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Enfance en Casamance, missions en Guyane et dans le Vexin

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Livres
182 pages
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Description

L'auteur nous dévoile son itinéraire depuis son enfance et nous raconte, avec des mots simples, sa vocation, son ordination et les différentes missions qui l'ont conduit de la Casamance à la France en passant par la Guyane. Il aborde les élans chaleureux des Églises d'Afrique et de Guyane, ainsi que ceux un peu plus frais venant de France. Il fait part au lecteur, avec humour, de ses réflexions à propos des diverses situations auxquelles il a été confronté, et livre aussi ses remarques sévères à propos de l'accueil réservé parfois aux « prêtres venant d'ailleurs ».

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Ajouté le 15 avril 2017
EAN13 9782140034893
Langue Français
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Montage photographique GG.
Prosper PlongoT ENDENG
Enfance en Casamance, missions en Guyane et dans le Vexin
Le cheminement d’une vocation
Préface de Mgr Emmanuel Lafont, Évêque de Cayenne
Enfance en Casamance, missions en Guyane et dans le Vexin
Prosper TENDENG
Enfance en Casamance, missions en Guyane et dans le Vexin
Le cheminement d’une vocation Préface de Mgr Emmanuel Lafont, Évêque de Cayenne
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr
ISBN : 978-2-343-11927-4 EAN : 9782343119274
Remerciements
Il me faut remercier ici ma famille et tous les amis (Mme Tavera, Montenat, Guigonnet, Galais) sans lesquels cet ouvrage serait longtemps resté à l’état de projet. Convaincus de l’utilité de ce témoignage qui révèle les liens d’amitiés et de fraternités qui se sont tissés durant mes missions, vous m’avez apporté une indispensable collabo-ration. Votre encouragement constant a permis que ce projet devienne enfin réalité.
Ma reconnaissance va également au secteur pastoral de Magny qui m’a si bien accueilli et soutenu durant trois ans. Je vous assure de mes prières.
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Préface
« Umuntu, ngumuntu ngagantu » «Une personne n’est une personne que grâce aux autres personnes» (sagesse zouloue) C’est avec beaucoup de joie et de confiance que j’écris ces quelques mots en préface du livre que vous avez dans les mains. Il faut le lire d’un bout à l’autre, car il est à la fois facile d’accès, remarquablement honnête et profond dans l’expé-rience qu’il dévoile avec une belle sincérité. Je veux ensuite remercier Prosper pour la simplicité avec laquelle il nous livre sa vie, celle de sa famille dans la grande Afrique dont il est l’un des fils reconnaissants, son expérience missionnaire en Guyane et ce qu’il nous dévoile aussi de son passage en région parisienne. Tout est frais, agréable et inspirant. Je remercie Prosper avec d’autant plus de joie que nous avons travaillé ensemble pendant neuf ans en Guyane et que j’ai personnellement beaucoup reçu de lui, de sa gentillesse, de sa droiture, de sa franchise et de son amour de Dieu, de l’Église et des personnes. Il n’a laissé personne indifférent, et le diocèse a eu beaucoup de chance de l’avoir associé d’une manière privilégiée à son synode diocésain et à la pastorale de la ville de Cayenne, notamment à la cathédrale, dont il fut le pasteur pour trop peu de temps à mon goût. Lorsque son évêque l’a rappelé, malgré mes efforts pour le retenir encore un peu, je n’ai pu que reprendre les mots de
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Job : « Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, béni soit son nom ! » (Job 1, 21). À travers lui, je veux aussi remercier l’Afrique. Il y a, dans ce continent, un humanisme profond, unique, dont le monde entier aura besoin, et qui sent bon l’Évangile. Certes, nos frères africains ne sont pas parfaits, et leur continent a du mal à sortir des plaies creusées par le colonialisme et le pillage de ses ressources. Mais j’ai pensé souvent et je le redis ici, la famille africaine a beaucoup à nous apprendre, surtout pour nous dire que la vie sur notre terre n’est pas une aventure que l’on peut vivre seul, mais doit être un projet familial. Lorsque tu arrives en Afrique, avant qu’ils ne sachent qui tu es, ils t’accueillent comme un frère ou une sœur. Je n’oublierai jamais cela. Et je vois donc deux grandes leçons dans les pages de Prosper, qui se résument en une seule : d’abord, admirons ce qu’est la famille africaine, la paternité, l’éducation, et prenons-en de la graine ! C’est le cœur qu’il convient d’éduquer, et ce n’est qu’avec le cœur que les parents le feront. Ensuite, écoutons attentivement ce qu’a vécu et ressenti Prosper pendant son séjour en France : l’indiffé-rence, les préjugés, le mépris trop souvent affiché pour les Africains. Les exceptions ne doivent pas nous masquer la réalité, nous n’avons pas suffisamment, quoi qu’on en dise, écouté les leçons de l’Évangile. Nous avons peur de l’étranger, nous nous en méfions, nous n’avons pas le cœur délibérément ouvert. À travers lui, c’est Dieu qui pourtant, frappe à notre porte ! (Matthieu 25, 31-46). Sans le vouloir, pour ces deux leçons, j’ai employé le mot cœur ! Le Petit Prince l’avait bien dit : « On ne voit bien qu’avec le cœur ! » Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne
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Introduction
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