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Pour une marine marchande au service du développement

De
298 pages
Cet ensemble de messages, discours et allocutions prononcés par l'auteur entre 1998 et 2015, vise à apporter des réponses aux questions que peuvent se poser les citoyens au quotidien sur les politiques maritimes de l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Ce livre peut servir de guide et d'instrument de réflexion à tous les États soucieux de s'engager dans une politique de développement, et aux États pour lesquels exporter et importer constitue un élément essentiel de leur activité.
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Cet ouvrage est un Il conducteur des politiques
servir de guide et d’instrument de réLexion à tous les États
et en particulier à tous les États d’Afrique de l’Ouest et du
l’ARSTM d’Abidjan, il est grand ofîcier dans l’ordre du Mérite congolais, ofîcier dans l’Ordre national ivoirien et commandeur
Recherche scientiîque et de l’Innovation technologique. Il est
MartiN Parfait AiméCoussoud-MAvoungou
Pour une marine marchande au service du développement Discours
Préface de Françoise Odier
Pour une marine marchande au service du développement
Martin Parfait Aimé COUSSOUD-MAVOUNGOUPour une marine marchande au service du développement
Discours Préface de Françoise Odier
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-13487-1 EAN : 9782343134871
Je dédie cet ouvrage à : -Papa Cououssoud et Maman Julienne ; -Palmera et Louise, mes épouses ; -Lody, Reine, Lo Aimée, Martin, Dylan, Kukel, Martilo, Amelife et Julie, mes enfants ; -Mes frères et sœurs ; -Toute ma famille ; -La communauté maritime africaine ; -Tous les administrateurs des affaires maritimes.
PREFACE L’engagement d’une personnalité politique en faveur du transport maritime et multimodal est un fait suffisamment rare pour que j’en souligne ici l’importance et la qualité. L’auteur de cet ouvrage, tout en étant engagé de façon active dans la vie politique et économique de son pays, a découvert dès les bancs de l’école l’importance du transport et de la navigation et acquis, dans ce domaine, une somme de connaissances qui marquent toute son action. Il a aujourd’hui le courage et l’intelligence d’offrir un ouvrage qui doit servir de guide et d’instrument de réflexion à tous les Etats soucieux de s’engager dans une politique de développement et en particulier à tous les Etats d’Afrique de l’Ouest et du Centre pour lesquels exporter et importer constituent un élément essentiel de leur activité. L’ouvrage est publié au moment où il le fallait : il correspond en effet aux besoins de l’Afrique de l’Ouest et du Centre qui s’engagent dans des mutations essentielles, une évolution de cette nature ne se fait pas en se refermant sur ses frontières, elle n’est possible que grâce à une ouverture au monde. Cette ouverture au monde se réalise à travers le développement des ports et le développement des transports aussi bien maritimes que terrestres. L’ouvrage dont nous soulignons ici l’importance est imprégné de cette idée. Il sera le fil conducteur des politiques nationales et régionales dans les années à venir. Il est en effet primordial que dans le cadre d’une coordination régionale les infrastructures se mettent en place de telle sorte que les transports ferroviaires et routiers puissent se développer de façon rapide et sûre au service des industries locales. En effet il n’est pas concevable qu’une économie puisse connaître une forte croissance si les transports ne jouent pas leur rôle de complément indispensable à la production. Il est également inconcevable qu’une économie puisse vivre sans des ports d’accès facile où les transits s’effectuent rapidement et sûrement sans pénaliser la marchandise ou le navire. Tous ces aspects méritaient d’être rappelés et tous les responsables disposent maintenant d’un corpus de réflexion qu’il conviendra de méditer pour les choix à venir.
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Il est important que ce message ait été délivré par un homme politique car les orientations à prendre impliquent des choix globaux. Il est en effet impossible de réussir une politique de transports terrestre et maritime si elle ne s’inscrit pas dans un environnement politique et économique stable et sûr. Il faut donc un droit adapté, des mesures en matière de sécurité et de sûreté, une politique d’investissement faisant une place aux industriels, mais soucieuse aussi de la défense de l’Etat. Tous ces aspects, les politiques doivent les avoir en tête, ils ont maintenant un guide pour les soutenir dans leur ambition. Il ne reste qu’à souhaiter que tous sachent lire l’ouvrage qu’ils ont la chance d’avoir en main et à nous féliciter qu’un tel livre ait pu être écrit. Françoise ODIER Présidente d’honneur de l’Association française du droit maritime (AFDM), Professeure associée à l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne (honoraire).
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AVANT-PROPOS Le commerce international s’effectue à plus de 90% par les voies maritimes. Pays côtier, avec une façade de 170 kilomètres ouverte sur l’Atlantique, la République du Congo entend capitaliser sa position géostratégique en la matière. Son port de Pointe-Noire, de loin le plus grand en eaux profondes, dans le golfe de Guinée, est un atout supplémentaire pour booster l’économie maritime en Afrique de l’Ouest et du Centre. Pour le Congo, la reconquête du statut de pays de transit passe en priorité par une réorganisation rationnelle de ce secteur pourvoyeur d’emplois et dont la gestion intègre la formation d’une main-d’œuvre qualifiée, la protection et l’exploitation des ressources naturelles, la construction des infrastructures, ainsi que la sécurisation des voies et des moyens de transport. Dans cette perspective, le Congo s’est résolu à mettre sa réglementation en conformité avec les normes internationales. Le pays a ratifié la totalité des conventions de l’Organisation maritime internationale relatives, entre autres questions, à la sûreté et à la sécurité maritimes, à la lutte contre la pollution ainsi qu’à la navigation. Cet engagement lui a valu d’assurer à maintes occasions la présidence des instances sous-régionales ad hoc telles que le Mémorandum d’entente sur le contrôle des navires par l’Etat du port dans la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre (MoU d’Abuja) et l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer (ARSTM) d’Abidjan. Ces questions participent de la matière du présent livre. Les discours qui en constituent l’ossature ont été prononcés dans le cadre des charges que j’ai assumées au sein de l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de 1998 à 2001 et que j’assume au sein du Gouvernement pour les questions maritimes depuis 2008, en qualité de ministre ou de ministre délégué à la Marine marchande. Ces discours n’ont pas la prétention d’égaler ceux des grands tribuns qui, par la beauté et la vigueur de leur verbe, ont marqué l’histoire, mais ils apportent des réponses aux questions que se er posent les citoyens au quotidien, questions que Quintilien, rhéteur du 1 siècle après Jésus-Christ, auteur des codes administratifs de l’Empire romain, prescrivit comme règle d’or de l’acte d’informer : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Dans la vie publique, le pouvoir des discours réside dans leur capacité d’immortaliser les événements et de fixer, dans l’espace et dans le temps, les repères de l’action, états de lieux, bilans des projets réalisés, projection des tâches à accomplir, feuilles de route : les plus grands choix de gouvernance de la cité, les plus grandes décisions politiques se lisent sous le pli des propos des décideurs.
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