Les précipitations au Gabon : climatologie analytique en Afrique

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Les données météorologiques issues du réseau d'observation du Gabon servent de base à une étude de climatologie statistique avec les précipitations comme variable de base. Ce cours destiné prioritairement aux étudiants du Département de Géographie permet à ceux-ci de se familiariser avec les concepts de base, d'apprécier le rôle primordial des statistiques dans l'élaboration des travaux en climatologie et d'avoir une conception dynamique de la répartition des précipitations dans le temps et dans l'espace.

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Date de parution 01 septembre 2010
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EAN13 9782336252933
Langue Français

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Au Professeur Jocelyne Pérard, qui a bien voulu, en 1992, me donner l’opportunité de m’inscrire en MASTER II (ex DEA) de climatologie à l’Université de Bourgogne, alors que je n’avais qu’une maîtrise en géomorphologie. Le présent travail est le prolongement naturel de la formation reçue au Centre de Recherches de Climatologie de Dijon. Je voudrais qu’elle trouve ici l’expression de ma très profonde gratitude.
Préface  Sous une forme didactique et réflexive, ce livre met à disposition du lecteur des résultats personnels fondés sur l’analyse statistique de données issues de mesures in situ sur une gamme d’échelles de temps très large (du cycle diurne à la variabilité interannuelle). Il est, en ce sens, le tout premier ouvrage de climatologie géographique du Gabon.  Jean Damien Maloba Makanga connaît bien sûr parfaitement son sujet, sujet longuement mûri pendant son parcours universitaire et qui continue d’alimenter les recherches qu’il dirige au sein de son laboratoire, ainsi que les enseignements qu’il dispense à l’université Omar Bongo de Libreville. C’est la raison pour laquelle le lecteur pourra, en confiance, se référer aux cartes, tableaux et nombreuses données originales qui parsèment le texte, en appui à la démonstration. On trouvera aussi un glossaire présentant de façon accessible les définitions et concepts utiles et, disséminées dans le texte, quelques éléments de réflexion personnels, par endroits fondamentaux et donc susceptibles d’interroger certaines vérités acquises. Ainsi lorsque Jean Damien Maloba Makanga se démarque, preuves à l’appui, de certaines idées reçues touchant à la climatologie moyenne de son pays, celle par exemple selon laquelle une position équatoriale interdit la présence d’une saison sèche en montrant que« au Gabon, certaines années peuvent être marquées par une sécheresse qui dure plus de trois mois et qui affecte une grande partie du territoire ».Il en est de mêmepour « la vision
simpliste largement répandue, selon laquelle il y a au Gabon quatre saisons pluviométriques bien marquées ; deux saisons des pluies et deux saisons sèches ».  Les responsabilités scientifiques et administratives exercées par Jean Damien Maloba Makanga au sein de la Direction de la Météorologie Nationale gabonaise l’ont doté d’un regard aigu sur de nombreuses autres questions plus appliquées, telles celles touchant à la qualité/densité du réseau de mesures et à la fiabilité de celles-ci au cours du temps, ou encore à la question du changement climatique où l’importance de l’action humaine ne se limite pas, en effet, à la question du rejet des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Le lecteur appréciera aussi les passages concernant les échelles de temps et d’espace et l’attention portée au régional et au local. Cet ouvrage enfin trouvera une certaine résonance sociétale puisque l’idée sous-jacente de Jean Damien Maloba Makanga est bien d’inscrire son pays dans une économie d’après pétrole avec« gestion durable des ressources naturelles et de la forêt en particulier ».Bernard Fontaine Directeur de Recherche au CNRS Centre de Recherches de Climatologie UMR-CNRS 5210 Université de Bourgogne Dijon (France)
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Avant-propos  La côte ouest de l’Afrique est humide du Gabon à la Gambie. Inversement, la Somalie, presque à la même latitude sur la bordure orientale, connaît un climat subaride. L’environnement climatique du Gabon est mal connu en raison, d’une part du très faible nombre de publications sur les climats de ce pays — c’est ainsi qu’il n’existe, à ce jour, aucun ouvrage universitaire sur la climatologie du Gabon — et d’autre part à cause de la faible densité des points d’observation des éléments du temps et du climat, dont l’ensemble du réseau d’observations fera l’objet d’une étude approfondie. Mais nous constatons au Gabon, comme partout ailleurs, que les journaux et autres médias… n’ont que trop tendance à confondre le temps qu’il fait, ou qu’il va faire à courte échéance, avec le climat (la météorologie avec la climatologie). Car la climatologie s'inscrit dans la durée, ce à quoi répond la notion denormaleclimatique (Lamarre et Pagney, 1999). Il faut préciser que le temps et le climat représentent des combinaisons réalisées dans l’atmosphère par certaines valeurs respectives de la température, de l’humidité, de la pression, du vent, de la charge électrique, etc. Ce sont des états de l’atmosphère. Mais le temps n’est qu’une combinaison passagère, accidentelle, tandis que le climat est un ensemble de tendances stables qui résultent de conditions permanentes pendant une longue période (30 années, au moins, par définition) (Pédelaborde, 1991).  Ce qui vient à l’esprit des Gabonais, quand on évoque le climat, c’est l’abondance des précipitations qui causent
notamment des inondations. Celles-ci mettent en évidence les limites qui pèsent sur l’intervention de l’homme face aux forces de la Nature (Lamarre, 1997). Soulignons que l’intensité des dégâts causés par les inondations serait moindre si les mêmes quantités d’eau tombaient sur un espace mieux aménagé. Précisons également que cette relative abondance des précipitations (dont l’intensité et la fréquence restent à déterminer) ne met pas le Gabon à l’abri des variations climatiques. Mais cette variabilité du climat ne peut être déterminée que par rapport à un climat moyen que nous allons analyser dans ce fascicule.  Le Gabon sert donc de cadre à une analyse descriptive du climat. Ce recueil de notes de cours est basé sur une étude statistique des précipitations. Celles-ci constituent l’élément le plus variable et celui sur lequel repose la détermination des zones climatiques aux basses latitudes (Fontaine, 1990). De même, l’analyse statistique est sans doute le meilleur moyen de formalisationobjectivedu réel ; elle est censée éliminer la part de magie, de fantaisie, d’arbitraire que l’homme ne peut manquer de mettre dans la saisie des faits naturels (Lamarre, 1997).  Notre analyse repose, entre autres, sur l’exploitation statistique du document édité par le Comité Interafricain des Études Hydrauliques (CIEH, 1989). C’est, en fait, un recueil des données de précipitations du Gabon, de l’origine des observations à 1980, auquel nous avons ajouté des données récentes de 1981 à 1997 pour l’ensemble du pays et de 1998 à 2005 pour Libreville et Port-Gentil. Toutes ces données sont archivées au Service National de la Météorologie de Libreville.  L’objectif est de faireun état des lieuxréseau du d’observations des éléments du temps et du climat, en montrant notamment l’évolution de l’implantation de ces structures dans le temps et dans l’espace. Après avoir souligné la nécessité de renforcer les mailles du réseau, quelques pistes seront suggérées aux décideurs pour l’amélioration des conditions d’observation des éléments du temps et du climat au Gabon.
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