Chronique du 16 juillet

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Informations

Publié par
Date de parution 06 janvier 2014
Nombre de lectures 9
EAN13 9782366023251
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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PETITECHRONIQUEDU16JUILLET
Plus qu’une éphéméride, retrouvez la Chronique d’un jour sur toute l’histoire de l’humanité.
Éditions Chronique
© Éditions Chronique, Paris 2013, pour la présente édition.
L'œuvre présente sur le fichier que vous venez d'ac quérir est protégée par le droit d'auteur.
Toute copie ou utilisation autre que personnelle co nstituera une contrefaçon et sera susceptible d'entraîner des poursuites civiles et p énales.
EAN : 9782366023251
Éditions Chronique Mediatoon Licensing 15-27, rue Moussorgski – 75018 Paris E-mail :contact@editions-chronique.com Site Internet :http://www.editions-chronique.com
Paris, France
1942 - LARAFLEDUVELD’HIV
L'opérationVent printanierce matin. Elle va durer deux jours. Elle  commence a pour objectif l'arrestation en masse de Juifs, surtout é trangers ou apatrides réfugiés en France. Sur ordre de René Bousquet, secrétaire géné ral de la police au ministère de l'Intérieur, la police française cerne les quartier s désignés à Paris et en banlieue. 5 000 policiers et gendarmes démarrent la chasse à l'homm e. Enfants, adultes, vieillards, malades ou bien-portants, tous les Juifs trouvés ch ez eux - les hommes jusqu'à 60 ans, les femmes jusqu'à 55 ans et les enfants de 2 à 16 ans - sont arrêtés et conduits au camp de Drancy ou au vélodrome d'Hiver, boulevard d e Grenelle. Là, ils s'y entassent dans des conditions inhumaines. Ce terrain de sport n'a pas été préparé pour une opération d'une telle ampleur : les 7 000 personnes qui s'y retrouveront enfermées ne disposent ni d'eau, ni de nourriture, ni d'installa tions sanitaires, et n'ont pas tous la place de s'étendre. Ils ignorent combien de temps i ls vont devoir attendre leur transfert vers divers camps. Pourtant l'objectif des nazis n’ est pas atteint puisque, sur les 28 000 arrestations prévues, moins de la moitié ont été ef fectuées. Prévenus qu'une rafle se préparait, ou bénéficiant du manque de zèle de certains policiers, beaucoup de Juifs ont pu s’enfuir. Programmée par le régime nazi dans plusieurs pays e uropéens, la rafle est organisée, en France par le gouvernement de Vichy. Il s’agit d e la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la guerre. Les premières ont commencé en 1940 en zone libre et en mai 1941 en zone occupée, les J uifs étant placés dans des camps d'internements. Lors de l’organisation de cette opé ration, l’État français avait négocié avec les nazis sur une base de 40 000 Juifs de la z one occupée (dont 22 000 adultes de la région parisienne), avec un ratio de 40 % de Juifs français et 60 % de Juifs étrangers. En juin, René Bousquet, chef de la polic e, propose de livrer 10 000 Juifs apatrides (autrichiens, polonais, tchèques n’ayant plus de gouvernement) de la zone libre. Début juillet, il ne formule aucune objectio n à l'arrestation des Juifs apatrides mais exprime son inquiétude devant le fait « gênant » qu e la police française soit chargée de l'exécution des plans dans la zone occupée. Bousque t obtient un compromis selon lequel la police raflerait uniquement les Juifs étr angers en échange d'un réarmemement de la police française. Vichy qui souhaite protéger les Juifs français ratifie cet accord. René Bousquet, accompagné de Louis Darquier de Pell epoix, commissaire général aux questions juives, rencontre ensuite les dirigeants de la police allemande en France. « Les policiers...