Les Français et les confinements locaux
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Les Français et les confinements locaux LEVÉE D’EMBARGO LE MERCREDI 3 MARS A 18H00 etSondage réalisé avec pour Méthodologie Recueil Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par internet les 2 et 3 mars 2021. Echantillon Echantillon de 1 005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Précisions sur les marges d’erreur Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. Cette marge d’erreur signifie que le résultat d’un sondage se situe, avec un niveau de confiance de 95%, de part et d’autre de la valeur observée. La marge d’erreur dépend de la taille de l’échantillon ainsi que du pourcentage observé.

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Publié le 03 mars 2021
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Langue FrançaisFrançais
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Exrait

Les Français et les confinements locaux
LEVÉE D’EMBARGO LE MERCREDI 3 MARS A 18H00
etSondage réalisé avec pourMéthodologie
Recueil
Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par internet les 2 et 3 mars
2021.
Echantillon
Echantillon de 1 005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe,
âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.Précisions sur les marges d’erreur
Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. Cette marge d’erreur signifie que le résultat d’un
sondage se situe, avec un niveau de confiance de 95%, de part et d’autre de la valeur observée. La marge d’erreur dépend de la taille de
l’échantillon ainsi que du pourcentage observé.
Si le pourcentage observé est de …
Taille de l’Echantillon 5% ou 95% 10% ou 90% 20% ou 80% 30% ou 70% 40% ou 60% 50%
100 4,4 6,0 8,0 9,2 9,8 10,0
200 3,1 4,2 5,7 6,5 6,9 7,1
300 2,5 3,5 4,6 5,3 5,7 5,8
400 2,2 3,0 4,0 4,6 4,9 5,0
500 1,9 2,7 3,6 4,1 4,4 4,5
600 1,8 2,4 3,3 3,7 4,0 4,1
800 1,5 2,5 2,8 3,2 3,5 3,5
900 1,4 2,0 2,6 3,0 3,2 3,3
1 000 1,4 1,8 2,5 2,8 3,0 3,1
2 000 1,0 1,3 1,8 2,1 2,2 2,2
3 000 0,8 1,1 1,4 1,6 1,8 1,8
Lecture du tableau : Dans un échantillon de 1000 personnes, si le pourcentage observé est de 20% la marge d’erreur est égale à 2,5% : le pourcentage réel est donc
compris dans l’intervalle [17,5 ; 22,5].Les principaux enseignements
Les Français sont favorables à de nouveaux confinements locaux…
mais doutent de leur efficacité
Principaux enseignements du sondage :
1. Les deux-tiers des Français seraient favorables à la mise en place de confinements locaux le week-end dans les
départements en surveillance renforcée. Mais cette mesure susciterait un accueil plus mitigé (53%) dans les départements
directement concernés.
2. S’ils sont favorables à la mesure dans son principe, les Français la jugent insuffisante (63%) et sont nombreux à douter de
son efficacité (45%) ou à la juger trop contraignante (49%) ; les habitants des départements concernés sont encore plus
sévères.
3. Résultat, 36% des Français et 62% des jeunes envisagent de ne pas respecter scrupuleusement cette mesure si elle venait à
s’appliquer dans leur territoire. La proportion est identique auprès des habitants des territoires les plus immédiatement
concernés.
4. En revanche, tout le monde approuverait des mesures locales visant à alléger les restrictions sanitaires dans les
départements les moins touchés par l’épidémie : 78% des Français et 82% des habitants des départements concernés y
seraient favorables.
➢ Véronique Reille-Soult de Backbone Consulting souligne que sur les réseaux sociaux, les Français doutent de l’efficacité finale de
confinements locaux restreints au week-end et expriment leur désarroi face à la hausse des restrictions et à l’absence de signes de
sortie de crise.Synthèse détaillée du sondage
(1/3)
Les Français sont favorables à de nouveaux confinements locaux…
mais doutent de leur efficacité
1) Les deux-tiers des Français seraient favorables à la mise en place de confinements locaux le week-end dans les départements en
surveillance renforcée. Mais cette mesure susciterait un accueil plus mitigé (53%) dans les départements directement concernés
Le gouvernement pourrait mettre en place de nouveaux confinements locaux le week-end dans certains départements en
«.surveillance renforcée.» en raison de la forte propagation de l'épidémie. 65% des Français se disent favorables à cette mesure.
Attention toutefois, celle-ci susciterait un accueil nettement plus mitigé dans les zones concernées par cette mesure. En effet, dans
les 20 départements en surveillance renforcée - Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Drôme, Essonne, Eure-et-Loir, Hauts-de-Seine,
Meurthe-et-Moselle, Moselle, Nord, Oise, Paris, Pas-de-Calais, Rhône, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Somme, Val-de-Marne,
Vald’Oise, Var et Yvelines – seule une courte minorité de 53% contre 47% des habitants s’y déclareraient favorables.
2) S’ils sont favorables à la mesure dans son principe, les Français la jugent insuffisante (63%) et sont nombreux à douter de son
efficacité (45%) tout en la jugeant trop contraignante (49%) ; et les habitants des départements concernés sont encore plus sévères…
Mettre en place un confinement le week-end n’est pas une mesure rejetée par les Français dans son principe (cf. supra) mais elle
semble à la fois tardive face à la propagation de l’épidémie (66% des Français pensent qu’elle aurait dû être décidée plus tôt) et
surtout largement insuffisante compte-tenu de la situation sanitaire actuelle (63% le pensent).
Plus fâcheux, près d’un Français sur deux, doute de l’efficacité de cette mesure sur le plan sanitaire (45% pensent qu’elle ne serait
pas efficace) tout en estimant qu’elle serait trop contraignante (49%).Synthèse détaillée du sondage
(2/3)
Pire encore, les personnes les plus concernées – celles habitant dans les départements ciblés – sont même, symboliquement, une
majorité à juger à la fois que cette mesure serait inefficace sur un plan sanitaire (51% vs 47%) tout en étant « trop contraignante »
pour eux (53% vs 44%).
Si elle était décidée, cette mesure passerait donc sans doute assez mal, et en tout cas nettement plus mal que les précédentes
mesures contraignantes mises en place par le gouvernement.
Ainsi, lors de la mise en place du deuxième confinement national à l’automne dernier, une large majorité de Français – et tous
étaient concernés – estimaient que c’était « une bonne mesure » (68%) et surtout qu’elle était « efficace » (70%).
Cette fois, si ce confinement local le week-end était décidé, l’adhésion indispensable de la population (concernée) ne serait pas
pleinement au rendez-vous.
3) 36% des Français et 62% des jeunes envisagent de ne pas respecter scrupuleusement cette mesure si elle venait à s’appliquer dans
leur territoire. La proportion est identique auprès des habitants des territoires les plus immédiatement concernés.
Assez logiquement dès lors, compte-tenu de sa faible efficacité perçue et de la contrainte que cette mesure représente pour les
habitants, nombreux sont ceux qui envisagent de ne pas respecter scrupuleusement la mesure si elle était décidée.
36% des Français s’autoriseraient a minima quelques écarts ou envisagent même de ne pas respecter du tout cette mesure si elle
venait à s’appliquer dans leur territoire. Le résultat est exactement le même dans les territoires les plus immédiatement visés : 35%
des habitants se préparent à transgresser la règle. Logiquement, le potentiel de transgression serait encore plus élevé dans les
territoires actuellement les moins touchés par l’épidémie (incidence > 150) : il culminerait à 40% de « transgresseurs ».
Cette moyenne à 35-36% de « transgresseurs » masque de très importantes disparités. Si les plus âgés respectaient la règle, la
jeunesse, elle, se prépare à massivement bafouer une contrainte qu’elle juge inefficace et pesante. Ainsi, 55% des 25-34 ans et 62%
des 18-24 ans assurent qu’ils ne respecteraient pas cette mesure si elle venait à s’appliquer dans leur territoire.Synthèse détaillée du sondage
(3/3)
4) Tout le monde approuverait des mesures locales visant à alléger les restrictions sanitaires dans les départements les moins touchés par
l’épidémie : 78% des Français et 82% des habitants des départements concernés y seraient favorables
Si la mise en place de nouvelles contraintes locales dans les départements les plus touchés fait débat, l’idée, à l’inverse de relâcher la
pression dans les départements les moins touchés par l’épidémie, fait totalement consensus.
Près de 8 Français sur 10 (78%) seraient favorables à ce que « les restrictions sanitaires puissent être allégées dans les départements où
l’épidémie se propage faiblement (couvre-feu plus tardif, réouverture des musées, ouverture encadrée des cafés et restaurants à
midi) ».
Logiquement, l’adhésion serait encore plus grande dans la quarantaine de départements concernés, (ceux où l’incidence de l’épidémie
est inférieure à 150) : 82% des habitants seraient favorables à cette mesure.
Mais leurs concitoyens, moins chanceux, qui habitent les départements les plus touchés ne seraient pas « jaloux » et seraient eux-aussi
une large majorité à approuver cette mesure (76%).
La mesure fait d’ailleurs totalement consensus sur un plan politique, puisqu’elle est soutenue par plus de 80% des sympathisants de
gauche (86% des LFI, 83% des PS et 87% des EELV) et de LaREM (81%) et par plus de 70% de ceux de droite (73% des LR et 78% des
RN).
C’est la confirmation que les Français approuvent l’idée de mesures locales plutôt que s’appliquant mécaniquement sur tout le
territoire.
Gaël Sliman, président d’OdoxaSynthèse de la résonance sur les réseaux sociaux
Véronique Reille Soult – CEO de BACKBONE Consulting
Sur les réseaux sociaux, les Français doutent de l’efficacité finale de confinements locaux restreints au week-end et expriment
leur désarroi face à la hausse des restrictions et à l’absence de signes de sortie de crise
« Je préfère être confiné totalement pendant 1 mois que de vivre l’été avec un couvre-feu »
Ce message, parmi les plus partagés des derniers jours, reflète l’état d’esprit d’une très grande partie des Français qui s’expriment
sur les réseaux sociaux.
Les Français ne souhaitent pas particulièrement être confinés mais beaucoup d’entre eux se disent prêts a accepter des sacrifices si
cela peut leur garantir une sorte de crise et des jours paisibles cet été. Oscillant entre lassitude et épuisement, ils ont le sentiment
d’avoir fait beaucoup de sacrifices et d’efforts depuis le début de la pandémie et jugent qu’il ne faudrait pas que ceux-ci soient
anéantis par des mesures trop légères : « après 1 an d’efforts, s’il faut une dernière ligne droite un peu raide ok mais c’est pour que
tout se termine vite ».
Dans ce contexte, l’idée de confinements locaux restreints au week-end les laisse perplexes, aussi bien sur ses effets potentiels que
sur sa pertinence. « Couvre-feu à 18h et confinement le week-end ? On vit quand nous ? », « si on est confinés le week-end, désolé
mais moi je ne respecte plus rien, à chacun son pétrin », « si vraiment y’a un confinement que le week-end j’accepte pas !
Confineznous tout le mois de mars, mais pas un confinement le week-end, à un moment faut nous respecter ».
èmeCréé il y a quelques semaines sur fond de rumeur d’un 3 confinement, le hashtag #JeNeMeConfineraiPlus revient avec la
menace de confinements locaux le week-end, un hashtag qui exprime le « ras le bol » des Français face au manque de perspectives
et au sentiment d’être soumis à des restrictions constantes sans certitude d’efficacité.Résultats du sondageApprobation de la mise en place de confinements locaux
Le gouvernement pourrait mettre en place de nouveaux confinements locaux le week-end dans certains départements en
« surveillance renforcée »* en raison de la forte propagation de l'épidémie.
Vous-même, êtes-vous favorable ou opposé(e) à la mise en place de ces confinements locaux ?
% Opposé(e) : 35% % Favorable : 65%
47% dans les départements 53% dans les départements
en surveillance renforcée Tout à fait opposé(e) en surveillance renforcée
14%
Tout à fait favorable
27%
Plutôt opposé(e)
21%
Plutôt favorable
38%
* Il s’agit des départements suivants : Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Drôme, Essonne, Eure-et-Loir, Hauts-de-Seine, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Nord, Oise, Paris,
Pas-de-Calais, Rhône, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Somme, Val-de-Marne, Val-d’Oise, Var et Yvelines.

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