Transformée

-

Livres
136 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Un témoignage émouvant et inspirant
Savoir trouver la force, la résilience et l’amour dans l’épreuve.
Montréal, automne 2014. À l'image d'une mère marchant à reculons en disant au revoir à ses enfants, le soleil demeure présent quoique de moins en moins chaud. Il caresse délicatement les visages en promettant de revenir bientôt.
Pendant ce temps, Annie-Josiane réfléchit à sa prochaine destination pour les fêtes de fin d'année. Éprise de soleil et de chaleur, l’hiver est un peu trop long pour elle. Mais elle est loin de se douter que cette fois-ci, il sera particulièrement long et pénible. En effet, sa vie bascule du jour au lendemain, alors qu’elle se retrouve prisonnière du syndrome de Raynaud. Elle veut s'enfuir, mais sa geôlière la retient, tant dans l'espace que dans son corps. Elle doit désormais conjuguer avec elle, sauf qu’elle s'y refuse. Elle pleure, crie, résiste, surfant entre colère, frustration, tristesse et rage.
L'espérance parvient tout de même à se frayer un passage dans ce capharnaüm d'émotions. Petit à petit, Annie-Josiane comprend la partie qui se joue et réalise qu’elle ne l’emportera pas avec la hargne, mais à l’aide de ressources bien particulières. Alors, l'étincelle en elle se met à briller davantage. Attisée par l'amour de Dieu, des uns et des autres, elle se transforme en un véritable brasier. Même si le corps affaibli d’Annie-Josiane a du mal à suivre les encouragements et la force de vivre que son esprit lui insuffle, qu’elle se laisse souvent perturber par la réalité au point de vouloir tout abandonner, son cœur, éternel arbitre des conflits entre la foi et la raison, lui susurre sans cesse : « Non, tu ne mourras pas, tu vivras ! »

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 26 mai 2018
Nombre de visites sur la page 197
EAN13 9782924849194
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0090 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Table des matiéres Remerciements 3 Préface 4 Prologue 6 À toi mon compagnon qe vie 8 Ma vie avant la malaqie 10 Ainsi vint-elle, à pas qe loup 13 Le synqrome qe Raynauq, calvaire qes vaisseaux 16 Moi, malaqe? Incroyable! 19 Une journée bien remplie 21 Malaqie? Je l’appellerais bien autrement! 25 Une Saint-Jean au chalet 29 Hospitalisée, mais entourée 33 Évasion entre Quatre murs 37 Souvenirs, gratituqe et espérance 41 Méli-mélo q’émotions 45 Oui, tristesse, je t’écoute 49 L’empathie qes proches 51 À cœur vaillant, rien q’impossible 53 L’amour, la joie, la vie! 55 Entre cynisme, souffrance et frustration 59 Compassion et pitié, toutes tenqances confonques 61 Transformée, mais altière 65 Entre qouleurs, souffrance et solituqe 68 Le tribut qe l’espoir 71 Entre foi, méqecine et impatience 76 Spleen inexpliQué 81 La qéfaite q’Hillary Clinton 84 Emmurée qans mon corps, transcenqée par l’amour 85 Retraitée avant l’heure 87 Une fin q’année en toute Quiétuqe 90 Je tombe pour la énième fois 92 Mes frères, mes amours 94 La puqeur, un luxe qe bien portants 96 Une autre affection en bonus 98 Non, je ne mourrai pas, je vivrai 101 L’attente, plus précieuse Que l’instant 104 Au cœur qe mon iqentité 107 Épilogue 110
Transformée
Annie-Josiane Sessou
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Sessou, Annie-Josiane, 1978-, auteur Transformée / Annie-Josiane Sessou. Publié en formats imprimé(s) et électronique(s). ISBN 978-2-924849-17-0 (couverture souple) ISBN 978-2-924849-18-7 (PDF) ISBN 978-2-924849-19-4 (EPUB)  1. Sessou, Annie-Josiane, 1978- - Santé. 2. Sclérodermie généralisée -Patients - Québec (Province) - Biographies. I. Titre. RC924.5.S34S47 2018 362.1965'440092 C2018-94052 6-0  C2018-940527-9
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) ainsi que celle de la SODEC pour nos activités d’édition.
Conception graphique de la couverture: Valessa Leblanc
Direction rédaction : Marie-Louise Legault
© Christine Brochu, 2018
Dépôt légal – 2018
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque et Archives Canada
Tous droits de traduction et d’adaptation réservés. Toute reproduction d’un extrait de ce livre, par quelque procédé que ce soit, est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’éditeur.
Imprimé et relié au Canada
re 1 impression, mai 2018
À mes neveux Maël Axel S. (Pachachou) et Yohann Olamidé O. (ma Pitch) À ma sœur Diane T. Sessou, et mon frère David Armel G. Sessou et ma belle-sœur Cynthia Deloris Deh. À ma mère À la mémoire de mon père et de mon frère Régis-A. Sessou
À Jimmy André Savard
Aux membres du groupe privé FacebookLa sclérodermie et moi... Une histoire
À tous ceux qui vivent avec une maladie chronique, ainsi qu’à ceux qui les accompagnent sur ce chemin de croix et de guérison.
Remerciements Il me resterait encore mille ans à vivre, que je n’en aurais pas assez pour citer chaque jour un geste d’attention à mon endroit.
Annie-Josiane Sessou
Parce que je ne sais rien dire d’autre, je dis simp lement merci quand on s’occupe de moi. La légèreté des mots ne m’offre au cun autre recours. Mais chaque geste à mon endroit revêt une dimension supé rieure à la simple entraide. Toute compassion manifestée à mon égard irrigue mon esprit et dissipe toute peur, tout doute, toute angoisse. Quand je dis merc i, je pense beaucoup plus loin quemerci de m’avoir aidéeoumerci d’avoir pris soin de moi. En réalité, je pense merci pour ces pas faits avec moi,merci pour cette lampe tenue pour moi,merci d’être là, merci d’être à mes côtés. Car ce n’est pas juste la personne que je vois; c’est Dieu que je vois à travers elle. Or, Dieu qui se révèle en elle me renvoie l’image de Dieu qui habite en moi. Je me souviens a lors que puisque Dieu habite en moi, je n’ai rien à craindre, même quand je marc he dans la vallée de l’ombre de la mort. Au réconfort de ce souvenir se mêlent l a sérénité dans l’instant présent et l’assurance de jours meilleurs. Alors, quand je dis merci, je veux dire merci de m’ aider à puiser en moi, merci de m’aider à garder foi en Dieu, merci de me rappeler que «Le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie. J’ai désormais l’assurance d’habiter dans la maison du Seigneur jusqu’à la fin de mes jours». (Psaume 23) Merci à tout le personnel médical et paramédical qu e j’ai rencontré jusqu’à présent. Merci à tous mes amis, collègues, anciens collègues et responsables hiérarchiques. Merci à mes voisins, aux concierges et aux administ rateurs de mon immeuble. Merci à tous les prêtres qui me soutiennent dans cette aventure. Merci à tous ceux qui prient pour moi. Merci à tous ceux qui ont participé à la collecte de fonds pour financer mon voyage au Mexique et les soins associés. Merci à mes relecteurs (Valérie Lingibé, Sophie Der ome, Julie Benoît, Gaspard Datondji, Alphonse Adjadohoun, Jules Agboto n, Khalid Fensab) et à tous ceux qui ont facilité la publication de ce livre. Un merci très spécial à Naomi Irène Bambara pour so n amour, son temps et l’énergie qu’elle met à m’accompagner. Notre ren contre a été déterminante pour la publication de ce livre. Merci à Ima Touré qui a permis cette rencontre d’une valeur inestimable. Merci aussi à tous ces inconnus qui m’ont aidée en diverses circonstances. À tous les chauffeurs de taxi qui m’ont accompagnée jusqu’à la porte de mon appartement.
À tous ceux qui m’ont aidée à monter les escaliers. À chaque inconnu qui a généreusement accepté de nou er mes lacets quand ceux-ci se sont défaits alors que je marchais . À tous les fidèles qui m’ont aidée à me lever d’un banc d’Église. À tous ceux qui ont spontanément ramassé un objet que j’ai fait tomber. Et j’en oublie! À tous, je dis merci. Merci pour tant d’amour!
Préface
Ce livre si touchant nous permet de constater comme nt les épreuves peuvent devenir source de réflexions et de Pénédictions. Il nous aide à acquérir de la sagesse et à découvrir le grand Amour, celui qui est pur, celui qui est gratuit, celui qui semPle petit, mais qui dans sa profondeur infinie, guérit! Lors de ma lecture, j’avais l’impression d’être témoin de la façon dont Dieu agissait au travers de la douleur pour réussir à no us modeler afin de faire de nous de nouveaux vases Peaucoup plus utiles à l’humanité. Seule Annie, dans ce corps de souffrance, peut arriver à nous faire adop ter cette nouvelle perception de la vie en nous faisant Pénéficier de cette paix intérieure! Elle parvient à nous faire comprendre que rien de ce qui nous arrive n’e st futile et que c’est dans la perte et l’aPandon total de nos repères et de soi, que l’on en vient à apprécier la moindre chose, le moindre geste, à recommencer à se ntir la direction des vents, à apprécier le froid. Bref, elle nous fait comprend re que c’est en ayant l’impression de se diriger vers la mort que nous av ons la possiPilité de revivre à nouveau. Grâce à son authenticité et à sa générosit é, Annie nous permet de nous aPandonner presque en totalité, afin de mourir avec elle et revenir à la vie, à la Source, à cet état de grâce qui réside en nous! Bien que j’aie moi-même souffert de maladies dégéné ratives pendant plusieurs années et effleuré la mort, quoique je co mprenne pleinement ce que signifie perdre ses facultés et possiPlement sa vie , une fois retournée dans ma routine et dans mon corps en santé, j’ai tendance à ouPlier où le Ponheur se situe réellement! À la lecture de ce livre, j’ai recommencé à Vivre! Je suis maintenant à l’écoute de tout, car j’ai retrouvé mes lunettes qu i me font voir la lumière d’appréciation dans les moindres choses! À la lectu re de ce livre, mes peurs se sont converties en foi et mes souffrances ont eu un sens. Le Ponheur réside dans L’Amour, et l’Amour réside au centre de tout. Étant une femme qui carPure aux oPjectifs, il m’est tellement facile de retomPer dans le: «Je vais jouir de la vie après avoir atteint ceci o u cela…», et ce, au risque de me retourner trop tard pour constater que j’ai tout eu et aPsolument rien vu! Dès les premières pages de ce Pouquin, j’ai réappri s à vivre et repris le temps de tout savourer. Je dirais que ce livre est un art de vivre rempli de lectures méditatives, car il nous incite à réfléchir longuement sur notre propre vie. Je le qualifierais, en quelque sorte, de porte d’ac cès vers le Ponheur. Ce récit inspiré est Pien plus que l’histoire malencontreuse d’une femme malade: il a le pouvoir de changer notre vie! Non seulement nous vo yons comment le corps d’Annie passe lentement de la chenille au papillon, mais le plus incroyaPle est que cette transformation nous permet de nous transformer avec elle et de nous envoler vers une complète liPerté! Annie nous démontre d’une façon particulière et mag nifique comment l’Amour guérit! Chère Annie, chère amie, je ne te remercierai jamais assez de ton Amour pour nous, tes lecteurs. Tu as fait le choix de te mettre complètement à nu et tu as
persisté à utiliser tes doigts si douloureux pour p ondre ce livre ayant comme principal oPjectif de nous redonner la vie! Ma mission de vie étant de faire tout en mon pouvoir pour aider les gens à prévenir la maladie et à retrouver la santé, je me ferai un devoir de recommander ton Pouquin, car à mon avis, celui-ci en est un qui guérit! Maintenant, il aura sa place sous ma taPle de chevet, tout prêt de ma PiPle, car je m’en servirai continuellement pour m’assurer de poursuivre cette transformation divine. Avec Amour et Gratitude, IsaPelle Wilson B.Sc, N.D. www.zonedemieuxenmieux.com
Prologue Ma sœur a ouvert la boîte aux lettres et a trouvé la petite clé annonciatrice d’un pli ou d’un colis trop volumineux pour les boî tes personnelles. Quoique dubitative, je jubile tout de même. Ce serait vraim ent un miracle que ma commande de la veille ait déjà été livrée. Mais ce n’est pas le cas. La grande enveloppe découverte en ouvrant le casier a renforc é mon doute. J’attendais un carton. Je me suis quelque peu penchée pour lire le nom de l’expéditeur et j’ai secoué la tête tandis que j’ai ressenti une intense chaleur parcourir tout mon être. J’ai soupiré et levé les yeux au ciel, lesquels ont heurté le plafond. Qu’à cela ne tienne, j’ai tout de même rendu grâces. J’ignorais ce qui se trouvait dans l’enveloppe, mai s cela importait peu! Recevoir quelque chose de façon tout à fait inatten due et de surcroît, de quelqu’un d’aussi insoupçonné suffisait à me comble r. Cette attention, comme tant d’autres, m’a rappelé le devoir que j’ai de pa rtager mon histoire. Elle m’a confortée dans la nécessité que je ressens de relater les événements marquants de cette aventure qui est également celle de tous c eux qui m’ont accompagnée et qui continuent de le faire. Ils pensent ne me témoigner qu’un peu de compassion, mais ils sont loin de se douter de l’impact qu’ils ont dans cette aventure qu’ils me croient vivre seule. Ils ne comprendront peut-être jamais combien ils entretiennent et ravivent la flamme d’espérance qui brûle en moi. J’étais hospitalisée pour la troisième fois quand R ouky, qui n’en savait rien, m’a envoyé un message m’informant de son pass age à Montréal et de son souhait de me rendre visite. Ce jour-là, j’ai fait l’effort de prendre une douche malgré ma cuisse encore douloureuse suite à la biop sie et la fatigue due à la perfusion de la veille. Je suis consciente de la mine que j’ai après une perfusion ou un sommeil prolongé. On ne risque pas de me pren dre pour Naomi Campbell, Halle Berry ou Beyoncé! Hormis cela, j’avais quelqu e peu changé. Je ne voulais donc pas la choquer outre mesure. La douche, quoiqu e très imparfaite, m’a procuré un énorme bien-être. En fait de vêtements p ropres, il ne me restait qu’un pantalon de pyjama, que j’ai revêtu avec un tee-shirt orange réputé pour illuminer mon allure. Pourtant, rien n’y fit. Dès que Rouky m ’a vue, elle a éclaté en sanglots. Je l’ai prise dans mes bras, puis j'ai te nté de la consoler et de la rassurer. Honnêtement, j’étais un peu surprise, voire déçue. Surprise qu’elle n’ait pas constaté que j’avais meilleure mine, et déçue q ue ma toilette n’ait pas eu l’effet escompté. Je me suis ensuite souvenu que no tre dernière rencontre remontait à dix ans. Elle bénéficiait donc de circo nstances atténuantes. Elle ne s’attendait certainement pas à me voir ainsi. J’ai réussi à lui faire sécher ses larmes et à lui expliquer que le pire était passé. Je ne sais pas si elle m’a crue, mais je sais qu’elle a été bouleversée. Quand elle est repartie, je me suis sentie triste; triste de l’avoir fait pleurer, triste de l ui avoir probablement gâché sa journée. Mais surtout, je trouvais injuste que mon état l’ait attristée alors que sa présence m’avait réjouie. Alors aujourd’hui, moins de deux mois après la visite de Rouky, quand j’ai vu son nom sur l’enveloppe, sans même chercher à en connaître le contenu, mon cœur s’est gonflé de joie et de gratitude envers elle, comme envers tous ceux qui