Invités à vivre
275 pages
Français

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Description

L'épopée de l'association Invitation à la vie, c'est l'histoire d'une femme, Yvonne Trubert, sa fondatrice, et de quelques milliers d'êtres humains qui la suivent depuis vingt ans pour vivre l'enseignement du Christ dans l'espoir de donner un sens nouveau à leur existence. Ainsi, au travers d'une pensée fondée sur le précepte de l'amour et du récit de certains vécus, le lecteur découvre ce qui fait la singularité d'Invitation à la vie, ce mouvement implanté sur cinq continents et dont le seul but est de permettre à l'être humain de retrouver toute sa dignité.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juin 2003
Nombre de lectures 49
EAN13 9782296784284
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Invités à vivre
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Collectif
Invités à vivre
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Direction littéraire : Albertine Gentou
Hormis quelques prénoms changés pour préserver l’intimité de certains, tous les faits rapportés dans cet ouvrage sont authentiques ©L’Harmattan, 2003 ISBN : 2-7475-4698-5 www.editions-harmattan.fr
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Préface Voici deux mille ans, le Christ révolutionnait le monde avec ses lois d’amour : « - Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces. » « - Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » « - Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Sur la terre d’angoisse qui fut celle du Christ, opprimée depuis des siècles sous le joug de dominations diverses – la dernière en date étant celle de l’empire romain – ces appels singuliers à l’amour retentissent comme un chant insolite. Avec des accents uniques dont il a, seul, le secret, Jésus insiste pourtant. Il annonce en des paraboles inoubliables à ce peuple accablé de désespoir, le prochain règne de son Père qui, dans la lumière, établira le royaume de Dieu. Ses guérisons miraculeuses, ses exorcismes, la prière d’amour qu’il enseigne à ses apôtres – le Notre Père – achèvent d’ébranler les masses et tout particulièrement les humbles, les déshérités, les laissés pour compte dont il se sent le plus proche. Pour lui-même, Jésus ne revendique aucun titre si ce n’est celui de faire la volonté de son Père céleste. Il n’est pas venu « abolir la loi, mais l’accomplir ». Et rien ni personne ne saurait l’en détourner. Déjà, ses adeptes reconnaissent en lui le Messie tant attendu et tout récemment annoncé par Jean le baptiste. Une telle audace frappée du sceau du sacrilège devait conduire Jésus à la mort. Une vulgaire mort de droit commun réservée aux plus grands malfaiteurs dont il partagera le sort entre deux de ces derniers sur la croix.
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Mais son extraordinaire message d’universalisme et de liberté fissurait inéluctablement, bien que de façon non encore visible, le vieil édifice des valeurs ancestrales de tradition immémoriale. Un nouvel ordonnancement naissait au service d’une grande mutation qui allait bouleverser le monde, transcender les clivages, remettre en cause les appartenances. Deux mille ans après, qu’en est-il de l’enseignement du Christ ? Notre monde en a-t-il retenu les préceptes d’amour ? Est-il devenu différent ? Certes, la parole de Jésus s’est répandue sur tous les continents, a traversé les mers, investi les populations. L’Eglise – les Eglises – ont transmis cette nouvelle conscience universelle, ce message d’espérance et de vie orientant et sublimant le destin de l’homme. Mais que de guerres, que d’atrocités depuis lors, perpétrées au nom de Dieu ! Que de controverses, que de schismes ont profané la vision sacrée de paix et d’amour du Christ ! ème Notre XXI siècle, assoupi dans un matérialisme triomphant, n’a pas échappé à la perspective d’inquiétantes turbulences. Mais au-delà des cassures, des manques ou des culpabilités stériles, le recours possible à un monde meilleur demeure immuable. Ses principes constituent l’unique source vive pour l’édification d’un autre univers, un univers apaisé, fondé sur la toute-puissance de l’amour, révélatrice d’un monde nouveau issu de la réconciliation de l’homme avec l’homme son frère, et capable de confiance, de paix à construire, d’espérance à vivre. L’ouvrage collectif qui nous est présenté ici sous la direction d’Albertine Gentou met en lumière les efforts d’une femme, Yvonne Trubert, qui depuis plus de vingt ans, œuvre pour inciter les humains venant d’horizons les plus divers à retrouver en eux-mêmes ce souffle de vie, cette énergie d’amour, cette joie de vivre qui donne un
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sens à l’existence et contribue à la rédemption intérieure de chacun. A l’encontre de tout système de pensée positive, les propos d’Yvonne Trubert n’ont d’autre objectif déclaré que de libérer l’homme des multiples carcans qu’il s’est façonnés et qui obscurcissent son quotidien de mille manières. Le but que se fixe Yvonne Trubert est ancré sur un retour aux sources de l’Evangile et tout particulièrement sur la prière qui conduit à une autre réalité, une autre façon de vivre dans la réconciliation des hommes entre eux précisément. Aucun paradis illusoire n’est proposé. Le bonheur ne peut être atteint sans une lutte individuelle contre tout ce qui fait obstacle à la présence de Dieu en soi, c’est-à-dire à la lumière et à la beauté intérieures qui irradient la vie de l’homme. L’accueil, l’écoute et le partage à la portée de tous et de chacun sont définis comme les pivots de cet enseignement facteur de liberté et de plénitude. Toutes les facettes des difficultés rencontrées dans l’existence quotidienne sont explicitées dans différents aphorismes ou extraits d’interviews transcrits dans cet ouvrage. Ceux-ci renvoient bien évidemment aux limites de chacun pour appréhender une démarche qui tourne le dos à la médiocrité et dont la vérité ne tient qu’à la justesse avec laquelle on s’accorde à l’expérience d’une évolution personnelle. Ceux qui, à la seule lueur de leur foi, ont accepté de témoigner de leur démarche à Invitation à la vie expriment avec ardeur l’extraordinaire message d’universalisme et de liberté intérieure qu’ils ont découvert. Pour eux, ce cheminement ardu du dépassement de soi représente un espoir, celui de communier avec les valeurs éternelles de l’homme. Tous se disent animés du désir d’outrepasser une certaine matérialité pour tenter avec d’autres d’établir un mode de
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vie où les valeurs de solidarité, de franchissement des égoïsmes, du renoncement à soi, deviennent le fondement même de la construction d’un avenir porteur d’un sens donné à la vie. Tous reconnaissent avoir affermi leur foi dans cette démarche et introduit dans leur existence une dimension importante traçant une voie qui permet de progresser dans la rencontre avec Dieu. A partir d’un présent embrumé, confiné dans un monde fait de souffrance moins physique que métaphysique, et qui gronde, un pont vers l’indicible est jeté dans une vision alternative lucide et profonde. Il ouvre grandes les portes d’une reconquête de l’âme pour regarder l’humanité avec ampleur sans occulter les difficultés réelles du chemin de tout homme d’exigence vers sa transformation. Il n’est pas rien de s’abandonner entièrement à l’amour de Dieu ! Les supports avérés d’un combat spirituel ne sont pas inutiles pour entendre l’appel du Christ. Les affamés de Dieu trouvent dans cet espace privilégié une nourriture en union avec Jésus et son royaume où circule l’amour comme une brise légère. Mais l’amour ne fait-il pas peur de nos jours ? Ose-t-on encore parler de l’amour ? Ces pages nous y invitent avec la joie de l’être. Marie Mignon-Gardet.
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Avant-Propos Nombre de nos contemporains, mécontents de leur sort, se lamentent à l’heure des informations audio-visuelles et évaluent les maux de la civilisation, la pollution, l’effet de serre de la planète, les catastrophes naturelles, le cancer, le sida, les scandales financiers, et chacun de souligner que la situation est loin de s’arranger. Désormais l’humanité se divise en deux espèces : ceux qui se résignent et subissent l’adversité, et les autres, ceux qui cherchent une solution et rejoignent les rangs des quêteurs d’absolu. Au fur et à mesure que le quotidien devient une lutte permanente, que l’un tremble pour ses enfants, la prolifération de la drogue ou du racket à l’école, qu’une seconde s’angoisse pour ses rides et sa jeunesse qui s’étiole, qu’un autre encore pleure sur le désamour de sa femme partie avec son meilleur ami et qu’un dernier déprime d’avoir perdu sa fortune à la Bourse, les indécis et les moqueurs soudain terrassés par la peur changent d’avis, s’intéressent à des démarches en tous genres et finissent par avouer qu’ils sont eux aussi en recherche pour donner un nouveau sens à leur vie. Manger, dormir, faire l’amour, travailler, penser finances ne suffisent plus pour exister. Alors certains discourent sur Dieu, les religions, les stages de remise en forme, les mouvements caritatifs, les regroupements de personnes de bonne volonté. D’autres encore parlent d’Invitation à la vie. Une secte ? Une nouvelle église ? Non, juste une association, créée en 1983 à l’instigation
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d’Yvonne Trubert, une femme d’origine bretonne, âgée à cette époque d’une cinquantaine d’années, une mère de quatre enfants, déjà grand-mère de quelques bambins et qui, en élevant sa progéniture, a exercé différents métiers et a tenu notamment une teinturerie, avant de se consacrer dès 1976 aux autres, à ses voisins d’abord, à ses relations, leur dispensant écoute et réconfort. En 1983 donc, aidée par des amis, Yvonne fonde cette association œcuménique. Vivant elle-même très fidèlement le message christique, elle propose l’enseignement du Christ, les préceptes des Evangiles, la pratique de la prière, de l’harmonisation des énergies et d’autres « outils » dont nous reparlerons dans les pages suivantes et ceci afin de permettre à l’être humain d’abandonner ses processus d’autodestruction et ses culpabilités, de s’ouvrir à un renouveau, de (re)découvrir le vrai sens de l’amour et de vivre libre, libéré dans une dimension divine. Position on ne peut plus déiste, soit ! Mais les arguments avancés sont en priorité un hymne de foi. Pour Yvonne Trubert, chacun en ce monde vit en dessous de son potentiel s’il ne se relie à Dieu. Depuis des siècles, l’homme se ruine par goût du pouvoir, ne rêve que de soumettre ses semblables et fomente des guerres pour se sentir exister. Séduit par la facilité, l’illusion du confort, il méprise son environnement, ne se respecte plus et œuvre subrepticement à son déclin en se coupant de l’énergie dont il est nourri. Selon Yvonne Trubert toujours, cet homme a besoin de se ré-approprier d’autres valeurs, de faire un travail sur lui-même pour lutter contre l’anxiété et les soucis du monde moderne afin de trouver paix intérieure et espoir. Dans la démarche proposée par cette femme, n’existe aucun miracle. Une adhésion à IVI n’est pas un
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