Partition Vol.2, Dictionnaire de musique, Rousseau, Jean-Jacques par Jean-Jacques Rousseau
408 pages
Français
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Découvrez les partitions de la musique Dictionnaire de musique Vol. 2, Dictionaries, fruit du travail de Rousseau, Jean-Jacques. Partition de style de musique classique.
La partition offre plusieurs mouvements et est classifiée dans les genres écrits, Dictionaries, langue française
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Edition: Amsterdam: M. M. Rey, 1772

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Langue Français
Poids de l'ouvrage 24 Mo

Exrait

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NOTTOBETAJŒNfFROM
JtBriÂRYMUSti
v-1/DICTIONNAIRE
D E
MUSIQUE.
N.
Aturel. adj.X\| Ce mot en Mufiquè a plu»
ufieurs fens. i . Mufique naturelle eft celle que
Forme la voix humaine par JVlu-oppofition à ta
Fique artificielle qui s'exécute avec des
InftruQmens. a eft Naturel, quand
. On dit qu'un Chant
ïl eft aifé, gracieux, facile : qu'une Har-doux,
monie eft Naturelle quand elle a peu de
ren,
rve^femêns de DiïTonnances qu'elle eft pro-, ;
duite par les Cordes eftentielles & Naturelles du
W
Àjodç. . Naturel fe dit encore de tout Chant3
qui n'eft ni forcé ni baroque qui ne va ni trop
,
trop bas nihaut ni , trop vite ni trcp lentement,
la fignification4°. Enfin la plus commune de
eft la feule dontce mot , l'Abbé Broaard n'a
point parlé s'applique aux Ions ou Modes, dont
la Gammel^s Sons fe tirent de ordinaire fans
altération : de forte qu unaucune Mode Naturel
éft celui où l'on emploie ni Dièfe ni Bémol
Dans le fens exact il ny auroit cu'un feul J on
Naturel qui feroit celui d'ut ou de C Tiercé,
mais on étep.d lemajeure nom de Naturels à,
tous les Tons dont les Cordes eiienneiles n©
Tome XI. DiZ, 'de T. ILIfafi A% NET.
?
permettent qu cmportant ni Dièfes ni Bémols
,
tels fontla Clef ni de l'un ni de l'autre :n'arme
Modes mi-Modes majeurs deG & deF lesles ,
Voyez Clefs trans-neurs $A& de D &c., (
Transpositions.)posées Modes,,
Italiens notent toujours leur Récitatif auLes
Naturel les changemens de Tons étant fi fré-, y
quel-quens & les Modulations fi ferrées que de,
la un Mode,que manière qu'on armât Clef pour
n'épargneroit ni Dièfes ni Bémols pour leson
autres & Von fe jetteroit pour la fuite de la
, ,
tres-Modulation dans des confufions de fignes,
laemr-arrafïantes lorfque les Notes altérées à,
par un figne fe trouveroient parClef
figne contraire accidentellement. (Voyez Ré-!e
citatif. )
au Naturel c'eil folfier par les nomsSolfier ,
1"des Sens de Gamme ordinaire fansnaturels ,
égard au Ton où l'on eft. (Voyez Solfier. )
C'étoit dans la Mufique GrecqueNtTE./. /.
Corde ou la plus aiguë de chacunla quatrième
qui fuivoientTétracordes les deux pre-des trois
l'aigu.du grave àmiers
étoittroifieme Tétracorde conjointQuand lec'étoit le Synnéménon^avec le fécond,
Ncte-Syrméméncn.sappelloitfa Nete&
Tétracorde portoit le nom detroifiemeCe
étoitquand il disjoint ou féparéDiézeugménon
l'Intervalle d'unpar Ton & h Netêfécond ,du
Netc-Diéieugménon.appelloits'N £ U. 3
portant toujoursEnfin Je quatrième Tétracorde
fa Nete s'appeîloitte nom d'Hyperboléon aufli,
toujours Nete-Hyperboléon.
deux premiers Tétracordes, com-A l'égard des
toujours conjoints ils n'avoientme ils étoient ,
ni l'un ni l'autre : la quatrièmepoint de Nete
Corde du premier étant toujours la première du
fécond s'appelloit Hypate Méfon & la quatriè-, ,
me Corde du fécond formant le milieu du
fy(terne s'appelloit Mèfe.,
Nete dit Bclce quafi mate td infe*> efî ,y ,
Diagrammesrior car les Anciens dans leurs;
mettoient en haut les Sons graves, & en bas les
Sons aigus.
Sons aigus. VoyezNetcjïdes. ( Lepsis. )
Neume./. Terme de Plaint-Chant. La Neu~f.
me eft une efpece de courte récapitulation du
Chant d'un Mode, laquelle fe fait à la fin d'une
une fimpleAntienne par variété de Sons & fans
joindre aucunes paroles. Les Catholiques autori-y
fent cefingulier ufage fur un patTage de Saint
Auguftin qui dit que ne pouvant trouver des pa-, ,
roles dignes de plaire à Dieu l'on fait bien de lut
v
adreffer des Chants confus de jubilation. » Car
Ȉ qui convient une telle jubilation fans
paro» les fi n'eftce à l'Etre ineffable?, &
combinent célébrer cet Etre ineffable lorfqu'on,
» ne peut ni fe taire ni, rien trouver dans fes
»tranfports qui les exprime, fi ce n'eft des
» Sons inartisulés » ?
A aNE U.4
Neuvième. de la Seconde. CetOctavef.f.
Intervalle porte le nom de Neuvième, parceqiri!
faut former neuf Sons confécutifs pour arriver
Diatoniquement d'un de fes deux termes à
Tautre. La Neuvième eit majeure ou mineure,
comme la Seconde dont elle eit la Réplique.
(Voyez Seconde.)
fuppofition, qui s'appelleIl a un Accord pary
Accord de Neuvième pour le diftinguer de
l'Ac,
cord de Seconde qui fe prépare, s'accompagne
,
& fe fauve différemment. L'Accord de
Neuvième eft formé par mis à la Baffe, uneun Son
Tierce au-deffous de l'Accord de Septième; ce
qui fait que la Septième elle-même fait Neuvième
fur ce nouveau Son. La Neuvième
s'accompagne par conféquent , de Tierce, de Quinte , &,
La quatrièmequelquefois de feptieme. Note du
celle furTon eit généralement laquelle cet
Accord convient le mieux mais on la peut placer;
par-tout dans des entrelacemens Harmoniques.
La baffe doit toujours arriver en montant à la
qui NeuvièmeNote porte la Partie qui fait la;
Neuvième doit fyncoper & fauve cette Neuviè-,
me comme une Septième en defcendant
Diatonid'un Degré furquement l'oclave , fi la Baffe
en place ou fur larefte , Tierce fi la Baffe,
desdeTierce. (Voyez Accord,cend Supposition,
Syncope.)
Mode mineur l'Accord fenfible fur laEn
Méperd le nom d'Accord de Neuvièmefiante &E.K O *
Quinte fuperflue. (Voyez Quin-prend cekii de
te Superflue. )
Niglarien. adj. Nom d'un Nome ou Chant
d'une Mélodie efféminée & molle comme Arif-,
tophane fon Auteur.le reproche à Philoxène
certains Can-Noels. Sortes d'Airs deftinés à
tiques que le peuple chante aux Fêtes de Noël.
Les Airs des Noëls doivent avoir an cara&erê
champêtre 8c paltoral, convenable à la (implicite
des paroles, & à celle des Bergers qu'on
fuppofe les avoir chantés, en allant rendre hommage à
l'Enfant Jefus dans la Crèche.
N(EUDS. On appelle Nœuds les points fixes
mife en vibra-dans lesquels une Corde Sonore
aliquotes vibrantes, qui rendenttion fe divife en
autre que celui de la Corde entière. Parun Son
l'une feraexemple fi de deux Cordes dont tri-,
l'autre , on fait fonner la plus petite , laple de
répondra non par !e Son qu'elle a com-grande ,
Corde entière mais par TUniffon de la plusme ,
qu'alors cettepetite parce grande Corde au,
;
dans falieu de vibrer totalité fe divife , &,
Tibre que par chacun de fes tiers. Les pointsne
divifions tiennentimmobiles qui font les & qui
forte lieu de Chevalets, font queen quelque ce
a nommé les Nœuds, & il a nommeM. Sauveur
Ventres les points milieux de chaque aîiquote où
la vibration eft la plus grande & où la Corde
ligne de repos.s'écarte le plus de la
lieu faire fonner une autre CordeSi, au de
A3,
6 NOr,
pins petire on divife, la grande au point d'une
de fes aliquotes par un obflacîe léger qui la gêne
fans l'affujettir , le même cas arrivera encore en
faifant former une des deux parties car alors;
les deux re'fcnneront à l'Unifïbn de la petite , 5c
l'on verra les mêmes Nœuds & les mêmes
Ventres que ci-devant.
Si la petite partie n'eft pas aliquote
immédiate de la grande, mais qu'elles aient feulement
une aliquote commune alors elles fe diviferont
;
toutes deux félon cette ahqnote commune &,
Ton verra des Nœuds & des Ventres même,
dans la petite partie.
Si les deux parties font incommenfurabîes
c'eft-à-dire, qu'elles n'aient aucune aliquote
commune ; alors il n'y aura aucune réfonnance ou,
partieil n'y aura que celle de la petite , à moins
pour forcerqu'on ne frappe afiëz fort i'obftacle,
réfonner la Corde entière.& faire
moyenSauveur trouva le de montrerf M. ces
l'Académie d'uneVentres &: ces Nœuds à
manièmettant fur la Cordere très-fenfible en des pa-,
de d^ux couleurs , l'une aux divifions despiers
au milieu desNœuds & l'autre Ventres car, ;
del'aliquore on voyoitau Son toujourstom-alors
des Ventres &z ceux desles papiers Nœudsber
Voyez PL M. 6.en place. g.refkr ( )fi
Note de Mufique qui fe faitNoire. ainjfc//.
& qui vaud deux croches ou laou ainfi ,ï ±NOM. ?
anciennnesMu-moitié d'une Blanche. Dans nos
Noi-siques on fe fervoit de plufieurs fortes de
en lo-res . Noire à queue Noire quarrée Noire, ,
deux (ont demeu-zange. Ces dernières efpeces
la Mufiquerées dans le Fhin-Chant , mais dans
ne fe fert plus que de la Noire à queue.on
(Voyez Valeur des Notes.)
Nome. m. Tout Chant déterminé par des
f.
règles qn'il n'éroit pas permis d'enfreindre
por,
toit chez les Grecs le nom de Nome.
Les Nomes empruntoient leur dénomination :
i°. ou de certains peuples Nome Eolien No-; ,
me Lydien- a. , ou de la nature du Rhythme;
Nome Tro-Nome Orthien Nome Daclylique, ,
chaïque leurs inventeurs; Nome
Hié: 3°. ou de
leursracien Nome Polymneftan : 4*. ou de fu-,
aPythien . oujets Nome Nome Comique:; , }
enfin de leur Mode; Nome Hypatoïde ou grave,
Nome- Nitoïde ou aigu , &c.
Il avoit des Nomes Bipartites qui chan-y fe
toient fur deux Modes il avoit même un No-; y
me appelle Tripartite, duquel Sacadas ou
Cloquinas fut l'inventeur & fe chanroit fur trois
Modes favoir le Dorien, le Phrygien & le,
Lydyen. Voyez Chanson Mode.( , )
Nomion. Sorte de Chanfon d'amour chez les
Grecs. (Voyez Chanson.)
Nomique. adj. Le Mode Nomique ou le
genre de flyle Mufical qui portoit ce nom eroit,
confacré chez les Grecs à Appollon Dieu des, ,
a 4NOT,«
des ChanfonsVers & & l'on tâchoit d'en ren-,
les Chants brillans dignes dudre & Dieu auquel
ilsétoient confacrés. (Voyez Mode, Mélopée,
Style. )
Noms des Notes. Voyez Solfier.( )
feNotes./ Signes ou caractères dont onf.
fert pour pour écrire lanoter, c'eft-à-dire
,
Mufique.
Les Grecs fe fervoient des lettres de leur
Alphabet pour noter leur Mufique Or. comme ils
leur plusavoient vingt-quatre lettres , & que
fyftême qui dans même Mode n'étoitgrand un,
deux Octaves n'excédoit pas le nombreque de ,
de-de feize Sons il fembîeroit que l'Alphabet,
que exprimervoit être plus fufflfant pour les
;
puifque leur Mufique n'étant autre chofe que
fumTam-leur Poefie notée , le Rhythme étoit
par le mètre fans qu'il fût be-?ment déterminé ,
de valeurs abfolues & de fîgnesfoin pour cela
la Mufique : car bien que par fura-propres à ,
euflent aufïï desbondance ils caractères- pour
divers pieds il eflmarquer les , certain que la
avoit aucun befoinvocale n'en , & hMufique
n'étant qu'une Mufique instrumentale
des Initrumens n'en avoit pasvocale jouée par ,
non plus lorfque les paroles étoientbefoin ,
Symphcniïte les favoitou que le par-écrites ,
cœur.
premier lieu quefaut remarquer enMais il , ,
étant tantôt à rexcrémitémêmes SonsdeuxlesT.N O 9
& tantôt au milieu du troifieme Tétracorde
félon le (voyezlieu ou fe faifoit la disjonclion,
ce mot on donnoit à chacun de ces Sons des)
noms ou des fignes qui marquoient ces diverfes
fituations fecondement que ces feize Sons
;
,
n'étoient p3s tous les mêmes dans les trois
Genres qu'il en avoit de communs aux trois &, y
de propres par con-à chacun qu'il fèlloit, & ,
féquent des différen-, Notes pour exprimer ces
ces troifiemc?ment notoit pour; que la Mufique fe
les InûVumens les Voixautrement que pour ,
comme nous avons aujourd'hui pour cer-encore
tains qui neInitrumens à Cordes, une Tablature
reffemble de la Mufique ordinai-en rien à celle
jufqu'à quinzere enfin que les Anciens ayant;
dénombrement d'Aly-Modes différens félon le
pius (Voyez il fallut approprier des ca-Mode )
,
ractères à chaque Mode , comme on le voit dans
îes Tables du même Auteur. Toutes ces
modifignesfications exrgeoient des multitudes de
auxquels - bienles vingt quatre lettres étoient
éloignées de d'emplo-fuffire. De-là la necefîité
yer les mêmes lettres pour plufieurs fortes de
Notes ce qui les obligea d? donner à ces let-;
tres différentes fituations , de les accoupler de,
les mutiler de les allonger, en divers fens. Par
exemple la lettre Pi écrite de toutes ces ma-,
Enières, n n, r n exprimoit cinq dif-, , , ,
férentes Notes. En combinant toutes les
modifications qu'exigeoient diverfes circonflancesces ,
A 5,
O T.10 N
nom-on trouve jufqu'à i£io différentes Notes:
l'étude de labre prodigieux qui devoir rendre
,
Auiïi l'é-Mufique de la plus grande difficulté.
toit-elle que les jeunesfélon Platon qui veut
,
gens deux ou trois ansfe contentent de donner
lesà la Mufique , pour apprendrefeulement en
pas unrudimens. Cependant les Grecs n'avoient
fi la mêmegrand nombre de caractères , mais
Note avoit quelquefois différentes fignifîcations
quifélon les occafions ainfi le même caraâere
:
marque la Proflambanomene du Mode Lydien
- Hypo- la Parhypate Méfon du Mode
Iaftien lePHypate-Méfon de l'Hypo-Phrygien,,
Lychanos-Hypaton de l'Hypo-Lydien la Parhy-,
pate-Hypaton de l'Iaftien & PHpate-Hypaton
,
du Phrygien. Quelquefois auiïi la Note change
,
parquoique le Son refte le même comme; ,
exemple, la Proflambanomene de
l'Hyppo-Phrygien , laquelle a un même figne dans les Modes
Hyper-Phrygien Hyper-Dorien, Phrygien, Do-,
rien, Hypo-Phrygien , & Hypo-Dorien & un,
autre même figne dans les Modes Lydien &
Hypo-Lydien.
trouveraOn PL H. Fi i. la Table des( g. )
Notes du Genre Diatonique Modedans le
Lydien qui étoit le plus ufité ces Notes ayant, ;
été préférées à celles des autres Modes par
Bacentendre tous les exempleschius fufïîfent pours
qu'il donne dans fon ouvrage & la Mufique des;
plus ufage, cette Table fuffitGrecs n'étant en,
«T.N O
auflt leur ma-pour défabufer le Public qui croit
,
nière que cette Mu-de noter tellement perdue
déchif-fique impofïible ànous feroit maintenant
exac-frer. déchiffrer tout auiïiNous la pourrions
pu fai-tement mêmes auroientque les Grecs
l'entendrere : mais la phrafer l'accentuer ,, ,
pofîible per-la juger voilà qui plus àce n'eft;
En toutsfonne & qui jamais.ne le deviendra
Mufique déchiffrer&ainfi Langue,, qu'en toute
lire font deux chofes très-différentes.
Les GrecsLatins qui à l'imitation des,,
notèrent de leuraulfi la Mufique avec les lettres
quan-Alphabet cetteRetranchèrent beaucoup de
ayanttité de Notes Enharmoniquele Genre,
plufieurs Mo-tout-à-fait ceiTé d'être pratiqué, &
Boècsdes n'étant ufage. Il paroît queplus en
établit feulement &Pufage de quinze lettres ,
Grégoire que lesEvêque de Rome confidérant,
chaquerapports des Sons font les mêmes dans
auxOctave réduifit encore ces quinze Notes,
Tonfept premières lettres de l'Alphabet . que
àrépétoit en diverfes formes d'une Octave
l'autre.
BénédiclinEnfin dans l'onzième fiecle un
d'Arezzo mbditua à ces lettres desnommé Gui ,
points parallèles àpofés fur différentes lignes ,
chacune de Clef.defquelles une lettre fervoit
Dans la fuite groffit , on s'avifaon ces points
d'en pofer aufîi dans les efp3ces compris entre
multiplia félon Je bcfc*nces lignes &: l'on ,
? %,
O T.H N
Aces lignes & ces efpaces. (Voyez Portée. )
SoL-l'égard des noms donnés aux Notes voyez
TIER.
Les Notes n'eurent , durant un certain rems
,
lesd'autre ufage que de marquer les Degrés &
différences de l'Intonation. Elles étoient toutes
,
valeur rece-quant à la durée d'égale &: ne, ,
voient à cet égard d'autres différences eue celles
des fyllabes longues & brèves fur lefquelles on
qu'eftles chantoit: c'elr à-peu-près dans cet état
demeuré le plain-Chant des Catholiques jufqu'à
jour & la Mufique des Pfeaumes chez lesce ,;
Proteftans eft plus imparfaite encore; puifqu'on,
n'y diftingue pas même les Lon-dans l'ufage ,
gues des Brèves ou les Rondes des Blanches
,
airquoiqu'on confervéces deux figures.»y
Cette indiftinâion de figures dura félon l'o-,
pinion commune jufqu'en que Jean de, 1338,
Mûris Docteur & Chanoine de Paris donna, ,
à ce qu'on prétend différentes figures aux No-,
tes marquer les rapportspour de durée quelles
,
dévoient avoir entr'elles ; il inventa auffi
certains fignes de Mefure appelles Modes ou
Proktions pour déterminer dans le cours d'un,
Chant , fi le rapport des Longues aux Brèves
feroit double ou triple &c. Plufieurs de ces fi-,
gures fubfiftent plus on leur ane en fubftitué;
d'autres en différens tems. Voyez Mesure,(
Tems, Valeur des Notes. Voyez auffi au)
mat ce que 3 ai dit de cette opinion.Mufiquc yijO T.N
nos Notes &Pour lire la Mufique écrite par ,
la huit chofes àcon-rendre exactement il a, y
fa pofiton. 1.fidérerr favcir I. La Clef &;
Les Bémols qui peuvent l'accompa-Dièfes ou
Note.gner. ou la pofition de chaque3. Le lieu
rapport àSon Intervalle, c'eft-à-dire fon4. ,
ou quel-celle qui précède, ou à la Tonique, à
que dont Sa figureNote fixe on ait le Ton. 5. ,
qui détermine valeur. 6. Le Tems où ellefa
fe trouve & la place qu'elle occupe. 7. Ley
qui peut laDièfe Bémol ou Béquarre accidentel,
précéder. 8. Mefure & le carac-L'efpece de la
fans comp-tère du Mouvement. Et tout cela ,
laquelle appartientter ni la parole ou la fyllabe à
Note ou l'expreffion conve-chaque ni l'accent,
feuleau fentiment ou à la penfée. Une denable
huit obfervations omife peut faire détonnerces
ou chanter hors de Mefure.
quiLa Mufique a eu le fort des Arts ne fe
inventeursperfectionnent que lentement. Les
Notes qu'à l'état où elle fe trou-des n'ont fongé
leur tems fans fonger à celui où ellevoit de ,
pouvoit parvenir & dans la fuite leurs fignes fe,
font trouvés d'autant plus défectueux que l'Art
A mefure qu'ons'eft plus perfectionné.
avançoit établiffoit de nouvelles règles pouron re-,
médier aux inconvéniens préfens en multipliant;
les fignes , on a multiplié les dirîïcultés & à,
de chevilles on a tiré d'un.force d'additions & ,N O14 T.
embrouilléprincipe aflez funple un fyftême fort,
& fort mal affortïî
On peut en réduire les défauts à trois
principaux. Le premier eft dans la multitude des
fileursgnes & de combinaifons qui furchargent
,
tellement l'efprit & la mémoire des commençans,
que l'oreille eft formée ac-, & les organes ont
quis l'habitude & la facilité néceffaires long-,
tems avant qu'on foit en état chanter à Livrede
ouvert d'où il fuit que la difficulté eft toute
;
dans l'attention aux règles & nullement dans
fécond peu d'é-l'exécution du Chant. Le eft le
dans Tefpece des Intervalles, majeurs,vidence
mineurs, diminués, fuperflus, tous
indiftin£leconfondus dans les mêmesment pofitions:
dételle influence, quefaut d'une non feulement
principale eaule de la lenteuril eft la du
prodes Ecoliers mais encore qu'il n'eft aucungrès ;
formé qui n'en foit incommodé dansMuficien ,
eftl'exécution. Le troifieme l'extrême diffufion
des caractères & le trop grand volume qu'ils
ocqui joint à ces Lignes à ces Por-cupent ce ,; ,
devientincommodes à tracer , une four-tées fi
d'une efpece.d'embarras de plus Si le pre-ce
des fignes d'inftitution eft d'êtremier avantage
fécond eft d'être concis, quel juge-clair le,
doit-oo porte* d'un ordre de fignes àment qui
& l'autre manquent?l'un
Les Muficiens, il eft vrai^ ne voient point,
îj-N O T.
La Mufiquetoiît à tout.cela. habituéL'ufage
Sons c'eftpour fcience deseux n'eft pas la ;
Croches, &ccelle des Blanches desNoires , des ,
leursde frapperDès que ces celferoientfigures
Mufique.voir de layeux ils ne croiroient plus,
appris difficilementD'ailleurs ce qu'ils ont,
autres? Cepourquoi facile auxle rendroient-ils
faut confultern'eft donc Muficien qu'ilpas le
& qui aici mais l'homme qui fait la Mufique;
réfléchi fur cet Art.
cette dernièreIl n'y a pas deux avis dans
cesGaffe fur Note maisles défauts de notre ;
qu'à corriger.défauts font plus aifés à connoître
cette correc-Plufieurs ont tenté jufqu'à préfent
difcuter beau-tion fans fuccès. Public fansLe ,
qu'on lui propofecoup l'avantage des fignes
,
tient à ceux qu'il trouve établis, & préfére-s'en
toujours une mauvaife manière de favoir àra
une meilleure d'apprendre.
Ainfi de ce qu'un nouveau fyitême eft
rebuté cela ne prouve autre chofe finon que l'Au-,
teur venu trop toujourseft tard, & l'on peut
difcuter comparer fyitêmes& les deux fans,
égard point au jugement duen ce Public.
Toutes manières de Noter qui n'ont pasles
eu pour première loi l'évidence des Intervalles,
ne me paroifient pas valoir la peine d'être
reledevées. Je ne m'arrêterai donc point à celle
MémoiresM. Sauveur, qu'on peut voir dans les
ni àde "Académie des Sciences, année 721,1M NOt
celle de M. Deraaux, donnée quelques années
après. Dans ces deux fyftêmes les Intervalles,
étant exprimés par arbitrai-des lignes tout-à-fait
res & fans aucun vrai la chofe re-, rapport à
préfentée , échappent aux yeux les plus attentifs
Ôc ne peuvent fe mémoireplacer que dans la
;
car que font des figurées,&têtes différemment
des queues différemment dirigées aux
Intervalles qu'elles doivent exprimer ? De tels fignes
n'ont rien en eux qui doive les faire préférer à
d'autres la netteté & le peu de pla-; de la figure
ce qu'elle occupe font des avantages qu'on peut,
trouver dans un fyitême tout différent le hazard;
a pu donner il fautles premiers fignes mais uri,
choix plus propre à la chofe dans ceux qu'on
leur veut fubfïituer. Ceux qu'on a propofés en
dans un petit ouvrage intitulé1743 , Dijferta~
donpur la moderne, ayantMufïjue cet
avantage leur fimplicité m'invite, à en expofer le
fyftême abrégé dans cet Article.
Les caractères de la Mufique ont un double
objet; favoir, de repréfenter les Sons, i°.
Selon leurs divers Intervalles du grave à l'aigu ce;
qui confhtue le Chant & l'Harmonie, a . Et
félon leurs durées relatives du vite au lent ce;
qui détermine le Tems & la Médire.
Pour le premier point de quelque manière,
que l'on retourne & combine la Mufique écrite
& régulière on n'y trouvera jamaisque, des
corndes feptbinaifons Notes de la Gamme portées à
divers,
O T. 17N
diverfes O&aves ou tranfpofées fur dîfFérens
Pègres feîon te Ton & le Mode qu'on aura choifi,
L'Auteur exprime ces fept Sons par les fept
premiers chiffres de force que le chiffre i forme;
la miNote ut le n la Note re le la No.^e, , 3
&c. & il les traverfe d'une ligne horifontale
comme on voit dans r.la Planche F.
fig.
Il écrit au-detïus les Notes quide la Ligne
,
continuant de monter fe trouverount dans,
l'Oclave fupérieure : ainfi Yut qui fuivi oit
immédiatement le en montant d'un fcmi-Tonfi
doit être au-defius de 'a Ligne de cette
l même les Notes ouimanière & de ,
; l
appartiennent à l'Oclave aiguë dont cet ut eir,
le commencement doivent toute* être au-,
deffus de la même Ligne. Si Toa entroit d-ius
troifieme l'aiguune Oclave à il ne faudrait;,
qu'en traverfer les Notes par une féconde Lit;' 2
accidentelle au-deffus de la première.
Voulezvous , au contraire, dépendre dus les Graves
inférieures à celle de la Ligne principale ?
Ecriau-dehous de cette Ligne lesvez immédiatement
defcendaiit fiNotes de l'Oclave qui la fuit en :
vous d'une Oclave ajoutesdefeendez encore ,
une ligne au-deflbus , comme vous en avez mis
Sec. Au deune au-deiTus pour monter moyen,
vous pouvez parcourir l'é-trois Lignes feulement
tendue da Oclaves: ce qu'on ne faoroît fai-cinq
l
re dans la Mufique ordinaire à moins de i j
Lignes.
deTome XL Dia. Muf. T. Il B1
îg N T.O
de tirerOn peut même fe paffer aucune
lihorifontalementgne. Cn place toutes les Notes
fur le même rang. Si l'on trouve une Note qui
Tonpaiiè en montant le de l'Octave où, , fi
fupé-eft , c'eft- à-dire qui entre dans l'Oc~tave
un point fur cette Note. Cerieure on met,
poi:,t toutes les Notes fuivantes quiLffi: pour
demeurent fans interruption dans l'Octave où
d'une Ocla-Pon eft entré, Que fi l'on redefcend
d'un autre point feusve à l'autre: c'eft l'affaire
Note p3r laquelle on rentre &c. On voitla y ,
de deuxl'exemple fuivant le progrès Octa-dans
tant en defeendant notéesves montant qu'en ,
cette manière.de
i a 6 7 1 £?J 7^5432.1763*4 5 3 5 5432.1,4
manière de Noter avec despremière LignesLa
les Mufiques fort travailléesconvient pour &
pour les grandes Partitionsdifficiles &c.fort ,
avec des points eft propre aux Mu-fécondeLa
fimples & aux petits Airs : mais rienfiques plus
fi volontén'empêche qu'on ne piaffe à
l'emplol'autre & l'Auteurà la place de , s'en eftyer
trar.fcrire la fameufê Ariette YCbjecpourfervi
mon ami qu'on trouvedam Notée enqui regm ,
les Chiffres de cet Auteur la finpar àPartition
ouvrage.Tonde
tous les Intervallesméthode devien-Par cette
évidence dont rien n'approched'une les;nent-*?T.N O
chiffre lesle mêmeOctaves portent toujours ,
toujoursIntervalles (impies fe reconnotfent
on reconnoitdans leurs double; ou compofés :
que c'eft l'Oc-d'abord dans la dixième on4! 13
delà Intervalles m>tave ] ierce majeure: les
avec lesjeurs fe confondren? peuvent jamais
Tierce mi-unemineurs : 24 fera éternellement
majeure;46" une Tierceneure, éterneiîerriest
la pofition ne fur rien à cela.
l'étendue duAprès avoir ainîi réduit toute
moindre volume avecClavier fous un beaucoup
clairs on parle auxdes fignes beaucoup plus ,
tranfpofitions.
dans notre Mufiqqe.Il n'y a que deux Modes
ou jouer en re majeur?Qu'eft-ceque chanter
l'Echelle ou la Gamme d'ut unC'eft tranfporter
Ton plus haut , & la placer fur re comme
Tonique ou Fondamentale. Tous les rapporta qui
auappartenoient a Yut paîfent re par cette
tranfpolition. C'eft pour exprimer ce fyftême de
rapports hauffé ou baiffé qu'il a tant fallu
d'alréra,
tions la Clef.de Ditfes ou de Bémols à
L'Auteur du nouveau fyftême fupprime tout d'un cou^
tous ces embarras mot mis
: le feuî re en tête
& à la marge pièce eft, avertir que la en rz
majeur & comme le re prend tous les, alors
rapports qu'avoit il en prend auSu le figneYut ,
& le nom il fe marque avec le chiffre 1 8c; ,
fon chiffréstoute Octave fuit par les 1,3,4
B ale N T.O
£:c. comme ci-devant. Le rt de la marge fui
touche re eufert de Clef c'efl la D du Clavier;
r.?.:urel même devenu Tonique fous
: mais ce re
Je ;:crn d'ut devient auffi la Fondamentale du
Mode.
Mais cette "Fondamentale qui eu. Tonique
,
dans les Tons n'eil: que Médiante dansmajeurs ,
les qui prendTons mineurs la Tonique le;
nom de une Tierce mineu-la fe trouvant alors;
re au-deffeus de cette Fondamentale. Cette
diftinclion fe fait par une petite Ligne horifontale
cette Ligne dé-qu'on tire fous la Clef. Re fans
•figns le Mode mais Fe fcuslignémajeur de re
defîgne le Mode mineur de dont ce Re eu
fi
Médiante. refis cette diftinclionAu , qui ne
,
fert qu'à déterminer nettement le Ton par la
Clef n'eft pas plus neceuaire dans le; nouveau
fyftcme que dans la Note ordinaire où elle n'a
auroitpas lieu. Ainfi quand on n'y aucun égard
_,
foîfieroit pas moins exactement.on n'en
lieu des noms m-mes des Notes pour-Au on
ront fe fervir pour Clefs des 'ettres de la Gamme
qui leur repondent C. pour ut D pour re &c.; , ,
Voyez Gamme.( )
aiFectent beaucoup de mépris,Les Muficiens
des Tnmfpcfiticns fans dou-pour la méthode ,
qu'elle rend l'Art trop faciie. L'Au-te, parce
quevoir que ca mépris eft mal fondéfait ,teur^rN O T.
puifqu'e!-c>ft leur méthode qu'il f?.u t méprifer,
ie &: que les Tranf-eft pénible en pure perte ;
pofitions les avantages fontdont il montre ,, ,
m!me véritable règlefans qu'Us fongent , lay
que fuivent & lestous les grands Muficiens
bons Compofiteurs. (Voyez TRÀ^NSPûSITÏtHf.)
bienLe Ton le tous leurs rapports, Mode &
déterminés- faire conncil ne futfit pas de
toutes les Notes Ochve ni le pâflà-de chaque ,
ge d'un Oclave à l'autre par des lignes précis &
clairs; il faut encore indiquer le lieu du Clavier
qu'occupent j'ai d'abord unces Oébves. Si fol
à entonner faut favoir lequel car il en ail ; y,
cinq dans le Clavier les uns hauts les autres, ,
moyens autres bas félon les différentesles ,,
Oftaves. Ces Octaves ont chacune leur lettre
,
Tune de cesèv lettres mife fur là ligne qui fert
de Portéemarque à quelle Octave appartient
cette ligne 6c conféquemment
, les Octaves qui font
aù-âëflus Se aa-deiious. 11 faut voir la figure cui
eit à la fin du ijvre &z l'explication qu'en
donne l'Auteur pour fe mettre en cette partie au,
fait de fon fyftême qui eit des plus fimples.,
11 refte pour l'expreffion de tous les Sons,
podibles dans notre fyftême mufical , à rendre
accidentellesles altérations amenées par la
Mofe faitdulation ce qui bien aifément. LeDiè-;
formefe fe en traverfant la Note d'un trait
mentant de gauche à droite de cette manière fa;
B ;,
%% N O T.
marque le Bémol pasDièfe :ztf Dièfe On# X.
*un Bémol ;mifcmblable trait dépendant ,7,; fi
*Bémol l'Auteur le, #. a i'égard du Béquarre ;
dans fonfupprime comme un figne mutile,
fyflême.
Cette faut venir aupartie ainfi ycmplie , il
ou l'Auteur fakTems à la Mefure. D'abord
main-baffe différentes Mefuresfur cette foule de
dont on a la Mufique. 11fi raai-à-prcpos chargé
n'en connoit que deux comme les Anciens fa-, ;
troisvoir Mefure à deux Tems , & Mefure à,
MefuresTems. Les Tems de chacune de ces
peuvent en deux par-, à leur tour être divifées,
ties égales ou en ces deux règles com-trois. De
tire pour tousbinées il des expreilions exactes
Mouvementles poffibles.
ordinaire lesOn rapporte dans la Mufique
diverfes valeur des Notes à celle d'une Note
particulière qui eft la Ronde ce qui fait que;,
cette continuelle-îa valeur de Ronde variant
Notes-qu'on lui compare n'ont pointment, les ,
valeur fixe. L'Auteur s'y prend autrementde
ne détermine les valeurs des Notes que furil la
de Mefure dans laquelle elles font emplo-forte
Tems qu'ellesyées & fur le occupent ce quiy ;
difpenfe d'avoir pour ces valeursle aucun fi-, ,
* Ces deux chiffres & doivent être croifés7 3 en fen,s
contraires c'eft-à-dire que la ligue qui les creife; doit
du haut à gauche pafTer à la droite en defeendant., l\
faudroit deux poinçons exprès pour cela*O T. *3N
qu'elles tien-autre que la placegne particulier
remplitnent. Note feule entre deux barresUne
deuxMefure àtoute une Mefure. Tans la
for-MefureTems deux Notes rempliiTant la ,,
font laNottsment chacune un Tems. Trois
S'iltrois Tems.même chofe dans la jMefure à
Tems.a Mefure à deuxquatre Notes dans uney
que cha-ou fix Mefure à trois , c'eftdans une
égales onque Tems eft divifé en deux parties
;
paiTe donc deux Notes pour un Tems on en;
paife trois quand a fix dans Tune 6cil Notesy
aneuf dans l'autre. En un mot, quand il n'y
égales leurnul figne d'inégalité les Notes font, ,
une Mefure feloo lenombre fe diftribue dans
Mefurel'efpece de la : des Tems &
aifée on fé-pour rendre diflribution pluscette ,
par des virgules; deparefi i'on veut les Tems
voitforte qu'en lifant la Mufique on clairement,
la valeur faille celades Notes fans qu'il pour,
leur donner aucune figure particulière. Voyez
)
PI. F. Fig. 2.
)
Les divifions inégales fe marquent avec la
même facilité. Ces inégalités ne font Jamais que
des fubdivifions ramené l'égalitéqu'on à par un
trait dont on couvre deux ou plufieurs
NotesPar exemple fi un Tems contient une Croche,
deux doubles-Croches& un trait en ligne droi-,
au-delTus oute au-defïbus des deux
doublesCroches montrera qu'elles ne font enfembie
qu'uquantité égale à la par con-ne précédente &,
£ 424 N O T.
féquent qu'une Croche. Ainfi le Tems entier fe
retrouve divifé en deux parties égales favoir; ,
la isote feule & le trait deux.qui en comprend
Il a encore des fubdivifions crkit'galité qui peu-y
vent exiger deux traits comme fi une Croche
; ,
pointée étoit fuivie de deux triples-Croches
,
alors il faudroit premièrement un trait fur les
deux Notes qui reçréfentent les
ce qui les rendroit enfembie égales au Point
;
puis un fécond trait cui couvrant le trait pré-,
cédent le& Point rendroit tout ce qu'il couvre,
égal à la Croche. Mais quelque viteffe que
puiffe avoir les Notes, jamaisces traits ne font
nécefTaires que quand les valeurs font inégales
,
quelque& inégalité qu'il avoir on n'au-puiiFe y ,
ra jamais befoin de plus de deux traits fur-tout
,
en féparant les Tems par des virgules , comme
on verra dans l'exemple ci-après.
L'Auteur du nouveau fyftême emploie aufîï
le Point mais autrement, que dans la Mufique
ordinaire; dans celle-ci le Point vaut la moi-,
tié de la Note qui le précède dans la fienne; ,
le Point qui marque auffi le prolongement de,
précédentela Note n'a point d'autre valeur, que
celle de la place qu'il occupe : fi le Point
remplit un Tems il vaut un, Tems s'il rernolit;
une Mefure il vaut une Mefure, s'il ei> dans
;
Tems avecun une autre Note il, vaut la moitié
de ce Tems. En un mot , le Point fe compte
pour une Note fe meïiire comme les Notes ,; &N O T. &5
pour des Syncopes onmarquer des Tenues ou
peut employer plufieurs Points de fuite de
vaTemsleurs égales ou inégales félon celle des,
ou des Mefures que ces Points ont à remplir.
feulTous les fi'ences n'ont befoin que d'un
caractère c'eft le Zéro. Le Zéro s'emploie com-;
les Rotes, Point feme & comme le Point le
;
marque après un Zéro pour prolonger un
filence comme aprcs une Note pour prolonger un,
^on. Voyez un exemple de tout cela {PL
F,
,
)F'g-JTel efî \2 précis de ce nouveau fyftême.
Nous le détailne fuiyons point l'Auteur dans
de fes règles ni dans comparaifon qu'il faitla
des caractères en ufage avec les fiens on s'at-;
tout l'avantage cotétend bien qu'il met de fon
;
détournera point tout Lecteurmais ce préjugé ne
impartial d'examiner les raifons de cet Auteur
dans fon livre même : comme cet Auteur eft
celui de ce Dictionnaire il n'en peut dire davan-,
tage dans cet article fans s'écarter de la
foncqu'il doit faire ici. Voyez {Flanchetion F. Fig.
un Air noté par ces nouveaux caractères :4)
mais fera difficile de tout déchiffrer bien exac-il
livrefans recourir au même parcetement
,
Dictionnaire ne doitqu'un article de ce pas être
que dans l'explication desHvre 6c caractè-un ,
aufli compliqué, il eflres d'un Art irapofiibie
dire peu de mots.de tout en
celle quiSiJîSiELE, efl eft une Tierce;>jX^
»$2.6 NO T.
majeure au-defTus de la Dominante ou un fe-,
mi-Ton au-deflous No-delà Tonique. LeyZert
dans dans letefenfibc le Ton d'ut , le fol Bièfe
Ton de la.
On l'appelle Utott parce qu'elle faitfenfiblt >
femir le Ton & îa Ionique,' fur laquelle après,
l'Accord dominant la Note prenant le, fenfibk
chemin le plus court eft obligée de monter :,
ce qui fait que Notsquelques-uns traitent cette
fenfibk de Diflonnance de voirmajeure faute,
que la étant un rapport , ne peut,
être conftitué que par deux Notes.
Je ne dis pas la fep-que la Note eftfenfibk
tieme Note du Ton parce mineurqu'en Mode;
cette Septième Note n'eu Note qu'enfenfiblt
montant car en defeendant elle eft à un Ton;
de la Tonique mineure de la& à une Tierce
Dominante. (Voyez Mode, Tonique Do-,
minante.)
deNotks Gout. II en a de deux efpeces :y
les unes qui appartiennent à la Mélodie , mais
non pas à l'Harmonie forte quoiqu'el-en que; ,
les entrent dans la Mefure elles n'entrent pas,
dans faccord: celles-là fe notent en plain. Les
autres Notes de goût n'entrant ni dans l'Harmo-,
nie ni dans la Mélodie fe marquent feulement,
avec de petites Notes qui ne fe comptent pas
dans la Mefîire,& dont la durée très-rapide fe
fur la Note qui précède ou fur celleprend qui
dansfuit. Voyez la Planche F. Figure u&5.N U N. %7,
exemple des efpeces.Notes de goût des deux
Noter, v. a. C'eft écrire de la Mufique avec
les caractères deftinés à cet ufage & appelles,
Notes. (Voyez Notes.)
Il a dans la Mufiquemanière de Noter lay
une élégance moins dansde copie qui confifle
,
la beauté de la certaine exac-Note que dans une
,
titude à placer convenablement tous les figues
,
& qui rend la Mufique ainfi notée bien plus
fa-cile à exécuter c'eft ce qui a été expliqué au
mot Copiste»
Nourrir les Sons c'eft non-feulement leur,
auiîldonner du tymbre fur l'Initrument , msis
durant toute leur valeur,les foutenir exactement
au lieu de les îaifTer éteindre avant que cette
valeur foit écoulée comme on fait fouvent. Il,
Mufîques quia des veulent des Sons Nour-y
d'autres les veulentris détachés & marqués, ,
du bout de l'Archet.feulement
C'étoit chez les laNunnie. Grecs Chan-f.f.
particulière auxfon Nourrices. Voyez Chan-*(
son.
)53 O B L.
o.
'. ouCette capitale formée en cercleo lettre
anciennesdouble C'j efr , dans nos Manques ,
le figne de parfaitce qu'on appelloit Tems ;
c'eft-à-dire de la Mefure triple ou à trois Tems
Me-à la différence du Tems imparfait ou de la
fure un fimpledouble qu'on marquoit par C
,
ou un tronqué ou à gauche C.O à droite ,
ou j.
Le Tems parparfait fe marquoit quelquefois
un O fimple, quelquefois pointépar un O en
dedans de cette manière bar-ou par un O,Q
ré ainfi <ï>. Voyez Tems., (
)
Obligé, adj. On appelle Partit Obligée ,
celle qui récite quelquefois, fauroitcelle qu'on ne
retrancher fans gâter l'Harmonie ou le Chant;
ce qui la diftingue des Parties de RemplifTage
>
qui ne font ajoutées que pour une plus grande
perfection d'Harmonie mais par le retranche-,
ment defquelies la Pièce n'efl point mutilée.
Ceux qui font aux Partie* de Rempliffage
peuvent s'arrêter quand ils veulent & la Mufique,
n'en va pas moins mais celui qui; efl chargé
d'une Partie Obligée ne peut la quitter un
mofans faire manquerment l'exécution.
Broflard dit qu'Obligé fe prend aufïï pour
contraint ou afifujeîti. Je ne fâche pas que ce'O C T. 29
mot en Mufique.ait aujourd'hui un pareil fcns
(Voyez CONTRAINT.
)
CetaCop.de. m. Infiniment ou fyftême de
f.
Mufique compofé de Sons ou de fept Dé-huit
grés. VOctacordc ou la Lyre de Pythagore
comE.prenons les huits fons exprimés par ces lettres
F. G. Tétracor-a. 2 e. d. e. : c'eft-à-dire, deux
des dis-joints.
Oct/ve.//. La première des Confonnances
dans Tordre de leur VOâne efb lagénération.
plus parfaite des Ccnfonnances elle eft, après;
l'Umfïbn celui de tous les Accords dont le rap-,
raifortport eft le plus fimpîe : l'Uni(Ton eft en
d'égalité; 1 : YCct.nec'eft-à-dire comme 1 efr à
eft en raifon double c'eft-à-dire comme 1 eft,
l'un &à 2: les Harmoniques des deux Sons dans
exception cedans l'autre s'accordent tous fans ,
qui n'a lieu dans autre Intervalle. Enfinaucun
ces deux Accords tant conformité qu'ilsont de
fe confondent fouvént dans la Mélodie & que,
dans l'Harmorie même on les prend prefque
indifféremment J"un pour l'autre.
Cet Intervalle s'appelle Q&ave parce que pour
,
marcher diatoniqueoic nt d'un de ces termes à
l'autre il faut pafîer par fept Dégrés & faire en-, ,
tendre huit Sons diitjrens.
Voici les propriétés qui Client fi finguliére-diftin
ment V03.ive de tous les autres Intervalles.
I. VOâuve fes bornes tousrenferme entreO C t.3o
"es Sons primitifs & ainfi avoiroriginaux; après
un fyftême ou une fuite de Sons dans l'é-établi
tendue prolonger cet-d'une Gâavt fi Ton veut,
te fuite il faut nécelTairement reprendre le mê-,
ordre dans une féconde Octave une fériéme par
ferr.blable & de même pour une troifieme &,
pour une quatrième Octave où Ton trouve-na,
ra jamais aucun Son qui ne foit la Répircue de
quelqu'un des premiers. Une telle férié eft
appellée Echelle de Mufique dans fa première
Octave & Réplicue dans toutes les autres. Voyez, (
Echelle, Réplique. Cefl en vertu de cet-)
te propriété appellee Dia-de VOaave qu'elle a été
par les Grecs.pafon Voyez Diapason.( )
II. VOaave embrafTe encore toutes les
Confonnances &: toutes leurs différences c'eft-à-,
dire tous fimples tantles Intervalles Confonnans
que DiMcnnans par ccnféquent toute l'Har-, &
monie. Etablirons toutes les Confonnances fur
•un même Son Fondamental nous aurons la
Tabie fuivante.
120 ioo 90 90 80 75 72 60
120 120 120 1^0 120 120 120 120
Qui revient à celle-ci :
a
5 4 3 5 3 «
* a5 8 54 3O C T. 3*
dansConformantsOu l'on trouve toutes le
majeu-la 1 ierceCet ordre : la Tierce mineure ,
re la Sixte mineure lala Quarte la Quinte ,, , ,
cette Ta-Sixte majeure enfin YOctave. Far&,
(impies fontble on voit que les Confonnances
VUnufcn.toutes contenues entre l'Octave &
toutes à laElles peuvent même être entendues
mélange defois dans l'étendue d'une Octave Ans
quatre SonsDiiTonnances. Frappez à la fois ces
ut mi ut, en montant du premier ht à fonfol
Octave ils formeront entr'eux toutes les Con-;
qui eitfonnances, excepte' la Sixte majeure,
Intervalle.compofée & ne formeront nul autre,
Sons comme il vousPrenez deux de ces mêmes
plaira l'Intervalle fera toujours confonnant., en
Jeû de toutes les Confonnan-C cette union de
Ac-ces que l'Accord qui les produit s'appelle
cordparfait.
ConfonnancesVOaave donnant toutes les
diffjren-donne par conféquent aulli toutes leurs
ces Intervalles (impies de, <Sc par elles tous les
notre mufical lefquels ne font que cesfyftême ,
différences différence de la 1 iercemêmes. La
majeure la Tierce mineure donne le femi-Tcnà
lamineur la de Tierce majeure àdifférence la;
Quarte donne le fémi-Ton majeur la différen-;
Ton ma-ce de la Quarte à la Quinte donne le
la Quinte la Sixtejeur & ki différence de à
;
le fémi-Ton,majeure donne le Ton mineur. Or
Ter. mineurmineur fémi-Ton majeur lele , ,3O C i\3%
& le Ton majeur font les fenls towséiémens de
les Intervalles de notre Mufique.
termesIII. Tout Son Conformant avec un des
de XQctave par con-confonne aufïï avec l'autre
;
féquent tout qui diiïonneSon diîTonne avec l'un
avec l'autre.
IV. Enfin VC-ctave a encore propriétécette ,
la plus Singulière de toutes de pouvoir être,
a.outée à elle-même tiipîée & multipliée à vo->
lonté le, fans changer de nature , & fans que
produit cette d'être une Confonnance.
Cette multiplication même quede VOâave de,
fa divifion eft cependant bornée à notre égani,
par la capacité de unl'organe auditif: &
Intervale de huit Octaves excède déjà capacité Vo-cette (
yez Etendue. Les Oâaves même perdent quel-)
que chofe de leur Harmonie en fe multipliant
,
& patte une mefure,certaine tous les Interval-,
les deviennent pour l'oreille moins faciles àfaifir:
une double Octave commence déjà d'être
moinsagréable qu'une Octave fimple; une triple qu'une
double enfin à la cinquième Octave
; l'extrême
difionstance des ôte prefque Confonnanceà la
tout fon agrément.
C'eft de VOâave qu'on tire la génération
ordonnée de tous les Intervalles par des divifions
fubdivifions& Harmoniques. Divifez
harmoni.ment \Octave 6. par le nombrec\i 3. 4. vous,
aurez d'un ecté la Quarte & de3. l'autre la4,
Quinte 6.4.
Bivi-OCT. 33
Divifez de même la Quinte harmo-»10. 15.
inquement par le nombre 12. vous aurez, ïa
Tierce mineure 10. 12. & la Tierce majeure 12.
15. Enfin divifez la Tierce majeure 72. en-90.
core hamoniquement par le nombre §0. vous,
aurez le Ton mineur ou72. 80. 10. & le Ton9.
majeur 80. 90. ou 8. &c.9.
Il faut remarquer que ces divifions Harmoni*
ques donnent toujours deux Intervaies inégaux,,
dont le moindre eft au grave &: le grand à
l'aigu. Que fi Ton fait les même6 divifions félon la
proportion Arithmétique, on aura le moindre
Intervalle à l'aigu & le plus grand au grave*
partagéeAinfi l'Octave 1. 4. Arithmériquement
Quintedonnera d'abord 1-a 2. au grave3. puis,
la Quarte l'aigu. La Quinte4. à 4. 6. donne-5.
ra premièrement la Tierce majeure 4. 5. lis lap
mineure ainfiTierce 5. 6. & des autres. On au^
mêmes rapports en fensroit les contraires , Il
lieu de les prendre comme je faisau ici par les
vibrations on les prenoit par les longueurs
, des
connoifïances au refteCordes. Ces , font, peu
mais elles fontutiles en elles-mêmes ,
néceflaientendre les vieux Auteurs.res pour
Le fyftême complet &: rigoureux de XOctàvé
Tons majeurseft compofé de trois , deux Tons
fémï-Tons majeurs. Lemineurs, & deux fyftême
eft de cinq Tons égaux & deuxtempéré
ferraformant entr'eux autant de DegrésTons
Diatoniques fur les fept Sons de la Gamme jufqu'à
TomeXL DiS. de T. Il CMuf.O C T.34
î'Oc"hve du comme chaque Tonpremier. Mais
peut fe partager en deux fémi-Tons la même,
O&ave fe divife auiïi chromatiquement en
doudont lesze Intervalles d'un fémi-ton chacun ,
nom & les cinqfept précédens gardent leur ,
autres prennent chacun le nom du Son
Diatonique le plus voifin au-defïbus par Dièfe& au-,
deffus par Bémol. (Voyez Echelle.)
Je ne parle ici diminuéespoint des Octaves
ou fuperflues Intervalle ne s'al-parce que cet,
tère gueres dans la Mélodie & jamais dans,
l'Harmonie.
Il eft défendu , en compofition de faire deux,
deOctaves fuite entrre différentes Parties fur, ,
tout par Mouvement femblable : mais cela efi:
permis à& même élégant fait à deffein &, ,
propos dans toute la fuite d'un Air ou d'une
Période dans: c'eft ainfi que plufieurs Concerto
toutes les Parties reprennent par Intervalles le
Riou à l'Unifîbn.piéno à l'Octave
la Règle de VOctave voyezSur , Règle.
Octavier. v. n. Quand on force le vent dans
Infiniment à vent le Son monte aufîi-tôtun , à
c'eft ce qu'onTOclave appelle Oâavier. En
;
ainfi Tinfpiration l'airrenforçant , renfermé dans
tuyau& contraint pcr l'air extérieur eft obli-le ,
céder la, vitefïè des ofcillatiouspour à , degé
partager en deux colonnes égales ayantfe ,
chadula moitié de la longueur tuyau :& c'eftcune
que chacune de ces moitiés fcnne l'Gftaveainfi

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