Vers celui qui est

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Français
137 pages
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Description

Vers celui qui est constitue le quatrième tome des entretiens qu'Yvonne Trubert a accordés au livre d'Invitation à la Vie, journal de l'association éponyme. Au travers de thèmes tels que la santé, l'eau, le pélerinage, la paix intérieure et le bénévolat, elle propose à chacun des éléments de réflexion sur le destin de l'homme et sa place dans le cosmos. Parmi tous deux sujets dominent : la force de l'amour et celle de la présence divine.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juin 2008
Nombre de lectures 68
EAN13 9782336274331
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Préface


Saint-Exupéry fait dire au Petit Prince: «On ne
voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les
yeux. » Sans un éveil de l’âme, nos sens ne peuvent nous
donner, hélas, qu’une perception très approximative de la
réalité.

Yvonne Trubert, inspiratrice, fondatrice,
animatrice infatigable de l’association Invitation à la vie
aujourd’hui reconnue d’intérêt général, nous invite à
expérimenter une nouvelle vie sur les pas de Jésus-Christ à
travers trois clés :
– La prière chrétienne (le rosaire), qui offre à
l’homme de se relier au divin en obéissant à cette première
loi spirituelle donnée par Moïse et renouvelée par Jésus:
« Tuaimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de
toute âme, de tout ton Esprit. » (Mt. 22, 37).
– L’harmonisation des énergies, thérapie
silencieuse qui associe à la prière une gestuelle précise.
Elle se pratique sur une personne qui se confie pour un
mieux-être, voire dans une recherche de réconfort à travers
une purification. L’harmonisateur obéit alors à la
deuxième loi spirituelle : « Aime ton prochain comme
toimême. »
– Les vibrations qui, après un chapelet, constituent
un travail vocal de groupe, dans l’unité et l’harmonie des
sons. Cette pratique influence l’équilibre cosmo-tellurique
et répond à la troisième loi: «Aimez-vous les uns les
autres comme je vous ai aimés. »

Ces trois clés de vie apportent une réponse aux
questions éternelles de l’homme :

« – Qui suis-je ? »
« – D’où je viens ? »
« – Où vais-je ? »

Pour tout médecin, et je parle en tant que tel, la
recherche de la cause de la maladie est la base d’une
thérapeutique adaptée. Maintenir un corps en pleine santé,
permettre à un corps malade d’évoluer vers la guérison ne
peut se faire sans la connaissance des rapports de ce corps
avec ses forces de vie… et de mort.
Cette prise de conscience inspire à tout thérapeute
le désir de devenir témoin de guérison en permettant à
l’âme de son patient de se ressourcer et de « vivre à travers
l’amour qu’on lui témoigne. »
Pour parvenir à faire sienne cette prise de
conscience nouvelle, il faut effectuer un effort personnel,
certes, mais également collectif: c’est la raison pour
laquelle ont été formés les groupes de prière d’Invitation à
la vie.
On ne progresse pas seul mais avec les autres.
Depuis trente ans, Yvonne Trubert a guidé nos pas
sur un sentier escarpé, semé d’embûches, à travers accueil,
entretiens, missions, pèlerinages, accompagnement,
animations, séminaires, au service de nos frères de toute
cette planète Terre, athées ou croyants, profanes ou initiés,
sans distinction de race, de couleur, de religion ni de
niveau social.
C’est avec une immense joie que je lui dédie cette
préface en reconnaissance pour sa foi, son courage et pour
l’honneur rendu tant à l’homme qu’à la femme de se
savoir fils ou fille de Dieu, frère ou sœur du Christ.

Docteur Georges Dulaurans


Le Pèlerinage


Le pèlerinage ne date pas de la chrétienté, il existe
depuis l’origine des temps. La Bible, l’Ancien Testament
en parlent. Toutes les fêtes actuelles se célébraient déjà
dans l’Antiquité. Elles avaient des noms différents. À la
Pâque, la population juive montait à Jérusalem pour
honorer Dieu en souvenir de la traversée de la mer Rouge.
Tant que l’homme demeurera sur la terre, il aura
besoin de faire des pèlerinages: ils représentent une
activité aussi importante pour lui que boire et manger.
L’homme a la nécessité de se ressourcer, de retrouver
quelque chose qu’il a oublié mais qu’il porte en lui. Dieu a
créé des merveilles pour y mettre l’homme. Celui-ci de par
son origine désirera toujours retrouver la connexion avec
son Dieu.
Mis sur la croix pour sauver l’humanité, le Christ a
établi un pont entre une rive du Jourdain et l’autre, entre
l’Ancien et le Nouveau Testament. Cette arche d’alliance,
qui symbolise la nouvelle religion et que l’on a appelée le
catholicisme, devait être à l’origine universelle.
Aujourd’hui, en tant que chrétiens, nous avons la
chance de connaître l’histoire du Christ venu sur la terre
pour nous sauver et nous avons ce besoin de partir en
pèlerinage.
Durant de longues années, les gens ont beaucoup
pèleriné, vers Jérusalem notamment, cette «cité de
l’âme »,où l’être se ressource et se nourrit. Mais viendra
un temps où il ne sera plus nécessaire de voyager. Il
suffira de prier «en esprit» comme nous l’apprend le
Christ. Seulement, pour l’instant, Il nous invite à prendre
conscience du voyage intérieur en sortant de chez nous.

L’homme ne peut pas se ressourcer lui-même et
seul, surtout à notre époque ; il lui faut faire une démarche
avec les autres, pour les autres. Pourquoi croyez-vous que
nous allions à Lourdes, Lisieux, Chartres,
Saint-Jacquesde-Compostelle, pour ne parler que de la France et de
l’Europe, sinon pour faire ce don aux autres et à notre
terre ?
Au nom de l’argent, on a bafoué la création de
Dieu qui se trouve dans une galaxie, reliée à toutes les
planètes, à toutes les étoiles; on l’a totalement détruite,
dépouillée de sa vraie structure et de sa beauté. Imaginez
cette terre, et nous, de passage sur cette terre comme des
pèlerins.
Dieu ne nous demande pas spécialement de
« voir », il nous demande de vivre notre foi, de croire en la
vie éternelle, c’est-à-dire de ne rien négliger sur cette
terre. Il nous dit : « Viens boire à la source. » Il faut nous
ressourcer pour pouvoir ressourcer à notre tour. Détruits,
affaiblis, amoindris, nous devons nous recharger le plus
souvent possible.
Savez-vous qu’avant de nommer ses apôtres, le
Christ avait effectué un long travail de préparation en
solitaire ?Croyez-vous qu’Il soit resté chez lui avec son
rabot ? Il travaillait certes, mais Il allait aussi sur le terrain
préparer les endroits où Il irait par la suite, afin que les
hommes puissent s’y réunir plus tard et réaliser l’œuvre
demandée.
Jean-Baptiste, pour organiser la venue du Christ, a
fait lui-même un pèlerinage et un travail de prière et
d’abnégation totale. Sans cela, il n’aurait pas pu baptiser le
Christ au Jourdain. Rien ne se crée au hasard. Les
pèlerinages ne datent pas seulement de la chrétienté, ils
existent depuis que le monde est monde.
Dès l’instant où l’homme a la conscience de Dieu,
il veut se nourrir et se régénérer. Il suit cette démarche

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extraordinaire de tout quitter pour un temps et de partir
avec les autres, car il n’y a pas de pèlerinage solitaire. Il ne
s’agit pas en effet de s’isoler dans une montagne ou dans
un monastère. En aucun cas, ce n’est une aventure
solitaire, je le répète. Les âmes ont besoin de se frotter les
unes aux autres. On se déplace ensemble, dans un but bien
déterminé : s’enrichir afin d’enrichir les autres.
L’union fait la force ; là où l’on prie s’installe une
force. Plus on est nombreux, plus la force de la prière est
intense. Je vous invite à faire cette démarche, il est grand
temps de préparer l’avènement du Christ.
En lisant la Bible ou l’histoire de l’Égypte, on
comprend qu’à cette époque, ils partaient en pèlerinage
par milliers. Dieu a toujours donné des moyens pour que
l’homme se dirige vers son reflet, vers son identité. Les
prophètes montraient le chemin: dans l’Ancien
Testament, il y a eu Jacob, Abraham, Élie. On vénérait
leurs maisons, là où ils avaient vécu, là où ils avaient
séjourné.
Nous, nous avons depuis le début de l’ère
chrétienne des milliers de saints, aussi pouvons-nous nous
diriger vers eux ou tout du moins vers les principaux. Ce
cheminement de pèlerin implique l’abnégation de soi.
Mais l’homme l’a totalement oublié. Il représente donc un
moyen d’offrir un sacrifice, non pas charnel mais au moins
financier.
Les points de rencontre d’un pèlerinage ne sont pas
choisis au hasard, ainsi Notre-Dame au centre de Paris. On
l’a construite là, car il y a eu dessous beaucoup d’autres
« Notre-Dame ».Les points d’acupuncture de la terre, en
communion et en communication avec l’au-delà,
constituent des points de contact particulièrement forts.
Comme dans notre corps, il y a des points très importants
qui correspondent à différents organes. Ainsi le pèlerinage

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perpétue l’image, pas seulement de Dieu, mais de Dieu en
nous, pour les autres.
Quand on regarde une mappemonde, on voit le
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chemin parcouru lors des pèlerinages d’Invitation à la vie .
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Les chakrasde l’homme tournent à l’inverse du
mouvement de la terre. Si le soleil se lève à l’est et se
couche à l’ouest, nous, nous vibrons dans un sens
contraire. Dieu a bien conçu les choses. Pour que
l’équilibre soit parfait, nos chakras tournent dans le sens
des aiguilles d’une montre. Les points d’acupuncture de la
terre correspondent aux nôtres et à ceux de l’Univers.
Tous les lieux sacrés, et marials en particulier, ont défini
depuis toujours les points de rencontre de toutes les
civilisations avec Dieu.
Responsable de la terre et de l’univers dans lequel
nous vivons, Marie, la Vierge, mère de Dieu et mère du
Christ, a justement une importance capitale en tant que
mère de cette terre au sens cosmique du terme. Aussi on
peut comprendre les paroles du Christ au moment de sa
mort sur la croix. Lorsqu’Il l’a confiée à Jean, Il a donné
ce qu’Il avait de plus cher, sa mère, afin que nous
puissions survivre. Par là-même, Il nous a réhabilités.
Chaque point marial, même s’il ne porte pas ce nom (il
peut avoir des consonances birmanes, indiennes ou
autres), n’en est pas moins un lieu où l’on vénère cette
mère avec la même foi.
Dieu n’a jamais oublié l’homme. Il lui a
continuellement envoyé des émissaires, des prophètes, des
messagers afin qu’il puisse être connecté en permanence
avec Lui. Il ne se passe pas de siècle sans témoin. Nous
pouvons vénérer des saints, des saintes, Marie, dans des


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Pour la présentation d’Invitation à la vie, appelée aussi IVI, lire les
Annexes page 127.
2
Lire les Annexes page 127.

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lieux choisis. Partout dans le monde où l’on a construit des
cathédrales – mis à part certaines cathédrales
ultramodernes qui ne veulent plus rien dire – des
chapelles, des basiliques, on retrouve ces fameux points
d’acupuncture, c’est-à-dire d’énergie, que les maîtres de
l’époque, les maîtres maçons, les architectes, les
géologues connaissaient bien.
De façon très simple, ils transmettaient cette
connaissance par voie orale car ils savaient que l’on
déformerait les écrits. D’ailleurs on peut retrouver des
chiffres et le plus souvent des signes sur les pierres. Ces
signes permettaient à ces maîtres de se reconnaître entre
eux car il y avait en fait des endroits précis pour le travail
de chaque maçon. Ces hommes priaient, avaient une
conscience, une connaissance que l’on a perdues.
La vie moderne où il n’y a que maladie et
souffrance, des hôpitaux pleins, des êtres mal dans leur
peau et par conséquent mal dans leurs maisons, montre
bien que l’homme se détruit. À présent, il devient
nécessaire de régénérer la terre. Les pèlerinages
constituent donc un moyen essentiel pour faire table rase
du passé et ne laisser que pureté là où l’on passe. Dieu fait
le reste. Nous devons agir ainsi.

Quant à l’argent, il fait couler beaucoup d’encre.
On ne se souvient pas des anciens. On parle des
chevaliers, mais pas du petit peuple, de ceux qui partaient
par dizaines de milliers avec femmes et enfants, à pied, à
cheval, à dos de mulet, qui prenaient le bateau pour aller à
Jérusalem. On n’en parle pas; il a fallu oublier l’histoire
de l’homme. Mais ces hommes qui partaient, croyez-vous
qu’ils ne faisaient pas de sacrifice ? Ils savaient ce qui les
attendait. Ils avaient une chance sur cent de revenir, soit la
maladie les terrassait, soit les brigands les dépouillaient
avant qu’ils n’arrivent au port.

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