Comment philosopher en classe de terminale ?

-

Français
113 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Ce manuel traduit la nécessité de la maîtrise de la méthodologie dans l'entreprise philosophique. Il est un moyen de partager avec les élèves, les étudiants, les enseignants et les intellectuels férus de philosophie un certain nombre de réflexions sur la méthodologie du commentaire de texte philosophique. Au-delà des conseils pour éviter certains pièges, l'auteur passe en revue les points essentiels du commentaire et procède à une analyse approfondie et rigoureuse de quelques textes.


Découvrez toute la collection Harmattan Sénégal en cliquant ici !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 septembre 2017
Nombre de lectures 88
EAN13 9782140046353
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
COMMENT PHILOSOPHER EN CLASSE DE TERMINALE ? Réflexions sur le commentaire de textes
commentaire de textes
,
Réflexions sur le
OLY
Salif C
Salif COLY
COMMENT PHILOSOPHER EN CLASSE DE TERMINALE ?
Réflexions sur le commentaire de textes
COMMENT PHILOSOPHER EN CLASSE DE TERMINALE ?
CPHIL OSOPHE ROMME NT E N C L A SSE DE T E R MINA L E? R éflexions sur le commentaire de textes
SA L IFCOL YCPHIL OSOPHE ROMME NT E N C L A SSE DE T E R MINA L E? R éflexions sur le commentaire de textes
© L’HA R MAT TA N-SÉ NÉ GA L, 2017 10 V DN, Sicap A mitié3, L otissement C itéPolice, DA K A R http://www.harmattansenegal.com senharmattan@gmail.com senlibrairie@gmail.com ISBN : 978-2-343-12936-5 EA N : 9782343129365
Introduction générale
Comment philosopher en classe de terminale ? V oilà une question qui me chatouille l’esprit depuis belle lurette, et sur laquelle j’ai un immense plaisir de me pencher afin de partager avec mes chers candidats au bac et aux autres concours les réflexions que j’ai pu développer à ce propos. En ma qualité de philosophe, je pense qu’il est de mon devoir de contribuer, à ma maniè re, à la réussite de nos candidats. Chose qui ne peut se faire sans une attention particuliè re sur les exercices philosophiques que sont le commentaire de texte et la dissertation. S’il y a une idée que tous les professeurs de philosophie semblent partager, c’est bien celle que philosopher c’est peut-ê tre penser n’importe quoi, mais pas n’importe comment. Car il y a une méthode et des rè gles auxquelles il faut nécessairement souscrire dans l’élaboration d’une pensée philosophique au vrai sens du terme. J e vous invite à relire à ce propos le Discours de la méthode du phi losophe français, RenéDescartes. Si j’ai fait le choix de cet ouvrage, c’est à cause de sa pertinence, pertinence qui s’expl ique à la fois par la richesse de son contenu et la clarté de son sous-titre : « pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences ». L a premiè re partie de cet ouvrage s’ouvre sur la déclaration suivante : « L e bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en ê tre si bien pourvu, que ceux mê mes qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n'ont point coutume d'en désirer plus
7
1 qu'ils en ont. » A insi, la réflexion philosophique semble à la portée de tout ê tre humain, puisque chacun est porteur de cette lumiè re naturelle qui en est le moyen par excellence. A ntonio Gramsci semble abonder dans ce sens lorsqu’il parle dans son « Cahier 11 » d’une philosophie spontanée 2 qui semble ê tre celle de « tout le monde » . T outefois, Descartes précise, à peine quelques lignes aprè s, que « ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de 3 l’appliquer bien. »
Ni la raison ni les connaissances ne suffisent donc pour se dire philosophe ; encore faudrait-il savoir phil osopher. Il ne suffit pas d’avoir en tê te une panoplie de connaissances philosophiques car, comme le dit Emmanuel K ant dans son ouvrage intituléLogique, celles-ci ne peuvent à ell es seules faire d’un individu un philosophe. On n’apprend pas la philosophie ; on apprend plutôt à philosopher. Et on ne peut apprendre à philosopher que par l’exercice et par l’usage que l’on fait de sa propre raison, conclut-il. Ce qui exige, d’une part, de la patience car, comme le souligne l ’auteur du Discours de la méthode, « ceux qui ne marchent que fort lentement peuvent avancer beaucoup davantage, s'ils suivent toujours le droit chemin, que ne font ceux qui 4 courent, et qui s'en éloignent » et, d’autre part, une parfaite maîtrise des rè gles méthodologiques. Or l’expérience que j’ai faite durant ces dix ou quinze derniè res années m’a permis de me rendre compte de la quasi-inexistence de
1  Descartes (R.), Discours de la méthode, É dition électronique réalisée avec le traitement de textes Microsoft Word 2001 pour Macintosh le 19 février 2002, p. 6. 2  Gramsci (A .), « Cahier 11 », in Cahier de prison, T ome III, (1935), traduction de P. Fulchignoni, G. Granel et N. Negri, Ed. Gallimard, 1978, p. 175. 3  Descartes (R.), op. cit., p. 6. 4  Descartes (R.), op. cit., p. 6.
8
manuels de méthodologie dans l’environnement intell ectuel sénégalais. V oilà en gros les raisons qui expliquent et justifient ma décision de produire ce travail.
9