Bouddhisme et sens de la vie

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404 pages
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Les fondements bouddhistes sont-ils justes? Ses idées phares, ses dogmes, les moyens qu’il veut mettre en œuvre pour accompagner l’homme dans sa recherche spirituelle et sa libération, sont-ils sûrs, inattaquables, absolument vrais? Ainsi posée, la problématique qui guide la réflexion de Claude Hérault peut apparaître pour le moins abrupte, et même laisser résonner quelques velléités iconoclastes. Ce n’est pourtant pas à un travail de sabotage que se livre l’auteur dans ces pages, mais plutôt à une relecture et une rectification du message bouddhiste qui, pour être suivi par de nombreux croyants, peut encore sembler incomplet et mériter d’être approfondi. Faire retour sur les notions de souffrance, de désir, d’impermanence, de réalisation, refuser l’adhésion aveugle et non pensée au message bouddhiste, mais bien plutôt le confronter à ses propres faiblesses: ainsi doit être appréhendée la démarche de Claude Hérault qui élabore une réflexion pointue sur cette doctrine et tente d’en cerner les limites. Relevant d’une herméneutique éclairée et critique, ce texte s’impose certes par son courage à repenser l’un des grands courants religieux de notre temps, mais encore par sa remarquable érudition.

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Date de parution 14 juin 2012
Nombre de visites sur la page 83
EAN13 9782748386615
Langue Français

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Bouddhisme et sens de la vie
Du même auteur
Le Sens de la vie : une illusion éditions Publibook, 2008
Traduction psychologique d’œuvres musicales en collaboration avec l’auteur, James Lyon, de :Leoš Janáček, Jean Sibelius, Ralph Vaughan Williams : Un cheminement commun vers les sources. Beauchesne, 2011
Claude Hérault Bouddhisme et sens de la vie
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0117228.000.R.P.2011.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2012
À ma famille.
Introduction Les premiers hominidés ne réagissaient certainement pas autrement que cette mère orang-outan qui serrait contre elle, durant des jours, le corps sans vie de son petit, incapable de se détacher de cet être qu’elle avait mis au monde, qui, à peine expulsé de l’inexistence, y retournait incompréhensiblement. Des préhominiens à nos jours, l’homme, confronté au problème de la mort, cherche l’apaisement du désespoir et de la révolte que cette énigme fait naître en lui et le conduit à se poser mille questions sur le sens tant de l’existence spatio-temporelle que de son existence personnelle. Que faire de l’existence si l’on ignore l’inexistence qui la précède et la suit ? Peut-on surmonter l’angoisse de l’inconnu et, pire, de l’incon-naissable ? Peut-on assumer les conditions de la vie tout en se sentant si minuscule et éphémère dans le cosmos ? Au fil de l’évolution, grâce au déploiement des capacités psychiques et des connaissances des lois qui régissent la réalité phénoménale extérieure et intérieure, au moins in-tuitivement, l’homme a imaginé des systèmes explicatifs à partir desquels les civilisations se sont édifiées. Ces sys-tèmes sont l’expression d’une pensée, de sentiments et de jugements qui s’extériorisent et se concrétisent en chants et paroles, en écrits, en rites et cultes, en règles de vie so-ciale. Si l’homme est une "espèce", comment se fait-il que tous les peuples n’aient pas trouvé, dans un même sys-tème, l’apaisement cherché ? Comment se fait-il qu’un système qui rassemble une population donnée autour de valeurs dans lesquelles s’ancre la vie sociale puisse pro-gressivement perdre son pouvoir unificateur et de
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conjuration de l’angoisse ? L’animisme, les mythologies, les grandes religions polythéistes et monothéistes, en tant que productions de la psyché humaine, n’appréhendent que partiellement la réalité extérieure et intérieure. Au fur et à mesure que l’homme découvre les lois qui la régis-sent, les insuffisances, les lacunes, les erreurs de ces systèmes se révèlent : le doute s’insinue dans les esprits et sape peu à peu la foi, la conviction que la vie a un sens, une finalité : l’harmonie entre les hommes. Le doute est le signe d’une contradiction entre la doctrine qui fonde la foi et la légalité de la réalité spatio-temporelle. Le doute est l’expression d’une souffrance, d’un tiraillement entre la culpabilité de trahir une foi que l’homme croyait indéfec-tible et le besoin de vérité. Les vérités de foi, fondées sur une "révélation" ne sont autres que des productions de la psyché humaine destinées à apaiser l’angoisse devant la mort. Elles sont nécessairement des projections dans un Au-delà imaginaire de la réalité spatio-temporelle, seule réalité connaissable. L’Au-delà est à jamais inconnaissa-ble, mystère pour la pensée et, en ce sens, toute doctrine métaphysique prétendant le décrire renferme nécessaire-ment les germes du doute puisque aucune vérification expérimentale n’est possible. Comment se fait-il pourtant que ces productions psychiques conservent durant des siè-cles, voire des millénaires, leur pouvoir d’orientation et de cohésion des peuples ? Il faut bien former l’hypothèse qu’elles sont l’expression d’une prescience, d’une intui-tion "supraconsciente", plus que consciente, "surconsciente" de la mystérieuse légalité qui régit la vie. D’où nous pouvons déduire que cette surconscience cons-titue, justement, l’instance psychique ultime, la source de la vérité ultime sur le sens de la vie tout en étant la limite infranchissable entre la réalité spatio-temporelle, l’immanence, et la transcendance. Il en découle que la Vérité ne peut provenir d’une révélation transcendante. C’est pourquoi la légalité de la vie, bien qu’elle soit une réalité dont la Cause Première est mystérieuse, est définis-
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