Sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne

Sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne

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Français
382 pages

Description

Cette recherche se penche sur les liens entre l'économie, la mobilisation des populations locales et le changement social dans le contexte de l'insécurité alimentaire en Afrique subsaharienne en général et dans la région du Guéra en particulier. Elle s'inscrit dans une approche classique de l'anthropologie du développement et rajoute également des analyses et perspectives originales sur l'organisation locale des banques de céréales et les processus de médiation entre les représentants des organisations internationales, les bailleurs de fonds, l'État, les organisations caritatives et les membres de la société civile.

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Date de parution 21 février 2019
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140114656
Langue Français
Poids de l'ouvrage 12 Mo

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mais aussi d’autres biens et services) qui ont configuré des relations
l’économie moderne qui modifieraient les conditions et comportements socioculturels des populations locales. Enfin, le troisième indique que
céréales et les bénéficiaires du projet, notamment au travers des logiques
gestion des compétences. Auteur de plusieurs publications scientifiques, ses
appliquée et la sécurité alimentaire en Afrique. Chercheur au centre de prévention
une anthropologie appliquée et membre de l’association canadienne des études africaines.
Etudes africaines
Série Agroalimentaire
Wilfried Armel J. M
Sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne
Une analyse socioanthropologique du rôle des banques de céréales au Guéra (Tchad)
Sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne
Collection « Études africaines » dirigée par Denis Pryen et son équipe Forte de plus de mille titres publiés à ce jour, la collection « Études africaines » fait peau neuve. Elle présentera toujours les essais généraux qui ont fait son succès, mais se déclinera désormais également par séries thématiques : droit, économie, politique, sociologie, etc.
Dernières parutions
Jerry MPERENG,La presse congolaise de France. 1995-1997, 2019. Yvette ONIBON DOUBOGAN,Entrepreneuriat féminin et développement au Bénin, 2019.Issa DIALLO,Paludisme et gratuité des soins au Mali, 2019. Marie Rose BANGOURA,Gestion des déchets solides ménagers et ségrégation socio-spatiale dans la ville de Conakry,2019. Ayrton AUBRY,Le G5 Sahel, Le Nouveau Régionalisme Sécuritaire en Afriquedu Nord-Ouest,2019. Jules Maps BAGALWA MAPATANO (dir.),La e décentralisation en Afrique au début du XXI siècle, Réflexions à partir de l’expérience congolaise récente,2019. Pascasie MINANI PASSY,: Les relations Burundi interethniques et intra-ethniques. Et la réconciliation ?, 2019. Yaovi AKAKPO,Le technocolonialisme,Agir sous une tension essentielle,2019.Célestin TAGOU,Démocratie rotative et élections présidentielles en Afrique, Transcendance et transformation politique des conflits ethnopolitiques dans les sociétés plurielles, 2018. BWANGAWAMBENGANYOLIBOKO,La philosophie du langage d’Alexis Kagame, Contribution à la problématique sur la philosophie africaine, Nouvelle édition revue et augmentée, 2018. Kallet Abréam VAHOUA,Éléments de morphologie verbale du bété, 2018.
Wilfried Armel J. Mabondzo Sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne Une analyse socio-anthropologique du rôle des banques de céréales au Guéra (Tchad)
La présente recherche a été réalisée avec le soutien de la Caritas AURA et de l’ONG ACRA. Cependant, les vues et les conclusions qui y sont exprimées ne reflètent pas nécessairement celles de deux organisations susmentionnées.
© L’HARMATTAN, 2019 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.editions-harmattan.fr/
ISBN : 978-2-343-16101-3 EAN : 9782343161013
AVANT-PROPOS
Depuis quelques décennies, la lutte contre la famine, la malnutrition et l’insécurité alimentaire en Afrique subsaharienne demeure au centre des efforts de la communauté internationale. La stabilité politique, l’absence de conflits armés et la prévention des crises sociales et politiques sont les conditions préalables essentielles au succès de cette initiative. Mais l’issue de la lutte contre l’insécurité alimentaire repose aussi sur la détermination politique des chefs d’État et de gouvernement (ainsi que, le cas échéant, des responsablesde facton’ayant pas de statut de chefs de gouvernement) et la mobilisation de la société civile pour favoriser le développement agricole et pour faciliter l’accès des populations vulnérables aux denrées alimentaires et aux mécanismes de lutte contre la famine. Fruit d’une d’enquête de terrain, la présente recherche propose une lecture particulière de la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne. Elle repère les différentes crises alimentaires, mais aussi les stratégies mises en place par les institutions internationales de développement (FMI et BM) et les gouvernements d’État africains, et les accords formels et informels qui relèvent du domaine de la famine et de la sécurité alimentaire en Afrique au sud du Sahara. Sur la base d’un cadre théorique construit principalement autour de l’anthropologie et de la construction sociale du développement en Afrique, la recherche amorce une analyse socio-anthropologique du rôle des banques de céréales dans la région du Guéra (Tchad). Celle-ci permet de toucher du doigt le sens que les populations interrogées donnent aux choses, la signification qu’elles accordent à leurs actions et aux activités qui tournent autour de la Fédération des banques de céréales dans la région du Guéra. Considérées aujourd’hui comme méthode rationnelle de stockage des céréales, les banques de céréales sont une issue, du moins en partie, à l’insécurité alimentaire dans la région du Guéra. Elles sont également un moyen de lutte contre l’exploitation usuraire des populations pauvres par les commerçants dans les communautés où elles sont installées. Au centre de la médiation entre les agents des organismes d’appui, les bailleurs de fonds, les animateurs (paysans) et les populations locales, les banques de céréales sont une forme de don moderne et actualisent le don traditionnel, notamment à travers les différentes activités accomplies par les institutions internationales d’aide au développement (le cas du FIDA, de l’ONG Acra) et les
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organisations paysannes (l’Association Aura, l’ONG Moustagbal, par exemple). On leur reconnaît le mérite d’avoir adapté – diversifié – la lecture, mais également la compréhension de la notion du don dans un contexte de crise sociale, de conflits armés, de fragilisation et d’appauvrissement des populations. Ce faisant, les banques de céréales sont considérées comme l’une des solutions visant surtout à lutter contre la situation d’insécurité alimentaire à partir de bases néolibérales beaucoup plus larges. Dans leur appréciation de l’urgence des problèmes et dans la manière de les aborder, elles suivent –volens,nolens– les notions et les stratégies mises en place par les bailleurs de fonds et les institutions d’aide au développement en Afrique subsaharienne en général et au Tchad en particulier.
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À ma fille Louise-Maëva Mabondzo.