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L'Homo sapiens et l'émergence de la conscience

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Français
313 pages

Description

L'émergence et le fait de la conscience dans l'homme ont suscité et continuent à susciter beaucoup de questions et d'interprétations. L'auteur propose une conception holistique et trinitaire de l'homme comme être de désir, de raison et de volonté, pour rendre compte de la conscience à tous ses niveaux d'expression. L'ouvrage traite ainsi successivement de la conscience émotive (corps), cognitive (raison) et spirituelle (volonté). Face à des défis sociétaux et environnementaux à l'échelle planétaire, l'ouvrage propose un nouveau paradigme de pensée et de conscience.

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Date de parution 27 avril 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140148491
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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Ngoc Tiem TR AN
L’Homo sapienset l’émergence de la conscience L’émergence de la conscience émotive, cognitive et spirituelle
Préface de Mgr. Antonio Mattiazzo
Religions et Spiritualité fondée par Richard Moreau, Professeur émérite à l’Université de Paris XII dirigée par Gilles-Marie Moreau et André Thayse, Professeur émérite à l’Université de Louvain La collectionReligions et Spiritualité rassemble divers types d’ouvrages : des études et des débats sur les grandes questions fondamentales qui se posent à l’homme, des biographies, des textes inédits ou des réimpressions de livres anciens ou méconnus. La collection est ouverte à toutes les grandes religions et au dialogue inter-religieux. Dernières parutions Stanislas LONGONGA,Initiation à la lecture du Nouveau Testament, 2020. Dominique LE TOURNEAU,Jeanne d’Arc et l’éveil du sentiment patriotique royal / national, 2020. Christine CHAILLOT,L’Église assyrienne de l’Orient. Histoire bimillénaire et géographie mondiale,2020. Emmanuel JOS,L’Église catholique aux Antilles françaises de Christophe Colomb à nos jours, De la catholicisation à l’évangélisation, 2019. Sylvie GUERINEAU,Bouddhisme de tradition tibétaine en France. Lignée Karma Kagyu. Etude de la première congrégation bouddhiste reconnue par l’Etat français, 2019. Guillaume MINGIEBE KABAMBA,Impacts de la mauvaise gestiondes biens de l’Église sur l’accomplissement des fins ecclésiastiques. Le cas du diocèse d’Idiofa en République démocratique du Congo,2019.
Ngoc Tiem TRAN L’HOMO SAPIENSET LEMERGENCEDE LA CONSCIENCEL’émergence de la conscience émotive, cognitive et spirituelle Préface de Mgr. Antonio Mattiazzo
Du même auteur aux éditions L'Harmattan :Faillite de l'humanisme des Lumièresdans la collection « Religions & Spiritualité ».© L’Harmattan, 2020 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-20191-7 EAN : 9782343201917
À mes neveux et nièces, petits neveux et petites nièces et aux générations futures.
Remerciements Cet ouvrage fait suite à un précédent ouvrage,La faillite de l’humanisme des Lumières, publié en août 2019. Il était en état d’ébauche depuis deux ans, mais il a fallu attendre que les conditions soient réunies pour le voir surgir et prendre corps : d’abord, l’injonction du temps qui passe — une fenêtre de temps libre de trois mois — ; puis l’attente d’une lectrice et d’un Frère franciscain de lire une suite au premier ouvrage ; enfin, le travail de l’Esprit.Ma pensée et ma gratitude à Monseigneur Antonio MATTIAZZO, Évêque émérite de Padoue (Italie), qui a bien voulu préfacer ce livre, à Frère Alonso MORALES, Secrétaire générale pour l’Évangélisation de l’Ordre des frères mineurs, qui m’a encouragé à accomplir ce travail de réflexion avant mon départ en mission. Mes remerciements vont également à ma communauté franciscaine de Paris, à mon ami Jean-Pierre MAILLARD — directeur de recherche émérite au CNRS — pour ses remarques pertinentes, et tout particulièrement à Mme Diane DEMANCHE qui est une lectrice bienveillante et une correctrice rapide et efficace. Merci à mon amie, Zsuzsa HANTAÏ, pour la reproduction, en couverture, d’une œuvre — « Sans titre (1962) » — de son mari Simon.Ngoc Tiem TRAN. Paris, le 02/02/2020
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Préface Je considère comme un honneur la requête que m’a adressée Ngoc Tiem TRAN de présenter son livreL’Homo sapiens et l’émergence de la conscience.En effet, la publication qu’il nous offre, fruit d’une culture très étendue qui couvre divers domaines du savoir, touche un thème très important, et elle le fait d’une façon originale et riche de perspectives. L’auteur dispose de connaissances précises sur les développements et les acquis récents dans le champ des sciences exactes, de la psychologie, de la philosophie et de la théologie. La méthode qu’il emploie est donc interdisciplinaire, avec une admirable capacité à intégrer les différents savoirs dans une synthèse neuve et élevée. Le style est clair et fluide, mais la pensée n’est jamais superficielle, au contraire, sa compréhension demande une lecture attentive, je dirais même méditative, parce qu’elle s’adresse non seulement à l’intelligence, mais aussi au cœur. Ngoc Tiem TRAN est un penseur décidément engagé, non seulement sur le plan de la culture, mais aussi sur celui des enjeux de la vie personnelle et sociale et des défis de notre époque, parfois dramatiques. Il faut remarquer que ce livre fait suite à son précédent ouvrage Faillite de l’humanisme des Lumières. Vers une vision renouvelée de la vocation humaine et chrétienne.On peut en effet considérer le présent ouvrage comme un développement logique du précédent.Le thème qu’il traite est celui de la conscience, thème névralgique, mais pas aussi simple qu’il y paraît à première vue. En effet, l’émergence et le fait de la conscience dans l’homme, donnant forme à la subjectivité, ont suscité et continuent à susciter beaucoup de questions et d’interprétations. Dès l’aube de la civilisation, philosophes et savants — nous pourrons citer parmi eux Platon, Descartes, William James, Henry James et James Joyce — ont essayé d’explorer le mystère de la conscience humaine, sans pourtant arriver à des conclusions satisfaisantes. Un point central à éclairer est le rapport entre le cerveau et l’esprit. Dans les dernières décennies, la recherche scientifique s’est appliquée à explorer les mécanismes complexes du cerveau, qui ont donné naissance aux neurosciences. Le point de discussion passionnant qui s’est engagé entre savants de différentes disciplines — scientifiques, psychologues, philosophes — est le rapport entre le cerveau et la pensée incluant la
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conscience. Un travail important dans ce secteur est à mentionner :The Self and its BrainJohn Eccles et Karl Popper (1977). Toutefois la de fragmentation de la recherche, et surtout les présupposés culturels et philosophiques ainsi qu’idéologiques n’ont pas permis d’arriver à un accord. Raison pour laquelle la conscience humaine, avec ses propriétés, représente encore, dans la recherche scientifique, une énigme, sinon un mystère, et de ce fait, sa définition reste confuse. Deux positions fondamentales se partagent le terrain : la position matérialiste-réductionniste et la position antiréductionniste-spiritualiste. La première, basée sur la prémisse que seule existe la réalité physique, se trouve devant la tâche énorme d’expliquer comment de la matière peut sortir une réalité immatérielle comme la conscience, dotée d’une subjectivité ouverte au symbolique. Et qu’en serait-il de la liberté, et par conséquent de l’éthique, étant donné que dans la matière il n’y a pas de liberté ? Ceux qui admettent l’existence d’une substance ou d’une âme immatérielle essayent de dépasser le dualisme cartésien et d’expliquer la corrélation entre le corps (le cerveau) et l’esprit. De ces discussions, il ressort que la compréhension de la conscience suppose une anthropologie adaptée à sa structure et à ses dynamismes. De plus, il n’est pas difficile de comprendre que si l’émergence de la conscience nous fait réellement humains, c’est l’emploi sage et responsable que nous faisons de la conscience qui peut forger une civilisation digne de l’homme et de sa destinée. Sur ce plan se joue une bataille importante et décisive : c’est tout le mérite de TRAN d’avoir approfondi ce sujet et de nous donner les résultats de sa recherche. Pour Ngoc Tiem TRAN le fait de la conscience est connaturel à l’ontologie de la personne humaine considérée d’une façon non pas réductionniste, mais holistique. La conception anthropologique qu’il propose pour rendre compte de la conscience à tous ses niveaux d’expression n’est pas simplement celle d’Aristote, l’homme animal rationnel, ni celle de Platon,l’homme identifié à l’âme, le corps n’étant qu’un accessoire, ni la conceptiondualiste de Descartes, ni même celle des Lumières d’unhumanisme fermé à la transcendance. Il critique aussi la récente théorie dutranshumanismedans laquelle le progrès de la technoscience n’est plus considéré comme une connaissance et son application au service de la personne et de ses buts, mais comme une frontière avancée jusqu’au point de dépasser l’humain pour atteindre le surhumain, un rêve destiné à rester source de frustration et capable aussi de produire une société inhumaine (cf. p. 193), parce que l’intelligence artificielle est dépourvue de conscience.
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