Chronique du 12 juillet
32 pages
Français

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Description

ATTENTION ÉVÉNEMENT : Découvrez en exclusivité numérique la toute nouvelle collection CHRONIQUE D'UN JOUR !



Plus qu’une éphéméride, retrouvez la Chronique d’un jour sur toute l’histoire de l’humanité.


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur votre jour de naissance ou sur une date clef qui a marqué l’Histoire.


Des ouvrages précis et élaborés par les meilleurs auteurs des Éditions Chronique, réputées pour leur sérieux depuis plus de 30 ans.



Une collection à prix découverte unique pour apprendre sans se ruiner.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 06 janvier 2014
Nombre de lectures 2
EAN13 9782366023299
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

P 12 ETITE CHRONIQUE DU JUILLET
Plus qu’une éphéméride, retrouvez la Chronique d’un jour sur toute l’histoire de l’humanité.
Éditions Chronique
© Éditions Chronique, Paris 2013, pour la présente édition.
L'œuvre présente sur le fichier que vous venez d'acquérir est protégée par le droit d'auteur.
Toute copie ou utilisation autre que personnelle constituera une contrefaçon et sera susceptible d'entraîner des poursuites civiles et pénales.
EAN : 9782366023299
Éditions Chronique Mediatoon Licensing 15-27, rue Moussorgski – 75018 Paris E-mail :contact@editions-chronique.com Site Internet :http://www.editions-chronique.com
1789 - L N , P E ROI RENVOIE ECKER ARIS SE SOULÈVE
Versailles, France
C’était l’erreur à ne pas faire ! Ce matin, Louis XVI a exigé le départ du très populaire Necker. Celui-ci a discrètement pris la route de Bruxelles, la Cour craignant que son renvoi ne provoque des troubles. Elle a raison… Les deux autres ministres libéraux, Montmorin et Saint-Priest, ont dû démissionner. Le nouveau ministère est dirigé par le baron de Breteuil, partisan de la restauration de la monarchie absolue. Le peuple y voit le signe d’un spectaculaire recul. Le maréchal de Broglie, commandant des troupes rassemblées autour de Paris, remplace Puységur à la Guerre. Le temps n'est plus aux concessions politiques : il faut briser l'Assemblée. Depuis début juin, cet ancien diplomate pousse Louis XVI à prendre des mesures répressives pour étouffer l'agitation parisienne. Conformément au programme proposé le 23 juin par le roi, il veut que l'Assemblée en revienne à la séparation en trois ordres. Au besoin, il la dissoudra. Il compte sur les soldats qui encerclent la capitale pour y ramener l'ordre si une insurrection se déclenchait. Mais ce coup de force va déplaire aux Français. Dans l’après midi, le peuple de Paris se soulève et prend les armes. Tout commence au Palais-Royal où la foule grossit d'heure en heure, à la recherche de propositions d'action. Un jeune homme de 29 ans, Camille Desmoulins, bondit sur une table, l'épée hors du fourreau. Il appelle à la révolte contre les troupes allemandes et, dans sa diatribe, en oublie même son bégaiement. «Citoyens, hurle t’il, le renvoi de Necker est le tocsin d'une Saint-Barthélémy des patriotes. Ce soir même, tous les bataillons suisses et allemands sortiront du Champ-de-Mars pour nous égorger ; il ne nous reste qu'une ressource, c'est de courir aux armes. » Des centaines de gorges l'acclament, des chapeaux volent. À chacun de brandir une arme. On hurle des menaces. Il se saisit d'une feuille d'arbre et l'accroche à son chapeau en guise de cocarde, aussitôt imité par le peuple. Un geste dangereux car seuls les militaires ont le droit d'arborer un tel ornement. Une loi en punit sévèrement son port, qui signifie une prise d'armes contre le pouvoir en place. Desmoulins vient d’allumer l'étincelle révolutionnaire qui va brûler la France durant plusieurs années. La foule se précipite au cabinet des Figures de cire pour y prendre les bustes de Necker et du duc d'Orléans. Elle les promène dans toute la ville, après les avoir voilés de crêpe pour signifier la mort de la Liberté. Place Vendôme, devant les hôtels des fermiers généraux, le cortège se heurte...