La malle de souffrance

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167 pages
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Lola est une enfant abusée, maltraitée par ses propres géniteurs.


Malgré le temps qui passe, sa douleur demeure toujours aussi intacte.
Son cœur est un affluent de sang, ses veines sont des montagnes de souffrances, son âme est volcan en décomposition.
De ses violeurs, tout son être en gardera des empreintes irréversibles.
Un enfant torturé dut batailler pour résister à la mort qui la guettait.
Lorsqu’elle se surprend à penser à toutes ses années où elle a volontairement exilé sa souffrance dans une nécropole mortuaire pour y enterrer son abominable fardeau ; elle prend pleinement conscience que ce fût une grave erreur.



Mais aujourd’hui, elle en a plus qu’assez de ce poids qu’elle porte dans ses entrailles. Cet épouvantable secret.

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EAN13 9791034808021
Langue Français

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La malle de souffrance
Dolorès Trompat La malle de souffrance Couverture :Maïka Publié dans laCollection Electrons-Libres
©Evidence Editions2018
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Préface Tenaillements Adversités Violences Fractures Déchirures Silence de mes maux Ce sont des blessures qui sont à jamais recluses dans mon affectivité. Souillures puantes sur la naïveté de mon jeune corps, anéantissements de mon âme. Après la séparation d’avec mes frères ! subsista en moi une rupture moralement criminelle. Mon placement chez les religieuses, (à l’âge de huit ans !) fut une nouvelle trahison qui moralement me détériora et la désintégration de mes émois est un cauchemar douloureux, scabreux qui bouleversa ma conscience, qui chambarda toutes mes espérances Les deux me culpabilisent de devoir exister dans un univers de férocité où je ne retrouvais pas ma place : inceste, violences physiques, injures, menaces de mort, maltraitance, humiliation, abandons sont des atrocités que je vécus dès les premières années après ma naissance, que je détiens en captivité dans le logiciel contaminé de mes émois affectifs.
Besoin d’être aimée L’amour ! tant attendu de mon enfance, très vite, trop vite se transformera en une montagne de désillusions ! Source de souffrance, cavité de douleur. Grandissant dans l’« âge », avançant dans le temps, mon âme n’a jamais cessé d’avoir mal. La vie ignore mes ecchymoses. Néanmoins, les empreintes de mes blessures sont toujours aussi virulentes dans ma mémoire. J’ai beau me montrer aux autres le visage souriant, malgré cela, mon cœur est une fontaine sanglante qui coule à contresens. Que ce soit dans mon cœur, que ce soit dans mon âme, la sou+rance est toujours aussi virulente perpétuellement prête à me faire couler une larme. Ce besoin d’amour que tout enfant espère et convoite, lorsque j’étais seule dans mon lit, j’en ai rêvé toutes les nuits. Néanmoins, l’amour auquel je croyais se transforma en volcan de tourmente. J’avais une appétence pour un amour authentique. Je voulais croire que l’amour est immaculé de beauté, respect, sincérité, tendresse pour cet enfant que j’étais. Depuis ma plus petite enfance j’éprouvais un immense besoin d’exister, de vivre dans un foyer d’amour où la sérénité prédominerait. J’avais aussi l’avidité d’être reconnue, besoin que l’on considère mon cœur. J’ambitionnais qu’on respecte mon corps, malheureusement, ce ne fut jamais le cas. Douloureusement, cet amour auquel j’aspirais avec grande avidité s’est volatilisé dès ma naissance, se transformant lentement, mais sûrement en volcan de douleur, montagne de désillusion, torrent de soumission. Toute mon enfance et adolescence ont été un cataclysme d’une sou+rance inimaginable, cavité humiliante, destructrice où je succombais en silence. Mon cœur décédait lentement mais sûrement sans que nul ne s’interroge sur le pourquoi. Lolo se cloîtra dans un silence de mort… où cœur et âme se réfugièrent de longues années. Isolé dans un tombeau muet, ce fut le seul refuge que son esprit requit pour mieux se protéger de la perversité démesurée que ses parents biologiques exerçaient sur elle.
Les années se sont succédé… Point elles n’effacèrent les cicatrices du passé Malgré le temps qui passe, sa douleur demeure toujours intacte, son cœur est un auent de sang, ses veines montagnes de souffrances, son âme volcan en décomposition. De ses violeurs, tout son être en gardera des empreintes irréversibles. Un enfant torturé qui a dû batailler pour résister à la « mort » qui le guettait. Lorsqu’elle se surprend à penser à toutes ses années où elle exila volontairement sa sou(rance dans une « nécropole mortuaire », y enterra son abominable fardeau, Lolo a pleinement conscience que ce fut une grave erreur de sa part. Mais aujourd’hui, elle en a plus qu’assez de ce poids qu’elle porte dans ses entrailles. Elle nous explique qu’elle n’est plus en droit de laisser derrière elle le fardeau de son épouvantable secret.
Seule son amie « Plume » connaît son vrai visage Je dois sortir de cette mutité qui m’isole. Mes enfants, mes petits-enfants, que j’aime de toutes mes forces sont en droit de savoir la petite lle que je fus autrefois. Au moment où ils me liront… je pense et espère profondément qu’ils comprendront, concevront le pourquoi de mon mutisme… Néanmoins, sa plume a du mal à coïncider avec son souhait de vouloir tout leur révéler. Lorsqu’ils la « liront », je pense et espère qu’ils comprendront pourquoi… elle fut une maman protectrice. Sa plume n’a pas tout à fait tort, d’être hésitante, puisqu’elle-même est en sou)rance à synchroniser ses lignes immaculées en affluents de sang. Le « film d’horreur » représentatif de la vie de Lolo, refait brutalement surface. Elle revoit apparaître des images horriantes du cyclone, qui la subornent comme autrefois elles l’ont annihilée. Sa plume refuse d’avancer. Sa main transpire, tout en elle tremble. Son cœur palpite et la serre. Lolo craint que le fait d’écrire l’épouvantable histoire vienne à éveiller en elle de mauvais souvenirs qu’elle avait enterrés dans un précipice où nul ne le découvrirait. « Plume », son amie fidèle toujours aussi confiante, à qui Lolo s’est toujours confiée, savait que son secret serait assuré. L’écriture sou)re de se soumettre à sa volonté de tonitruer au monde que cela va de son devoir d’humanité de crier aux oreilles chastes, qui refusent d’acquiescer, que l’inceste est mal qui fait mal. Tout enfant victime de violences sexuelles est un enfant mentalement immolé. Par ailleurs même, sa plume rencontre de grandes di3cultés à décrire l’épouvantable l’histoire de son histoire, récit dont elle est la seule à détenir le secret. Radiographies douloureuses de la vie de Lolo. Scanner cancéreux d’un cœur infect, gangreneux. Parfois je me surprends à me dire : « Pourquoi tu maintiens le silence ? Un jour viendra où la “vie” ne te laissera pas le temps de l’exprimer. »
Lavoix de la raison ne cesse de lui recommander : « Lolo ! il est grand temps de te réveiller, Ne t’endors pas sur tes lauriers, le moment est arrivé de te jeter à l’eau, Même si le fait de te dévoiler t’effraye, Confie ton fardeau ! Ne reste plus cloîtrée dans ton mutisme “idiot” Libère-toi de ton horrifiante histoire Débarrasse-toi de ce mal qui te fait souffrir Tes enfants, ce sont des adultes à présent Ils comprendront pourquoi tes viscères te font si mal. Mal à te crever le cœur. Tes enfants doivent comprendre, Que tu fus victime de parents agresseurs, Et non coupable d’avoir des parents incestueux. Il est grand temps que tu décadenasses cette porte que tu verrouillas il y a longtemps, La souffrance dissimulée dans ton logiciel mémoriel, La douleur, soumission, souffrance, honte. Ce sont des affres qui t’habitèrent depuis ta naissance. Ce sont des géhennes que tu dois publier, Il va falloir t’en libérer pendant que tu peux verbaliser. Que tu peux émettre des mots sur tes maux Tu dois le faire pendant que tu as encore tes facultés verbales et intellectuelles, Viendra le temps où tu ne pourras plus le faire, N’attends pas qu’il soit trop tard. Tes enfants, petits-enfants ont le droit de savoir “qui tu es vraiment”, Ils ont besoin de connaître cette petite fille que tu fus autrefois, Cette petite fille que volontairement, tu enterras alors que tu étais une petite pleine de vie. Malheureusement, la perversité de tes géniteurs t’a assassinée, Tu fus victime de la monstruosité de parents pervers, N’attends pas que le temps empoigne tes pensées, Et qu’elle te supprime ton élocution, Lolo !!! La vieillesse ne pardonne pas. » Ta conscience à mille fois raison Raison de te rappeler que parfois le « temps » peut s’avérer extrêmement cruel, nous dépossède délibérément de nos facultés non seulement physiques, mais aussi intellectuelles, nous confisque l’élocution. Donc il est temps que tu fasses connaître tes peines, le calvaire que tu enduras dans ton enfance, et durant ton adolescence. Tu vécus toujours sous l’appréhension des menaces de tes parents. Montre-toi à visage découvert. Débarrasse-toi du fardeau que tu portes, retire enfin ce voile souillé, infecté par l’inceste. Fais part de tes affres, avoue à ton entourage ô combien tu as souffert !