Les paraboles de Jésus

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Ce livre de Ellen G. White reprend des paraboles de Jésus-Christ.


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EAN13 9789782857439
Langue Français

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Tous droits de reproduction totale ou partielle et de traduction réservés. Edition des versions numériques : IS Edition, Marseille © Éditions Vie et Santé, 1992 BP 59, 77192 Dammarie-les-Lys Cedex, France. ISBN : 978-2-85743-162-6 - ISSN 1158-5080 ISBN (eBooks) : 978-2-85743-796-2
PRÉFACE
Maître incomparable, le Christ donna la plus grande partie de son enseignement en paraboles. La nature est son temple préféré. Où qu'il porte ses pas : dans les champs, les prairies, les vallées ou sur les coteaux ; qu'il ait devant lui la chaîne altière du Liban ; qu'il s'attarde sur les rives délicieuses du lac de Génésareth ; qu’il longe le Jourdain ou traverse la Samarie pour se rendre dans la ville glorieuse de David, il sait tirer de tout ce qui l'entoure une foule d'enseignements pour ses disciples et ses nombreux auditeurs. Les multitudes qui se pressent autour de lui reconnaissent que «jamais homme n'a parlé comme cet homme ». D'autres avant lui — des prophètes, des sages — ont employé des symboles et des figures pour exprimer leur pensée d'une manière plus frappante ; mais Jésus manie cette méthode avec une incomparable maîtrise et trouve les moyens les plus appropriés pour donner aux enseignements divins une forme très attrayante. Il présente avec une grande simplicité les vérités les plus profondes, rapproche de précieuses pensées d'événements familiers ; puis il parle de l’amour de Dieu, de la reconnaissance qui lui est due et de l'amour du prochain qui en découle. Les paraboles du Christ respirent cette confiance enfantine qui permet aux hommes les plus simples d'avoir accès aux riches trésors des vérités divines.
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Le présent ouvrage contient vingt-huit paraboles, divisées en six groupes. Les enseignements qui s'en dégagent sont mis en relief dune manière saisissante. L'expérience a prouvé que les paraboles sont appréciées de tous ceux qui aiment ce qui est noble et vrai. Puisse ce livre trouver sa place dans bien des foyers et y apporter le salut et la paix ! LES ÉDITEURS
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DU NATUREL AU SPIRITUEL
La nature est le miroir de la divinité.
L'ENSEIGNEMENT EN PARABOLES
L'enseignement du Christ en paraboles s'inspire du principe même qui le guidait dans sa mission en faveur de l'humanité. Afin de nous familiariser avec sa personne divine, le Sauveur revêtit notre condition et habita parmi nous. La divinité s'est révélée dans l'humanité et la gloire invisible sous une forme corporelle. Ainsi l'inconnu pourrait s'apprendre par le connu, les choses célestes par les terrestres, Dieu s'étant rendu semblable aux hommes. Il en est de même dans l'enseignement du Christ : l'inconnu est illustré par les choses visibles et les vérités divines sont mises à la portée de tous par des faits dé la vie courante.
L'Écriture nous rapporte que « Jésus dit à la foule toutes ces choses en paraboles... afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète : j'ouvrirai ma bouche en paraboles, je 1 publierai des choses cachées depuis la création du monde ». Il se servait des scènes de la nature et de la vie ordinaire de ses auditeurs pour illustrer les vérités spirituelles de la parole écrite. En reliant ainsi les règnes animal et végétal au domaine
1. Matthieu 13 : 34, 35
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spirituel, les paraboles du Christ sont les anneaux d'une chaîne de vérités qui unit l'homme à Dieu et la terre au ciel. En empruntant ses instructions à la nature, le Christ se servait de choses qu'il avait lui-même créées et auxquelles il avait communiqué ses qualités et sa puissance. Dans sa perfection initiale, toute la création était l'expression de la pensée de Dieu. Pour Adam et Eve, en Eden, la nature où ils puisaient leur instruction était remplie de la connaissance divine et la sagesse parlait aux yeux et pénétrait le cœur. Nos premiers parents communiaient ainsi avec Dieu dans ses œuvres magnifiques. Mais dès qu'ils eurent transgressé la loi du Très-Haut, la gloire qui rayonnait de la face de Dieu se retira de la nature ; celle-ci perdit sa beauté et fut souillée par le péché. Elle conserva néanmoins de nombreux vestiges de sa magnificence d'antan. Les leçons de choses offertes par le Seigneur ne sont pas entièrement supprimées, car la nature parle encore de son Auteur à celui qui s'applique à comprendre son langage. Au temps du Christ, on avait perdu de vue cet enseignement, et l'homme discernait à peine Dieu dans ses œuvres. Le péché avait voilé les merveilles de la création ; les œuvres de Dieu étaient devenues l'obstacle qui dérobait celui-ci aux regards des hommes au lieu de le révéler. Ils « ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur », à tel point que les païens « se sont égarés dans leurs pensées et leur cœur sans intelligence a été plongé 2 dans les ténèbres ». Ainsi, en Israël, l'enseignement humain avait pris la place de l'enseignement révélé. Non seulement les choses de la nature, mais tout ce qui avait été donné aux hommes pour leur faire connaître Dieu — le service du culte et
2. Romains 1 : 25, 21
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les Écritures elles-mêmes — avait été perverti au point d'en voiler sa face. Le Christ s'efforça d'écarter ce qui obscurcissait la vérité et il déchira le voile que le péché avait jeté sur la nature, afin de mettre en évidence la gloire spirituelle qu'elle devait réfléchir. Par ses paraboles, il remit en honneur les enseignements de la nature et des Écritures et en lit une révélation nouvelle.-Jésus cueillait le lis éclatant pour le placer dans la main des enfants et des adolescents, et tandis que ceux-ci considéraient son jeune et frais visage empreint de la gloire de son Père, il leur inculquait une leçon de confiance : «Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux. Si Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui existe aujourd'hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de 3 foi ? » Mais dans le sermon sur la montagne, Jésus ne s'adressa pas seulement aux enfants et aux adolescents. Il avait là devant lui toute une foule composée d'hommes et de femmes accablés et angoissés, déçus et troublés. Jésus leur dit : « Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. » Puis, étendant les mains sur la foule qui l'entourait, il ajouta : «Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous 4 seront données par-dessus .»
3. Matthieu 6 : 28-30
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Le Christ dégageait ainsi le message qu'il avait lui-même placé dans les lis et l'herbe des champs. Il désire que nous le lisions sur chaque lis et sur chaque brin d'herbe. Les conceptions de Jésus sur la vérité et son enseignement étaient si vastes que le moindre détail de la nature lui servait d'illustration. Toutes les scènes de la vie journalière étaient reliées à quelque vérité essentielle, si bien que la nature entière se trouvait revêtue des paraboles du Maître. Dans la première partie de son ministère, Jésus avait parlé d'une manière si claire que tous ses auditeurs pouvaient comprendre la vérité divine qui conduit au salut. Mais malheureusement, dans beaucoup de cœurs, elle n'avait pas pris racine. « C'est pourquoi je leur parle en paraboles, disait-il, parce qu'en voyant ils ne voient point, et qu'en entendant ils n'entendent ni ne comprennent... car le cœur de ce peuple est devenu insensible ; ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont 5 fermé leurs yeux . » Jésus voulait éveiller la curiosité de ses auditeurs et secouer les indolents pour faire pénétrer la vérité dans leur cœur. L'enseignement en paraboles était populaire ; il attirait l'attention et forçait le respect non seulement des Juifs, mais encore des gens d'autres nations. Aucune méthode n'était plus efficace que celle-là. Si les auditeurs de Jésus avaient eu vraiment le désir de connaître les choses divines, ils auraient pu saisir les enseignements du Maître, car il était toujours disposé à les expliquer à ceux qui en cherchaient sincèrement le sens.
4. Matthieu 6 : 31-33
5. Matthieu 13 : 13-15
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Le Christ devait aussi présenter des vérités que le peuple n'était pas préparé à recevoir ni même à comprendre. C'est l'une des raisons pour lesquelles il enseignait en paraboles. En tirant ses instructions des scènes de la vie ordinaire ou de la nature, il captait l'attention et impressionnait les cœurs. Plus tard, ceux qui l'avaient entendu illustrer ainsi ses enseignements par les objets qui leur étaient familiers pouvaient se rappeler les exhortations du divin Maître. Ses paroles devenaient alors de plus en plus claires dans la pensée de ceux qui avaient ouvert leur cœur à l'action du Saint-Esprit. Les mystères s'éclaircissaient et ce qui avait d'abord été difficile à saisir devenait évident.
Jésus s'efforçait de trouver le chemin de tous les cœurs. Grâce à un choix d'illustrations variées, il n'exposait pas seulement la vérité sous ses aspects divers, mais il l'adaptait aux différentes classes de ses auditeurs. Il attirait leur attention par des images prises dans la vie quotidienne. Personne ne pouvait dire qu'il avait été oublié ou laissé de côté. Les plus humbles et les plus grands pécheurs entendaient une voix qui leur parlait avec tendresse et sympathie.
Une autre raison poussait Jésus à s'exprimer en paraboles. Dans cette multitude rassemblée autour de lui, il y avait des sacrificateurs, des rabbins, des scribes et des anciens, des hérodiens et des magistrats, des mondains, des bigots et des ambitieux qui n'avaient qu'un seul désir : découvrir un motif quelconque pour l'accuser. Ils le suivaient pas à pas chaque jour pour surprendre une parole qui pourrait faire condamner et réduire au silence celui qui semblait entraîner le monde à sa suite. Le Sauveur n'était pas dupe de leurs secrètes intentions, aussi présentait-il la vérité de telle manière qu'ils ne pouvaient rien trouver qui leur permît de l'accuser devant le sanhédrin. Dans ses paraboles, il censurait leur hypocrisie et leur
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méchanceté. Sous un langage imagé, il enseignait des vérités qui, exposées de façon directe, les auraient éloignés et poussés à mettre fin immédiatement à son ministère. Tandis qu'il échappait ainsi aux pièges des espions, il développait la vérité de façon si claire que l'erreur était démasquée et que les cœurs sincères profitaient de ses leçons. Il utilisait la nature et les expériences de la vie pour enseigner aux hommes la sagesse et la bonté de Dieu. « Les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses 6 ouvrages .»
Dans l'enseignement en paraboles, le Sauveur donne une conception exacte de la véritable éducation. Il aurait pu amener les hommes à sonder les vérités scientifiques les plus profondes, leur faire saisir des mystères dont la compréhension a exigé des siècles de recherches ; il aurait pu éclairer la voie des savants à venir et stimuler l'esprit d'invention jusqu'à la fin des temps. Il ne le fit pas, car il ne voulait pas satisfaire la curiosité ou l'ambition des hommes ni leur frayer la voie des grandeurs terrestres. Dans tout son enseignement, le Christ mettait l'intelligence humaine en contact avec l'Esprit infini. Il ne poussait jamais ses auditeurs à étudier les théories en cours au sujet de Dieu, de ses oracles ou de ses œuvres. Il leur apprenait à le discerner dans sa parole, ses ouvrages et les interventions de sa providence.
Jésus ne s'exprimait jamais en théories abstraites, mais il insistait sur les principes fondamentaux nécessaires au développement du caractère, et qui permettent à l'homme de mieux connaître Dieu et d'augmenter sa capacité de faire le
6. Romains 1 : 20
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