Yechoua. Ce Juif que l'on appelle Jésus

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673 pages
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Description

«Il y a longtemps, les Ecritures juives ont annoncé la venue de celui qui sauverait le monde du mal et inaugurerait une nouvelle façon de vivre. Le but de ce livre est d’examiner les prophéties pour voir si Jésus les a vraiment accomplies. S’il n’en est rien, alors nous autres Juifs, nous devons le rejeter. Mais, a contrario, si Jésus est vraiment le Messie, nous nous devons à nous-mêmes, au monde entier et surtout au Dieu d’Israël, de croire au Messie qu’il a envoyé. Tout au moins, nous devrions accepter d’examiner les faits pour voir si cela est vrai.» Fondateur de l’organisation Juifs pour Jésus, Moishe Rosen fait partie de ceux qui ont examiné les faits. Il en a tiré ses conclusions. A vous de les découvrir et de tirer les vôtres!

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Informations

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Date de parution 01 juillet 2012
Nombre de lectures 58
EAN13 9782889135387
Licence : En savoir +
Paternité, pas d'utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l'identique
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0068€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Extrait


Les traditions! La vie en est remplie: les recettes familiales, les fêtes traditionnelles de tous les peuples… Jusque dans les plus petits détails de notre vie, la majorité d’entre nous restons fidèles à nos habitudes vestimentaires, prenons toujours le même chemin pour nous rendre au travail et —c’est peut-être le plus important— raisonnons selon nos traditions.

Lorsqu’il s’agit de religion, la plupart des gens soit évitent le sujet, soit expriment un point de vue traditionnel auquel ils n’ont pas forcément réfléchi. Beaucoup d’Américains, par exemple, ont une croyance traditionnelle plutôt floue en Dieu. Ils pensent vaguement que tout ce que Dieu attend de nous, c’est que nous ayons un bon comportement et que nous soyons heureux.

Le peuple juif est certainement le groupe qui a été le plus immergé dans la tradition. Au cours de nombreux siècles de persécution, au cours de nombreux exils d’un pays à un autre, c’est la tradition qui nous a soudés, nous les Juifs. Parmi les traditions juives figure une notion peut-être plus fermement enracinée qu’aucune autre, une notion à laquelle nous avons pourtant très peu réfléchi: le fait que les Juifs ne doivent pas croire en Jésus.


Vous pouvez demander, comme Tevye dans le film «Un violon sur le toit»1: «D’où vient cette tradition?» Et typiquement, on vous répondra que les chrétiens ont persécuté les Juifs. En effet, les souvenirs des croisades, de l’Inquisition, des pogroms et de la Shoah sont profondément enfouis dans le psychisme des Juifs. Pourtant, chaque Pâque juive nous rappelle que l’antisémitisme n’est pas né avec Hitler, le tsar ni même les papes. L’antisémitisme remonte bien avant l’époque de Pharaon et on le trouve dès l’origine du peuple juif lui-même.

Non, ce n’est pas de persécution qu’il s’agit, mais tout simplement de savoir si Jésus est le Messie d’Israël. Si c’est le cas, tous les Juifs devraient croire en lui, ainsi que tous ceux qui veulent servir Dieu.

Mais les croyances traditionnelles et les préjugés ne disparaissent pas facilement. Il y a quelques années, alors que je visitais Londres, je suis allé me promener à Hyde Park Corner, un sanctuaire pour n’importe quel orateur. Tout le monde, ici, peut annoncer et proclamer ce qu’il veut dans une relative sécurité.

Mon attention a été attirée par un homme perché sur une échelle, en train de parler du christianisme. C’était un athée qui affirmait qu’il n’y avait pas la moindre preuve de l’existence de Jésus. «Avez-vous déjà pris le temps de réfléchir au fait que les Juifs qui, pourtant, attendaient avec impatience leur Messie, n’ont jamais pris Jésus au sérieux? a-t-il demandé. Pourquoi? Je vous le demande. Ils n’ont pas cru alors et ne croient toujours pas en lui aujourd’hui. Je ne connais pas un seul Juif qui ait cru que Jésus ait vécu, soit mort et soit ressuscité!»

Je n’aime pas contredire ceux qui prennent la parole en public; cela m’arrive trop souvent à moi-même. Pourtant, je ne pouvais pas laisser passer cette affirmation sans réagir. Alors, du beau milieu de la foule, je lui ai crié: «Hé, Monsieur, puis-je monter sur votre échelle?»


«Qu’y a-t-il?» a-t-il demandé.

«Je veux monter sur votre échelle.»

«Mais pourquoi donc?» Il avait l’air vraiment stupéfait.

J’ai pris une profonde inspiration. Je voulais être certain que tout le monde puisse m’entendre: «Je veux que toutes ces personnes voient ce que vous proclamez ne jamais avoir vu vous-même. Je suis un Juif qui crois que Jésus a vécu, est mort pour mes péchés, est ressuscité et est maintenant assis à la droite de Dieu dans la gloire!»


Tout d’abord, son visage s’est empourpré. Puis, dès qu’il a réussi à se contrôler, il a déclaré: «Mais, mon cher monsieur, cela ne m’ennuie pas du tout. Je remarque à votre accent que vous êtes américain. Je suis sûr que toutes les personnes ici présentes seront ravies de vous contempler.» Il est descendu de son échelle, un sourire narquois aux lèvres.