La philosophie africaine, hier et aujourd'hui

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200 pages
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Plus de 50 ans après la naissance du débat sur la philosophie africaine, quel bilan est-il possible de faire aujourd'hui de cette philosophie ? La philosophie africaine a-t-elle réussi à s'émanciper des querelles relatives à son existence et à son statut épistémologique ? Cet ouvrage apporte quelques réponses à ces questions. (Textes de Fabien Eboussi Boulaga, Lomomba Emongo, Meinrad Hebga, Hubert Mono Ndjana, Ebénézer Njoh Mouelle et Marcien Towa).

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Date de parution 01 mars 2013
Nombre de visites sur la page 145
EAN13 9782296530744
Langue Français

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Coordonné par ErnestMarie Mbonda
LA PHILOSOPHIE AFRICAINE, HIER ET AUJOURD’HUI
PENSÉE AFRICAINE
La philosophie africaine, hier et aujourd’hui
Collection « Pensée africaine » dirigée par François Manga-Akoa e En ce début du XXI siècle, les sociétés africaines sont secouées par une crise des fondements. Elle met en cause tous les secteurs de la vie. Les structures économiques, les institutions politiques tels que les Etats et les partis politiques, la cellule fondamentale de la société qu’est la famille, les valeurs et les normes socioculturelles s’effondrent. La crise qui les traverse les met en cause et au défi de rendre compte de leur raison d’être aujourd’hui. L’histoire des civilisations nous fait constater que c’est en période de crise que les peuples donnent et expriment le meilleur d’eux-mêmes afin de contrer la disparition, la mort et le néant qui les menacent. Pour relever ce défi dont l’enjeu est la vie et la nécessité d’ouvrir de nouveaux horizons aux peuples africains, la collection « Pensée africaine » participe à la quête et à la création du sens pour fonder de nouveaux espaces institutionnels de vie africaine. Dernières parutions Basile-Juléat FOUDA,La philosophie négro-africaine de l’existence. Herméneutique des traditions orales africaines, 2013. Claver BIBANG,Approches naïves du Noir dans le médias français, 2012.Augustin RAMAZANI BISHWENDE,Dieu dans la modernité. Supprimer la religion, n’est-ce pas supprimer l’homme ?,2012. Dieudonné EKOUMA ASSEKO,Essai d’initiation à la philosophie, 2012 Philippe VERDOL,Déshumanisation et surexploitation coloniale. Démounaj etPwofitasyon dans la Guadeloupe contemporaine, 2012. Emmanuel OKAMBA,L’éthique du Kébé-kébé et la promotion du leadership chez les Mbosi du Congo.Le réveil d’Odi, 2012. Joseph WOUAKO TCHALEU,François Hollande et la Françafrique : le défi de la rupture, 2012.
Coordonné par Ernest-Marie Mbonda
La philosophie africaine, hier et aujourd’hui
Postface de Lomomba Emongo
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-00939-1 EAN : 9782336009391
AVANT-PROPOS Ernest-Marie MBONDA Les pensées profondes ne sont pas des denrées périssables. Même quand, par un concours de circonstances plus ou moins justifiables, elles sont restées apparemment enfouies dans les archives de l’oubli, elles n’en conservent pas moins toute leur fraîcheur et leur vigueur épistémologique.
Les textes réunis dans cet ouvrage sont issus d’un colloque qui s’est tenu le 26 avril 2003 à l’Université catholique d’Afrique centrale, Yaoundé, Cameroun. Le processus éditorial (transcription et correction des enregistrements des conférences, relecture et corrections de ces transcriptions par les auteurs, et édition de l’ouvrage) a pris un temps démesurément et désespérément long. Pour ce retard, nous devons des excuses à toutes les personnes qui attendaient cet ouvrage depuis bien longtemps.
Quoi qu’il en soit, ce colloque fut l’une des rarissimes occasions de rassembler au même moment et en un même lieu quelques grands pionniers de la philosophie africaine. Il fallait donc, tôt ou tard, publier les actes de cette heureuse rencontre qui avait permis à ces philosophes de faire une sorte d’auto-évaluation de leurs propres parcours réflexifs et d’en discuter avec leurs « héritiers », les nombreux étudiants de l’UCAC, de l’Université de Yaoundé I et d’autres institutions qui étaient présents à cette manifestation.
Je m’en voudrais de ne pas rendre justice à ceux qui avaient conçu le projet de ce colloque. C’est le Cercle de réflexion philosophique des étudiants de la Faculté de philosophie de l’UCAC,Anthropohaniala responsabilité de Fidèle (sous Ingiyimbere et ses collaborateurs Pierre Chanel Affognon et Kisito Pep) qui, au début de l’année 2003, avait projeté de
8Ernest-Marie Mbondaréunir les philosophes africains présents à Yaoundé autour d’une table de discussion pour les entendre sur le sort et le devenir de la philosophie africaine plusieurs décennies après la naissance du débat sur son existence et sa teneur scientifique. Qu’il me soit permis de confesser que c’est d’abord avec un certain scepticisme que ce projet avait été accueilli par ceux des enseignants qui ont la charge d’encadrer ce cercle de réflexion. Non pas que le thème fût jugé inintéressant, loin s’en faut. Mais de pouvoir obtenir que les personnes pressenties pour y réfléchir pussent accorder leurs emplois du temps, habituellement chargés, apparaissait d’emblée comme une gageure. L’importance du projet semblait donc être en quelque sorte contrecarrée par l’importance de la difficulté à le réaliser. Mais la conscience de la difficulté, loin de décourager la détermination des responsables du cercleAnthropophania, les poussa plutôt à trouver toute l’énergie nécessaire pour « négocier » une entente entre les différents intervenants aussi bien sur le principe de leur participation que sur la date de la rencontre. Ils méritent notre reconnaissance. C’est l’occasion de remercier également tous les étudiants qui avaient participé au travail d’enregistrement, puis de transcription des communications et des discussions (Isidore Ongolo, Rosine Song, Steve Bobongaud) ainsi que les personnes qui avaient relu et amélioré une bonne partie de ces transcriptions (Jean-Paul Tientcheu). La mise en page de l’ensemble du document a été effectuée avec l’aide de Valérie Nne’e Onna. Qu’elle en soit remerciée. Quelques conférenciers (Ebénézer Njoh Mouelle, Meinrad Hebga et Hubert Mono Ndjana) avaient relu et corrigé les versions transcrites de leurs communications. Les textes de Fabien Eboussi Boulaga et de Marcien Towa sont publiés dans leur version orale.
Avant-propos9Il est enfin important de mentionner le soutien dont cette rencontre avait bénéficié de la part de l’UNESCO (bureau de Yaoundé) qui avait pris en charge tous les frais de son organisation. Sans ce soutien, l’idée de la rencontre serait restée un simple rêve.