Chronique du 11 juillet

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Date de parution 06 janvier 2014
Nombre de visites sur la page 4
EAN13 9782366023305
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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P 11 ETITE CHRONIQUE DU JUILLET
Plus qu’une éphéméride, retrouvez la Chronique d’un jour sur toute l’histoire de l’humanité.
Éditions Chronique
© Éditions Chronique, Paris 2013, pour la présente édition.
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Toute copie ou utilisation autre que personnelle constituera une contrefaçon et sera susceptible d'entraîner des poursuites civiles et pénales.
EAN : 9782366023305
Éditions Chronique Mediatoon Licensing 15-27, rue Moussorgski – 75018 Paris E-mail :contact@editions-chronique.com Site Internet :http://www.editions-chronique.com
1947 - L’ ’E INTERMINABLE VOYAGE DE L XODUS
Sète, France
Battant pavillon panaméen, le paquebot Président-Wardfield appareille ce matin du port de Sète. A son bord, 4 500 juifs, survivants des camps de l'Allemagne nazie, désireux d’émigrer d’Europe vers la Palestine, alors sous mandat britannique. Beaucoup d’entre eux ne disposent pas de certificat légal d'immigration - les Britanniques limitant l'immigration juive en Palestine. Ils vont d’ailleurs faire disparaître leurs papiers dès l’embarquement. Durant la traversée, face à l’imbroglio politique déclenché par leur voyage et les difficultés rencontrées, les passagers rebaptisent le navire Exodus en souvenir du périple de Moïse vers la Terre sainte. Dès la fin de la guerre, des centaines de milliers de Juifs attendent dans les camps en Allemagne, en Autriche et en Italie. Parmi eux, des rescapés et des survivants de la Shoah qui ne veulent ou ne peuvent retourner dans leur pays d’origine et attendent de pouvoir émigrer quelque part. Ils ont tout perdu pendant la Shoah et beaucoup veulent quitter l’Europe. Dès la fin des années 1930, la population juive de Palestine représentait environ 30 % de la population totale du pays. Les Britanniques voulant éviter une réaction hostile des Arabes tentent de limiter cette immigration. De son côté, le service de renseignement de la Haganah (« défense » en hébreu) - milice chargée de la sécurité des juifs en Palestine depuis le début du XXème siècle - élabore tous les projets possibles pouvant échapper à la surveillance anglaise. Le voyage du President-Warfield – 59ème convoi organisé depuis la fin de la guerre, en est également le plus important… Aux yeux du monde, il va devenir le symbole de l’oppression britannique. Le plan du capitaine Ike Aronowicz et du responsable des opérations militaires Yossi Hamburger dit « Harel » est de feindre de mettre le cap sur Haïfa, au nord, puis à quelques milles de Tel-Aviv, de virer et de pousser les machines au maximum pour semer les destroyers britanniques. 4 554 passagers - dont 1 282 femmes et 1 672 enfants ont pris place à bord du Président-Warfield, alors que le bateau est conçu pour 700 passagers. Le départ est – déjà – compliqué : pas de certificat de sécurité, complications politico-diplomatiques entre la France et la Grande-Bretagne, refus des autorités du port de disposer d’un pilote et d’un remorqueur… Le bateau lève enfin l’ancre, cap sud-ouest en direction de l’Espagne. Les passagers viennent de partout, Juifs de Sibérie, de Russie, de Pologne, de Tchécoslovaquie, d’Autriche, d’Allemagne, de France, de Belgique, de toute l’Europe voire d’Afrique. Ce qui les rassemble ? L’espoir d’atteindre les côtes de la Terre promise. La vie s’organise à bord, le ravitaillement devrait être suffisant pour les six jours de traversée prévue jusqu’à Tel-Aviv, même si les conditions sanitaires sont précaires. Un destroyer britannique suit le navire, s’en approchant tous les jours pour demander s’il y a, à bord, des immigrants illégaux pour...