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L'âme de la guerre

De
260 pages
Il y a une même humanité. Il y a des peuples. La raison réclame l'universalité du droit, tandis que la conscience de l'altérité et de soi exigent les frontières. Il s'agit donc de penser la guerre positivement, comme étant ce creuset où, dans l'épreuve inhumaine, se risquent et se forgent les identités nationales. La guerre, dans sa confrontation recherchée à la mort, mais aussi aux valeurs qui lui veulent pourtant survivre, nous propose de redécouvrir une métaphysique de la nation.
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Пολεμίζω πάλλω
ή είρήνη
ό πόλεμος
FrançoisBESSET
L’ÂME DE LA GUERRE Petite métaphysique de la nation
OUVERTUREPHILOSOPHIQUE
07/06/15 23:18
L’âme de la guerre
Petite métaphysique de la nation
Ouverture philosophique Collection dirigée par Aline Caillet, Dominique Chateau, Jean-Marc Lachaud et Bruno Péquignot Une collection d’ouvrages qui se propose d’accueillir des travaux originaux sans exclusive d’écoles ou de thématiques. Il s’agit de favoriser la confrontation de recherches et des réflexions, qu’elles soient le fait de philosophes « professionnels » ou non. On n’y confondra donc pas la philosophie avec une discipline académique ; elle est réputée être le fait de tous ceux qu’habite la passion de penser, qu’ils soient professeurs de philosophie, spécialistes des sciences humaines, sociales ou naturelles, ou… polisseurs de verres de lunettes astronomiques. Dernières parutions Philippe FLEURY,Hegel et l’école de Francfort, 2015. Pierre ZIADE,Généalogie de la mondialisation, analyse de la crise identitaire actuelle, 2015. Hamdi NABLI,: la fin du pouvoirFoucault et Baudrillard , 2015 Richard GROULX, Michel Foucault, la politique comme guerre continuée. De la guerre des races au racisme d’État, 2015.Miklos VETÖ,De Whitehead à Marion. Éclats de philosophie contemporaine,2015.Auguste NSONSSISSA,Recherches philosophiques sur les théories des formes complexes, 2015. Nikos KAZANTZAKIS,Friedrich Nietzsche et la philosophie du droit et de l’État, 2015. Thierry HOULLE,Eau et reflets dans la philosophie de Platon, 2015. Paul DUBOUCHET,Tout comprendre avec René Girard du moi aux grands problèmes actuels, 2015. Jean-Claude JUGON,japonaise. Essai de psychologie L’âme analytique transculturelle,2015.Michel FATTAL,Existence et fatalité.Logoset technêchez Plotin, 2015.
François BESSET
L’âme de la guerre
Petite métaphysique de la nation
Du même auteur
Éthique et épistémologie autour du livre : Les impostures intellectuelles de Sokal et Bricmont.Collectif réalisé sous la direction de Madame Angèle Kremer-Marietti ; Éditions L’Harmattan, coll. « Epistemologie », Paris 2001.
Introduction à la Philosophie, Éditions Hachette supérieur, coll. « Crescendo », Paris 2001.
Il était une fois le Mal : la fracture onto-logique,ÉditionsL’Harmattan, coll. « Ouverture philosophique », Paris 2002.
Parole gardée,Éditions L’Harmattan, coll. « Théâtre des cinq continents », Paris 2004.
Penser l’Histoire, ou l’humain au péril de l’Histoire, Éditions L’Harmattan, coll. « Ouverture philosophique », Paris 2008.
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-05299-1 EAN : 9782343052991
À mon fils, Jean-Emmanuel, et à Jérémie Piano, mon ancien élève.
J’adresse mes remerciements les plus chaleureux à Jean-Pierre Richard dont la science bienveillante a su tirer ce texte par le haut, et au courage intellectuel de Monsieur Eric Zemmour, qui a réussi, de nos jours, le prodige de faire un peu aimer la France en France.Enfin, je n'oublie pas Dali Chifri et sa belle famille pour le visage généreux qu'ils donnent de notre pays.
INTRODUCTION
Les guerres dénoncent l’idéologie occidentale des Lumières. On a cru que la raison humanisait l’histoire. On a volontiers souscrit à des solutions négociées et cherché dans le compromis large, l’endiguement des positionnements dogmatiques et radicaux. On a rêvé, par la culture, pouvoir civiliser les hommes et conjurer leurs réflexes bellicistes. Enfin, nous avons toujours voulu voir dans les progrès de l’intelligence l’alternative à la violence… comme s’il n’existait pas d’intelligence au service de celle-ci. L’Occident a nourri cette utopie d’un irénisme cosmopolitique et prétend, aujourd’hui encore, repousser l’éventualité de la barbarie guerrière dans les recoins d’une vie pulsionnelle très largement refoulée par la civilisation. Bien loin des dernières pages deMalaise dans la civilisationdeux ans plus tôt, dans une lettre de 1932 publié (l’année n’est pas indifférente) qu’il adresse à Albert Einstein, Freud dit ne pas désespérer de la double convergence de «la conception culturelle et [de]crainte justifiée des la répercussions d’une conflagration future pour mettre un terme à la guerre, dans un avenir prochain. Par quels chemins ou détours ?demande-t-il. se Nous ne pouvons le deviner. En attendant, nous pouvons nous dire : tout ce qui travaille au développement de la culture travaille aussi contre la guerre». La culture est réponse à la violence. Seulement, au-delà de cette rhétorique malgré tout convenue, entrevoyons-nous bien la guerre ? Quelle culture veut-on promouvoir ? Sans doute une culture de la paix, mais qui dit assez de la possibilité paradoxale de son autre, à savoir une certaine naturalité de la guerre à laquelle elle se trouve étroitement corrélée. C’est que le mot « nature » est aussi cet antonyme par quoi « culture » se pense.