Le Solitaire des Alpes

Le Solitaire des Alpes

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Michel Yermoloff (1794-1870), homme très cultivé et orthodoxe de naissance, se convertira au Catholicisme à 61 ans. Sans se contenter d'une démarche ecclésiale, il entend développer, discuter l'essentiel de sa foi. Dans ce véritable ouvrage d'apologétique rédigé sous forme de dix "Conversations" , les Dialogues de ce Général fournissent un témoignage précieux du climat intellectuel de l'époque à travers des développements des thèmes pérennes de la philosophie et de la religion

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Ajouté le 01 juin 2013
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EAN13 9782296537156
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Michel YerMoloff
le Solitaire des Alpes ou la Vérité religieuse devant la raison
edition préparée par françois Heidsieck Préface de Gérard Perrin-Gouron
     Le Solitaire des Alpes ou la Vérité Religieuse devant la Raison                    
Ouverture philosophique Collection dirigée par Aline Caillet, Dominique Chateau, Jean-Marc Lachaud et Bruno Péquignot  Une collection d'ouvrages qui se propose d'accueillir des travaux originaux sans exclusive d'écoles ou de thématiques. Il s'agit de favoriser la confrontation de recherches et des réflexions qu'elles soient le fait de philosophes « professionnels » ou non. On n'y confondra donc pas la philosophie avec une discipline académique ; elle est réputée être le fait de tous ceux qu'habite la passion de penser, qu'ils soient professeurs de philosophie, spécialistes des sciences humaines, sociales ou naturelles, ou polisseurs de verres de lunettes astronomiques.   Dernières parutions  Jordi COROMINAS, Joan Albert VICENS,  Xavier Zubiri. La solitude sonore (Tome 2 1931-1940) , 2013. Rémy GAGNON, Phénoménologie de lindividualité , 2013. Jean-François MELCER, Ethique et rhétorique (d)après Chaïm Perelman, ou la raison hospitalière , 2013. Jean-François MELCER, Justice et rhétorique selon Chaïm Perelman, ou comment dire le juste ? , 2013. Jacques STEIWER, Les méandres de la raison impure , 2013. Philippe RIVIALE , Léternel dans le fini. Rencontre de Maître Eckhart et de Simone Weil, 2013. Norbert HILLAIRE, La fin de la modernité sans fin , 2013. Jean-Pierre GRES, La démocratie et le vivant. Un système à lépreuve des hommes , 2012. François HEIDSIECK, LOntologie de Merleau-Ponty (réédition), 2012.  María PUIG de la BELLACASA, Politiques féministes et construction des savoirs , 2012. Pascal KOLESNORE, Histoire et liberté : éclairages kantiens , 2012. Mahamadé SAVADOGO, Penser lengagement , 2012 Françoise KLELTZ-DRAPEAU, Une dette à légard de la culture grecque. La juste mesure dAristote , 2012. Julien GARGANI, Poincaré, le Hasard et létude des Systèmes Complexes , 2012. Jean-Pascal COLLEGIA, Spinoza, la matrice , 2012. Miklos VETÖ, Explorations métaphysiques , 2012. Marcel NGUIMBI, Penser lépistémologie de Karl Popper , 2012.  Joachim Daniel DUPUIS, Gilles Châtelet, Gilles Deleuze et Félix Guattari. De lexpérience diagrammatique , 2012.
Michel Yermoloff       Le Solitaire des Alpes ou la Vérité Religieuse devant la Raison       Edition préparée par François Heidsieck Préface de Gérard Perrin-Gouron         
  
   Edition originale : Douniol et Cie, 1872.                     © LHARMATTAN, 2013  5-7, rue de lÉcole-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99853-7 EAN : 9782296998537  
PRÉFACE MICHEL YERMOLOFF UN GÉNÉRAL RUSSE EN DAUPHINÉ ET UN ACADÉMICIEN FURTIF
Michel Yermoloff est mort en 1870. Il y a cent quarante ans. En 2012, Ghislain Savary de Beauregard présente en version familiale une généalogie des Yermoloff, couvrant près de trois siècles. Bien entendu, le général Michel Yermoloff fait partie des personnages étudiés. Généalogiste amateur pour ma part, je nai aucun lien direct avec cette famille russe, toutefois un lien particulier, original et fort, me relie directement à Michel Yermoloff : un lien successoral qui passe par un siège académique : le Dix-septième fauteuil ! Depuis la Reconstitution de 1836, quatorze membres titulaires ont occupé le dix-septième fauteuil avant moi, avec une durée moyenne de douze ans : trente deux années pour la plus longue, quelques mois pour la plus brève. Voila bien un « académicien furtif » ! En effet, élu le 4 février 1870 sur proposition du professeur Valton de la faculté des Sciences, il décède le 9 septembre de la même année, à La Tronche. Il na donc siégé que sept mois et cinq jours. Son prénom, sa vie sont totalement ignorés des Bulletins de notre Société. Malgré son nom gravé sur les quais de lIsère, il est une figure bien oubliée mais à coup sûr, lune des plus originales et des plus marquantes de lAcadémie Delphinale. Venu des bords de la Moskova et retiré chez nous, en France, à La Tronche, militaire de haut rang, érudit, polyglotte, grand voyageur, profondément croyant et fondateur de lhospice des Petites Surs des Pauvres de Grenoble : « Michel Yermoloff ». Ai-je le droit pour titrer cet exposé, eu égard à son si court passage parmi nous, de le présenter comme un « académicien furtif » ? Cet adjectif, présent dans notre langage moderne, définit le plus souvent, non un homme, mais des engins militaires : avions ou frégates de marine. Jose espérer que le
Le Solitaire des Alpes
général pardonnera à son successeur cette bien grande liberté et lusage répété que je ferai de son prénom.
*****************    Mickhaïl Alexandrovitch Yermoloff nait à Moscou, le dimanche 13 février 1794. Lorthographe de ce patronyme varie : Yermoloff, Iermoloff ou même Ermoloff. Il voit le jour dans une vieille famille dorigine tatare dont un ancêtre, le mourza Araslane Ermola sest fixé à Moscou, avec ses quatre fils, aux environs de 1505. Ce clan a donné à la Russie des conseillers et des secrétaires dEtat, des magistrats, des diplomates, des officiers généraux, un ministre. Lun des plus anciens de ces militaires fut très proche du Tsar Pierre I°; un autre, le plus célèbre dans lhistoire populaire russe, est connu comme « pacificateur du Caucase » et comme écrivain. Michel est le second fils du général Alexandrovitch Petrovitch Yermoloff, officier du gouvernement de la tsarine Catherine II. Ce dernier sera plus tard disgracié pour sêtre opposé aux décisions du ministre Potemkine et exilé en Autriche. Sa mère, Elisabeth Mikhailovna Galitzine, appartient à la très ancienne famille Galitzine qui a toujours été proche du pouvoir. Lun de ses membres a très activement participé ( 20 juin 1605 ) à lassassinat du tsar Féodor II, le fils de Boris Godounov, lors dune révolte des Boyards et plus tard ( 1758 ) le prince Alexandre Galitzine sera le vice-chancelier de la grande tsarine Catherine. Né dans la noblesse, Michel reçoit léducation classique de tout jeune aristocrate russe de lépoque pour lequel le français est la langue quasi vernaculaire. On ignore le nombre de précepteurs des différentes disciplines qui assurèrent la formation de cette fratrie masculine : Pierre, lainé, né en 1792, Michel, né en 1794, et enfin Féodor, le cadet, né en 1797. On ne sait pas, non plus, pour quelle raison leur grand-mère maternelle Anna Stroganoff, baronne Galitzine, prend en charge léducation de ses petits enfants. Alerte quinquagénaire, grande voyageuse parcourant lEurope entière,
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Préface 
elle entraine avec elle, dans ses déplacements, ses petits fils. Ce qui fait que, tout jeune encore, Michel découvre les grandes capitales européennes et apprend leurs langues respectives. Il en maitrisera sept, vocabulaire et littérature comprise : français, russe, anglais, allemand, espagnol, italien, polonais. Et très certainement il faut ajouter à cette liste le grec et le latin. En 1810, il a seize ans, il est temps pour lui de choisir une carrière et tout naturellement, il soriente vers le métier des armes. Il est, peut-être aussi, influencé par lexemple de son cousin Alexandre Petrovitch, son ainé de 18 ans, fin lettré, brillant soldat et ambassadeur de Russie. Michel suit la formation dune Ecole militaire. En 1811, il est nommé brigadier et est affecté à la suite du Tsar au quartier général impérial. Le 22 juin 1812, Napoléon déclare la guerre au Tsar Alexandre I° qui réside à Saint-Pétersbourg, sa capitale, et qui refuse les conditions du blocus continental imposé par Paris pour isoler et ruiner lindustrie de lAngleterre. La « Grande Armée », forte de plus de 690 000 hommes dont 450 000 français, envahit la Russie. La résistance est faible. Les troupes tsaristes, avec seulement 500 000 hommes, sont mal organisées. Les généraux donnent lordre de reculer et commencent à appliquer une « politique de terres brulées » dès la bataille de Wilna en Lituanie. Napoléon, vainqueur à Smolensk, poursuit sa marche vers Moscou. Le 7 septembre, les armées françaises et russes saffrontent sur le plateau dominant le village de Borodino. Michel Yermoloff, âgé de 18 ans, brigadier tout juste sorti de lécole, est aide de camp dun vieux militaire chargé de gloire et chaud partisan de la résistance totale à linvasion étrangère, le général Piotr Ivanovitch Bagration. Les soldats de Bagration forment lépine dorsale de la défense tsariste. Le combat est acharné. Le jeune homme reçoit, ce jour, le baptême du feu. Il découvre la sauvagerie, la monstruosité des batailles humaines et aussi lhumiliation rageuse du soldat battu, contraint à la retraite. Au cours de lengagement, son chef est mortellement atteint et meurt cinq jours plus tard. Cette victoire de la Moskova, comme nous lappelons, ouvre la porte de Moscou à Napoléon qui y entre le 14 septembre et sinstalle au Kremlin. Le gouverneur de la capitale envahie, Fédor Vassilievitch Rostopchine qui a déjà organisé lévacuation de la cité, en ordonne alors lincendie. Les
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