RiskAssur-hebdo n°557 du Vendredi 14 décembre 2018

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Presse
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Edito
- Avec la relance de la recherche on reparlera du LSD une drogue interdite mais pas depuis toujours (Erik Kauf)
Tribune
- Comment l’affacturage accompagne-t-il la croissance ? (Pierre Salzman, Directeur général adjoint de FactoFrance)
Indices
- Baisse de -0,2% de l’indice des prix en novembre 2018
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Date de parution 26 mars 2019
Langue Français

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RiskAssur
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Numéro 557 du Vendredi 14 décembre 2018
Commentaire Tribune Edito
Pour la prise ne charge Comment l’afacturage Avec la relance
de la dépendance accompagne-t-il de la recherche
personne ne descendra la croissance ? on reparlera du LSD
dans la rue une drogue interdite
mais pas depuis toujours
Hebdomadaire
Site : htps://www.riskassur-hebdo.com
ISSN RiskAssur : 1632-3106RiskAssur-hebdo - Le magazine professionnel des Risques et des Assurances
Edito
Avec la relance de la recherche on reparlera
du LSD une drogue interdite
mais pas depuis toujours
e LSD est un psychédélique hallucinogène et psychostmulant dérivé des composés issus de l’ergot du seigle, un
champignon qui pousse sur les céréales du seigle ou du blé, synthétsé entre 1936 et 1943 par le laboratoire Suisse LSandoz de Bale, qui mit à jour ses propriétés psychotropes et en favorisa la consommaton, surtout aux Etats-Unis.
Sandoz décide en 1947 de distribuer le LSD à de nombreux médecins à travers le monde sous le nom de Delsyd, le
produit qui rend la psychothérapie efcace.
Dans les années 1960, le LSD est détourné en drogue récréatve et adoptée par le monde du cinéma d’Hollywood en
touchant progressivement une frange de la polluton de plus en plus jeune, notamment celle des baby-boomers.
Evoquant un problème sanitaire, les Etats-Unis légifèrent et en 1966, la Californie et le Nevada deviennent les
premiers Etats à interdire la producton, la vente et l’utlisaton de LSD, la France et le Royaume Uni en font de même.
En 1968, une loi fédérale américaine rend sa possession illégale dans tous les Etats-Unis, puis en 1970, la drogue est
classée « catégorie 1 » dans les drogues privées de toute utlité médicale et comportant un important potentel d’abus.
C’est en 1971, que sa catégorie comme psychotrope illicite est actée par le Natons Unies, ce qui met un terme toute
recherche scientfque, tout au moins à l’époque, car elle reprend depuis.
Au milieu des années 1990, la consommaton de LSD a quelque peu ressurgi avec l’avènement de rave partes, mais
l’usage de cete drogue est resté marginal en France, estme l’Observatoire français des drogues et de toxicomanies,
l’OFDT, en 2014, seuls 2,7 % des Français de 18 à 64 ans, déclaraient en avoir pris, au cours de leur vie.
Cependant, la recherche médicale sur le LSD redémarre maintenant tmidement depuis quelques années, alors que
ce sont des recherches dangereuses, car on ne peut jamais prévoir ce qui va survenir, ce sont des substances
hallucinogènes qui devraient être prises seulement sous le contrôle d’une personne compétente, d’un médecin ou d’un
psychiatre, mais jamais, autrement.
Après un arrêt brutal, avec l’interdicton du LSD à la fn des années 1960, des études sur les substances psychédéliques
recommencent en Suisse, en Grande Bretagne mais pas, pour le moment, en France.
Au moment des premières recherches dans les années 1950, le LSD était un médicament légal avec lequel on comptait
guérir les alcooliques chroniques avec un certain succès.
Le LSD était alors un médicament légal difusé par Sandoz à qui il sufsait de passer commande pour recevoir gratui -
tement des cachets à base de LSD.
Entre 1950 et 1965, près de quarante mille personnes, soufrant d’alcoolisme, de dépression profonde, de
toxicomanie, de schizophrénie ou d’autsme se sont vues prescrire des doses plus ou moins fortes de LSD.
Près de 1 000 études sont publiées et même si certaines sont entachées d’une maigre rigueur scientfque, les résul -
tats ont pu être encourageants.
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Edito
Ces efets thérapeutques ne convaincront pas les responsables politques, alors que le LSD avait échappé au contrôle
médical, pour inonder les rues aux Etats-Unis.
En quelques années, le LSD passera de statut de médical au potentel intriguant à celui de stupéfants, interdire
progressivement dans les pays occidentaux, sous l’impulsion américaine et fut classé par l’ONU comme substance sans
aucune valeur thérapeutque.
Cependant, la classifcaton du LSD comme stupéfant n’empêchait, théoriquement son utlisaton dans un cadre
médical, mais les autorisatons administratves étaient si compliquées à obtenir et le fnancement des essais cliniques si
prohibitf, ce qui décourageait les chercheurs, qui y ont vite renoncé.
Depuis les années 1990 on a assisté à une disqualifcaton du LSD en tant que médicament, ce qui a empêché la reprise
des études.
Une deuxième vague de recherche s‘est amorcée au début des années 2000, portée par quelques équipes travaillant
en Suisse, en Grande Bretagne et aux Etats-Unis, fnancées par trois associatons qui militent pour la légalisaton des
psychédéliques et hallucinogènes à usage thérapeutque.
En France, les recherches psychédéliques sont restées au point mort depuis l’interdicton du LSD en 1966, faute de
fnancement privé et la difculté à obtenir les autorisatons légales, rendant la recherche extrêmement difcile en
France, alors même qu’il y a un large consensus pour penser que le potentel thérapeutque du LSD est considérable.
Un essai clinique en France nécessiterait l’aval de l’Agence natonal de sécurité du médicament, l‘Ansm, de comités
d’éthiques et de comités de protecton des personnes.
Pour ces organismes, « il s’agit de donner une substance classée comme stupéfant à des patents alors qu’on n’en
mesure pas toujours les efets à court et long terme » ce qui explique leur frilosité, d’où l’absence de Français des travaux
actuels, ce qui oblige les chercheurs à s’organiser autrement.
Ainsi, un chercheur a créé, en 2017 l’Associaton psychédélique française qui met en relaton les chercheurs qui
s’intéressent au sujet, avec une approche mêlant éducaton et lobbying.
Elle défnit son rôle comme suit « Faire connaître les substances, leurs applicatons thérapeutques, les publicatons
étrangères en la matère, mais aussi augmenter les probabilités pour que les recherches cliniques se produisent en
France ».
Comme les chercheurs qui s’intéressent à la queston ont été interrogés par l’associaton, celle-ci est très confante sur
le fait que ça va fnir par arriver en France, bien qu’il y ait des résistances, législatves, culturelles et génératonnelles,
on atend que les premières fssures se manifestent.
Il y a un renouveau des études psychédéliques dans le monde et il semble impossible que la France en reste longtemps
absente.
Pour les principaux universitaires, les conditons sont réunies pour réveiller la recherche française et certains comptent
prochainement déposer une demande de projet de recherche sur le LSD et autres substances analogues auprès de
l’ANSM, même si la demande a de grandes chances d’être repoussée, mais le rejet devra être publiquement motvé.
Erik Kauf
Rédacteur en Chef
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Pierre Salzman, Directeur général adjoint de FactoFrance
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