La prise en charge de familles africaines en France et en Afrique

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Pour pallier les urgences de guerre et la prévention des épidémies, du personnel occidental, médical ou psychothérapeute, est dépêché en Afrique pour venir en aide au personnel soignant local. En France, il s'effectue également tout un travail de prises en charge et d'accompagnement des familles africaines immigrées, notamment dans les centres médico-psychologiques. Voici rassemblées des réflexions pluridisciplinaires sur l'univers religieux, l'univers des soins en Afrique, sur l'accompagnement des familles, ici en France, et leur prise en charge.

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Date de parution 01 octobre 2014
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EAN13 9782336357843
Langue Français

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Sous la direction de Brigitte Tison
La prise en charge de familles africaines en France et en Afrique Regards croisés
Compétences Interculturelles
La prise en charge de familles africaines en France et en Afrique
Compétences Interculturelles Collection dirigée par Altay A. Manço Compétences Interculturellesest une collection destinée à présenter les travaux théoriques, empiriques et pratiques des chercheurs scientifiques et des acteurs sociaux qui ont pour but d’identifier, de modéliser et de valoriser les ressources et les compétences interculturelles des populations et des institutions confrontées à la multiplicité des référents socioculturels et aux contacts des différentes cultures. Les compétences interculturelles se révèlent capitales, notamment dans le double effort d’intégration positive des personnes issues de migrations, qui doivent à tout le moins se positionner à la fois par rapport à la société d’accueil et par rapport aux milieux d’origine, eux-mêmes en constante transformation. Les travailleurs sociaux au sens large, les enseignants, d’autres intervenants, mais également les décideurs chargés des politiques d’accueil et d’intégration des migrants et des minorités culturelles sont concernés par ce type de compétences professionnelles pour mener à destination de ces publics des actions de développement social et pédagogique efficaces. Même si l’objectif de la présente collection est prioritairement de faire connaître les travaux del’Institut deRecherche, Formation et Action sur les Migrations (IRFAM)et de ses nombreux partenaires internationaux, cet espace d’expression est ouvert aux équipes pluridisciplinaires qui souhaitent contribuer à l’approfondissement des savoirs et des savoir-faire en matière de développement interculturel. Déjà parus Andrea GERSTNEROVÁ, Temps de crise et vie associative, Migrants de l’Afrique subsaharienne et des Balkans en Europe,2014. Brigitte TISON,Identités, codes et valeurs en Chine, 2013. Katerina SERAÏDARI,La ville, la nation et l’immigré. Rapports entre Grecs et Turcs à Bruxelles, 2012. Patricia ALEN et Altay MANÇO (dir.),Appropriation du français par les migrants. Rôle des actions culturelles, 2012. Laurent MULLER et Stéphane TAPIA,Migrations et cultures de l'entre-deux, 2010.© L'HARMATTAN, 2014 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 9782343038001 EAN : 978234303801
Sous la direction de Brigitte Tison La prise en charge de familles africaines en France et en Afrique Regards croisés
Liste des auteurs
Camara, T., Anthropologue, Vice-Président de l’Association Migrations-santé et de Centraider, Tours, Membre de la Société de Pathologie exotique de l’Institut Pasteur et de l’Ecole d’Anthropologie de Paris ;
Flament, V, Psychologue clinicienne, psychothérapeute en libéral, Rennes, Bretagne ;
Gatugu, J., Philosophe, Professeur à l’Université du Burundi ;
Leconte, J., Psychologue clinicienne, Diplômée de l’Université de Nancy 2 en Psychologie des Actions interculturelles, DESS-PAI, Foyer de l’Enfance Tandou, a travaillé à France Terre d’asile, FTDA, à Paris ;
Polivka, N., Psychologue des Actions interculturelles, DESS-PAI, à Nancy 2, a travaillé à FTDA à Paris pendant une quinzaine d’années, Travailleur social ;
Targa, A., Pédopsychiatre, Médecin chef au service des Châtaigniers, Centre Hospitalier de Clermont de l’Oise, CHS, et au service de pédopsychiatrie de Montataire (même CHS), enseignant à la Faculté de médecine d’Amiens - DU d’anthropologie clinique interculturelle ;
Tison,B.,DirecteurderecherchesauSaulchoir(Centrederecherches et d’études dominicaines) à Paris, ethnologue de formation, psychologue clinicienne, psychothérapeute, enseignante à la Faculté de médecine d’Amiens (DU d’anthropologie clinique interculturelle), ancienne « humanitaire » Médecins du Monde (Missions Ethiopie, Rwanda, en particulier) ;
Trocmé, N., Psychologue clinicienne, psychothérapeute dans le service d’hématologie pédiatrique du Centre Hospitalier Universitaire Trousseau, CHU de Paris, Partenaire à l’association Esther et à la Croix Rouge française.
Introduction
B. Tison
ème  L’Afrique est devenue, en ce début du 21 siècle, un monde incontournable pour la plupart des pays qui comptent dans le commerce et l’économie sur le plan international.
 Son immensité, sa diversité de paysages (déserts, montagnes, plaines), de climats (tempéré dans le sud, équatoriale au centre, désertique au nord), ses populations fort variées, ses langues multiples et, surtout, ses richesses (forêts, minerais, faune) attirent, actuellement, autant les Européens que les Orientaux, les Asiatiques ou les Américains.
 En à peine plus de 30 ans, ce grand Continent s’est « éveillé » (selon l’expression qu’a pu employer en son temps, A. Peyrette, à propos de la Chine « Quand la Chine s’éveillera »).
 Les changements sociaux déent tout ce que l’Afrique avait jusque là vécu.
 A-t-elle perdu, va-t-elle perdre son identité, ses identitésou, au contraire, exprimer ce qui la constitue en profondeur ?
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Cadre thématique
B. Tison
La réexion proposée, ici, qui rassemble un philosophe, J. Gatugu, un anthropologue, T. Camara, une ethnologue, également psychologue, B. Tison, des psychologues, V. Flament, N. Trocmé, J. Leconte, N. Polivka et un psychiatre, A. Targa, ne porte pas sur l’avenir économique de ce grand pays.
 Elle est le résultat d’une réexion plus globale qui a été menée sur des prises en charge de familles, venues de différents pays et qui a pu être organisée sous forme de journées au sein du service où nous travaillions jusqu’en 2012 comme psychologue (service de pédopsychiatrie du Centre hospitalier de Clermont de l’Oise).
 Ces rencontres entre professionnels du soin ont permis la confrontation de thérapeutes dans leurs prises en charge de familles venues d’ailleurs, en particulier, d’Afrique.
 Regrouper les interventions de ces journées dans un livre nous paraissait important et utile pour un public plus large qui n’avait pu se déplacer et qui travaille ces questions.
 J’ai invité quelques autres spécialistes de l’Afrique à compléter les textes recueillis lors de ces journées.
 La contribution de chacun des auteurs n’engage que lui-même ou qu’elle-même. Elle est modeste, mais elle propose à tout lecteur et à toute lectrice potentiels une certaine expérience, des questionnements, des outils, utilisés sur le terrain, ici, ou en Afrique …
 Après un état des lieux fait par T. Camara, anthropologue,sur son pays, le Sénégal, et sur ce qui lie l’univers religieux et  7
l’univers du soin, V. Flament, psychologue, dans undeuxième temps, évoque l’Ecole de Fanndans ce même pays où elle a pu participer comme stagiaire au travail qui continue à s’opérer dans cet endroit devenu quasi mythique dans les relations franco-sénégalaises, franco-africaines, concernant les soins psychiques apportés aux patients de Dakar et des environs.
 Les échanges médicaux entre la France et l’Afrique existent, en effet, depuis fort longtemps. Ils ont été développés au moment de la colonisation mais ils se poursuivent encore sous forme de partenariats ou de missions ponctuelles d’urgence.
 Depuis, déjà, quelques décennies, B. Kouchner et les médecins du monde, MDM se déplacent au secours des populations victimes de guerre. Ces missions d’urgence sont de création récente (droit d’ingérence). De même, les missions psychologiques qui le sont encore plus. C’est, notamment, suite aux guerres du Biafra, du Rwanda, en Afrique que ces missions sont apparues comme nécessaires et ont été mises en place. L’expérience en Europe, en particulier, lors des deux Grandes Guerres, a apporté une certaine pratique. Beaucoup de patients atteints dans leur corps l’étaient aussi dans leur « âme » et ont du recourir au service des psychiatres.
 Dans un troisième temps, B. Tison aborde les différents types de missions humanitaires ; elle fait état de l’introduction des psychologues, des psychiatres dans ces missions (Ethiopie, puis Rwanda) et livre un panoramique sur les méthodes, les outils qu’ils peuvent être amenés à utiliser.
 Univers religieux, univers des soins, apports de la médecine occidentale et ingérence sur les terrains de guerre, que reste-t-il de l’identité africaine dans tous ces bouleversements qui s’opèrent ?
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Que revendiquent les Africains ?
 J. Gatugu pose la question dans le quatrième temps de ce livre des identités actuelles des Africains. Ceux-ci, sont-ils devenus malades de leurs identités narratives, en particulier, après le génocide du Rwanda ?
 Le continent africain n’est, malheureusement, pas seulement confronté aux guerres fratricides, voire religieuses… Il est, aussi, soumis au éau des épidémies. Le virus Ebola n’est-il pas en train à nouveau de s’étendre très rapidement sur certains de ses territoires, aujourd’hui ?
 Le sida a marqué les différentes populations africaines depuis les années 1980. Le virus s’est propagé dans la plupart des pays, touchant une grande partie de la population, laissant des pays sans adultes, des colonies d’orphelins…
 N. Trocmé, psychologue dans un service de l’Assistance publique des Hôpitaux de Paris, l’APHP, depuis 10 ans, se rend plusieurs fois par an dans le cadre de la prévention de la maladie en Afrique. Elle a accepté de présenter le travail qu’elle y effectue, les échanges avec ses pairs psychologues africains… objet du cinquième temps de ce livre.
 Si nous pouvons avoir une expérience soit dans la formation soit dans les soins dans des missions à plus ou moins long terme en Afrique, les migrants africains sont, également, nombreux en Europe et en France.
 N. Polivka, psychologue, a travaillé longtemps à l’accueil des demandeurs d’asile à Paris dont un nombre important de personnes venues du continent africain.
 Elle évoque, ici même, le parcours de ces demandeurs d’asile.
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