Démographie scolaire en Afrique australe

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Français
254 pages
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Description

Cet ouvrage traite de la démographie scolaire et de la dynamique démographique de huit pays d'Afrique australe. Il présente les techniques fondamentales, les indicateurs de rendement et les modèles de flux d'élèves. Après un rappel mathématique très simple, l'auteur fait une analyse de la dynamique socio-démographique et des corrélations entre l'éducation et divers aspects démographiques : éducation et migration, éducation et fécondité, éducation et santé...

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Date de parution 01 juin 2007
Nombre de lectures 76
EAN13 9782296176218
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

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PREFACE
La question de l’éducation des femmes s’est révélée depuis quelques décennies la pierre angulaire du développement de l’Afrique. Le souci de faire des citoyens enracinés dans leur environnement social et ouverts sur le monde moderne est la gageure que cherchent à relever les nombreuses et variées politiques d’éducation de nos pays. Les programmes et les systèmes ont à faire face à des réalités aussi ardues que l’explosion démographique ou la pauvreté galopante des citoyens. L’école africaine est malade de manque d’enseignants en quantité et en qualité, d’effectifs pléthoriques, d’inadaptation des outils pédagogiques, de manque de moyens financiers. Dans ce contexte peu reluisant, la situation des femmes est caractérisée par une réalité sociale défavorable à leur épanouissement. Les stéréotypes relatifs aux besoins d’éducation, notamment formelle, traduisent malheureusement une certaine injustice entre hommes et femmes, les hommes étant privilégiés pour une formation aussi complète que possible et la jouissance des fruits qui en découlent. Pourtant, il est notoirement admis qu’aujourd’hui, sans éducation formelle, l’Homme est exclu des sphères de décision, dans tous les domaines de la vie ; de ce fait, donc, la moitié de l’humanité est mise en situation de ne pas développer toutes ses potentialités psychologiques ou matérielles. C’est pourquoi, à la Conférence mondiale de Pékin sur la femme, en 1995, relayée par celle de Johannesburg en 2002 sur le Développement durable et la Déclaration du millénaire en 2000, le manque d’éducation a été mis en relief comme un facteur aggravant de la féminisation de la pauvreté. Le combat contre la pauvreté passe par l’autonomisation des femmes. Dans cette étude, madame Ignatiana Shongedza met en exergue les corrélations qui existent entre l’éducation des femmes d’Afrique australe et différents paramètres démographiques ; elle fait ainsi ressortir la nécessité de planifier les politiques d’éducation pour non seulement les mettre en adéquation avec des systèmes adéquats, mais surtout parvenir à renforcer les capacités des femmes à se prendre en charge, à s’autonomiser. Aussi, qu’il s’agisse de migration, de fécondité,
d’éducation des enfants, de mariage ou de santé, la femme est en mesure de prendre en main sa destinée. Cette capacité à contrôler sa vie participe aussi de la démarche qui vise à conférer à chaque être humain la possibilité d’accéder au pouvoir. Malheureusement, les difficultés que connaissent particulièrement les femmes d’Afrique pour construire et partager leur vision de la chose publique sont sur ce plan rédhibitoires, et leur marginalisation dans les sphères politiques, économiques et même domestiques demeure constante. Pourtant, en ces temps où la démocratie gagne du terrain au plan mondial, l’éducation devient une arme stratégique. En effet, elle devrait donner à chacun, homme ou femme, la chance de bénéficier des mêmes capacités à être acteur de la vie publique, à élire et se faire élire, exprimer son opinion, s’associer, gérer la vie économique et sociale, décider des choix des gouvernants. Le mot de Léon Gambetta selon lequel « Ce qui constitue la vraie démocratie n’est pas de reconnaître des égaux, mais d’en faire » est ici bien justifié, l’éducation s’avère un outil puissant de démocratisation parce qu’elle « fait » des égaux. L’ouvrage de madame Shongedza se révèle de ce point de vue très intéressant et très actuel. Il mérite d’être exploité par tous ceux, chercheurs ou décideurs politiques, qui ont choisi de promouvoir la démocratie et de lutter contre la pauvreté en passant par l’équité entre les hommes et les femmes. Et c’est là que je me surprends à penser qu’Ignatiana Shongedza, se servant aussi de ses expériences de pédagogue, aurait beaucoup à apporter à l’une ou l’autre des grandes institutions internationales chargées des questions stratégiques d’éducation et de santé. Lydie AKIBODEPOGNONDocteur en psychologie du travail Maîtreassistante à l’École nationale d’administration et de magistrature, Cotonou, Bénin
REMERCIEMENTS
Je tiens à exprimer ma plus vive reconnaissance aux nombreuses personnes qui m’ont aidée et accompagnée pendant ces six années. Mes premières pensées vont à ma famille, ma famille élargie et ma famille nucléaire, mon époux et mes enfants, qui m’ont tant encouragée pour terminer ce travail. Ensuite, à mes deux directeurs de recherche, madame le professeur Thérèse Locoh, qui a fait preuve de patience maternelle, pendant quatre années, en m’apprenant la rigueur et la réflexion. Ma gratitude va également à monsieur le professeur Bernard Grossat, sans son accord cette thèse n’aurait jamais été menée à bien. Il a bien voulu assurer la direction de ma thèse, après le départ de madame le professeur Thérèse Locoh à la retraite, et m’a beaucoup appris sur la démographie scolaire. Il a porté un regard très attentif sur mes travaux, et je le remercie pour son efficacité, sa confiance et sadisponibilitétous les mardis matin pour corriger mes travaux de la semaine. Monsieur le professeur JeanYves Raulot a également joué un rôle prépondérant en m’écoutant et m’orientant vers monsieur le professeur Bernard Grossat. Je reconnais le soutien des chercheurs et personnalités de nombreuses institutions, telles que l’IIEP de l’Unesco, le bureau des Nations unies à Paris et surtout l’Unesco place Fontenoy, qui m’ont donné la liberté d’utiliser leurs bibliothèques à volonté et m’ont autorisée à utiliser pour ce travail de thèse quelquesunes de leurs photos. Mes sincères remerciements s’adressent aussi aux ambassadeurs d’Afrique australe qui m’ont accueillie dans leurs locaux. Certains ont bien voulu m’accorder des entretiens sur les systèmes et politiques éducatifs de leurs pays, particulièrement les ambassadeurs de l’Afrique du Sud, du Mozambique et du Zimbabwe. Les discussions, les conseils 1 et les commentaires de certains acteurs politiques de laSADC m’ont permis d’enrichir et de finaliser certaines de mes hypothèses sur le
1 Southern African Development Community.
développement de l’éducation en Afrique australe, comme certaine 2 longue conversation avec monsieur le professeur Mucavele duNEPAD. Mes remerciements vont aussi aux examinateurs externes, madame le professeur Édith Archambault, madame le professeur Nicole Mosconi, monsieur le professeur Alfred Dittgen, monsieur le professeur Ingolf Diener et monsieur le professeur Paul Nchoji Nkwi, qui ont accepté d’être membres du jury. Mes collègues en sciences de l’éducation de l’université de Paris10 Nanterre m’ont vivement encouragée, je pense à MarieFrançoise Fave Bonnet, Philippe Carré, Jean Batiste FotsoDjemo et toute l’équipe du laboratoire des sciences de l’éducation duCREFainsi qu’à mes collègues en anglais de spécialité, de l’université de ParisI Panthéon Sorbonne Seglas, à savoir Leslie Thompson, Philippe Hindley, Nicholas Sowels, François Kersaudy, et à ceux de Paris10 NanterreSPSEanglais, Françoise Tirelli Tardieu, entre autres. Ma relectrice préférée, AnneMarie Dépaillat, qui a su faire preuve d’une disponibilité sans égale : en m’écoutant, en relisant mes travaux et en me donnant de nombreux conseils, elle a fortement contribué à l’achèvement de cette recherche. Marjan Gorceix, Carole Logiez, Suzanne Mohseni et JeanMarguerite Broich ont également relu certaines pages. Je tiens à leur exprimer toute ma gratitude. Mes sincères remerciements s’adressent à Claire Pichon, Joyce Sowby, pour leur soutien moral et matériel. Sans oublier les secrétaires courageux, Clémentine Sauvonnet, Françoise Goujon et Mohamed Ouaraz, pour leur gentillesse et leur dévouement.
2 New Partnership for African Development.
ACBIACCTAFDBAIDAPSPBIFSBREDABREDABRIDGES
CACAETA
CESO
CIDACIRE
RCAELCOFEMEN
CSTD
DANIDADRCEAURPEPIEPTAERNESA
EWLP
ABRÉVIATIONS
African Capacity Building Initiative Agence de coopération culturelle et technique African Development Bank Agency for International Development (ÉtatsUnis) African Primary Science Programme Bilateral Information Feedback System (CIDA) Regional Bureau for Education in Africa (Unesco) Unesco Regional Office for Education in Africa Basic Research and Implementation in Developing Education Systems (USAID) Central Africa Commonwealth Association for the Education and Training of Adults Centre for the Study of Education in Developing Countries Canadian International Development Agency Centre for Information and Research on Vocational Training (ILO) Regional Council for Adult Education and Literacy Conference of Ministers of Education of French Speaking Countries Conference on Science and Technology for Development Danish International Development Agency International Development Research Centre Eastern African Universities Research Project Expanded Program for Immunisation Education and Production in Theory and Action Education Research Network for Eastern and Southern Africa Experimental World Literacy Program
EWPFAOGTZHEDCO
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ICA
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ICSUIDAIDAIDRC
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IERS
IIALMIIEPILOILYIMFINISTE
INSETIWGEJASPAMES
MESMOECN UNEIDA
Education with Production Food and Agricultural Organisation German Agency for Technical Cooperation Higher Education for Development Cooperation (Irlande) Interamerican Foundation (ÉtatsUnis) International Bureau of Education International Bank for Reconstruction and Development International Cooperation Administration (États Unis) International Council for Adult Education International Council for Educational Development (ÉtatsUnis) International Council of Scientific Unions International Development Agency International Development Association International Development Research Centre (Canada) Institute of Development Studies (Sussex) International Association for the Evaluation of Educational Achievement International Educational Reporting Service (Unesco) International Institute for Adult Literacy Methods International Institute for Educational Planning International Labour Organisation International Literacy Year International Monetary Fund International Network for Information in Science and Technology Education (Unesco) InService Teacher Education International Working Group on Education Jobs and Skills Program for Africa (ILO) Improving the Efficiency of Educational Systems (USAID) Modules of Employable Skill (ILO) Ministry of Education and Culture (Tanzania) L’Onusida, l’Unicef, le Pnud, le Fnuap, l’Unesco Network of Educational Innovation for Development in Africa
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