Féminismes et néo-malthusianismes sous la IIIe République : "La liberté de la maternité"

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Français
298 pages
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Description

« Liberté de la maternité », « libre maternité » ou « maternité consciente », plusieurs expressions sont employées par les néo-malthusiens afin de désigner une même volonté : les femmes ont le droit de décider d'être mères ou pas. Le thème de la libre maternité est leur sujet de prédilection durant les deux premières décennies du XXe siècle. Le corollaire de la liberté de la maternité est le droit à l'avortement, l'accès aux moyens contraceptifs et à l'enseignement de l'éducation sexuelle : thèmes toujours d'actualité.

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Date de parution 01 avril 2011
Nombre de lectures 102
EAN13 9782296460010
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

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Féminismes et néo-malthusianismes e sous la III République : « La liberté de la maternité »
© L’Harmattan, 2011 5-7, rue de l’Ecole polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-296-54569-4 EAN : 9782296545694
Anne COVA Féminismes et néo-malthusianismes e sous la III République : « La liberté de la maternité »
L’Harmattan
Logiques Sociales Collection dirigée par Bruno Péquignot En réunissant des chercheurs, des praticiens et des essayistes, même si la dominante reste universitaire, la collectionLogiques Socialesfavoriser entend les liens entre la recherche non finalisée et l'action sociale. En laissant toute liberté théorique aux auteurs, elle cherche à promouvoir les recherches qui partent d'un terrain, d'une enquête ou d'une expérience qui augmentent la connaissance empirique des phénomènes sociaux ou qui proposent une innovation méthodologique ou théorique, voire une réévaluation de méthodes ou de systèmes conceptuels classiques. Dernières parutions H. LETHIERRY,Sauve qui peut la ville. Études lefebvriennes, 2011. A. AJZENBERG, H. LETHIERRY, L. BAZINEK,Maintenant Henri Lefebvre. Renaissance de la pensée critique, 2011. Alexandru GUSSI,La Roumanie face à son passé communiste, 2011.Cédric FRETIGNE,Exclusion, insertion et formation en questions, 2011. Frédérique SICARD,Agencements identitaires. Comment des enfants issus de l'immigration maghrébine grandissent en France, 2011. Rahma BOURQIA,Culture politique au Maroc, A l’épreuve des mutations, 2011. Louis MOREAU DE BELLAING,Claude Lefort et l’idée de société démocratique, 2011. Elisabetta RUSPINI (sous la dir. de),Monoparentalité, homoparentalité, transparentalité en France et en Italie. Tendances, défis et nouvelles exigences, 2010. T. DJEBALI, B. RAOULX,Marginalité et politiques sociales, 2010. Thomas MIHCAUD,La stratégie comme discours, 2010. Thomas MICHAUD,Prospective et science-fiction,2010. André PETITAT (dir.),La pluralité interprétative. Aspects théoriques et empiriques, 2010. Claude GIRAUD,De la trahison, Contribution à une sociologie de l’engagement, 2010. e Sabrina WEYMIENS,Les militants UMP du 16 arrondissement de Paris, 2010. Damien LAGAUZERE,Le masochisme, Du sadomasochisme au sacré, 2010. Eric DACHEUX (dir.),Vivre ensemble aujourd'hui : Le lien social dans les démocraties pluriculturelles, 2010. Martine ABROUS,Se réaliser. Les intermittents du R.M.I, entre activités, emplois, chômage et assistance, 2010.
À Fîîpe, Françoîs e Kîrsen Cova
INTRODUCTION
Pour une relecture des Fémînîsmes et des néo-malthusîanîsmes En 2010, Eîsabe Badîner, dans un ouvrage rès commené, ana-yse e conlî auque son conronées, à ’eure acuee, es emmes îraîées enre a pressîon qu’exerce a maernîé e a dîicué de mener, 1 de concer, une carrîère proessîonnee . La pîosope usîge a ma-ernîé conraîne e esîme que es emmes doîven pouvoîr êre îbres de coîsîr d’êre mères ou pas e que e modèe éorîque des mères quî renoncen à exercer une proessîon ne doî pas eur êre împosé. Dans e un conexe dîféren, î y a pus d’un sîèce, sous a ïïï Répubîque (1870-1940), des émînîses e des néo-mausîens se son beaucoup préoccu-pés de a maernîé. La myrîade d’îdées au seîn des mouvemens émînîses e néo-ma-usîens es grande, d’où ’empoî du purîe aIn de souîgner ’ééro-généîé des prîses de posîîon. En efe, a muîude des groupuscues ne acîîe pas de mere en évîdence es poîns de vue convergens. Néanmoîns, a maernîé es un ème quî es commun aux émînîses e aux néo-mausîens. «Lîberé de a maernîé», «îbre maernîé» ou «maernîé conscîene», pusîeurs expressîons son empoyées par ces dernîers aIn de désîgner une même vooné : es emmes on e droî de décîder d’êre mères ou pas. L’anayse des îens enre es émînîses e es néo-mausîens perme de dégager es sîmîîudes, es dîvergences, es ambîvaences e a dîversîé des îdées au regard de a maernîé.
1 Eîsabe Badîner,Le Conlî, a emme e a mère, Parîs, Fammarîon, 2010.
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Ces deux îdéoogîes en « îsme » que son es émînîsmes e es néo-mausîanîsmes se ormen en France en an que mouvemens à a In e e du XïX sîèce e connaîssen eur acmé pendan a ïïï Répubîque. S’î n’es pas aîsé de es déInîr de manîère sîmpe, an es groupes quî es composen son dîsparaes, îs déenden ous deux des docrînes, ’une se Ixan comme ambîîon ’émancîpaîon des emmes e ’aure comme docrîne de popuaîon. Le néo-mausîanîsme reprend es îdées du paseur angîcan homas Rober Maus (1766-1834) quî a monré dans son céèbreEssaî sur e prîncîpe de popuaîon(1798), que a popu-aîon end à s’accrore seon une progressîon géomérîque, aors que es subsîsances augmenen seon une progressîon arîméîque, donc moîns rapîde. Paran de cee oî de Maus, e Françaîs Pau Robîn (1837-1912) — ondaeur de a premîère assocîaîon néo-mausîenne rançaîse, a Lîgue de a régénéraîon umaîne —, ajoue de nouvees perspecîves ee a dîfusîon des moyens conracepîs, d’où ’appea-îon de néo-mausîanîsme. Ces mouvemens son des avan-gardes quî ne devîennen jamaîs des pénomènes de masse e, pendan oue a pérîode éudîée, îs demeuren des mînorîés acîves don es rappors de poîce reracen mînuîeusemen es agîssemens. Une aure caracérîsîque sîmîaîre es qu’au seîn de eurs assocîaîons, es membres apparîennen à pusîeurs groupes e cee doube — voîre muîpe apparenance — îusre eur éîîsme. Ce son souven es mêmes personnes que ’on rerouve à a êe de dîverses assocîaîons. L’împorance accordée à a presse, aux brocu-res e aux conérences es commune aux mouvemens émînîses e néo-mausîens e es nombreux îres îusren ’abondance e e recours à ces moyens de communîcaîon aIn de sensîbîîser ’opînîon. «La ma-ernîé, oncîon socîae» es une grande revendîcaîon qu’îs paragen même sî es sens donnés dîfèren, î s’agî de monrer que ’înervenîon de ’Éa s’împose. Parmî es revendîcaîons pares, ormîs a maernîé, ’éducaîon des emmes se aîe une par de coîx. L’obenîon du droî de voe des emmes aIn d’acquérîr d’aures droîs es récurrene cez es émînîses andîs que es néo-mausîens consîdèren souven e su-rage des emmes comme une aîénaîon. La déense des Ies mères es commune aux émînîses e aux néo-mausîens quî déporen es dîi-cîes condîîons de vîe e e sau jurîdîque moîndre de ces dernîères. Sî es émînîses néo-mausîennes son mînorîaîres au seîn du mouvemen émînîse e sî es emmes son «souven resées dans
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