Baromètre sécurité des Français
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Baromètre sécurité des Avril 2021 Français Contact Presse Fiducial – AGENCE CORIOLINK Léa Cauchi –lea.cauchi@coriolink.com– 06 24 96 84 31 SONDAGE REALISE POUR Méthodologie Recueil Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet les14 et 15 avril 2021. Echantillon Echantillon de1 005 personnesreprésentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé après stratiication par région et catégorie d’agglomération. Précision sur les marges d’erreur Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. Cette marge d’erreur signiie que le résultat d’un sondage se situe, avec un niveau de coniance de 95%, de part et d’autre de la valeur observée. La marge d’erreur dépend de la taille de l’échantillon ainsi que du pourcentage observé.

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Publié le 04 mai 2021
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Langue Français
Poids de l'ouvrage 6 Mo

Exrait

L’Opinion tranchée
Baromètre sécurité des Français Mai 2021
Contact Presse Fiducial : Agence CORIOLINK Léa Cauchi – lea.cauchi@coriolink.com – 06 24 96 84 31
SONDAGE REALISE POUR
L’Opinion tranchée
Méthodologie
Recueil Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet les14 et 15 avril 2021.
Echantillon
Echantillon de1 005 personnesreprésentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.
Précision sur les marges d’erreur
Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. Cette marge d’erreur signifie que le résultat d’un sondage se situe, avec un niveau de confiance de 95%, de part et d’autre de la valeur observée. La marge d’erreur dépend de la taille de l’échantillon ainsi que du pourcentage observé.
Taille de l’Echantillon 100
200
300
400
500
600
800
900
1 000
2 000
3000
5% ou 95% 4,4 3,1 2,5 2,2 1,9 1,8 1,5 1,4 1,4 1,0 0,8
10% ou 90% 6,0 4,2 3,5 3,0 2,7 2,4 2,5 2,0 1,8 1,3 1,1
Si le pourcentage observé est de …
20% ou 80% 8,0 5,7 4,6 4,0 3,6 3,3 2,8 2,6 2,5 1,8 1,4
30% ou 70% 9,2 6,5
5,3 4,6 4,1 3,7 3,2 3,0 2,8 2,1 1,6
40% ou 60% 9,8 6,9 5,7 4,9 4,4 4,0 3,5 3,2 3,0 2,2 1,8
50% 10,0 7,1 5,8 5,0 4,5 4,1 3,5 3,3 3,1 2,2 1,8
Lecture du tableau:Dans un échantillon de 1000 personnes, si le pourcentage observé est de 20% la marge d’erreur est égale à 2,5% : le pourcentage réel est donc compris dans l’intervalle [17,5 ; 22,5].
L’Opinion tranchée
Principaux enseignements (1/2)
La sécurité comptera dans le vote de 78% des Français La défiance envers le gouvernement est plus élevée que sous le quinquennat de F. Hollande.
Ø78% des Français n’ont pas confiance dans le gouvernement pour assurer la sécurité du quotidien.
Ø61% des Français se sentent souvent ou de temps en temps en insécurité.
Øsera un enjeu fondamental pour l’élection présidentielle : 78% des Français affirment que les propositions desRésultat, la sécurité candidats seront importantes pour eux.
Focus sur la sécurité dans la campagne des élections régionales
ØLes deux-tiers des Français jugent la sécurité bien assurée dans leur région mais plus le tissu urbain est dense, plus l‘insatisfaction grandit.
Ø86% des Français approuvent l’élargissement des compétences des régions en matière de sécurité et les deux tiers d’entre eux soutiennent l’idée de la création de polices régionales.
ØElections régionales : la sécurité n’est pas suffisamment évoquée dans la campagne et les propositions des candidats ne sont pas convaincantes pour les trois-quarts des Français.
ØConseil régional des Hauts-de-France le plus crédible en matière de sécurité (23%) devant LaurentXavier Bertrand, président du Wauquiez (16%), président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et Valérie Pécresse (16% également), présidente de la Région Île-de-France.
Focus sur la jeunesse
Principaux enseignements (2/2)
ØCrise sanitaire : les jeunes font davantage face à des problèmes psychologiques (+10 pts), à la détérioration de leurs relations sociales (+7 pts), de leur vie amoureuse (+6 pts) et à des problèmes d’emploi (+4 pts) que leurs aînés.
Ø84% des Français craignent que les difficultés des jeunes se traduisent par une hausse de la délinquance et de l’insécurité.
ØPour 72% des Français, la prévention en matière de sécurité à destination de la jeunesse est insuffisante.
ØLes deux tiers des Français sont favorables à l’abaissement de la majorité pénale à 15 ans.
Synthèse détaillée du sondage (1/6)
La sécurité comptera dans le vote de 78% des Français La défiance envers le gouvernement est plus élevée que sous le quinquennat de F. Hollande.
61% des Français se sentent souvent ou de temps en temps en insécurité.
Le sentiment d’insécurité des Français n’est pas nouveau. Il est majoritaire depuis notre première mesure en mai 2016. Chaque trimestre, environ 6 Français sur 10 nous confient se sentir en insécurité.
Il a atteint son niveau le plus haut jamais enregistré en juillet dernier : 68% de nos concitoyens se déclaraient concernés.
En ce mois d’avril 2021, le niveau de cet indicateur demeure à un niveau élevé (61%) et se situe dans la moyenne de nos mesures depuis 5 ans.
Les femmes (66%), les 65 ans et plus (66%) et les habitants de l’agglomération parisienne (65%) sont les plus touchés mais le sentiment d’insécurité est majoritaire chez toutes les catégories de la population.
78% des Français n’ont pas confiance dans le gouvernement pour assurer la sécurité du quotidien.
La défiance des Français à l’égard du gouvernement reste extrêmement élevée en ce mois d’avril 2021 : plus des trois-quarts d’entre eux (78%) ne lui font pas confiance pour assurer leur sécurité en matière de délinquance, de cambriolages ou encore d’agressions.
Seuls 21% de nos concitoyens lui font confiance sur ces questions. Ce niveau progresse légèrement depuis janvier dernier (+4 points). Il y a trois mois, nous enregistrions le record du plus bas niveau historique sur la question (17%).
Les gouvernements d’Emmanuel Macron font pire en matière de sécurité du quotidien que ceux de François Hollande. Le plus bas niveau enregistré sous son quinquennat était de 24%.
En revanche, sur le front du terrorisme, le gouvernement retrouve un niveau de confiance relativement bon (44%), dans la moyenne de ceux enregistrés depuis 5 ans. Cet indicateur avait fortement chuté dans la foulée de l’assassinat de Samuel Paty (26% en octobre 2020).
Synthèse détaillée du sondage (2/6)
Résultat, la sécurité sera un enjeu fondamental pour l’élection présidentielle : 78% des Français affirment que les propositions des candidats seront importantes pour eux.
Dans un entretien accordé au Figaro ce dimanche 18 avril, Emmanuel Macron a souhaité défendre son bilan en matière de sécurité. Comme nous l’avons constaté, la défiance des Français en matière de sécurité à l’égard des gouvernements successifs est colossale.
Le président va devoir rétablir la confiance des Français sur une thématique fondamentale pour la prochaine élection.
78% de nos concitoyens affirment en effet que les propositions des candidats en matière de sécurité seront importantes pour eux en 2022.
Et cela concerne tous les électorats, de gauche comme de droite : qu’ils soient sympathisants LFI (76%), PS (71%), EELV (70%), LaREM (84%), LR (83%) RN (89%) ou qu’ils se déclarent sans proximité partisane (75%), les Français prendront largement en compte ces questions dans leur vote.
Focus sur la sécurité dans la campagne des élections régionales Les deux-tiers des Français jugent la sécurité bien assurée dans leur région mais plus le tissu urbain est dense, plus l‘insatisfaction grandit.
Si une large majorité d’entre eux se sent de temps en temps en insécurité, les Français sont globalement positifs sur la sécurité dans leur région. Ils sont près de deux sur trois (64%) à affirmer qu‘elle est bien assurée dans la région dans laquelle ils vivent. Mais cela reste très perfectible. D’une part, parce que nos concitoyens sont extrêmement mesurés (58% la jugent « assez » bien assurée pour seulement 6% « très » bien) et d’autre part, parce qu’un Français sur trois (34%) estime que la sécurité est mal assurée là où il vit.
Cette satisfaction globale masque aussi de fortes disparités en fonction de la densité urbaine : 26% des ruraux jugent que la sécurité est mal assurée dans la région dans laquelle ils vivent, un niveau qui passe à 32% et 33% dans les petites villes et villes moyennes, à 37% dans les grandes agglomérations et jusqu’à 45% dans l’agglomération parisienne.
Dans le détail, les Français sont particulièrement satisfaits de la sécurité dans les lieux qui accueillent du public (67%). Ils sont plus critiques à l’égard de la sécurité dans les établissements scolaires (60%), de l’équipement des polices municipales (58%), de la sécurité sur la voie publique (57%), de la sécurité dans les transports (57%) ainsi que de l’équipement vidéosurveillance (54%) de la région dans laquelle ils vivent même si ces niveaux demeurent majoritaires.
Synthèse détaillée du sondage (3/6)
86% des Français approuvent l’élargissement des compétences des régions en matière de sécurité et les deux tiers d’entre eux soutiennent l’idée de la création de polices régionales.
En France, les compétences en matière de sécurité sont essentiellement assurées à deux échelles. D’abord, au niveau hexagonal avec la police nationale dans les agglomérations et la gendarmerie dans les territoires ruraux. Ensuite, au niveau plus local avec les polices municipales.
Les régions ne disposent que de quelques compétences en la matière, comme la sécurité dans les transports et celles des lycées. Elles peuvent aussi aider les communes à financer des équipements comme la vidéosurveillance.
Interrogés sur la question, les Français se montrent extrêmement favorables à ce que les conseils régionaux puissent agir davantage sur la sécurité (86%), une approbation de plus en plus marquée avec l’âge.
Concrètement, cela pourrait se traduire par la création de polices régionales, une idée soutenue par 67% de nos concitoyens, là encore particulièrement chez les plus âgés (74%), mais aussi chez les catégories populaires (71%), traditionnellement plus favorables aux mesures de décentralisation.
Elections régionales : la sécurité n’est pas suffisamment évoquée dans la campagne et les propositions des candidats ne sont pas convaincantes pour les trois-quarts des Français.
Les dates du scrutin sont désormais arrêtées et la campagne des élections régionales bat son plein. Mais une préoccupation importante pour les Français est trop absente des débats à leurs yeux : pour 73% d’entre eux, les candidats n’évoquent en effet pas suffisamment les questions de sécurité depuis le début de la campagne. La critique est particulièrement marquée chez ceux qui se déplacent le plus dans les isoloirs : les 65 ans et plus (85%).
Les Français adressent une seconde doléance aux candidats : leurs propositions ne leur conviennent pas. 74% des Français affirment en effet ne pas être convaincus par les propositions des candidats sur les questions de sécurité.
Synthèse détaillée du sondage (4/6)
Xavier Bertrand, président du Conseil régional des Hauts-de-France le plus crédible en matière de sécurité (23%) devant Laurent Wauquiez (16%), président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et Valérie Pécresse (16% également), présidente de la Région Île-de-France.
Parmi les présidents et présidentes des régions françaises, celui de la région Hauts-de-France émerge comme le plus crédible sur les questions de sécurité aux yeux des Français. 23% le choisissent, un niveau qui le place nettement devant Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne – Rhône-Alpes et Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, tous deux à égalité avec 16% des citations.
Au pied du podium, Carole Delga (6%), présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, est la première personnalité de gauche, elle devance Jean Rottner (4%), président de la Région Grand-Est ou encore Hervé Morin (4%), président de la Région Normandie.
L’effet notoriété est évident. Les trois premiers du classement sont des personnalités politiques d’envergure nationale, anciens ministres, qui dirigent de grandes régions et envisagent (ou ont déclaré) leur candidature à l’élection présidentielle.
Mais cela n’explique pas tout. Par exemple, Renaud Muselier, le président de la Région Sud (3%) ou Hervé Morin (4%), président de la Région Normandie, peinent à émerger dans ce classement.
Notons aussi à travers ce classement qu’en matière de sécurité, les Français ont structurellement tendance à juger les personnalités de droite plus crédibles que celles de gauche.
Focus sur la jeunesse Crise sanitaire : les jeunes font davantage face à des problèmes psychologiques (+10 pts), à la détérioration de leurs relations sociales (+7 pts), de leur vie amoureuse (+6 pts) et à des problèmes d’emploi (+5 pts) que leurs aînés.
S’ils sont peu touchés par un virus qui tue les plus âgés, les jeunes font en revanche davantage face aux conséquences de la crise sanitaire.
Les relations sociales en sont le marqueur principal : 64% d’entre eux nous confient les avoir vu se détériorer, soit 7 points de plus que leurs aînés et 27% des 18-34 ans connaissent une vie amoureuse dégradée, soit 6 points de plus.
Résultat, la majorité d’entre eux (54%) rencontre des problèmes psychologiques comme un état dépressif ou une forte baisse de leur moral, un niveau supérieur de 10 points à celui des 35 ans et plus.
Synthèse détaillée du sondage (5/6)
Si la baisse de pouvoir d’achat touche davantage ceux qui avaient déjà une situation (51% vs 44% des 18-34 ans), les jeunes rencontrent plus de difficultés en termes d’emploi : 34% contre 29%.
Ils ont aussi davantage le sentiment que leur situation est mal prise en compte dans les décisions du gouvernement : 55%, soit 3 points de plus que la moyenne de leurs ainés.
84% des Français craignent que les difficultés des jeunes se traduisent par une hausse de la délinquance et de l’insécurité.
Les conséquences de la crise sur l’état psychologique des jeunes se font déjà ressentir. Leur entrée sur le marché de l’emploi dans les mois et années à venir sera aussi plus difficile.
Pour les Français, ce marasme des jeunes générations, déjà précaires pour une part d’entre elles, pourrait générer une hausse de la délinquance et des problèmes d‘insécurité.
84% d’entre eux et même 92% des 65 ans et plus le craignent dont plus d’un tiers qui le craignent « beaucoup ». Les 18-34 ans eux-mêmes partagent très majoritairement cette crainte (73%).
Les problèmes de délinquance chez une partie de la jeunesse ne sont pour autant pas nouveaux et uniquement liés aux conséquences de la crise sanitaire. Les Français identifient deux sources principales : des problèmes d’éducation (51%) et le manque de sévérité et d’application des sanctions judiciaires (49%).
Ces explications devancent à leurs yeux les difficultés sociales et familiales (30%), le manque d’emploi et de perspectives professionnelles (27%), le décrochage scolaire (19%) et le manque d’action politique pour la jeunesse (8%). Les 18-34 ans établissent la même hiérarchie que les Français sur la question.
Pour 72% des Français, la prévention en matière de sécurité à destination de la jeunesse est insuffisante.
Nous l’avons constaté, éducation et justice sont les deux maîtres-mots des Français pour contrer les problèmes de délinquance chez une partie de la jeunesse, plus que l’action des politiques.
Synthèse détaillée du sondage (6/6)
Mais ils attendent tout de même de leurs dirigeants qu’ils mettent en place davantage de prévention en matière de sécurité à destination de la jeunesse. 72% des Français et 62% des 18-34 ans estiment en effet qu’elle est insuffisante.
On présente parfois de manière binaire les solutions politiques à l’insécurité : la gauche considérerait que la réponse est essentiellement la résolution de problèmes sociaux, la droite affirmerait au contraire qu’il faut sanctionner pour être efficace.
Les Français, eux, attendent des solutions à tous les niveaux ; tant en matière de prévention, d’éducation et d’action sociale que de sanctions et de sévérité à l’égard des délinquants.
Les deux tiers des Français sont favorables à l’abaissement de la majorité pénale à 15 ans.
Les attentes des Français en matière d’insécurité se matérialisent aussi par la nécessité de pouvoir sanctionner plus tôt. C’est une proposition qui revient régulièrement dans le débat public. Xavier Bertrand, récemment, l’a d’ailleurs à nouveau formulée parmi les premières propositions de son programme présidentiel.
L’abaissement de la majorité pénale de 18 à 15 ans est très majoritairement approuvée par les Français. Les deux-tiers d’entre eux (68%) soutiennent cette idée. C’est particulièrement le cas des hommes (73% contre 64% des femmes) et des habitants de l’agglomération parisienne (74% contre 64% des ruraux).
Les 18-34 ans y sont aussi majoritairement favorables mais dans une moindre mesure (61%).
Emile Leclerc, directeur d’études
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