324 pages
Français

Eros et le lien cosmique

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Description

Cette lecture du Banquet revient sur les aspects majeurs de la pensée de Platon, tout en donnant à apprécier certains traits discriminants de l'art d'écrire du philosophe. Il ne s'agit pas que d'une contribution à l'étude de l'érotique platonicienne, ce livre voudrait faire partager et faire croître le goût pour la lecture de Platon, pour une lecture disons plus "érotique".

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Informations

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Date de parution 01 septembre 2013
Nombre de lectures 45
EAN13 9782336323411
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

LeBanquetde PlàtON eSt l’UN deS texteS leS plUS cOMMeNtéS de là pHilOSOpHie, c’eSt àUSSi UN texte dONt là fOrtUNe excède trèS làrgeMeNt Sà réceptiON pàrMi leS SeUlS pHilOSOpHeS. QUe peUt dONc Se prOpOSer d’àppOrter UNe lectUre de plUS ? Et À qUi ? Le préSeNt tràvàil N’eSt pàS UN eSSài libreMeNt iNSpiré àUtOUr OU À pàrtir dU Banquet, il N’eSt pàS NON plUS UNe étUde OrigiNàle OU Spéciàle reStreiNte À UN àSpect tHéMàtiqUe dU diàlOgUe. Il prOcède À là fOiS d’UN effOrt de SyStéMàticité, dàNS UNe lectUre qUi Se veUt iNtégràle tOUt eN reStàNt liNéàire, et d’UN SOUci d’OUvertUre À l’HiStOire deS lectUreS dUBanquet, pOUr retrOUver de ce côté-lÀ àUSSi, eNtre leS épOqUeS, eNtre leS lecteUrS, UNe cOHéreNce diScrète, OU UNe cONtiNUité Secrète. Le tràvàil de lectUre àppliqUé ici àUBanquet revieNt tOUtefOiS SUr certàiNS àSpectS MàjeUrS de là peNSée de PlàtON, tOUt eN dONNàNt À àpprécier certàiNS tràitS diScriMiNàNtS de l’àrt d’écrire dU pHilOSOpHe. Ce tràvàil N’eSt dONc pàS SeUleMeNt UNe cONtribUtiON À l’étUde de l’érOtiqUe plàtONicieNNe, À deStiNàtiON deS étUdiàNtS et deS cHercHeUrS iMpliqUéS dàNS ce dOMàiNe, il vOUdràit fàire pàrtàger et fàire crOître le gOût pOUr là lectUre de PlàtON, pOUr UNe lectUre diSONS plUS « érOtiqUe ».
Thomas Morvanest professeur agrégé, enseignant en lycée, docteur en philosophie.
L a P h I L o s o P h I E E n C o m m u n COllectiON dirigée pàr stépHàNe DOUàiller, JàcqUeS POUlàiN et Pàtrice VerMereN
33 € ISBN: 978-2-343-01454-8
Thomas Morvan
EROS ET LE LIEN COSMIQUE
Lecture ancienne et nouvelle duBanquetde Platon
Préface de Rémi Brague
ÉRÔSET LE LIEN COSMIQUE
La Philosophie en commun Collection dirigée par Stéphane Douailler, Jacques Poulain, Patrice Vermeren  Nourrie trop exclusivement par la vie solitaire de la pensée, l'exercice de la réflexion a souvent voué les philosophes à un individualisme forcené, renforcé par le culte de l'écriture. Les querelles engendrées par l'adulation de l'originalité y ont trop aisément supplanté tout débat politique théorique.  Notre siècle a découvert l'enracinement de la pensée dans le langage. S'invalidait et tombait du même coup en désuétude cet étrange usage du jugement où le désir de tout soumettre à la critique du vrai y soustrayait royalement ses propres résultats. Condamnées également à l'éclatement, les diverses traditions philosophiques se voyaient contraintes de franchir les frontières de langue et de culture qui les enserraient encore. La crise des fondements scientifiques, la falsification des divers régimes politiques, la neutralisation des sciences humaines et l'explosion technologique ont fait apparaître de leur côté leurs faillites, induisant à reporter leurs espoirs sur la philosophie, autorisant à attendre du partage critique de la vérité jusqu'à la satisfaction des exigences sociales de justice et de liberté. Le débat critique se reconnaissait être une forme de vie.  Ce bouleversement en profondeur de la culture a ramené les philosophes à la pratique orale de l'argumentation, faisant surgir des institutions comme l'École de Korcula (Yougoslavie), le Collège de Philosophie (Paris) ou l'Institut de Philosophie (Madrid). L'objectif de cette collection est de rendre accessibles les fruits de ce partage en commun du jugement de vérité. Il est d'affronter et de surmonter ce qui, dans la crise de civilisation que nous vivons tous, dérive de la dénégation et du refoulement de ce partage du jugement. Dernières parutions Bruno CANY et Yolande ROBVEILLE (sous la dir. de),René Schérer ou la parole hospitalière, 2013. Octavi FULLAT i GENÍS,Pour penser l’éducation. Anthropologie philosophique de l’éducation, 2013.Catarina POMBO NABAIS,: philosophie etGilles Deleuze littérature, 2013. Pierre BILLOUET (dir.),Herméneutique et dialectique. Hommage à André Stanguennec, 2012. Laura LLEVADOT,La philosophie seconde de Kierkegaard. Écriture et répétition, 2012. Lucie REY,Les enjeux de l’histoire de la philosophie en France au XXe siècle. Pierre Leroux contre Victor Cousin, 2012.
Thomas MORVAN
ÉRÔSET LE LIEN COSMIQUE
Lecture ancienne et nouvelle duBanquetde Platon
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Le caractère pour l’homme est son démon
Héraclite
PRÉFACE
L’honneur que m’a fait M. Morvan de me demander de rédiger la pré-sente préface me ramène à de premières amours déjà anciennes, puisque c’est en 1976 que je soutins ma thèse de troisième cycle sur Platon, qui fut 1 publiée deux ans après . Je n’ai depuis lors guère eu l’occasion de revenir de façon soutenue vers le philosophe grec. La thèse de M. Morvan, dirigée par moi et soutenue en 1999 devant Mme Monique Dixsaut et MM. Luc Brisson et Jean-François 2 Mattéi , mais non publiée, m’avait déjà permis de relire leTimée, dont il proposait une interprétation d’ensemble, fondée sur un calcul très minutieux de l’emplacement où se situent certains mots-clés. C’est donc une seconde fois que je lui suis reconnaissant d’occasionner ces retrouvailles avec un des plus grands penseurs qui fut. LeBanquet, auquel le présent ouvrage est consacré, est lié à un souvenir agréable de plus. Il fut en effet pour moi l’occasion d’entrer en contact avec Stanley Rosen, qui devait devenir un ami, à cause de la longue recension que je fis du commentaire qu’il avait publié sur ce dialogue. Ce commentaire 3 devint un classique et fut réédité en une version encore améliorée . Je suis particulièrement heureux que M. Morvan en ait fait un usage aussi large qu’explicite, et pour deux raisons : d’une part, parce que les commentaires duBanquet ne sont pas légion en quelque langue que ce soit, d’autre part parce que bien des auteurs, américains en particulier, ont largement puisé 4 chez Rosen, mais sans jamais le citer nommément .
Il aurait mieux valu dire que les commentaires duBanquetsont plus ne aussi nombreux que de par le passé. La tradition a en effet commencé avec le e travail pionnier de Marsile Ficin qui, dans la Florence duXVsiècle, en rédi-gea un, d’autant plus intéressant qu’il émanait du tout premier traducteur de l’œuvre de Platon, et que celui-ci n’a commenté que deux dialogues, l’autre 5 étant lePhilèbe. Commenter leBanquet était alors une activité proprement philosophique, et non de pure philologie ou histoire des idées. Ces styles ont d’ailleurs produit des travaux des plus méritoires, comme par exemple le
1 Le Restant. Supplément aux commentaires duMénon, Paris, Vrin / Les Belles Lettres, 1978. 2 Recherches sur la dimension poétique et sur la structure mathématique duTimée-Critiasde Platon, Université Panthéon-Sorbonne (Paris I), 6 mars 1999. 3  Stanley Rosen,Plato’sSymposium, New Haven et Londres, Yale University Press, 1968, puis 1987. Ma recension dansRevue Philosophique de Louvain, 1975, p. 144-153. 4 La remarque est faite par Alfredo Ferrarin,Artificio, desiderio, considerazione di sé. Hobbes e i fondamenti antropologici della politica, Pise, ETS, 2001, p. 80n.14. 5  Marsile Ficin,Commentaire sur le Banquetde Platon, éd. R. Marcel, Paris, Les Belles Let-tres, 1956 ; éd. P. Laurens, Paris, Les Belles Lettres, 2002.
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