Mgr Mathias Ngartéri Mayadi

Mgr Mathias Ngartéri Mayadi

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Français
243 pages

Description

Le parcours de Mgr Mathias Ngartéri Mayadi témoigne de l'accueil favorable qu'a connu la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, sur les terres tchadiennes. Mais comment a-t-il fait pour arriver non seulement à l'accepter dans sa vie, mais aussi à donner entièrement sa vie à son service ? C'est à cette question que tente de répondre cet ouvrage, sous forme de dialogue. Au-delà de l'autobiographie, l'oeuvre aborde aussi la vie de l'Église Catholique au Tchad et le quotidien de la nation tchadienne auxquels il s'est mêlé en tant que citoyen et pasteur.

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Date de parution 19 mai 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140149818
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

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Benjamin Bamani
Mgr Mathias Ngartéri Mayadi
À la rencontre de l’Évangile
Préface de Mgr Edmond Djitangar Goetbe
Mgr Mathias Ngartéri Mayadi À la rencontre de l’Évangile
Al-Mouna Collection dirigée par Sœur Aïda Yazbeck
Créé en 1986, le centre culturel Al-Mouna de N’Djamena se veut le creuset des cultures du Tchad. En arabe, Al-Mouna veut dire « désirs, aspirations, souhaits ». Il a pour objectif de promouvoir, sans distinction d’origines culturelles, religieuses ou politiques, les relations entre Tchadiens, à travers formations, dialogues, conférences, séminaires et spectacles. C’est un lieu d’accueil, de rencontres, d’aide aux groupes voulant se structurer pour préserver leur héritage culturel, de promotion des artistes tchadiens et d’aide pour leur professionnalisation, et de promotion d’une culture de la paix. Al-Mouna est aussi un centre de dialogue inter-religieux, interethnique, et un lieu de promotion du bilinguisme. Il offre par ailleurs des services multiples : bibliothèque, éditions et formations (langues, musique, danse et informatique) et fait la promotion de la culture tchadienne dans toute sa diversité. Bp : 456centrealmouna@yahoo.frtél : (00235) 66 5235 02 N’Djamena – Tchad
Déjà parus Mahamat Aly El-Hadj AHMAT, Le repentir du roi(roman), suivi deKidjii Fourgno(poèmes), 2016. Mahamat Nour BÉCHIR MAHAMAT,Turbulences d’une vie d’enfant dans la société tchadienne, 2016. Namalmadine RAMSÈS,Les Ngam, histoire et culture, 2016. Ali Djiddi SOUGOUDI,Contes du Sahara tchadien, 2016. Ali Djiddi SOUGOUDI,Le petit prince des sables de l’Ennedi, 2016. Moussa MEDELLA YOUSSOUF,Pour le Tchad, Récit au cœur de la révolution, 2015. Ahmat Saleh BODOUMI,Voyages et conversation en pays toubou,2012. Charles VANDAME,Cinquante ans de la vie de l’Église catholique au Tchad, 2012. Gondeu LADIBA,L’émergence des organisations islamiques au Tchad,2012. Arnaud de PARSAMBA DINGAMMADJI,Les gouvernements du Tchad, 2011. Ouaga BALLÉ DANAÏ,La littérature tchadienne en quinze parcours,2010.
Benjamin Bamani MGRMATHIASNGARTERIMAYADIÀ la rencontre de l’Évangile
Préface de Mgr Edmond Djitangar Goetbe
© L’Harmattan, 2020 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-18901-7 EAN : 9782343189017
A tous les pionniers de l'évangélisation du Tchad, Aux prêtres diocésains tchadiens, leurs héritiers, qui se battent contre vents et marées pour édifier une Eglise locale vivante.
Préface de Mgr Edmond Djitangar Goetbe
Quand je franchissais le seuil du petit séminaire St Pierre de Fort Archambault (aujourd'hui Sarh), en octobre 1964, j'apprenais qu'un de nos aînés nommé Mathias NGARTERI entrait au grand séminaire à Otélé au Cameroun. J'avais hâte de le connaître mais il a fallu attendre 4 ans pour que je le rencontre enfin f ace à face. Il venait faire son stage au même petit séminaire S aint Pierre pendant l’année scolaire 1968-1969...j'étais en classe de seconde.
La rencontre fut brutale car nous étions dans l'âge ingrat...et dans une année difficile : nous vivions à notre manière mai 68. Malgré toutes les espiègleries et coups de tête des jeunes adolescents que nous étions, l’Abbé Mathias est resté impassible et persévérant dans son rôle de « pion »(surveillant) dans tout ce qu'il entreprenait...la plus grande entreprise de cette année-là fut dans le domaine culturel et liturgique.
Nous étions à la fin du Concile. Vatican II avait ouvert un boulevard pour l’adaptation et le r enouveau liturgique. L'abbé Mathias NGARTERI s’y est jeté pour donner le meilleur de lui-même en composant une première messe entièrement chantée en sa r (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei) …et beaucoup de psaumes et de cantiques suivront plus tard…On ne s‘étonnera pas que les catéchistes lui donneront le sobriquet qui lui collait tout à fait bien de « Pèr-mej » (le« prêtre-cigale »).
Pour accompagner ses chants, l'abbé mit rapidement en route un petit groupe musical traditionnel. Il avait détecté parmi nous des talents de balafonistes, de batteurs de tam-tams, et de joueurs de maracas… qui bientôt accompagnera toutes les messes dominicales à la paroisse-cathédrale ...je fus de ce groupe musical
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appelé par dérision « Boo Boo Band » parce que le premier chant que nous avions accompagné était le Kyrie, « Brabé boo boo »… C’est grâce à ce groupe que j’ai effectué mon premier voyage à Fort-Lamy, la capitale: c’était à l’occasion de l'ordination de l'Abbé Louis DRAMAN Odial le 30.12.1970 à la Cathédrale Notre Dame du Tchad de Fort-Lamy...Ce fut certainement une des toutes premières fois que les balafons et les tam-tams avaient retenti sous les voûtes en ce lieu saint. Quand j'entrais en propédeutique en octobre 1971 à N'Kol Bisson (Yaoundé), je croyais enfin le retrouver et faire chemin avec lui mais hélas, il avait fait l'option de partir poursuivre des études de sciences économiques en France. Il a pris quand même le soin de m’accueillir au séminaire avant de partir.
Mais durant les vacances de 1972, l’abbé Mathias, rentré de France, était venu me chercher au village pour aller passer avec lui deux semaines de vacances. C'est alors que j’ai découvert un grand-frère et j'ai commencé à le tutoyer car l’écart d’âge, les méfiances et les barrières sont définitivement tombées entre nous. La suite est bien connue… le long parcours universitaire d’Orléans à Strasbourg en passant par Nancy, puis le retour de France juste quand je terminais mes études de théologie à Koumi (Burkina Faso) et notre ordination sacerdotale le 30.12.1978.
Beaucoup de gens considéraient que le prêtre est un « grand » parce qu’il a fait de longues études…avec des diplômes… Certains se demandaient même si nous allions être capables de vivre en dehors de la ville, avec les paysans…Mais Dieu fait bien les choses : aussitôt après notre ordination, notre Evêque Mgr H enri VENIAT nous a affectés Mathias le sar à
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