Copie de Numero JUIN08

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1. Mensuel N° 597. Juin 2008. La monnaie solidaire pour rétablir la valeur de l'échange. Chaque jour des milliards de dollars ou d'euros s'échangent sur le ...

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URCEAS SAVOIRU N I O NR E G I O N A L E NORD PAS DE CALAIS DES CENTRES D’ETUDE ET D’ACTION SOCIALES pour comprendre et agir Mensuel N° 597Juin 2008 La monnaie solidaire pour rétablir la valeur de l’échange Chaque jour des milliards de dollars ou d’euros s’échangent sur le marché monétaire mondial. On a vu récemment les risques qu’une telle «financiarisation » de l’économie faisaient courir aux banques. Les citoyens voient aussi les prix monter du fait de l’évolution d’un cours de change, et parfois leur entreprise se délocaliser du fait de la spéculation monétaire.
Notre société a un peu perdu la tête. Cela fait longtemps que la monnaie est devenue virtuelle et qu’on est passé du louis d’or au chèque. Avec les moyens de communication et de transfert modernes la monnaie perd, de plus en plus, sa valeur d’origine et sa raison d’être, celle de permettre les échanges entre un producteur et un acheteur, un commerçant et un client, un salarié et son employeur pour devenir une élément purement abstrait, une valeur sans lien avec la réalité. Imagine-t-on ce que signifie de posséder un milliard en dollars ou en euros ? Une telle somme est impossible à transporter, et un individu ne peut réussir à la dépenser en une vie s’il se contente de couvrir ses besoins de consommation courante pour vivre, manger et se loger. Elle ne constitue en vérité qu’un capital virtuel, producteur d’intérêts et de plus-values. 225 personnes dans le monde possèdent plus d’argent que les deux milliards et demi d’habitants de personnes qui vivent avec moins de 2 dollars par jour… Mais dans cette société un peu folle, seul l’argent semble avoir de l’importance. Comment redonner du sens aux échanges?Comment redonner de la valeur au temps, à la relation à autrui, à l’échange de services indispensables à la vie, qui sont sans valeur fiduciaire?Comment permettre à des hommes et des femmes exclus de la consommation d’échanger et d’accéder à des services qui leur sont indispensables ? C’est ce que quelques monnaies parallèles tentent de résoudre: SEL*, banques du temps, «time dollar »ou SOL, ici et là. Elles ne sont pas
alternatives. L’argent sous sa forme actuelle, garanti par les banques centrales, échangeable sur les marchés monétaires pour acheter du pétrole ou des matières premières reste et restera indispensable. Mais ces monnaies offrent des possibilités supplémentaires de consommations non marchandes.Elles valorisent une autre valeur: le temps de l’étudiant en soutien scolaire, celui de l’adulte qui rend service et écoute la personne âgée, celui de la voisine qui garde les enfants, celui de l’animateur bénévole, du citoyen qui enrichit la société locale en créant du lien social et de l’échange. Tous ces apports sociaux dont notre société a grand besoin mais qu’aucune Bourse ne peut coter sur le marché mondial et qui, dés lors, sont considérés comme inexistants, non comptabilisés dans la richesse nationale et le produit intérieur brut. SOL, monnaie solidaire expérimentée dans le Nord-Pas de Calais L’expérience des SOL prend corps dans la région. Dans le cadre d’un projet soutenu par le programme européen «Equal »,Luc Belval et Sophie Delebarre de E2i (coopérative de conseil à Lille) en développent le concept avec le soutien du Crédit coopératif, de la Macif, du groupe Chèque-déjeuner et d’autres partenaires de l’économie sociale. Le «Sol »prendla forme d’une carte de crédit personnalisée. Pour deux types de consommation : marchande et non-marchande. *SEL : Système d’Echange Local
En 2008, l’URCEAS (Union Régionale des Centres d’Étude et d’Action Sociales) comprend sept CEAS membres (Grand Douaisis, Pays de Mormal, Pays de Saint-Omer, Pévèle, Sambre-Avesnois, Valenciennois, Weppes), groupes d’habitants qui mènent des recherches-actions sur différentes thématiques visant à faire croître la citoyenneté et la démocratie participative pour un développement économique et social de la région Nord - Pas de Calais.
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PatrickViveret:Marchand : pour les achats une exigence démocratiqueLes SOL marchands pourraient être considérés comme des bons d’achat. A l’intérieur d’un réseau constitué pour l’instant L’organisation des «Sol »s’inspire largement des d’une dizaine de boutiques lilloises, il est possible d’obtenir à réflexions de Patrick Viveret, chercheur et conseiller chaque achat que la carte soit créditée de bons de fidélité. référendaire. Quelques extraits, tirés de l’étude Selon la boutique, et la valeur des produits, tout achat dans « reconsidérer la richesse » réalisée à la demande de Guy Hascoet, secrétaire d’État à l’économie solidaire.une boutique SOL est inscrit sur la carte et se transforme en valeur, utilisable dans les autres boutiques du réseau. « Nous vivons à l'heure de la monnaie-information,simple L’organisation centrale de «SOL Coopération» assure une signe transmis électroniquement par virement, carte de compensation entre tous, de sorte que chaque crédit SOL crédit ou par chèque. Les billets de banque qui mirent si soit valorisé au sein d’une mini-banque centrale qui assure le longtemps à s'imposer, car il était difficile d'avoir confiance rééquilibrage des comptes entre commerçants affiliés. en un simple bout de papier, et nos fameuses pièces "sonnantes et trébuchantes" ne représentent plus qu'une Pour Luc Belval, la carte SOL est un bon outil pour orienter toute petite partie (moins de 15%) de la masse monétaire les achats vers des consommations équitables et en circulation… ». responsables. Le réseau constitué s’appuie en effet sur les partenaires de l’économie sociale et solidaire, même s’il n’est « Cela ne nous empêche pas de continuer à parler d'argent, pas exclu qu’il s’ouvre sur d’autres types de commerces. à croire (faut il dire "dur comme fer"?) que la monnaie a de la valeur en elle même et à ôter en revanche leur valeur aux Un peu plus de 300 cartes au niveau régional (2 000 au humains et à la nature qui sont pourtant, par leurs national) ont déjà été distribuées, elles servent aux comités échanges transformateurs, les seules sources réelles de d’entreprises ou aux CCAS pour lesquelles elles remplacent valeur… ». les traditionnels bons d’achat. Le processus respecte la liberté de choix des usagers tout en garantissant un bon « L’appropriation (ou la ré-appropriation) démocratique de usage des sommes affectées. Certaines sociétés, telle la la monnaie est une exigence de même nature et importance Macif, envisagent d’abonder les bons SOL. C’est un moyen que la mise en débat public de nos représentations de la supplémentaire pour encourager le développement d’une richesse. Il n'y a de légitimité, en démocratie, pour une économie sociale encore fragile. monnaie, que si elle est fondée sur la citoyenneté. Le droit d'émettre de la monnaie, c'est à dire des droits de tirage sur Non marchand : pour les échanges la richesse collective, appartient à la collectivité démocratique et à ses représentants. De même que la Les autres SOL, dits non-marchands, sont d’une autre valorisation de certaines richesses plutôt que d'autres nature. Ils ne sont pas utilisables pour des achats. Ils sont résulte de choix et non d'une sorte d'état de nature qu'il associés à des activités d’échange et de bénévolat auxquels suffirait de constater, les conditions dans lesquelles certains ils apportent une valeur reconnue, mais non négociable. acteurs se voient reconnus le droit de créer de la monnaie, pouvoir considérable s'il en est, ne peut être maintenu Le centre social Mosaïque du quartier de Fives à Lille a lancé durablement dans l'opacité. ». le processus. Certes, dans les centres sociaux, les bourses d’échange entre adhérents sont relativement courantes. Ici « Aquoi sert de pouvoir acheter un produit fabriqué à une femme du quartier propose d’apprendre la cuisine aux 10.000 km de chez soi si l'on ne peut échanger avec son adhérents, là c’est une couturière qui peut faire profiter les voisin qui vit dans la pauvreté? A quoi bon pouvoir mettre autres de son savoir-faire. Informatique, bricolage, jardinage de l'argent de côté pour le retrouver dans vingt ans si l'on ne sont des compétences largement répandues qu’il est peut assurer la vie des siens le mois suivant ? C'est à ce doublement intéressant d’échanger. Parce qu’elles déficit de proximité que se sont attaqués tous les nouveaux enrichissent ceux qui reçoivent et valorisent le don et la mouvements d'échange qui sont nés au cours de ces compétence de ceux qui donnent. Pas besoin d’être riche dernières années et qui témoignent d'une grande créativité pour être généreux ! sociale. ». Le SOL permet d’accorder une valeur officielle à ces apports. « Qu'ils'agisse des Réseaux d'Echange Réciproques de A chacun de définir la valeur qu’il accorde aux actions et aux Savoirs, des SEL (Systèmes d'Echange Locaux), des LETS, échanges. Dans certains cas la simple participation à des (Local Exchange Trade System en pays anglophones), des activités peut donner droit à des SOL puisque dans notre réseaux latino américains de “troc multiréciproque“, des société il est important de savoir recevoir. A chaque banques du temps italiennes ou du système “time dollar“ organisme de fixer la valeur de son SOL dont l’usage est américain, il s'agit toujours, sous des modalités différentes, circonscrit à un territoire ou à une structure. de retrouver les fonctions pacificatrices de l'échange que les monnaies officielles ont fini par occulter. En proclamant, « Ons’est aperçu, que, hormis le noyau des bénévoles comme le dit une formule souvent utilisée dans ces militants, il est difficile d’engager les individus dans des différents réseaux d'échange, que le “lien est supérieur au activités bénévoles. Beaucoup ont l’impression que cela ne bien“ il s'agit aussi de réinsérer l'être humain au coeur de sert à rien. Peu se sentent reconnus dans ce genre cet échange où il finissait par disparaître dans sa pure d’activités ». Les SOL peuvent apporter une motivation à ces fonctionnalité économique de producteur ou de hésitants. consommateur… » 2
Centre socialMosaïque
Reconnaître la valeur de chacun
Véronique Callaert est responsable du secteur jeune au centre social Mosaïque dans le quartier de Fives à Lille et pilote le projet SOL. « Nous avons mis en place la carte SOL pour valoriser l’action des bénévoles. Au départ nous avons proposé la carte à 20 personnes qui ont accepté de devenir « solistes ». Tous les solistes ont signé un contrat d’engagement. Selon les cas et les situations, il s’agit simplement de participer avec un peu d’assiduité à une activité, mais aussi parfois de collaborer à l’organisation d’une manifestation, d’une soirée, à l’animation d’un atelier. Tout est possible. « J’ai vu les jeunes, souvent traités comme «bons à rien» s’engager. Par les SOL, ils pouvaient faire reconnaître que leurs idées avaient de la valeur ». Grâce au SOL on a vu apparaître des propositions nouvelles. «Par exemple un adhérent a proposé de tenir un «café » d’accueil dans le hall d’entrée. Les points SOL donnent droit à une tasse et des petits gâteaux… C’est une animation qui facilite l’accueil des personnes du quartier et qui crée du lien ». L’attribution des SOL ouvre des droits. Ils sont pris en compte lors d’une inscription à une animation ou un voyage. «Souvent les adhérents viennent pour une activité et ne se mêlent pas de la vie du centre. Avec les SOL ils sont incités à s’inscrire aux autres activités et on voit que nos ateliers sont devenus plus ouverts et plus accessibles ». Le plus positif, pour Véronique Callaert, c’est que toute participation, est valorisée. Chacun découvre la valeur du temps donné et devient conscient qu’il a quelque chose à apporter à la collectivité. Mais alors ceux qui n’ont pas de SOL ne se sentent-ils pas exclus, ceux qui ont moins de compétence ou de temps à apporter ne sont-ils pas mis à l’écart.? «La notion de dette n’existe pas chez nous. Parce qu’il est nécessaire de prendre conscience qu’il est important de savoir donner mais aussi de recevoir. »
En France les SEL depuis 1995Les SOL sont directement dérivés des SEL «Systèmes d’Echange Locaux », lancés en France à partir de 1995. En 2008, il existe 305 SEL en France et dans les DOM-TOM. Un SEL est un groupe de personnes qui pratiquent l’échange multilatéral de biens, de services, et de savoirs sur un territoire donné, en général une commune ou un quartier. A l’inverse des SOL où les échanges sont structurés et où la valeurs des SOL marchands est garantie par une gestion centralisée, les SEL fonctionnent de façon autonome. Certains sont très organisés et disposent de catalogue de services disponibles.D’autres fonctionnent de façon beaucoup plus informelle. Les échanges sont le plus souvent comptés en référence au temps passé. Par exemple, 1 minute = 1 « fleur »ou 1 « grain de sel »… Beaucoup de SEL locaux organisent des Bourses Locales d’Echange qui sont généralement l’occasion privilégiée d’un moment convivial (suivi d’un repas commun, d’une soirée animée...). Dans certains groupes, des rencontres régulières ont lieu afin d’échanger non plus des biens ou des services, mais des mots et des idées. Pour dynamiser les échanges, certains SEL appliquent un taux d’intérêt négatif. Plus on attend pour utiliser ses points SEL moins ils ont de valeur.http://selidaire.org/spip/Les «time dollar» aux USA etles «banques de temps » en ItalieLes premiers systèmes d’échanges négociés au niveau local sont apparus au Canada en 1983. Les exemples se sont généralisés à d’autres pays anglo-saxons, notamment au Royaume Uni où ces réseaux sont connus sous le nom de LETS (Local Exchange and Trading System). Aux Etats-Unis, les « time dollar » ont comme objectif d’accroître les relations communautaires moyennant la réciprocité et l’aide mutuelle. A leur origine, ils ont été conçus comme un service d’appui aux personnes âgées. Ensuite, au gré de leur développement, ils évoluent vers une forme d’économie alternative visant à redynamiser l’économie familiale et communautaire. En Italie les «banques de temps» ont été lancéespar les mouvements féministes qui souhaitaient valoriser le travail féminin au sein de la famille et faciliter la conciliation de la vie familiale, professionnelle et personnelle par la réalisation d’échanges gratuits de service à caractère personnel et dans un environnement proche. L’Italie dispose de trois cents «banques de temps» implantées, entre autres, dans les quartiers de grandes villes telles Milan, Rome et Venise. En Espagne, les «banco di tiempo» sont copiées sur l’expérience italienne. Le projet connaît un engouement certain. Les « banques de temps » communautaires fonctionnent à l’intérieur d’un espace défini et concret d’une communauté tel un quartier ou une petite localité, et sont autant d’agents de promotion de la participation entre voisins et de l’échange de services d’attention personnelle et de vie quotidienne. Une « banque de temps » « on - line » s’est mise en place à Barcelone, et on voit apparaître des «banques de temps » thématiques (musique, mode...). Lire l’article « Le troc, remède pour temps de crise » De Patrick Capelli - La Tribune 25 mars 2008
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Une organisation bienveillante est nécessaire Luc Belval est coordinateur du projet SOL pour le Nord-Pas de Calais SAVOIR : Comment organiser une expérience SOL ? Luc Belval :départ, il faut un territoire et un porteur, soit une association, soit un élu local motivé qui va lancer le pro-Au cessus. Ensuite il faut une politique locale bienveillante. Si la collectivité locale, la commune par exemple, peut accepter de valoriser les points SOL, dans ses services, les centres de loisirs pour les enfants, les bibliothèques ou les associations, alors les SOL auront de la valeur pour ceux qui les reçoivent.SAVOIR : Quel est l’intérêt de cette démarche ? L. B. :D’abord d’encourager le bénévolat par une reconnaissance officielle (voir PL.IN.SOL à Fourmies-Trélon). Ensuite le SOL permet de valoriser certains types d’actions. A Lille, il y a une réflexion pour utiliser les SOL en faveur des économies d’énergie. Les subventions SOL seraient utilisables chez certains artisans pour des travaux d’économie. Beaucoup d’expé-riences sont possibles .SAVOIR : Mais n’est-ce pas un peu compliqué ? L. B. :Le principe des SOL se heurte parfois à des habitudes. Les services publics, habitués à travailler sur des budgets définis ont du mal à s’adapter à un système extrêmement souple et à des formes d’aides difficiles à valoriser dans un bud-get. Il y a eu quelques craintes de problèmes avec l’URSSAF, mais ces questions semblent aujourd’hui réglées. La méca-nique SOL fonctionne sans problème lorsque les gens sont informés.
PL.IN.SOL sur le canton de Fourmies Trélon
Le canton de Fourmies Trélon dispose de nombreux atouts et principalement de ressources humaines bénévoles mobilisables pour le bien être de la population. C’est en partant de ce constat qu’à pris corps PL.IN.SOL, plateforme d’initiatives solidaires portée par l’ADAR Sambre-Avesnois, association d’aide à domicile. Les partenaires mobilisés sur ce projet sont le centre socioculturel et le centre hospitalier de Fourmies, la maison de retraite de Trélon, FACE Thiérache, le Plan Local d’Insertion par l’Économie… L’idée est de repérer les besoins de la population et les compétences bénévoles mobilisables, puis d’organiser les échanges. Les objectifs sont d’améliorer la qualité de vie des habitants, d’encourager l’engagement bénévole et associatif en le mettant en valeur. Le SOL engagement apparaît naturellement comme la monnaie facilitant les échanges de temps par l’intermédiaire de la plateforme. Un collectif SOL se structure sur la canton et va établir un catalogue des services échangeables en SOL Engagement. Une attention particulière est portée à l’inscription des échanges SOL dans le développement local, ces échanges intervenant en complément des activités déjà mises en œuvre par les associations et entreprises locales. Le circuit SOL engagement devrait démarré au dernier trimestre 2008.
ExpérimentationSOL dans sept régionsfrançaisesAlsace, Aquitaine,Bretagne, Ile de France,Midi-Pyrénées,Nord-PasdeCalais,Rhône-AlpesCoordination nationale :contact@sol.ouvaton.orgSite d’information :www.sol-reseau.coppCoordinationNord-PasdeCalaisE2i: Sophie Delebarre et Luc Belval 24 place du Maréchal Leclercq 59000 Lille Tél : 03 20 17 52 52 nord-pas-de-calais@sol.ouvaton.orgLePasdeCôté: Yves Macquet MRES - 23 rue Gosselet 59000 Lille Tél : 03 20 52 18 48 contact@lepasdecote.org
CEAS du Pays de Saint-Omer Soirée-débat sur l’agriculture dans l’Audomarois Vendredi 21 novembre2008Maison des Associations à 20h15 Allée des Glacis à Saint-Omer
URCEAS 61 rue de la Justice 59 000 LILLE Tél :03 20 54 47 59Fax :03 20 30 01 69 Courriel : urceas@free.fr www.urceas.org
Commission Paritaire n° 55369 CCP URCEAS LILLE 1740.83 R
SAVOIRAbonnement : 25/ an Directeur de publication : Gaston Vandecandelaere Rédaction : Gilbert Delannoy, Régis Verley  4