί 445). The relative clause is
an expression of ignorance.

5. Deity’s attributes. Arjuna naturally knows a lot about Śiva and addresses
him with various of his epithets and names. Though Bhagavat appears three
times, a more interesting name is Śaṃkara since it is the final word in the
first and last of the four shlokas. Odysseus twice addresses the unknown god
as ἄναξ « lord, king », and he does so in the first and last of his six lines.
Among the various epithets applied to Śiva is sarva-bh ūta-namask ṛta (59b)
« by all beings worshipped », while the only epithet applied to the river god
is πολύλλιστος (445), literally « much prayed-to » (interpreted by the
commentary as « most welcome »). Both compounds have a quantifier
(sarva « all », πολύς « many ») preceding a past participle passive. Though
the Sanskrit is in the vocative, the Greek in the accusative, and though the
storder of the clause is different, both are linked syntactically with a 1
ndsingular verb and 2 singular accusative pronoun (tvam // σε):

pras ādaye tv āṃ Bhagavan sarva-bh ūta-namask ṛta // πολύλλιστον δέ σ’
ἱκάνω


16( ) J.P. MALLORY-D.Q. ADAMS, The Oxford Introduction to
Proto-IndoEuropean and the Proto-Indo-European World, Oxford, 2006, 731 p. (Oxford
Linguistics).
17( ) In addition, Odysseus says in his prayer that he has come to the god’s stream
and to his knees (σόν τε ῥόον σά τε γούνατα 449). But since these knees are the
god’s not the hero’s, and since they come in the prayer rather than before or after it,
they may not be relevant.
75
Nick J. Allen
6. Ordeal. In one shloka or line of the prayer both heroes allude to what they
have experienced before arriving in the presence of the deity. When Arjuna
describes the god’s mountain as the « superb abode of ascetics » (t
āpasaālayam uttamam 58d) the first element covers his own tapas « asceticism »,
which took place on the mountain. The ordeal of Odysseus differs in having
been involuntary, but is alluded to both in the reference to Poseidon’s threats
and in the phrase πολλὰ μογήσας (449), « having suffered much » or « after
many toils ».

7. Shelter. Two passages in the Sanskrit allude to Śiva as offering shelter or
protection ( śara ṇam). Firstly, in 171*, Arjuna remains unconscious for a
short while after his fight, then recovers consciousness and stands up, despite
being covered in blood and worried. Seeking protection from the god who
affords it ( śara ṇyam), he improvises his altar. Secondly, in his prayer Arjuna
urges the god to forgive a suppliant who seeks his protection. When
Odysseus reaches the mouth of the river, he recognises that it offers shelter,
i.e. protection (σκέπας 443) from the wind. The wind is a physical or
naturalistic hazard, while offending a god is a spiritual one; but gods can
protect against both. Since it precedes the prayer, the first Sanskrit passage
provides the better parallel for the Greek.

8. Revival. Arjuna’s recovery of consciousness (sacet āḥ punar utthita ḥ
171*) parallels what happens to Odysseus after his knees bend and he
collapses almost unconscious: « he revives, and rallies the spirit in his
breast » (ἄμπνυτο καὶ ἐς φρένα θυμὸς ἀγέρθη). The phrases seem to share a
certain dualism. The participle from ut-th ā- « up-stand » refers to a physical
act, while sa-cet āḥ « with-consciousness » refers to a state of mind. The
Greek phrase, with its two verbs, is more clearly dualistic. Literally at least,
the first verb (from ἀνα-πνέω « breath again, recover ») refers to a physical
act, while the second phrase refers to the hero’s θυμός, his « mind » or
« breath-soul ».

9. Framing of prayer. As we saw in 5 above, the first and last shlokas of
Arjuna’s prayer address Śiva under the name Śaṃkara, while the first and
last lines of the Greek prayer address the river god as ἄναξ. In each of the
ndfour cases the vocative accompanies a 2 singular imperative or the
equivalent. In the Sanskrit, k ṣantum arhasi (57d) « you ought to forgive,
please deign to pardon » is a softened imperative, balanced in 60 by the
straight imperative k ṣamasva « forgive ». The Greek opening, κλῦθι, ἄναξ,
« Hear, O King », is balanced at the end by ἀλλ' ἐλέαιρε, ἄναξ « But pity
(me), O King ». These are the only imperatives in either prayer.




76
Verbal Rapprochements
Vargā /crew, Jaratkāru/Odysseus

This section is placed last because it is the most complex of my
comparisons, involving more than one passage from each tradition. In his
third location, the southern quarter, Arjuna enters a lake and drags out of it a
crocodile, which turns into a nymph or apsaras. In effect he rescues her (and
subsequently her four friends) from the subhuman condition that has been
imposed on them as a punishment. My second Sanskrit narrative occurs in
the frame story of the epic. A brahmin sage called Jaratkāru happens across
his ancestors who are suspended perilously above an abyss. Following their
entreaties, he saves them by begetting a son. Jaratkāru’s story is told in two
versions, shorter and longer. The two Sanskrit stories are linked in two ways:
the ancestors’ suffering, due to the asceticism of Jaratkāru, parallels the
nymphs’ degradation, due to the curse of a particularly ascetic brahmin
(1,208.21); and both groups of sufferers are somehow rescued or redeemed.

After leaving Circe, Odysseus passes through the Straits where he
encounters several dangerous females – the Sirens, Scylla and Charybdis.
The monstrous Scylla snatches six of his crew from the boat and eats them,
the victims being compared to fish caught by an angler. Virtually the same
simile appears in the Iliad, where it applies to the killing by Patroclus of a
rather obscure Trojan warrior. At first sight the two Homeric passages are
linked by the simile, but by little else.

However, a whole network of similarities connects these four
heterogeneous stories, and if further related passages were included, the
study could probably be expanded to book length. Many loose ends will
have to be left loose. But before we move to verbal rapprochements, a brief
justification is needed for selecting this particular set of passages. The
following schema provides a preliminary overview:

A. Varg ā B. Scylla & C. Thestor & D. Hanging
simile simile Ancestors

Mbh 1,208-9 Od 12.73-100, Il.16.401-410 Mbh 1,13.9-28,
1,41.1-42.8 115-126, 223-
259

Odysseus’ Trojan
The sage’s Vargā, the crewmen, Thestor,
crocodile, snatched by speared by ancestors,
hanging by a gripped by Scylla, writhe, Patroclus,
thread, Arjuna, call on him, dragged from
writhes, is and are eaten; chariot, risking
77