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L'état islamique

De
284 pages
Cet essai est analysé sous le prisme de deux angles, qui définissent ici le choix entre la notion de Dieu, invention la plus noble de l'esprit humain d'une part, et la notion de religion, expression d'une foi solide sur la construction des civiliations, d'autre part.
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Arthur ONKOANT
L’État islamique Le Califat de Daech
L’État islamique
Arthur ONKOANT
L’État islamique
Le Califat de Daesh
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-13009-5 EAN : 9782343130095
Quand on décide d’écrire une histoire, On ne se fatigue pas de raturer sur les lignes. Merci Papa… Onkoant Essomba Luc (1953-1998) R.I.P
Introduction générale L’islamisme est un mot générique qui recouvre plusieurs sens et conceptions politiques. Il ressort dans son pire sens aujourd’hui avec les horreurs de l’organisation de l’État islamique, partant aussi le rapprochement de différents groupes, dont ceux rattachés aux mouvements Al-Qaïda. Ainsi, le monde serait confronté de nos jours à l’affirmation et la promotion active des croyances liées à des discours de propagande xénophobes. À côté du musulman ordinaire, on nous présente le terroriste, pour qui l’islam est une question de piété personnelle. Seulement, il faut bien circonscrire le problème, dont on se propose de mener une réflexion sur les acteurs, chercher les raisons de cette radicalisation et le postulat idéologique qui en est brandi. Le paradoxe apparent qui existe entre l’expression individuelle de Dieu et le caractère tout à fait différent et systématique de sa pensée nous interpelle au premier chef. En effet, la religion vue comme une condition préalable pour comprendre la manifestation d’une telle propension à l’égard de cette idole donne le spectacle d’une société sans cesse portée vers son déclin. L’émergence simultanée des forces religieuses au niveau régional dans le Moyen-Orient est à l’origine de la recrudescence du terrorisme dans le monde. Partant de cette influence ignorée de l’islam, cette menace se serait accrue. Dans le contexte précis, l’expression deRégion-Étatapparaît fondée en réalité sur des caractéristiques spécifiques, distinctes d’un État souverain. De même, de façon plus complète, ce qu’on devrait comprendre demeure en ces faits un conflit majeur qui coïncide avec l’identité culturelle de la volonté dans l’une ou dans l’autre cas, d’un règne placé sous le
signe d’un Califat conformément à une définition courante d’État islamique (ou encore Daech). Cette nécessité de conversion du monde en un vaste champ religieux obère de cette philosophie l’espoir d’un peuple musulman placé sous la promenade d’une croyance qui enterre l’idée d’une liberté pour tous qui ne soit pas rattachée à celle de sa propre nature. Ainsi, lorsqu’un milieu n’offre pas les conditions nécessaires à leur existence, les individus émigrent vers d’autres milieux où ces exigences vitales ont plus de chance d’être satisfaites. C’est la raison pour laquelle l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan, la Libye ou encore le Mali sont devenus des terrains fertiles où prospèrent ces islamistes radicaux. On pourrait ici s’interroger sur les risques d’un tel exode massif de fidèles de plus en plus croissant vers des régions où l’on pratique l’islam non pas comme une force spirituelle, mais plutôt comme une force de révolution. Dans ce cas, le choix de cette lutte découle de la conséquence même du changement politique dans ces États, en réponse à la question restée pendante, celle de savoir si oui ou non cet engagement démocratique est bien raisonné. Il importe de rappeler ici que ce sont ces variables exogènes qui constituent les véritables facteurs explicatifs de la naissance de l’État islamique. En effet, la communauté musulmane est divisée entre chiites et sunnites ; sur le plan religieux, les musulmans pratiquants se regroupent en autant d’organisations et de mosquées qu’il y a de groupes nationaux. D’où les fiefs historiques tels que Raqqa, Mossoul, Kirkouk, Fallouja, Alep ou encore Syrte pour ne citer que ceux-là. Les perceptions de ce courant islamique sont des idées confuses et obscures liées à la nature du terrorisme. On les voit par exemple dans la preuve de l’existence des jeunes radicalisés, où l’on observe dans le germe de cette action,
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une certaine faculté passive de sentir, c’est-a-dire de recevoir et de connaître les idées des choses sensibles. La question d’ordre islamique ne peut être traitée de manière discursive comme suivant des règles de choix rationnel et évaluant son efficacité dans l’influence qu’elle exerce sur ses fidèles. Elle se rapporte à une déconstruction morale effectuée par des formes mimétiques de langage, lesquelles sont moins soucieuses de dégager, les intentions, le bien et le mal, la liberté ou la contrainte ; d’une sorte d’implicite de la raison contenue dans le mouvement même de son déploiement historique. Cette apparition des Régions-États marque la fin d’une époque. Il s’agit explicitement de celle des démocraties gouvernantes, au profit des entités sociales plus autonomes. Et à chaque fois qu’une nouvelle variable indépendante, selon l’ordre établi, fait son apparition, le système international dans son ensemble connaît des ajustements. À travers la notion désignée d’État, il apparaît clairement que cette vision s’applique pertinemment à tout ce qui entoure actuellement la discussion sur l’utilité ou non de réviser un tant soit peu les principes de la démocratie. L’auteur ordinaire du terrorisme est un homme connu, non pas forcement de la même façon, car le lien de radicalisation n’est pas le fait d’une instance qui, tout en se réalisant dans cette situation, existe aussi par rapport à des situations antérieures dont elle conserve la mémoire, le savoir et la croyance. Il donne à voir la corrélation de sa propre personne aux états de choses qui l’environnent, le concernent, l’intéressent, le préoccupent. C’est un homme instable, dont le sens de son histoire personnelle n’est jamais complètement séparable des opérations langagières qui lui donnent la force de tuer. Cette nature du terrorisme est un fait de la pensée sociale, qui peut, au bout du compte, devenir histoire collective ou mythe. Par ailleurs, cette facilité de se
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