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La morale de l'honneur dans les sociétés wolof et halpulaar traditionnelles (Tome 2)

De
293 pages
Cet ouvrage a été écrit entre 1963 et 1964, dans un contexte historique et intellectuel particulier pour l'affirmation de l'existence, de la spécificité et de l'originalité des cultures africaines, autant de choses que niait alors le colonialisme. Ce travail, centré sur les Wolof et les Toucouleur, est une contribution au vaste mouvement de renaissance culturelle africaine, à partir des valeurs culturelles du Sénégal.
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l’affirmation de l’existence, de la spécificité et de l’originalité des cultures africaines, autant de choses que niait alors le colonialisme. L’auteur a, dans un premier chapitre, localisé géographiquement les
civilisation dont leurs sociétés faisaient partie. Cela a permis de saisir l’honneur comme un fait de civilisation. Dans la première partie intitulée : , l’auteur présente, dans un premier chapitre, les Ouolof et les Toucouleur, puis montre en quoi ils participent de la civilisation de l’Ouest africain. Dans un second chapitre, il traite des cadres sociaux qui donnent sa signification à l’honneur, c’est-à-dire le système et la structure des relations sociales. Dans la deuxième partie consacrée aux analyse, dans le troisième chapitre, des termes désignant l’honneur dans les langues des sociétés concernées. Dans un quatrième chapitre, il montre en quoi l’appartenance familiale constitue un facteur d’honorabilité et de . Cet dont il analyse les motivations et qui apparait comme un homme déterminé à accomplir, en toutes circonstances, les obligations morales qui lui sont faites par sa société. Dans les chapitres suivants, sont analysés les attitudes, les conduites et les comportements que doit avoir pour être en conformité avec ces obligations. C’est ainsi que dans le cinquième chapitre il traite de la première obligation de : le sens de la dignité personnelle. Ensuite, ce sont les obligations de courage (chapitre VI), d’honnêteté (chapitre VII), d’indépendance, de liberté, de discrétion et de tranquillité (chapitre VIII), de modestie (chapitre IX), de loyauté dans leurs différents aspects (chapitre X). Également, dans les derniers chapitres, les obligations de sociabilité (chapitre XI), de civilité (chapitre XII), la dignité (chapitre XIII), la sagesse (chapitre XIV).
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Etudes africaines
Série Sociologie
Boubakar L
Lamoraledel’honneurdanslessociétéswolofethalpulaartraditionnelles
Une approchedesvaleursetdelapersonnalité culturellessénégalaises
Tome2
LA MORALE DE LHONNEUR DANS LES SOCIETES WOLOF ET HALPULAAR TRADITIONNELLES
Une approche des valeurs et de la personnalité culturelles sénégalaises
TOMEII
BOUBAKAR LY
LA MORALE DE LHONNEUR DANS LES SOCIETES WOLOF ET HALPULAAR TRADITIONNELLES
Une approche des valeurs et de la personnalité culturelles sénégalaises
TOMEII
©L’HARMATTAN, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75 005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-08274-5 EAN : 9782343082745
TROISIEME PARTIE
ÉLEMENTS DE LHONNEUR(II) : LE SAVOIR-VIVRE EN SOCIETE
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CHAPITREXI
SOCIABILITE
Dans les sociétés ouolof, et toucouleur, l’honnête homme doit être un hommesociable. La conception de l’homme, dans ces sociétés, est plus sociale que 1 métaphysique. Pour les Ouolof et les Toucouleur, l’homme véritable est l’homme «social ».L’essence de l’homme, c’est de vivre en société. 2 La vie en société est unsavoirqu’on doit posséder.Être social c’est « savoir » vivre en société. Savoir vivre en société chez les Ouolof et les Toucouleurc’était avant toutvivre avec sa société, c’est-à-dire participer aux différentes formes de lasolidarité sociale. I. ÊTRE DANS UNE PARENTE(MBOKK-BANDIRAABE) Dans les sociétés ouolof et toucouleur, la solidarité sociale fonctionne essentiellement au sein de la parenté. La parenté en même temps qu’elle est un cadre social est une valeur. A. DANS UNE PARENTE REELLE La vie sociale pour les Ouolof et les Toucouleur est fondamen-talement une question deparenté. Ceux avec qui on vit sont, à un titre
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Sociale et historique. Les Ouolof et les Toucouleurs désignent la société par le termeAddina-Addunaqui veut dire, en même temps, d’une manière générale, leMonde.Mgr KOBES nous dit queAddinaveut dire «Univers », monde, globe terrestre, terre, siècle, temps, époque.Adduna, avoir l’expérience du monde…». (p. 3)Ham addina,c’est connaître le monde mais c’est aussi connaître la société car la société est un élément du monde.Ham addina, c’est ainsi, que nous le dit Mgr KOBESpar ailleurs, «savoir les convenances »p. 136 au motHam.L’homme qui sait vivre en société est unnit ku ham addina: « un homme qui connaît bien la vie (sociale) ». Cette connaissance est conçue comme très difficile. Chez les Ouolof chaque fois qu’unindividu contrevient à la règle, on dit «Addina dafa jaffe »: « Le monde est difficile » en fait « la connaissance des usages sociaux est difficile» (n’est pas donnée à tout le monde).
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