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Dire sans le dire Tchi Luangu Mueni

De
438 pages

Fumu Bipe, à travers cet ouvrage, brosse un tableau à la fois révélateur et indicateur sur l'état du patrimoine culturel du Congo, puis évoque sans détour la place que doivent occuper les langues du Congo au quotidien.

Publié par :
Ajouté le : 01 février 2014
Lecture(s) : 12
EAN13 : 9782336337296
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Fumu BIPE
DIRE SANS LE DIRE Tchi Luangu Mueni
Adages, anecdotes, dictons et proverbes d’Afrique noire
DIRE SANS LE DIRE : TCHI LUANGU MUENI
Fumu BIPE Avec la collaboration de François TCHIBOUELA-POATI et Valentin POATY-PEMBA
DIRE SANS LE DIRE : TCHI LUANGU MUENI Adages, anecdotes, dictons et proverbes d’Afrique noire
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-00733-5 EAN : 9782336007335
Préface L’auteur est un ami, un frère de longue date. Il m’a chargé de préfacer cet ouvrage. Il ne s’agit pas d’un roman sur sa vie personnelle mais plutôt d’un répertoire d’adages, d’anecdotes, de dictons et de proverbes de la région du Kouilou, au Sud-ouest du Congo-Brazzaville. C’est pour moi un honneur de pouvoir ainsi contribuer à la réalisation de cette œuvre. Je lui suis reconnaissant pour cette marque de confiance. Fumu BIPE etmoi-même sommes fils de cette Afrique où la Tradition orale traine encore les pas à céder la place à l’Ecriture. De cette Ecriture,Amadou Hampâté Bâdisait ceci : « L'écriture est une chose et le savoir en est une autre. L'écriture est la photographie du savoir, mais elle n'est pas le savoir lui-même. Le savoir est une lumière qui est en l'homme ; héritage de ce qui lui a été transmis. La parole EST l'homme. Le verbe est créateur. Il maintient l'homme dans sa nature propre ». Bien que l’Ecriture ne soit pas le savoir lui-même, et selonAmadou Hampâté Bâ, je pense queFumu BIPEdans un rôle s’investit honorable, celui de la transmission du savoir traditionnel par l’Ecriture. J’ai mémoire qu’avant lui, la tradition orale africaine est très présente dans les œuvres deSenghoret deBirago Dioppour ne citer que ces deux écrivains, fils d’Afrique. Pour moi, ce livre est une invitation aux intellectuels africains et africanistes de tout horizon à s’investir dans ce rôle qui, certes, n’est pas nouveau mais semble être de plus en plus négligé, relégué au second plan, saboté et ravi par ceux-là qui ont la disgracieuse manie de vouloir réécrire l’histoire africaine par des assimilations et des comparaisons tout azimut avec l’Occident. C’est aussi un moyen pour l’auteur de nous faire remarquer que ce n’est pas seulement la transmission orale qui a le mérite d’inculquer les valeurs traditionnelles d’Afrique à ses enfants, mais l’écriture a aussi sa part, son rôle à jouer. Pour qui l’auteur écrit-il maintenant ? Et pourquoi au moment où l’Afrique noire profonde a perdu la presque totalité de ses vieillards détenteurs du savoir ? Quels sont les objectifs visés ? La réponse à la
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première question est simple.Fumu BIPEpour l’Afrique écrit subsaharienne. Etant donné qu’il nous reste heureusement encore quelques patriarches, le choix de la période est à mon avis très approprié, parce que l’Afrique compte aujourd’hui un taux élevé d’intellectuels. Et, de nos jours, de plus en plus de Noirs lisent, écrivent aussi. Ainsi, l’objectif de l’auteur de cet ouvrageDire sans le dire : Tchi Luangu Mueni (…) c’estd’enseigner les valeurs de la tradition africaine aux filles et fils du continent, au même titre qu’informer tous nos homologues pro-africains et chercheurs des quatre coins du monde. Car chez l’Africain, les traditions européennes semblent de tout temps s’entrechoquer sur notre réalité et cherchent visiblement à dominer nos âmes si on n’y prend pas garde. L’assimilation culturelle, à travers ce qu’on a appelé ici par mondialisation, semble déferler sur tout ce qui affiche une flamme tonifiante puis en venir à l’étouffement, à l’extinction effective si redoutée : l’aliénation mentale. Cet ouvrage que vous vous apprêtez à parcourir, représente plusieurs années de travail, une volonté réelle de vous livrer un riche répertoire d’adages, d’anecdotes, de dictons et de proverbes de chez nous. La détermination, l’envie et le besoin d’écrire au sujet du savoir du terroir profond de nos « Anciens » s’y retrouvent. C’est pourquoi je vous recommande sa lecture, laquelle suscite beaucoup d’émotions et un grand intérêt linguistique aussi : celui de faire connaissance, de faire connaître, d’expérimenter et de vivre les proverbes de chez nous, qui imagent des vérités, l’éloquence et la Sagesse. Nous éloigner de nos valeurs traditionnelles pour d’autres, encore plus modernes soient-elles, serait naturellement regardé comme une haute trahison de la mémoire de nos Ancêtres, lesquels sont et demeurent nos bibliothèques d’intérieur, car leurs propos devraient être tels nos livres de chevet, à tout jamais.
 SimpliceONGUI, journaliste
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Avant-propos A la mémoire de notre cher père bien-aimé, Notre tout premier enseignant, notre modèle : () Prosper Marc POATI,Poskuel, Ya’KutuA mes enfants : Davy-Herbert G., Cécile-Monique V., et François-Sylvain P. ; A mon épouse : Lydie-Sylvie-Carole, née BOURDET ; A mes frères et notre cousin germain : Antoine MAKAYA-POATI,Ekzor-Dédin, Chinua, MakaaValentin POATY-PEMBA,Evha de Rida, Vaaa, Tom LeeJean Joseph NGOMA-MBABA,Ahuyi, Pamalo, Bi fuissi, RezaA tous nos amis et connaissances, En remerciements à l’ami et frère de proximité, lechanteur compositeur en Vili() Karal Paulin BAMBA À (†) l’Abbé Godefroy MPUATI, «Ta’ Gohod» et à l’Abbé Pierre WAUTERS, de la petite Paroisse Saint-Christophe à Pointe-Noire, Congo-Brazzaville (1966-1978)
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