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Vers celui qui est

De
137 pages
Vers celui qui est constitue le quatrième tome des entretiens qu'Yvonne Trubert a accordés au livre d'Invitation à la Vie, journal de l'association éponyme. Au travers de thèmes tels que la santé, l'eau, le pélerinage, la paix intérieure et le bénévolat, elle propose à chacun des éléments de réflexion sur le destin de l'homme et sa place dans le cosmos. Parmi tous deux sujets dominent : la force de l'amour et celle de la présence divine.
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Préface
Saint-Exupéry fait dire au Petit Prince : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. » Sans un éveil de l’âme, nos sens ne peuvent nous donner, hélas, qu’une perception très approximative de la réalité. Yvonne Trubert, inspiratrice, fondatrice, animatrice infatigable de l’association Invitation à la vie aujourd’hui reconnue d’intérêt général, nous invite à expérimenter une nouvelle vie sur les pas de Jésus-Christ à travers trois clés : – La prière chrétienne (le rosaire), qui offre à l’homme de se relier au divin en obéissant à cette première loi spirituelle donnée par Moïse et renouvelée par Jésus : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute âme, de tout ton Esprit. » (Mt. 22, 37). – L’harmonisation des énergies, thérapie silencieuse qui associe à la prière une gestuelle précise. Elle se pratique sur une personne qui se confie pour un mieux-être, voire dans une recherche de réconfort à travers une purification. L’harmonisateur obéit alors à la deuxième loi spirituelle : « Aime ton prochain comme toimême. » – Les vibrations qui, après un chapelet, constituent un travail vocal de groupe, dans l’unité et l’harmonie des sons. Cette pratique influence l’équilibre cosmo-tellurique et répond à la troisième loi : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Ces trois clés de vie apportent une réponse aux questions éternelles de l’homme :

« – Qui suis-je ? » « – D’où je viens ? » « – Où vais-je ? » Pour tout médecin, et je parle en tant que tel, la recherche de la cause de la maladie est la base d’une thérapeutique adaptée. Maintenir un corps en pleine santé, permettre à un corps malade d’évoluer vers la guérison ne peut se faire sans la connaissance des rapports de ce corps avec ses forces de vie… et de mort. Cette prise de conscience inspire à tout thérapeute le désir de devenir témoin de guérison en permettant à l’âme de son patient de se ressourcer et de « vivre à travers l’amour qu’on lui témoigne. » Pour parvenir à faire sienne cette prise de conscience nouvelle, il faut effectuer un effort personnel, certes, mais également collectif : c’est la raison pour laquelle ont été formés les groupes de prière d’Invitation à la vie. On ne progresse pas seul mais avec les autres. Depuis trente ans, Yvonne Trubert a guidé nos pas sur un sentier escarpé, semé d’embûches, à travers accueil, entretiens, missions, pèlerinages, accompagnement, animations, séminaires, au service de nos frères de toute cette planète Terre, athées ou croyants, profanes ou initiés, sans distinction de race, de couleur, de religion ni de niveau social. C’est avec une immense joie que je lui dédie cette préface en reconnaissance pour sa foi, son courage et pour l’honneur rendu tant à l’homme qu’à la femme de se savoir fils ou fille de Dieu, frère ou sœur du Christ. Docteur Georges Dulaurans

Le Pèlerinage
Le pèlerinage ne date pas de la chrétienté, il existe depuis l’origine des temps. La Bible, l’Ancien Testament en parlent. Toutes les fêtes actuelles se célébraient déjà dans l’Antiquité. Elles avaient des noms différents. À la Pâque, la population juive montait à Jérusalem pour honorer Dieu en souvenir de la traversée de la mer Rouge. Tant que l’homme demeurera sur la terre, il aura besoin de faire des pèlerinages : ils représentent une activité aussi importante pour lui que boire et manger. L’homme a la nécessité de se ressourcer, de retrouver quelque chose qu’il a oublié mais qu’il porte en lui. Dieu a créé des merveilles pour y mettre l’homme. Celui-ci de par son origine désirera toujours retrouver la connexion avec son Dieu. Mis sur la croix pour sauver l’humanité, le Christ a établi un pont entre une rive du Jourdain et l’autre, entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Cette arche d’alliance, qui symbolise la nouvelle religion et que l’on a appelée le catholicisme, devait être à l’origine universelle. Aujourd’hui, en tant que chrétiens, nous avons la chance de connaître l’histoire du Christ venu sur la terre pour nous sauver et nous avons ce besoin de partir en pèlerinage. Durant de longues années, les gens ont beaucoup pèleriné, vers Jérusalem notamment, cette « cité de l’âme », où l’être se ressource et se nourrit. Mais viendra un temps où il ne sera plus nécessaire de voyager. Il suffira de prier « en esprit » comme nous l’apprend le Christ. Seulement, pour l’instant, Il nous invite à prendre conscience du voyage intérieur en sortant de chez nous.

L’homme ne peut pas se ressourcer lui-même et seul, surtout à notre époque ; il lui faut faire une démarche avec les autres, pour les autres. Pourquoi croyez-vous que nous allions à Lourdes, Lisieux, Chartres, Saint-Jacquesde-Compostelle, pour ne parler que de la France et de l’Europe, sinon pour faire ce don aux autres et à notre terre ? Au nom de l’argent, on a bafoué la création de Dieu qui se trouve dans une galaxie, reliée à toutes les planètes, à toutes les étoiles ; on l’a totalement détruite, dépouillée de sa vraie structure et de sa beauté. Imaginez cette terre, et nous, de passage sur cette terre comme des pèlerins. Dieu ne nous demande pas spécialement de « voir », il nous demande de vivre notre foi, de croire en la vie éternelle, c’est-à-dire de ne rien négliger sur cette terre. Il nous dit : « Viens boire à la source. » Il faut nous ressourcer pour pouvoir ressourcer à notre tour. Détruits, affaiblis, amoindris, nous devons nous recharger le plus souvent possible. Savez-vous qu’avant de nommer ses apôtres, le Christ avait effectué un long travail de préparation en solitaire ? Croyez-vous qu’Il soit resté chez lui avec son rabot ? Il travaillait certes, mais Il allait aussi sur le terrain préparer les endroits où Il irait par la suite, afin que les hommes puissent s’y réunir plus tard et réaliser l’œuvre demandée. Jean-Baptiste, pour organiser la venue du Christ, a fait lui-même un pèlerinage et un travail de prière et d’abnégation totale. Sans cela, il n’aurait pas pu baptiser le Christ au Jourdain. Rien ne se crée au hasard. Les pèlerinages ne datent pas seulement de la chrétienté, ils existent depuis que le monde est monde. Dès l’instant où l’homme a la conscience de Dieu, il veut se nourrir et se régénérer. Il suit cette démarche 10

extraordinaire de tout quitter pour un temps et de partir avec les autres, car il n’y a pas de pèlerinage solitaire. Il ne s’agit pas en effet de s’isoler dans une montagne ou dans un monastère. En aucun cas, ce n’est une aventure solitaire, je le répète. Les âmes ont besoin de se frotter les unes aux autres. On se déplace ensemble, dans un but bien déterminé : s’enrichir afin d’enrichir les autres. L’union fait la force ; là où l’on prie s’installe une force. Plus on est nombreux, plus la force de la prière est intense. Je vous invite à faire cette démarche, il est grand temps de préparer l’avènement du Christ. En lisant la Bible ou l’histoire de l’Égypte, on comprend qu’à cette époque, ils partaient en pèlerinage par milliers. Dieu a toujours donné des moyens pour que l’homme se dirige vers son reflet, vers son identité. Les prophètes montraient le chemin : dans l’Ancien Testament, il y a eu Jacob, Abraham, Élie. On vénérait leurs maisons, là où ils avaient vécu, là où ils avaient séjourné. Nous, nous avons depuis le début de l’ère chrétienne des milliers de saints, aussi pouvons-nous nous diriger vers eux ou tout du moins vers les principaux. Ce cheminement de pèlerin implique l’abnégation de soi. Mais l’homme l’a totalement oublié. Il représente donc un moyen d’offrir un sacrifice, non pas charnel mais au moins financier. Les points de rencontre d’un pèlerinage ne sont pas choisis au hasard, ainsi Notre-Dame au centre de Paris. On l’a construite là, car il y a eu dessous beaucoup d’autres « Notre-Dame ». Les points d’acupuncture de la terre, en communion et en communication avec l’au-delà, constituent des points de contact particulièrement forts. Comme dans notre corps, il y a des points très importants qui correspondent à différents organes. Ainsi le pèlerinage

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perpétue l’image, pas seulement de Dieu, mais de Dieu en nous, pour les autres. Quand on regarde une mappemonde, on voit le chemin parcouru lors des pèlerinages d’Invitation à la vie1. Les chakras2 de l’homme tournent à l’inverse du mouvement de la terre. Si le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest, nous, nous vibrons dans un sens contraire. Dieu a bien conçu les choses. Pour que l’équilibre soit parfait, nos chakras tournent dans le sens des aiguilles d’une montre. Les points d’acupuncture de la terre correspondent aux nôtres et à ceux de l’Univers. Tous les lieux sacrés, et marials en particulier, ont défini depuis toujours les points de rencontre de toutes les civilisations avec Dieu. Responsable de la terre et de l’univers dans lequel nous vivons, Marie, la Vierge, mère de Dieu et mère du Christ, a justement une importance capitale en tant que mère de cette terre au sens cosmique du terme. Aussi on peut comprendre les paroles du Christ au moment de sa mort sur la croix. Lorsqu’Il l’a confiée à Jean, Il a donné ce qu’Il avait de plus cher, sa mère, afin que nous puissions survivre. Par là-même, Il nous a réhabilités. Chaque point marial, même s’il ne porte pas ce nom (il peut avoir des consonances birmanes, indiennes ou autres), n’en est pas moins un lieu où l’on vénère cette mère avec la même foi. Dieu n’a jamais oublié l’homme. Il lui a continuellement envoyé des émissaires, des prophètes, des messagers afin qu’il puisse être connecté en permanence avec Lui. Il ne se passe pas de siècle sans témoin. Nous pouvons vénérer des saints, des saintes, Marie, dans des
Pour la présentation d’Invitation à la vie, appelée aussi IVI, lire les Annexes page 127. 2 Lire les Annexes page 127.
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lieux choisis. Partout dans le monde où l’on a construit des cathédrales – mis à part certaines cathédrales ultramodernes qui ne veulent plus rien dire – des chapelles, des basiliques, on retrouve ces fameux points d’acupuncture, c’est-à-dire d’énergie, que les maîtres de l’époque, les maîtres maçons, les architectes, les géologues connaissaient bien. De façon très simple, ils transmettaient cette connaissance par voie orale car ils savaient que l’on déformerait les écrits. D’ailleurs on peut retrouver des chiffres et le plus souvent des signes sur les pierres. Ces signes permettaient à ces maîtres de se reconnaître entre eux car il y avait en fait des endroits précis pour le travail de chaque maçon. Ces hommes priaient, avaient une conscience, une connaissance que l’on a perdues. La vie moderne où il n’y a que maladie et souffrance, des hôpitaux pleins, des êtres mal dans leur peau et par conséquent mal dans leurs maisons, montre bien que l’homme se détruit. À présent, il devient nécessaire de régénérer la terre. Les pèlerinages constituent donc un moyen essentiel pour faire table rase du passé et ne laisser que pureté là où l’on passe. Dieu fait le reste. Nous devons agir ainsi. Quant à l’argent, il fait couler beaucoup d’encre. On ne se souvient pas des anciens. On parle des chevaliers, mais pas du petit peuple, de ceux qui partaient par dizaines de milliers avec femmes et enfants, à pied, à cheval, à dos de mulet, qui prenaient le bateau pour aller à Jérusalem. On n’en parle pas ; il a fallu oublier l’histoire de l’homme. Mais ces hommes qui partaient, croyez-vous qu’ils ne faisaient pas de sacrifice ? Ils savaient ce qui les attendait. Ils avaient une chance sur cent de revenir, soit la maladie les terrassait, soit les brigands les dépouillaient avant qu’ils n’arrivent au port. 13