Jésus apocryphe

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Jésus apocryphe, comment ces deux termes pourraient-ils tenir ensemble ? Dans cette collection où sont publiés une centaine de titres, il fallait qu’il y en ait un quatre-vingt-dix-neuvième, celui des quatre-vingt-dix-neuf brebis délaissées pour permettre de retrouver la brebis perdue. Les figures antiques de Jésus dans la littérature apocryphe sont parfois perdues, oubliées, contestées, honnies, en tout cas peu connues.

Par ce titre, Jésus apocryphe, l’auteur entend traiter des représentations de Jésus dans les premiers textes apocryphes de l’Antiquité chrétienne. C’est ainsi que sont présentées les différentes formes principales du gnosticisme, qu’un écho est donné aux apocryphes non gnostiques et que place est même faite au manichéisme.

Dans le souci de permettre la lecture de textes anciens et de textes originaux, maintenant accessibles en traduction, J.-D. Dubois restitue ici l’importance des débats et de la variété des positions sur l’arrière-fond desquels s’est peu à peu précisée la doctrine reçue dans la Grande Église concernant aussi bien la figure de Jésus le Christ, que les manières chrétiennes anciennes de présenter sa divinité ou son humanité.

Une collection de référence en christologie sous la direction de Monseigneur Doré.


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Date de parution 25 mars 2011
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EAN13 9782718908069
Langue Français

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© 2011, Mame-Desclée, Paris www.fleuruseditions.com ISBN : 978-27189-0806-9 MDS : 532 021 Tous droits réservés pour tous pays
Àla mémoire de Patricia qui aurait voulu lire ces pages
Présentation
1. En même temps qu’une entreprise, une collection d’ouvrages est aussi une aventure, et une aventure humaine. On a beau programmer et planifier, et le faire suffisamment à l’avance, beaucoup de facteurs peuvent interférer, dont on n’a aucunement la maîtrise, mais qui risquent à tout moment de compromettre l’aboutissement. Ceux d’ordre humain sont évidemment décisifs, particulièrement quand l’entreprise en question est d’ordre éditorial. Au premier rang de ces facteurs vient bien entendu la maison d’édition elle-même. Au moment où la collection « Jésus et Jésus-Christ » atteint sa fin, je tiens à redire ici ma reconnaissance à Mame-Desclée et au groupe Média-participations, dont cette maison est partie intégrante. o Tout aussi évidemment, il y a également les auteurs ! Bientôt, et très précisément dans le n 101 (ou plutôt 100 + 1), j’aurai l’occasion d’en dire davantage sur ce point. Je peux et dois néanmoins l’évoquer déjà à propos de cet ouvrage-ci. Plusieurs aléas, de santé avant tout, ont en effet à la fois o beaucoup compliqué et notablement différé l’aboutissement de ce n 99. Que son auteur soit d’autant plus chaleureusement remercié d’avoir réussi malgré tout à conduire l’opération à son terme. 2. La reconnaissance que j’exprime ici se redouble du fait que je la formule à propos d’un ouvrage qui aurait beaucoup manqué à la présente collection si, comme on a pu le craindre à un certain moment, la réalisation s’était avérée impossible dans les délais qui s’imposaient. L’intention de la série « Jésus et Jésus-Christ » n’est certes pas l’exhaustivité (toujours impossible du reste) ; mais comment, compte tenu de son projet éditorial, aurait-elle pu faire l’impasse sur la littérature dite «apocryphe» ? Au moins deux raisons immédiates militaient déjà pour qu’on ne néglige pas cette vaste production littéraire. D’une part, c’est un fait qu’elle a été beaucoup mise à contribution à travers les vingt siècles déjà écoulés de l’histoire du christianisme. Piété et foi populaires, arts sacrés, littérature spirituelle (et quelquefois théologique) ont beaucoup puisé à ce qui était connu des textes transmis sous cette appellation générique. Il convenait donc de donner ici des repères, de fournir des critères de lecture et d’interprétation. D’autre part, on ne saurait oublier que l’époque tout à fait contemporaine a été assez avide de ce genre de littérature. Dans des intentions fort diverses, on le sait : simple information ici, goût du sensationnel là, intention polémique ailleurs, ou bien encore simple volonté de sortir des sentiers battus ? – J.-D. Dubois donne lui-même quelques exemples parlants. On conviendra aisément que, de ce point de vue aussi, un éclairage compétent était souhaitable. 3. Nous avons hésité sur le titre à donner à l’ouvrage. L’auteur indique les raisons qui nous ont conduits à choisir celui que nous avons retenu. Ce titre présente au moins le double avantage de la clarté et de l’amplitude. La clarté est principalement d’ordre chronologique : on est clairement situé dans une littérature qui a rapport plus ou moins direct avec le Nouveau Testament mais qui, pour diverses raisons, n’a de fait pas été intégrée à son canon. Quant à l’amplitude, elle est liée au souhait qui était le nôtre dans le cadre de la collection : faire écho autant que possible à la diversité des courants, mais sans multiplier les ouvrages sur eux ! C’est ainsi que sont présentées ici les différentes formes principales du gnosticisme, qu’un écho est donné aux apocryphes non gnostiques, et que place est même faite au manichéisme. Mais je laisse à l’auteur, excellent spécialiste comme l’on sait de toute cette littérature, de nous éclairer de toute sa compétence aussi bien sur les désignations que sur les répartitions. Je souligne toutefois que je lui suis tout particulièrement reconnaissant d’avoir été, selon ma recommandation, assez attentif à citer abondamment (en traduction française) les textes auxquels il se réfère ou qu’il commente. Il rend là un service qui sera d’autant plus apprécié des lecteurs que, en dehors des spécialistes, ils ne sont pas si nombreux à pouvoir y accéder directement. Les bibliographies soigneusement établies pour chaque chapitre et pour l’ensemble fourniront par ailleurs toutes les références souhaitables. 4. Aux raisons déjà évoquées concernant l’intérêt de la publication de cet ouvrage dans cette collection s’en ajoutent deux autres, plus fondamentales. Tout d’abord, c’est un fait que le type de littérature que nous qualifions ici d’« apocryphe » non seulement est si abondant qu’on a pu parler à son sujet d’un « continent », mais que publications et même découvertes se sont multipliées surtout au cours des deux ou trois dernières décennies. Il était donc souhaitable qu’un spécialiste acceptât à la fois de faire le point sur l’état présent de la
recherche et de présenter l’essentiel de ses résultats actuels. Ensuite et surtout, au fur et à mesure que la découverte et la fréquentation se sont développées, on s’est aperçu de l’intérêt pour l’histoire de la doctrine christologique comme telle, d’une investigation attentive de tout le domaine en cause – à condition toutefois de sortir des seuls sentiers battus jusqu’à une époque récente. Assurément, l’auteur tient à souligner que son approche est celle d’un historien, mais c’est précisément à ce titre qu’elle présente pour nous tout son intérêt. On y gagne en effet une restitution fort suggestive de l’importance des débats et de la variété des positions sur l’arrière-fond desquels s’est peu à peu précisée la doctrine reçue dans la Grande Église concernant aussi bien la figure de Jésus le Christ, que son double rôle de révélateur de Dieu et de sauveur du monde. + Joseph Doré Archevêque émérite de Strasbourg
Introduction
« Jésus apocryphe ». Comment ces deux termes pourraient-ils tenir ensemble ? Dans la collection « Jésus et Jésus-Christ » où sont publiés maintenant près d’une centaine de volumes, il fallait qu’il y en ait un quatre-vingt-dix-neuvième, celui des quatre-vingt-dix-neuf brebis délaissées pour permettre de retrouver la brebis perdue. Les figures antiques de Jésus dans la littérature apocryphe sont parfois perdues, oubliées, parfois contestées, honnies, en tout cas peu connues. Par ce titreJésus apocryphe,entendons traiter des représentations de Jésus dans les premiers nous textes apocryphes de l’Antiquité chrétienne. Il nous faut donc définir ce que l’on entend par « littérature apocryphe ». Dès que l’on touche aux divers milieux qui ont produit les apocryphes chrétiens anciens, on s’aperçoit que les premières générations du christianisme n’ont pas élaboré une doctrine orthodoxe en quelques années. Pendant au moins deux ou trois siècles, si ce n’est pas plus, il a existé une très grande diversité de courants d’opinions parmi lesquels on rencontre des milieux gnostiques. Nous allons aussi définir brièvement ce que nous entendons par là, mais il n’est pas toujours facile de distinguer clairement ce qui relève des gnostiques de ce qui relève des apocryphes ; il peut y avoir des apocryphes gnostiques, comme il peut y avoir des textes gnostiques qui ne ressemblent pas aux apocryphes chrétiens anciens. Pour mettre un peu d’ordre dans ces divers corpus, nous commencerons par définir l’expression « littérature apocryphe ». Cette littérature ne correspond pas à un corpus d’écrits constitué et stable une fois pour toutes, même s’il existe depuis quelques siècles des anthologies de textes apocryphes chrétiens. Pour le public francophone, l’anthologie la plus récente a été publiée dans la collection de « La Pléiade », chez Gallimard, avec un double volume rassemblant des contributions diverses de membres de l’Association pour l’étude de la littérature apocryphe chrétienne (Aelac). Le premier tome fut publié sous la direction de François Bovon, alors à l’université de Genève, et de 1 Pierre Geoltrain, autrefois directeur d’études à l’École pratique des hautes études ; le second tome le fut sous la direction de Pierre Geoltrain et de Jean-Daniel Kaestli, de l’université de 2 Lausanne . Si nous essayons de donner maintenant un contenu au terme « apocryphe », nous allons voir qu’il recouvre des réalités littéraires plurielles, à bien différencier. Quand on compare le sommaire des bibles catholiques et protestantes, on remarque l’inclusion, ou non, de certains écrits dits « apocryphes » en milieu d’origine protestante, « deutéro-canoniques » en milieu catholique. Cette catégorie d’écrits perçus comme d’un « canon au second degré » provient du fait que certains textes issus du judaïsme hellénistique ont été rédigés originellement en grec, et non en hébreu comme pour le reste de la Bible juive. Ces écrits n’ont pas été habituellement retenus par les Bibles du judaïsme rabbinique : Judith, Tobit, I et II Maccabées, Sagesse de Salomon, Siracide, Baruch, la Lettre de Jérémie, la version grecque d’Esther et les additions au livre de Daniel. Retenus dans les Bibles chrétiennes la plupart du temps, ils ont fait l’objet de débats, notamment autour du moine et traducteur de la Bible en latin, Jérôme, partisan de la seuleveritas hebraica,et à la période des controverses entre protestants et catholiques, après la période des Réformes. Contrairement à une idée reçue, il n’a pas existé de décision synodale du judaïsme qui aurait fixé les limites du canon des Écritures bibliques, même si l’on sait que l’on a er discuté de l’intégration dans le canon du Cantique des Cantiques et de l’Ecclésiaste à la fin duI siècle de notre ère et que le livre du Siracide a suscité de nombreuses réactions divergentes au sein 3 du judaïsme . À côté des écrits de la Bible, le judaïsme a produit de nombreux textes anonymes mis sous le patronage d’une figure biblique. On les appelle souvent des « pseudépigraphes », c’est-à-dire rédigés au nom de personnages célèbres, comme Adam, Abraham, Moïse, Joseph, Esdras, Jérémie ou Baruch. Plusieurs de ces écrits ont été conservés par les chrétiens. La plupart d’entre eux ont été 4 publiés dans la « Bibliothèque de la Pléiade » sous le titreLa Bible. Écrits intertestamentaires. Ce titre ambigu souligne que ces écrits proviennent d’une période contemporaine des derniers livres de l’Ancien Testament et des premiers écrits chrétiens. Or ils couvrent une période de plusieurs siècles, deux ou trois avant notre ère et un ou deux après. Ce sont souvent des apocalypses, comme celle d’Hénoch, des Jubilés, de II Baruch, de IV Esdras, d’Abraham, d’Élie, mais aussi des ouvrages poétiques comme les Psaumes de Salomon ou les Oracles sibyllins. Comme ces écrits ont été publiés en traduction française dans le même volume que les textes des manuscrits de Qumrân, on a tendance à les confondre avec la production littéraire des Esséniens.
La littérature apocryphe chrétienne, quant à elle, a fait l’objet de nombreux travaux, surtout depuis la création de l’association internationale Aelac en 1981, responsable éditorial des volumes duCorpus christianorum, Series apocryphorum, aux Éditions Brepols, à Turnhout, en 5 Belgique . Dès le départ, l’Aelac a opté pour l’abandon du terme « apocryphes du Nouveau Testament », trop limitatif, tant du point de vue du contenu que du point de vue du cadre chronologique ; en revanche, elle a vulgarisé la dénomination « écrits apocryphes chrétiens », notamment en raison d’un débat avec des anthologies germaniques, largement utilisées à cette 6 époque, comme l’a bien montré Éric Junod dans plusieurs contributions . Sa définition des apocryphes émanant des discussions au sein de l’Aelac est devenue classique depuis 1983 et a servi de point de départ à une nouvelle génération de recherches : « textes anonymes ou pseudépigraphes d’origine chrétienne qui entretiennent un rapport avec les livres du NT et aussi de l’AT parce qu’ils sont consacrés à des événements racontés ou évoqués dans ces livres ou parce qu’ils sont consacrés à des événements qui se situent dans le prolongement d’événements racontés ou évoqués dans ces livres, parce qu’ils sont centrés sur des personnages apparaissant dans ces 7 livres, parce que leur genre littéraire s’apparente à ceux des écrits bibliques » . En revenant plusieurs fois sur cette définition, Éric Junod a surtout montré qu’il ne faut pas considérer les écrits apocryphes en rapport avec la constitution et la clôture du canon des Écritures. Les écrits apocryphes dépassent le temps et les limites géographiques du monde de la constitution du canon biblique. Nous traiterons donc de divers apocryphes renvoyant aux récits de l’Enfance de Jésus ou de Marie, aux récits de la Passion, aux voyages des apôtres. Mais nous aborderons aussi les apocryphes gnostiques, comme l’Évangile de Judas qui vient d’être retrouvé il y a quelques années. Cela nous amène à préciser ce que l’on entend par milieux ou groupes gnostiques. Le terme désigne les « connaissants », ceux qui ont la gnose (en grec,gnosis) des secrets merveilleux qui traitent de la création du monde, des mondes célestes et de leurs habitants, ou des mystères du corps humain, et qui permettent d’obtenir le salut à la fin des temps. Les gnostiques interviennent habituellement dans des cercles ésotériques où l’initiation assure la transmission des connaissances à ceux qui peuvent les recevoir. Cette désignation a été forgée par les Pères de e l’Église qui les ont combattus dès le milieu du II siècle. L’irruption de groupes gnostiques, d’abord au sein des communautés chrétiennes, s’explique à partir du moment où le christianisme a dû se forger une identité propre indépendante des structures sociales du judaïsme ; elle correspond aussi aux premiers essais de rencontre du christianisme avec la philosophie antique. On trouve plusieurs sortes de gnostiques, rassemblés en communautés ressemblant à des cercles de philosophes ; ces groupes sont désignés souvent à partir du nom de leur chef d’école ; nous aborderons ainsi les gnostiques basilidiens, valentiniens mais aussi séthiens dont l’identité exacte est encore problématique. Parmi les grandes découvertes de manuscrits anciens, nous exploiterons quelques textes issus de la collection des manuscrits coptes découverts à Nag Hammadi en 1945, car ils donnent accès à des documents nouveaux provenant directement des gnostiques anciens. Dans le panorama des groupes et des milieux divers qui ont coexisté durant les premiers siècles du christianisme, il nous a semblé bon d’inclure aussi quelques pages sur la figure de Jésus au sein de la religion manichéenne. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un milieu gnostique ou d’une hérésie chrétienne. Le manichéisme est une religion à part entière qui s’est répandue de l’Iran sassanide, en Occident jusqu’en Afrique du Nord, et en Orient sur les routes de l’Asie centrale jusqu’en Chine. Il s’est constitué en une religion concurrente du christianisme en divers lieux ; on se souvient de la polémique constante de saint Augustin contre l’Église manichéenne où il a passé neuf ans de son existence avant de redevenir chrétien. Le manichéisme n’a pas été sans influencer la rédaction de quelques pages d’apocryphes chrétiens, comme laDoctrine d’Addaï. Sous le titre Jésus apocryphe,nous envisageons donc de faire découvrir au lecteur quelques pages méconnues d’écrits anciens – gnostiques, apocryphes et manichéens – qui ont présenté Jésus sous des facettes multicolores. Multicolores sont les vitraux des cathédrales médiévales qui ont mis en lumière et en couleur nombre de traditions apocryphes, sur la vie de Jésus, la vie de la Vierge et les traditions des apôtres ou des personnages anonymes du Nouveau Testament entrés dans la vie liturgique des communautés chrétiennes. À partir du moment où se sont développés le culte des martyrs et le culte des saints, il devenait important de retrouver des traditions anciennes sur les apôtres et les saints du calendrier. À leur date anniversaire, les célébrations liturgiques proposaient la lecture de leur e vie ou de leur martyre ainsi que de leurs miracles. Au milieu du XIII siècle, des grandes compilations furent rassemblées pour alimenter la prédication et les cérémonies liturgiques du
culte des saints ; parmi les plus connues, on notera celles de laLégende doréeJacques de de Voragine ou leSpeculum historiale de Vincent de Beauvais. La mariologie n’aurait pu se développer sans la transmission ininterrompue duProtévangile de Jacqueset de ses remaniements ultérieurs dans lePseudo-Matthieu. Si l’on songe à quelques monuments célèbres comme le ciboire de Saint-Marc à Venise, les fresques de Giotto à Padoue ou le plafond de l’église paroissiale de Zillis en Suisse ou encore les vitraux de la cathédrale de Chartres, on ne manquera pas de consulter les textes apocryphes pour apprécier les détails de leur mise en œuvre. Même si les apocryphes ont connu des fortunes variées au cours de l’histoire, parfois vénérés, parfois mis à l’Index, on reconnaîtra qu’ils sont sortis des chapelles et des monuments littéraires de l’Antiquité. Il suffit de voir le portrait sulfureux de Marie-Madeleine exploité de nos jours dans la littérature et dans des films commeLa Dernière Tentation du Christou leDa Vinci Code. Il est même étonnant que l’on n’ait pas encore aperçu de film sur Judas depuis la publication de l’évangile apocryphe qui porte son nom, en 2006. Un dictionnaire ne suffirait pas à répertorier les divers usages des apocryphes, de l’Antiquité à nos jours, dans la peinture, la sculpture, le théâtre, le cinéma mais aussi la liturgie et l’architecture religieuse. Comme aimait à le dire et le redire Jean-Claude Picard, à qui l’on doit, avec Pierre Geoltrain, la création de la revue d’études qui leur est 8 consacrée,Apocrypha ,partir à la rencontre des apocryphes, c’est faire la découverte de tout un « continent ».
Ces pages n’auraient pas vu le jour sans les encouragements amicaux et la fidélité du directeur de cette collection, Mgr Joseph Doré, archevêque émérite de Strasbourg, à qui va toute notre reconnaissance.