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Tract n°607 - du 11-01-2021

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Tract n°607 - du 11-01-2021 - Le traitement de l'actualité sénégalaise d'un point de vu décalé

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Publié par
Date de parution 11 janvier 2021
Langue Français
Poids de l'ouvrage 17 Mo

Exrait

[Enquête] 5,5 milliards Covid aux acteurs culturels
Le ministre Abdoulaye Diop fautif de la mauvaise distribution ?
L’éditorial du fondateur de Tract.sn et directeurgénéral d’Axes & Cibles Com, Ousseynou Nar Gueye, sur la question de la partition ubuesque des 3 milliards et celle à venir des 2,5 milliards octroyés par l’Etat au secteur culturel ( LE
PAATHIO IRRESPONSABLE ET INCONSÉQUENT DES ACTEURS CULTURELS SÉNÉGALAIS AVEC LES 5,5 MILLIARDS OFFERTS PAR L’ETAT)a suscité de nombreuses réactions dans le milieu des acteurs culturels.
Et aussi des messages en direction de la rédaction de Tract et demandes d’entretiens avec nous. De nos recoupements, il ressortque sur les premiers 3 milliards octroyés enjuin 2020 aux acteurs culturels, desquels 1,5 milliard avait été remis à la SODAV
 [1]
comprenant 500 millionspour la filière musique, voici ce qui s’est passé : aprèsque la SODAV ait commencé à distribuer à ses ayant-droits la somme très exacte et égalitariste (donc inéquitable)127 de 500 FCFA, le ministère en charge de la Culture lui a demandé d’arrêter la répartition et de lui restituer le reliquat. C’est ainsi que la SODAV a retourné par chèque au ministère de la Culture et de la Communication plus de 500 millions de FCFA, soit exactement un chèque de 532 570 673 FCFA libellé au
nom de MANIFESTATIONS CULTURELLES/CABIN ET. Toutefois, on peut reprocher à la SODAV d’être restée muette sur cette restitution de chèque au ministère. Toutefois, il s’avère que la SODAV n’a jamais étépour cette répartition tong-tonguesque aux montants misérabilistes, mais plutôt pour la mise enplace de mécanismes structurants avec ces milliards de l’Etat.
C’est ainsi qu’il il nous revient de source fiable et proche du dossier que lors de l’audience accordée par Mahmoud Saleh, directeur de cabinet duprésident Sall, la hiérarchie de la SODAV avait demandéque ces premiers 3 milliards servent à mettre en place un fonds de garantie,qui permettrait de faciliter la demande deprêtspour des projets bancables par les acteurs culturels. Les
demandes déraisonnables de certains acteurs, notamment celle de l’OMART (Observatoire de la Musique et des Arts du Sénégal) présidée par Abdoulaye Mamadou Guissé,et celle de l’AMS fondée en 1999 et successivement présidée par le guitariste-producteur Aziz Dieng (désormais un habitué du fonctionnariat dans les cabinets du ministère en charge de la culture)puis actuellement par le lead vocal dugroupe Oriazul, Daniel Gomez, ont conduit à cette situation ubuesque : distribuer des milliards en des montants égaux à un paquet de cacahuètes à des milliers d’ayant -droits, pour qui cela ne bouche aucun trou.
La Sodav,qui comptait 7 683 membres à sa création en 2015, si elle abrite en son sein les acteurs(et les œuvres) relevant
 [2]
des domaines Dramatique, Arts graphiques et photographiques, Littéraire , Audiovisuel , Musical, n’est pas moins totalement pendante de la musique, qui représente 90% de ses entrées de redevances. Il est donc injuste que le monde musical pâtisse ainsi, dans cette aide de l’État qui finit en coupd’épée dans l’eau et en pantalonnade. De plus, si cette première aide de 3 milliards a été renduepossible, c’est assurément grâce à la mobilisation du secteur musical,qui à travers la CAM (Coalition des Acteurs de la Musique) a réussi à tordre le bras à Macky Sall. En 2019, pour les membres auteurs, il y avait 6792 appartenant à la section musicale, 493 membres appartenant à la section Arts visuels, 612 membres appartenant à la section
littéraire/littéraire en émission, et 360 membres appartenant à la section dramatique/audiovis uel. Injuste donc ! Et pourtant, la musique est un intrant dans tous les autres arts vivants !
La CAM et ses membres ont dénoncé le comportement des associations du secteur culturel auxquelles le ministère de la Culture et de la Communication a choisi de remettre fin juin 2020 les chèques d’un total de 3 milliards d’appui : ces associations n’en ont faitqu’à leur tête, ponctionnant l’argent à remettre aux ayants-droits ou accordant de l’argent à des personnesqui n’ont rien à voir avec le secteur culturel(voir articlepar ailleurs)! C’est ainsi qu’échaudépar la première distribution (ou non-distributionplutôt !), la SODAV a
décliné de recevoir de l’argent pour les 2,5 milliards octroyés par le président Sall le 24 décembre dernier. Elle a demandé au ministère de prendre ses responsabilités pour remettre l’argent lui-même aux bénéficiaires, insistépour la mise en place d’une commission de veille composée des acteurs culturels qui vérifierait la bonne partition des sommes et demandé qtue rien ne soi donnépar le canal des associations (si peu représentatives !)du secteur culturel !
Là, rien de tout cela n’a été fait : le ministère en charge de la Culture est passé outre et la toute nouvelle directrice des Arts Khoudia Diagnequi étrennait ses fonctions, est venue parader dans la presse pour expliquerque se passera exactement comme la première fois. Morale de l’histoire : le
 [3]
ministère en charge de la Culture promeut l’informel et le maintien dans l’informalité du secteur culturel Pourtant, s’il y a un sous-secteur qui pouvait bien devenir une industrie culturelle au Sénégal, avec une chaîne de valeur complète, c’est celui de la musique. En 2006, déjà, sous le président Abdoulaye Wade, dans le cadre d’un accord avec la Banque mondiale, il étaitprévupar l’Etat du Sénégal d’installer dans notrepays une sorte de « Nashville »(à l’image de cette capitale de la musique américaine dans l’Etat du Tennessee).
Quinze ansplus tard, rien de tout cela ne s’est réalisé. Et commepour le football sénégalais dont les stars brillent dans les championnats européens alorsque le championnat sénégalais est une vaste blaguepar son insignifiance, nous