Réponses extraordinaires à la prière

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Par ce livre, Roger Morneau témoigne de son parcours durant près de 40 ans.


Il raconte comment il a vu Dieu intervenir dans la vie d'hommes et de femmes, alors qu'il persévérait dans la prière. Lui-même, dans sa propre vie, a expérimenté à de nombreuses reprises l'action divine. Sa vie d'homme ordinaire a été transformée. Sa foi et sa reconnaissance de l'action divine l'ont convaincu qu'à Dieu rien n'est impossible.


Des événements les plus simples aux moments les plus critiques, l'auteur a pris l'habitude de s'en remettre à Dieu et de le voir agir.

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EAN13 9782857434993
Langue Français

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Traduit du livre en anglaisIncredible Answers to Prayer, publié en 1990 par Review and Herald Publishing Association, États-Unis. ISBN : 0-8280-0530-3 Les éditions Vie et Santé remercient pour leur coll aboration Evelyne Nielsen, Dorothy Toussirot, Liliane Toussirot et Liliane Bonvalot. Première édition en français : mai 1996
Edition des versions numériques : IS Edition, Marseille
Tous droits de reproduction totale ou partielle et de traduction réservés. © Éditions Vie et Santé, 1996 BP 59, 77192 Dammarie-les-Lys cedex, France.
ISBN : 978-2-85743-201-2
ISBN (eBooks) : 978-2-85743-499-3
www.viesante.com
Préface
Ce livre est dédié à mes petits-enfants que j'aime beaucoup. Alors que mon pèlerinage à travers le territoire de l'ennemi touche à sa fin, le leur commence à peine. Mon souci pour leur bien-être dans cette vie présente et à travers l'éternité pèse lourdement sur mon cœur. C'est la raison pour laquelle j'ai rassemblé dans ce volume quelques-unes des nombreuses manifestations du Saint-Esprit de Dieu à mon égard durant mes soixante et quelques années de vie. J'espère qu'ils y trouveront un encouragement dans le Seigneur et l'i nspiration qui les aidera à développer une foi vivante, cette foi qui fera croî tre leur force spirituelle et développera en eux une confiance sans faille en not re Père céleste et en la puissance de son Saint-Esprit.
La plupart des noms cités dans ce livre ont été cha ngés pour protéger la vie privée des personnes impliquées dans les événements racontés ici.
1. La maison de la mort
Le premier décembre 1984, je me trouvais devant le service des soins intensifs de l'hôpital général de Niagara Fall, dans l'Ontario, en train de mourir.
J'avais une défaillance cardiaque, accompagnée de f ibrillation atriale, que les médecins n'arrivaient pas à maîtriser. Quelques jou rs plus tard, le cardiologue estima que, si ma femme avait mis vingt minutes de plus pour me conduire à l'hôpital, je serais mort avant d'arriver.
Cet accident se produisit de façon inattendue. Ma f emme Hilda et moi-même étions en visite chez sa mère pour le weekend. Notre voyage depuis le centre de New York avait été plaisant et nous avions passé une agréable soirée ensemble. M'étant couché à 22 heures, je me sentais plus fati gué que d'habitude. Je m'endormis paisiblement jusqu'à environ 3 heures du matin puis je me réveillai, la figure inondée de sueur. Me rendant compte d'une lé gère gêne respiratoire, je l'attribuai au fait que la chambre était surchauffée.
J'ouvris alors la fenêtre d'environ cinq centimètre s et l'air frais de l'hiver me soulagea immédiatement. Toutefois, je ne pus me ren dormir. Je m'agitais sans cesse dans mon lit et mon problème de respiration r evint au bout d'un moment. J'ouvris la fenêtre de plus en plus, à mesure que l a respiration devenait plus difficile. À 7 heures du matin, la fenêtre était grande ouverte.
Après avoir pris une douche, je me sentis extrêmeme nt fatigué. Je compris que quelque chose n'allait pas. Il me fallut rassembler toutes mes forces simplement pour me raser. Pour marcher de la maison jusqu'à la voiture, je dus fournir autant d'efforts que pour gravir une colline.
Dans la salle des urgences, l'équipe médicale m'équipa d'un masque à oxygène, d'une perfusion médicamenteuse et d'un monitoring c ardiaque. Un cardiologue, assisté de plusieurs infirmières, fit tout son possible pour me maintenir en vie.
Peu de temps après, je fus placé dans le service de soins intensifs qui était au maximum de sa capacité. Tous les boxes vitrés étant occupés, un lit me fut attribué dans la partie ouverte, près du bureau des infirmières.
J'avais pour ainsi dire un pied dans la tombe, car ma respiration était devenue si faible que je réussissais difficilement à trouver l'air nécessaire à mes poumons. J'étais maintenant convaincu que j'allais mourir et ma conviction s'accrut lorsque quelqu'un me demanda si j'aimerais la visite d'un aumônier. Dans ma faiblesse, je déclarai que je me sentais trop mal pour recevoir u ne visite, sauf celle de ma femme, autorisée à venir dix minutes toutes les deu x heures. De plus, pendant quarante ans, j'avais entretenu une relation quotidienne avec Dieu, ce qui m'avait préparé à affronter la mort.
Presque quarante ans plus tôt, j'avais vécu l'expér ience unique d'entendre des esprits démoniaques déclarer que ma mort serait pré maturée. Cette affirmation était une réaction à ma décision d'accepter Jésus-C hrist comme Seigneur et Sauveur et d'observer le sabbat biblique.
Tout en me rendant compte de ma condition critique, j'étais également conscient que bien d'autres personnes dans le service luttaient pour s'accrocher à la vie. Je me dis : «Ceci est la maison de la mort.»
Trente-six heures passèrent. J'étais toujours vivan t et maintenant capable de respirer sans l'aide continuelle du masque à oxygèn e. Mes pensées montèrent vers Dieu dans un chant de louange.
Le dimanche soir, l'unité de soins intensifs connut de telles urgences que la surveillante appela du renfort pour faire face à la situation. Juste à ma droite, un homme âgé était sur le point de mourir, tandis que deux infirmières luttaient pour le maintenir en vie. À ma gauche, un homme dans la trentaine, ayant déjà eu trois attaques cardiaques, déclara qu'il vivait probablement ses derniers jours.
La présence de Dieu
À mesure que la condition d'un grand nombre de patients s'aggravait, le tableau lumineux, dans le bureau des infirmières, s'allumait de plus en plus fréquemment. Mon lit étant tout proche de ce bureau, je pouvais entendre des commentaires sur l'état critique ou désespéré de certains patients. Je me souvins alors qu'en 1946 j'avais entendu un chef spirite déclarer que les es prits démoniaques se réjouissaient à la vue des mourants et que les guerres étaient pour eux de vraies fêtes. Ce soir-là, dans l'unité de soins intensifs, ils pouvaient s'attendre à célébrer la mort de nombreux patients.
Mes pensées montèrent vers Dieu dans la prière, non pour moi-même mais pour les autres. Pendant trente-neuf ans, j'avais vu la puissance de la prière d'intercession produire de grandes bénédictions dan s la vie de beaucoup de personnes. Tôt dans ma vie de chrétien, j'avais pris l'habitude de porter dans la prière ceux qui luttaient corps à corps avec le péc hé. J'appelais cela : «amener des épaves spirituelles (et quelquefois physiques) au service des soins intensifs du Christ». Les résultats avaient été très gratifiants, car j'avais souvent vu de mes propres yeux des réponses à mes prières.
Je pensai au ministère en faveur de l'humanité déch ue que mon Seigneur et Sauveur exerçait dans le Saint des Saints du sanctu aire céleste (Hébreux 8.1,2) et mon cœur éprouva une immense reconnaissance pour les nombreux bienfaits qu'il avait accordés avec tant de compassion à d'autres en réponse à mes prières. Par ailleurs, ma joie spirituelle était grande quand je réfléchissais à la compassion sans faille de Dieu envers moi, simple humain sans mérite.
Je demandai alors que la grande puissance du Saint- Esprit environne tous les malades et le personnel d'une atmosphère spirituelle de lumière et de paix, et que la santé leur soit accordée, selon la volonté divin e. Comme vous le verrez plus loin, j'avais appris par expérience que mes prières d'intercession étaient plus efficaces quand j'étais sûr qu'aucun péché ne faisa it obstacle entre Dieu et les sujets de mes prières. Je commençai mes prières, dans l'unité de soins intensifs, en remerciant Dieu du privilège qu'il m'accordait d e demander son aide divine pour mes compagnons d'infortune. Évoquant le prix i nfini qu'il avait payé au Calvaire, je lui demandai de pardonner les péchés de chacun.
Je suis depuis longtemps convaincu que notre devoir de chrétiens est d'aider les autres à faire ce qu'ils ne peuvent ou ne veulent p as faire : se préoccuper des péchés qui gâchent leur vie. Jésus nous a montré l' exemple. En mourant sur la croix, il demanda au Père de pardonner les péchés d e ceux qui l'avaient crucifié (Luc 23.34). Je ne peux pas expliquer ce qui se passe lorsque nous demandons à Dieu de pardonner les péchés d'un autre, mais j'ai vu les changements qui commencent alors à se produire dans sa vie. Dieu re specte toujours la liberté individuelle mais, quand nous prions pour une autre personne, cela permet à Dieu d'agir dans la vie de cette personne avec une puiss ance particulière. Il délivre l'individu des chaînes du péché, afin que cette personne puisse utiliser sa liberté pour choisir le bien.
Alors que j'étais si près de la mort, je demandai à Dieu de me permettre de voir sa capacité de guérir à l'œuvre dans cette unité de so ins intensifs, afin de fortifier mon expérience chrétienne et de m'encourager. Puis je remerciai le grand médecin, l'auteur de notre vie, pour sa réponse à mes prières.
Comme je l'avais déjà compris, des années plus tôt, les esprits démoniaques résistent âprement avant de céder leur proie au pou voir de l'Esprit de Dieu. Pendant environ quinze minutes encore, un grand nom bre de patients furent en détresse croissante et les infirmières couraient li ttéralement à leur aide. Les craintes de l'équipe médicale devinrent réalité lor sque le cœur de M. Smith s'arrêta de battre.
Le bip d'alerte du bureau infirmier retentit, inten sifiant le sentiment d'urgence. Aussitôt, la surveillante appela à l'aide tous les médecins disponibles par système radio. Trois d'entre eux arrivèrent au pas de cours e. Une infirmière se précipita pour aller chercher l'appareil de réanimation, resté à l'autre bout du service.
Pendant dix minutes, l'équipe médicale fit tout ce qu'elle put pour ramener M. Smith à la vie, sans succès. L'un d'eux, quittant la pièce le front bas, entra dans le bureau et dit à l'infirmière présente : «L'homme es t mort.» Immédiatement, je fis appel au Seigneur de la vie par la prière, lui dema ndant de ramener à la vie M. Smith par le grand pouvoir de l'Esprit de vie (Roma ins 8.2), Celui qui avait ressuscité Lazare de la mort. Je venais de dire «Am en», quand M. Smith reprit conscience et demanda pourquoi il y avait tant de personnes dans sa chambre. Il déclara qu'il avait très faim et demanda quelque chose à manger.
Le deuxième médecin alla alors au bureau des infirm ières pour commander un repas. Il ajouta : «Je n'ai jamais vu quelque chose de semblable dans toute ma carrière.»
Cette réponse à mes prières tenait du prodige : non seulement M. Smith était vivant et se sentait en pleine forme, mais une paix divine remplissait également chacun des patients. Un état de quiétude envahit les lieux. À l'entrée des boxes, les infirmières étaient détendues. Les malades s'endormaient paisiblement, ayant retrouvé le bien-être qui leur faisait défaut quelques instants plus tôt. Je percevais la présence de Dieu. Hilda dut patienter pendant de longues heures pour passer les dix minutes réglementaires à mes côtés. Vers 22 heures, elle vint pour la dernière fois de la
journée avant de rentrer passer la nuit chez sa mèr e. Durant le temps d'attente, me elle fit connaissance avec M Smith. Cette femme avait été très perturbée par l'état de santé de son mari, qui avait perdu tout e spoir et avait même déclaré me vouloir mourir. Maintenant, M Smith lui racontait le changement merveilleux - et même miraculeux - qui s'était produit dans l'état de santé et dans l'attitude de son mari. Il avait exprimé son désir de mourir; il affi rmait maintenant sa volonté de vivre.
Un nouveau «bail santé»
Quatre jours plus tard, j'eus le privilège de renco ntrer les Smith à l'étage de cardiologie de l'hôpital. Leur joie reflétait la pa ix de l'amour de Dieu. Plus tard, me Hilda correspondit avec M Smith qui l'informa que son mari était en excellente santé et qu'il n'avait plus manqué un seul jour de travail depuis sa sortie de l'hôpital. Il serait bientôt à la retraite et espérait avoir de bonnes années devant lui.
Le jour suivant la guérison de M. Smith, les médecins constatèrent que d'autres hospitalisés allaient mieux et pouvaient être trans férés dans d'autres services. L'état cardiaque de mon voisin de gauche s'était am élioré de manière si radicale que l'hôpital le déplaça immédiatement, et il exult ait de joie à l'idée d'un avenir radieux. L'homme âgé, à ma droite, était devenu une personne bien différente. Son médecin s'étonna grandement du changement et le déclara prêt à être transféré le lendemain matin si l'amélioration se c onfirmait. Cela fut fait le mardi matin, comme prévu. Je me réjouissais de voir l'exaucement de mes prières.
Mon avenir, en revanche, ne semblait pas bon. En fa it, à 8 heures du matin, ce mardi, le cardiologue, répondant à mes questions, m e fit comprendre que les possibilités de quitter le service vivant étaient minces. Les examens de laboratoire avaient révélé qu'un virus avait irrémédiablement endommagé mon cœur.
Je ne pouvais pas vivre encore longtemps avec des b attements de cœur si irréguliers. Le docteur suggéra un dernier traiteme nt : provoquer un arrêt cardiaque avec un choc de cinquante volts et le faire redémarrer avec un autre de deux cents volts. Je signai les papiers nécessaires pour l'autoriser à procéder ainsi. Plus tard dans l'après-midi, le cardiologue m'informa que cette technique n'avait rien donné.
Mon état s'aggrava à mesure que mes poumons se remp lissaient de liquide. Je compris que je n'en avais plus pour longtemps. Ce s oir-là, je me sentais mal physiquement, mais mon esprit était alerte et cela me permit de passer en revue presque six décennies de vie. Les scènes se succéda ient dans ma tête et mon cœur se remplissait de gratitude envers Dieu en voyant les soins qu'il avait eus à mon égard, même quand je n'étais pas encore convert i. Ma mémoire remonta jusqu'au moment où j'avais sept ans.
«Il est vivant! Il est encore en vie!» Edmond, mon frère aîné, criait après avoir fermé l'interrupteur et sauté à travers une ouvertu re du plancher qui donnait accès au sous-sol. Quelques instants plus tôt, j'av ais trébuché sur une cale et
j'étais tombé sur une courroie de trente-cinq centi mètres de large. Celle-ci actionnait une roue d'un mètre de diamètre qui rece vait son mouvement d'une autre roue de trois mètres à l'aide d'un tendeur de cent soixante kilogrammes. Des personnes, au deuxième étage, avaient entendu mes cris par-dessus le bruit de la machinerie du moulin que mon père possédait dans l'est du Canada.
Si une barre d'acier de huit centimètres de large n 'avait pas été délogée de son pesant support en même temps qu'une secousse violen te ébranla le bâtiment, j'aurais péri instantanément. La courroie de la pet ite roue se démit, ce qui entraîna le relâchement du tendeur. Je tombai la po itrine contre la courroie, qui m'entraîna sous la plus grande roue. Celle-ci me pr ojeta à son tour jusqu'au plafond, où je me trouvai coincé sous une poutre.
La roue ne ralentit pas jusqu'à ce que quelqu'un ai t coupé le courant. Presque tous mes vêtements étaient arrachés : une lourde veste d'hiver, un gros pull, une chemise de flanelle et d'épais sous-vêtements. Mon bras gauche pendait et touchait le bord de la roue ; le frottement avait râpé le dessus de la main jusqu'à l'os. Pendant un moment, le médecin pensa qu'il fau drait amputer, mais mes parents connaissaient le pouvoir de la prière en Christ et tout s'arrangea.
Il fallut trois jours pour réparer les dommages cau sés aux machines. D'après les constructeurs de moulins qui travaillèrent à la rem ise en état, une force surnaturelle avait été à l'origine des dégâts. Ils déclarèrent que le poids du tendeur seul aurait dû écraser chacun de mes os san s causer le moindre ralentissement des machines, encore moins le déplac ement de la barre d'acier. La force qui la libéra était, selon leurs estimations, équivalente à une tonne.
«Qu'ils célèbrent l'Éternel pour sa bienveillance et pour ses merveilles en faveur des humains!» (Psaume 107.8)
Pourtant, en réfléchissant à mon passé, je me souvi ns combien, à douze ans, j'étais amer envers Dieu lorsqu'on enterra ma mère. Dans ma peine, je n'arrivais pas à accepter qu'un Dieu bon permette la souffrance de l'humanité sans y mettre un terme. Je perdis ma foi en lui et dans le surnat urel. Sur la fin de mon adolescence, je lus des écrits de Charles Darwin et de Thomas Huxley qui me convainquirent que l'homme était un descendant direct du singe. À l'âge de vingt et un ans, je me considérais comme un athée, ayant rejeté toutes mes croyances catholiques et niant l'existence de Dieu. C'est alo rs que je vécus l'expérience surnaturelle la plus frappante. J'étais loin de me douter que Dieu veillait et prenait soin de moi.
En 1946, à Montréal, au Canada, je rencontrai un ca marade de guerre devenu membre d'une société prétendant communiquer avec le s esprits des morts. Je commençai à fréquenter ces réunions. Peu de temps a près, mon ami et moi fûmes conduits dans une société secrète où l'on ado rait des êtres beaux et très intelligents qui affirmaient être des dieux. Le lie u de culte était orné de nombreuses et magnifiques peintures d'esprits qui, s'étant matérialisés, avaient été photographiés, puis peints. À ce moment-là, je travaillais pour une entreprise juive de broderie. Un des propriétaires me demanda un service. Il venait just e d'engager un chrétien qui
respectait le samedi, septième jour de la semaine, comme jour de culte au lieu du dimanche. Il voulait que je découvre à quelle Églis e il appartenait. Dans le processus, je commençai à m'intéresser vivement à c e que la Bible disait du monde surnaturel des esprits.
Quelques jours passèrent. Puis les esprits informèr ent le grand prêtre de notre société secrète que j'étudiais la Bible et que les dieux étaient furieux. En quelques jours, les chefs du groupe décidèrent de mettre ma tête à prix pour dix mille dollars. Mais les esprits déconseillèrent de faire appel au service d'un tueur à gage, étranger à la société. Ils demandèrent que le s membres de la société choisissent le moment opportun pour me tirer une balle. Les esprits donneraient à trois volontaires un don de clairvoyance qui les re ndrait capables de savoir constamment où je me trouverais. Mais, une fois de plus, Dieu me délivra d'une mort prématurée (un récit plus complet de cet épiso de se trouve dans mon livreAu cœur du surnaturel).
Ce jour-là, dans ce lit d'hôpital, alors que mon co rps lâchait, mon esprit restait clair et lucide. Je mesurais encore mieux qu'avant le pouvoir de la parole de Dieu, et les versets 10 à 14 du Psaume 103 me revenaient à l'esprit (versets mémorisés desannées plus tôt) : «Il ne nous traite pas selon nos péchés et il ne nous rétribue pas selon nos fautes. Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sa bienveillance est efficace pour ceux qui le craignent; autant l'orient est éloigné de l'occident, autant il éloigne de nous nos fautes. Comme un père a compassion de ses fils, leSeigneura compassion de ceux qui le craignent. Car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière.»
Espérance, encouragement et foi jaillirent dans mon cœur. Avec joie, je me souvins de cette journée de sabbat, pleine de soleil, en avril 1947, lorsque je fus baptisé et que je devins membre de l'Église adventi ste du septième jour de Montréal.
En automne de cette même année, le Seigneur enrichi t grandement ma vie lorsque, le 20 septembre, Hilda et moi nous pûmes nous marier. Ma jeune épouse était une femme pieuse qui comprenait le pouvoir de la prière d'intercession. Pendant quarante ans, elle collabora avec Dieu pour m'arracher à une mort prématurée décidée par Satan.
Je me rappelai un certain nombre d'occasions où ma vie aurait pu s'éteindre comme une bougie, si l'Esprit de Dieu ne m'avait pa s délivré. Par exemple, une nuit, près de Rushford, dans l'État de New York, je conduisais sur une route verglacée entre deux murs de neige hauts de deux mè tres cinquante. Après un virage, je me trouvai face à un cheval, qui se tena it en travers de cette route étroite. De nombreuses circonstances similaires passèrent dans mon esprit.
Me sentant alors très fatigué, je demandai au Seigneur de m'accorder du repos et je projetai de converser avec lui par la prière à 3 heures du matin, lorsque l'infirmière viendrait me réveiller pour mes médicaments.
L'heure de la délivrance