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Ségolène ROYAL, les causes d'une défaite.

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Publié le 11 octobre 2011
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Langue Français

Exrait

Ségolène ROYAL, les causes d’une défaite
Le billet d’Eric SEYDOUX
Campagne 2006-2007, Ségolène ROYAL surgit dans la vie politique française et bouscule
tout sur son passage, elle écarte d’un revers de main STRAUSS-KAHN et FABIUS et
s’installe dans les sondages. Point de stratégie compliquée, de calcul pour plus de gauche ou
moins de gauche, elle dit ce qu’elle estime devoir dire sur les sujets importants et cela
fonctionne, y compris auprès d’une partie de l’électorat de droite.
Mais le parti socialiste, avec à sa tête son premier secrétaire, fera « le minimum syndical »,
en termes de soutien à sa candidate, il laisse notamment courir le grief injustifié
d’incompétence, et à l’exception du cercle de ses partisans, elle ne sera pas soutenue comme
le candidat du parti doit l’être. Trop de gens lui sont hostiles au sein de son propre camp.
Elle perd les présidentielles et commet immédiatement deux erreurs. Celle de repartir
immédiatement en campagne le jour même de sa défaite et celle de vouloir désormais passer
par-dessus les organes du Parti, plutôt que de se concentrer sur lui, sur ses cadres, ce que
François HOLLANDE ne cessera de faire pendant ses 10 ans de Secrétariat Général, qu’il
marquera de son empreinte.
Battue pour lui succéder, alors qu’elle vient de représenter son parti à la présidentielle, on a
vu se reproduire au niveau de cette élection les oppositions farouches de son camp à son
encontre pendant la présidentielle où se mêlent jalousies, problèmes personnels, refus d’une
personnalité atypique in maitrisable, elle échappe, elle inquiète.
Elle accepta ensuite de rentrer dans le rang, et ce fut une nouvelle erreur, malgré les
présomptions de fraude, qui lui auraient permis d’avoir une position de rupture à l’intérieur du
parti et de refuser une situation qui la conduisait à perdre.
Elle se plongea ensuite dans un profond silence, ce qui aurait été de bonne stratégie dans une
optique de distanciation, mais qui est apparu comme un découragement, voire un abandon
après son échec.
Enfin après son alignement sur le programme socialiste, alors qu’elle nous avait habitués à
plus de pragmatisme et d’originalité, elle devait sombrer dans l’irréalisme, la tutelle des
banques, l’interdiction des licenciements boursiers et toutes sortes de mesures inadéquates
dans la crise que nous vivons.
Au lieu de se lancer avec ses concurrents dans une compétition, pour savoir qui proposera de
dépenser le plus, elle aurait dû montrer sa dimension de femme d’Etat en ne soutenant rien,
qui ne tienne compte de la crise économique et de l’endettement de la France.
C’est dommage. La vie politique française ne regorge pas de personnalités de ce niveau. Mais
en politique, la victoire comme la défaite viennent de loin et ne sont que rarement le fait du
hasard.
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