De l'Existant à la racine

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Langage et signification: deux notions à l’apparence si simple revêtant pourtant un aspect très profond. Car, pour plonger en leur cœur, il est nécessaire de se référer à l’origine, d’interroger la métaphysique ainsi que les théories philosophiques les plus pointues menant bien souvent jusqu’à la notion de divin, qui elle-même renferme tant de réponses… À travers une étude précise et rondement menée, les secrets les plus intimes de la langue sont révélés et analysés en profondeur. Un ouvrage dont les linguistes ne pourront bientôt plus se passer. Cet essai universitaire est une mine d’or pour les linguistes ou les lecteurs passionnés par ce type de théories. Ici, Guibert analyse des notions langagières bien précises et interroge notamment la question si délicate du verbe "être". Pour ce faire, l’auteur creuse, pèse, compare et remonte jusqu’aux origines, au divin, sur un arrière-plan philosophique parfaitement mis en place. Un grand travail de spécialiste! "...jeu intellectuel brillant, croisement fertile des champs de recherche, renouvellement de l'approche linguistique des langues sémitiques." L. Fresneau - "Rivista italo-austriaca di scienze e filosofia (WienZeile Ramponi)"

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EAN13 9782748363234
Langue Français

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De l’Existant à la racine « être » : recherche d’archétypes de la signification
Gaëll Guibert De l’Existant à la racine « être » : recherche d’archétypes de la signification Étude des racines sémitiques : bilitères, « être », « tomber »
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Au point de départ, nous voudrions présenter certaines questions liées à laPhilosophie de la Révélationde Schel-ling. Nous interrogeons notamment sur le lien que celle-ci comporte avec une christologie ; en particulier, nous exa-minons le pur et simple Existant pensé par Schelling à travers sa philosophie de la révélation, qui par endroits se réfère au texte biblique. Ce point de départ, montrant la fin de certains concepts classiques, nous conduit à la nécessité de revenir à un signifiant matériel linguistique, et à propo-ser un cadre théorique linguistique pour étudier un tel signifiant. Cette analyse constitue à notre avis un pré-requis pour comprendre le discours sur l’être à partir de nouvelles fondations, rendues nécessaires par la fin de la métaphysique, à l’issue de la présentation des questions de l’Existant, du fondement, ou encore du Seigneur de l’être, dans la dernière philosophie de Schelling. Dès lors, il est 1 possible de revenir à un signifiant en langue hébraïque , que nous proposons d’étudier en linguistique. 1  F. W. J. Schelling,Philosophie de la Révélation, 1, Paris, Presses Universitaires de France, 1989, p. 22-23 : « Outre la mathématique, c’est surtout l’étude des langues anciennes qui m’a occupé jusqu’à maintenant ; je leur dois cet exercice formel de l’esprit qui, plus que toute rhétorique ou toute logique abstraite, me met en mesure de per-cevoir et d’exprimer les plus subtiles nuances ou différences de chaque pensée (…). Mais plus profondément j’arrive à saisir ces lan-gues exemplaires et à étudier leur structure, plus je sens le besoin de pénétrer dans la nature même de ce merveilleux instrument, de cet instrument qui, correctement employé, exprime lapenséeune avec sûreté infaillible et, en ce qui concernel’impression, est assez délicat pour en rendre le plus léger effluve, et assez fort pour l’horrible tem-pête de plus violentes passions. D’où vient le langage, comment est-il
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À la suite de ce chapitre introductif, les chapitres 2 à 4 proposent donc un cadre théorique issu de la linguistique générale de Martinet, pour exposer la problématique des bilitères en hébreu biblique. Une fois ce cadre exposé, les outils de la linguistique de Martinet sont utilisés pour ana-lyser la racine hébraïque, en prenant en compte les travaux menés sur ce sujet en particulier par M. Masson et D. Co-hen. Ensuite, pour continuer cette analyse, qui autorise à examiner la racine trilitère en profondeur et à interroger, dans ce cadre théorique, ses variantes, nous analysons le cas du verbe « être » dans le chapitre 5 ; ce qui permet d’utiliser alors l’apport de la linguistique pour expliciter la relation entre lelogosl’être. D’autres éléments sont et alors pris en compte pour cette étude de détail, à savoir, les analyses logique, aspectuelle et sémantique, rendues possibles dans le cadre théorique de la Grammaire Appli-cative et Cognitive développée par Jean-Pierre Desclés. Tout d’abord, l’aspect, J. Lyons ayant qualifié « être » comme un « élément grammatical dénué de sens » ; puis, l’étude du verbe être dans différentes langues, en tenant compte en particulier des travaux de Benveniste sur ce verbe dans les Problèmes de linguistique générale. Nous examinons alors le verbe être dans la langue hébraïque. Suite au travail de Jean-Pierre Desclés sur l’aspect exem-plifié par les problèmes de traduction avérés du verset biblique d’Ex 3:14, nous proposons alors de conjuguer l’étude préalable des racines hébraïques et celle de l’aspect, pour analyser plus précisément le cas de « être », advenu, comment a-t-il surgi pour les hommes? D’où vient la force qui produit cet instrument, non pas pour ainsi dire avant qu’on en fasse usage, mais immédiatementdansson usage même, instrument que je ne manie pas avec les mains ou avec des organes extérieurs, mais directement avec l’esprit même, que j’habite à dire vrai, que j’anime, dans lequel je me déplace librement et sans rencontrer de résistance? – Immédiatement après, j’ai aussi jeté un regard sur les objets extérieurs qui m’entouraient dans la nature.»
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