La théologie africaine

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276 pages
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Les allégations fortes de nos Saints-Pères venus sur le siège de Saint-Pierre après le Concile Vatican II sont souvent citées d'une façon disparate dans les textes et les réflexions des africains. Le souci de cet ouvrage est de les rendre visibles. Au lieu qu'ils soient perdus au milieu d'autres textes, que l'on puisse les repérer facilement pour se rendre compte de la considération que les plus hauts responsables de l'Église réservent non seulement à la théologie africaine d'inculturation mais aussi au peuple africain en tant que tel.

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Ajouté le 15 avril 2016
Nombre de lectures 210
EAN13 9782140007231
Langue Français
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Études africaines
Série Religion
Dieudonné M M
La théologie africaine
Le feu vert de Rome : une herméneutique des déclarations des souverains pontifes d’après le Concile Vatican II
LA THÉOLOGIE AFRICAINE
Le feu vert de Rome : une herméneutique des déclarations des souverains pontifes d’après le Concile Vatican II
Collection « Études africaines » dirigée par Denis Pryen et son équipe
Forte de plus de mille titres publiés à ce jour, la collection « Études africaines » fait peau neuve. Elle présentera toujours les essais généraux qui ont fait son succès, mais se déclinera désormais également par séries thématiques : droit, économie, politique, sociologie, etc.
Dernières parutions
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Dieudonné MUSHIPU MBOMBO
LA THÉOLOGIE AFRICAINE Le feu vert de Rome : une herméneutique des déclarations des souverains pontifes d’après le Concile Vatican II
L'HARMATTAN
© L’Harmattan, 20165-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08389-6 EAN : 9782343083896
À Henri Derroitte À François-Xavier Amherdt Et à Thierry Collaud
Ces vaillants professeurs européens que nous avons rencontrés au cours de notre histoire de vie et qui font preuve tous les jours d’une affection indéfectible pour l’Afrique et soutiennent l’évolution des idées sur le déve-loppement du continent noir même mieux que certains natifsafricains qui détruisent l’Afrique et ses fils par leur comportement égoïste
PRÉFACE
L’Afrique et la diversité théologique, retour sur un parcours
Introduction
L’ouvrage de l’abbé Dieudonné Mushipu Mbombo propose au lecteur de partir en voyage. Le chemin suivi : celui de la naissance et de l’efflorescence de la théologie africaine. Le choix de l’itinéraire : un choix historique et thématique, passant par les grands moments, les auteurs importants, les sujets débattus depuis plusieurs décen-nies par celles et ceux qui sont devenus en quelque sorte les « pères » (et les mères) de la théologie africaine. Il faut remercier l’abbé Mushipu du patient travail de relecture, de synthèse et de mise en perspective qu’il nous offre dans cet essai. Il est clair qu’il donne ici une contribution solide pour tous les chercheurs qui, aujourd’hui et demain, voudront comprendre pourquoi et comment le christianisme africain e a revendiqué au XX siècle le droit à développer une pensée théologique propre, en communion avec l’Église catholique romaine tout en valorisant les particularités culturelles et sociales du continent africain.
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Au cœur du livre, le tournant de Vatican II est mis en exergue (chapitre 2). Au cœur des réflexions des Pères conci-liaires, deux textes sont commenté ici : Gaudium et Spes et Ad Gentes. L’abbé Mushipu développe surtout le premier texte, la fameuse constitution sur l’Église dans le monde de ce temps. Mais il relève bien sûr aussi l’importance d’Ad Gentes, et en particulier du paragraphe 22 de ce décret. S’inscrivant dans la ligne théologique deLumen Gentium, le décret sur l’activité missionnaire, Ad Gentes détermine la dimension « catholique » de l’Église en la désignant comme don de Dieu grâce auquel doit se récapituler dans le Christ, par la médiation de l’Église, l’universalité des dons et des richesses de l’humanité tout entière (cf. LG 13). Selon une progression logique de la démonstration, toujours associée à la pensée théologique de Lumen Gentium, Ad gentes reconnaîtra dans la variété des Églises particulières la mani-festation de la catholicité de l’Église une et indivise et sera, dès lors, porté aussi à reconnaître les aspirations légitimes des Églises particulières à faire valoir leurs traditions propres. On trouvera également, et de manière évidente, un lien avec les pages de Gaudium et Spes sur la culture, et en particulier le célèbre GS 44, §2 qui considère important que l’annonce de la Bonne Nouvelle soit exprimée selon les ressources propres à chaque nation. Lisons donc de larges extraits des deux premiers para-graphes d’AG 22 : « Àl’instar de l’économie de l’Incarnation, les jeunes Églises, enracinées dans le Christ et édifiées sur le fondement des Apôtres, assument pour un merveil-leux échange toutes les richesses des nations qui ont été données au Christ en héritage (cf. Ps8). Elles 2, empruntent aux coutumes et aux traditions de leurs peuples, à leur sagesse, à leur science, à leurs arts, à leurs disciplines, tout ce qui peut contribuer à confesser la gloire du Créateur, mettre en lumière la grâce du Sauveur, et ordonner comme il le faut la vie chrétienne.
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Pour réaliser ce dessein, il est nécessaire que, dans chaque grand territoire socioculturel, comme on dit, une réflexion théologique soit encouragée, par laquelle, à la lumière de la Tradition de l’Église univer-selle, les faits et les paroles révélés par Dieu, consi-gnés dans les Saintes Écritures, expliqués par les Pères de l’Église et le magistère, seront soumis à un nouvel examen. Ainsi on saisira plus nettement par quelles voies la foi, compte tenu de la philosophie et de la sagesse des peuples, peut « chercher l’intelligence », et de quelles manières les coutumes, le sens de la vie, l’ordre social peuvent s’accorder avec les mœurs que fait connaître la révélation divine. Ainsi apparaîtront des voies vers une plus profonde adaptation dans toute l’étendue de la vie chrétienne. » Dans son commentaire « historique » d’Ad Gentes, dans la collectionUnam Sanctam, le Père blanc, X. Seumois va er subdiviser la fin du 1 paragraphe pour distinguer les adap-tations nécessaires. Ainsi, pour « contribuer à la gloire du Créateur », le texte viserait-il en particulier l’adaptation de la liturgie, du culte en général et des formes de piété popu-laire. Pour ce qui est de « mettre en lumière la grâce du Seigneur », faudrait-il les adaptations de la théologie, de l’évangélisation, de la catéchèse et de la prédication. Et, enfin, pour « ordonner comme il le faut la vie chrétienne », serait-il utile d’adapter les législations canoniques en tenant 1 compte des formes traditionnelles de vie sociale . À partir de cette mise en perspective globale, mon propos dans cette préface au livre de l’abbé Mushipu sera de vérifier quatre moments d’appropriation de ce texte. Comment sera-t-il reçu, compris et finalement quelle sera la pérennité des options théologiques et ecclésiales d’AG 22 ?
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XavierSEUMOIS, “Les Eglises particulières”, dansL’activité mission-naire de l’Eglise, coll.Unam Sanctam, n° 67, Paris, Cerf, 1967,p. 311-332, ici p. 328-329.
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