Vie avec Dieu et justice sociale
842 pages
Français

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Description

Amos, un "petit" prophète qui surgit sur la scène de l’histoire d’Israël et de Juda au milieu du 8e siècle av. J.-C. Christophe Hahling, un étudiant en théologie et pasteur interpellé par les questions sociales, qui lui consacre son mémoire de maîtrise, soutenu en 2005. Deux périodes et deux sociétés qui paraissent si éloignées mais que l’on découvre, finalement, étonnamment proches.
"Vie avec Dieu et justice sociale", c’est l’association de deux réflexions, par-delà les siècles, sur une thématique dont l’actualité ne cesse de se confirmer. Un regard croisé hautement enrichissant.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juin 2013
Nombre de lectures 74
EAN13 9782826003182
Licence : En savoir +
Paternité, pas d'utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l'identique
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0116€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Extrait


1. Contexte


Contexte historique, géographique et politique


Durant la deuxième moitié du 9e siècle av. J-C, la situation politique du royaume du nord, Israël, connaît une mutation importante: en 842, par la volonté de Dieu au travers du prophète Elisée (2 Rois 9.6), la dynastie des Omrides est renversée par un général de l’armée, Jéhu. Le roi d’Israël Joram, ainsi que celui de Juda Achazia, sont abattus. Jézabel, la reine-mère, qui a introduit le baalisme phénicien en Israël et influencé son mari, le roi Achab, vers ces divinités, est précipitée par une fenêtre. Aidé par les Récabites (2 Rois 10.15), Jéhu proscrit tout ce qui, d’une manière ou d’une autre, a rapport au culte de Baal et restaure les sanctuaires de Béthel et de Dan, que Jéroboam Ier a fait construire dès après le schisme. Néanmoins, Jéhu décide de maintenir les veaux de ces deux sanctuaires, symboles de la lutte antiphénicienne, donc antibaalique, de Jéroboam Ier, ce qui amène une situation de mélange religieux syncrétiste.
C’est cette situation de syncrétisme que nous retrouvons sous le règne de l’arrière-petit-fils de Jéhu, Jéroboam II, et que le prophète Amos va dénoncer de manière flagrante.
La période 782-745 correspond à peu près aux règnes de Jéroboam II en Israël et d’Ozias en Juda.
Dans le royaume du sud, Ozias, roi de Juda, a complètement soumis les Edomites, a asservi les Philistins et a même soumis à un tribut les Ammonites. Il a aussi fortifié Jérusalem, organisé des installations agricoles près de la mer Morte et dans le Néguev, et élevé au rang de port commercial important la ville d’Eilat, sur la Mer Rouge, de telle sorte que sa renommée atteint jusqu’à l’Egypte (2 Chroniques 26.8).
Quant à Jéroboam II, dont le règne – de l’avis de la plupart des spécialistes – peut être qualifié de puissant et glorieux, il a complètement vaincu les Syriens et restauré les frontières originelles du royaume depuis le pays de Hamath à l’extrême nord du pays, jusqu’à la mer Morte tout au sud (2 Rois 14.25, 28).
C’est en 755 (vers la fin de son règne) qu’aurait commencé l’hégémonie de Jéroboam vers le sud et le centre de la Syrie, durant le règne d’Assur-Nirari V sur l’Assyrie. ‘L’entrée de Hamath’ (‘Lebo-Hamath’) est mentionnée en 2 Rois 14.25 et Amos 6.14 comme le point le plus septentrional de l’hégémonie de Jéroboam. Ainsi, le royaume de Jéroboam II fut aussi étendu que l’avaient été ceux de David et Salomon (1 Rois 8.65). Néanmoins, un petit bémol doit être mis à la puissance militaire et politique de Jéroboam vers la fin de sa vie, à cause de la prétention qu’avait eue la Syrie – libérée de la pression assyrienne, et alliée à Ammon – de reconquérir les territoires du Basan et de Galaad perdus dans le passé.

Pour terminer ce survol politique, si tous les auteurs s’accordent sur les circonstances favorables ayant permis à Jéroboam ses conquêtes, tous ne sont pas d’accord sur l’appréciation de sa personnalité: qualifié de ‘prince intelligent et énergique’, ‘homme vigoureux et capable’ par les uns, certains voient en lui, et ceci ‘malgré les apparences … un roi faible, timide et veule’, pratiquant une politique d’indifférence et de nonchalance. Cette analyse doit nous permettre ainsi de tempérer quelque peu l’évaluation peut-être trop positive que la plupart des spécialistes ont eue sur ce monarque.
Il nous reste aussi à déterminer quand exactement Amos a prêché. Le premier verset de son livre précise que c’était ‘deux ans avant le tremblement de terre’. Quand donc ce séisme a-t-il eu lieu? Prenant en compte des fouilles archéologiques, nous pouvons le dater de 765-760 av. J.-C. Ainsi, Amos aurait sans doute prêché aux alentours de ces dates-là, tout en supposant qu’il n’a peut-être pas prononcé tous ses oracles exactement en même temps.