Livre-blanc-Transport-collectif-1109

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livre blanc - livre blanc - livre blanc - livre blanc - livre blanc - livre blanc - livre blanctransport collectif : l’ère du voyageur numériqueinformation dynamique de mobilitéssommaire4 préface5 introduction6 une explosion des mobilités ■ la concentration urbaine génère de nouveaux modes de déplacement ■ ceux-ci devront répondre aux nécessités du développement durable ■ les transports collectifs devront s’organiser autrement8 un voyageur « numérique » en quête d’information ■ de nouvelles attentes qualitatives ■ mobilité physique et numérique : le territoire .0 ■ un citoyen nomade et de moins en moins prévisible ■ des déplacements raisonnés et durables10 les transports collectifs vont-ils devenir intelligents ? ■ un cadre réglementaire qui évolue en permanence ■ des acteurs qui s’organisent ■ le point de vue du voyageur : doit mieux faire !16 l’information en temps réel : une opportunité historique de modernisation ■ des réseaux numériques pour fluidifier le trafic ■ de la Ville .0 au Transport .0 ■ les technologies sont disponibles, l’innovation se fera par les usages22 vers un nouvel écosystème au service des voyageurs ■ la nécessité d’intégrer la chaîne de l’information dans tout nouvel investissement ■ une ouverture vers de nouveaux opérateurs de services d’information ■ un « business model » à construire29 conclusion 30 remerciementspréfaceLes relations entre transports et ...

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livre blanc - livre blanc - livre blanc - livre blanc - livre blanc - livre blanc - livre blanc
transport collectif :
l’ère du voyageur numérique
information dynamique de mobilitéssommaire
4 préface
5 introduction
6 une explosion des mobilités
■ la concentration urbaine génère de nouveaux
modes de déplacement
■ ceux-ci devront répondre aux nécessités
du développement durable
■ les transports collectifs devront s’organiser autrement
8 un voyageur « numérique » en
quête d’information
■ de nouvelles attentes qualitatives
■ mobilité physique et numérique : le territoire .0
■ un citoyen nomade et de moins en moins prévisible
■ des déplacements raisonnés et durables
10 les transports collectifs vont-ils
devenir intelligents ?
■ un cadre réglementaire qui évolue en permanence
■ des acteurs qui s’organisent
■ le point de vue du voyageur : doit mieux faire !
16 l’information en temps réel :
une opportunité historique de
modernisation
■ des réseaux numériques pour fluidifier le trafic
■ de la Ville .0 au Transport .0
■ les technologies sont disponibles, l’innovation
se fera par les usages
22 vers un nouvel écosystème
au service des voyageurs
■ la nécessité d’intégrer la chaîne de l’information
dans tout nouvel investissement
■ une ouverture vers de nouveaux opérateurs
de services d’information
■ un « business model » à construire
29 conclusion
30 remerciements
préface
Les relations entre transports et Technologies de l’Information et de la
Communication (TIC) sont ancrées dans la très longue durée. Que l’on songe,
tout simplement, aux premières applications du télégraphe électrique dont la
fonction fut d’emblée - et c’est ainsi qu’il trouva ses financeurs - de réguler le
trafic encore incertain des premiers convois de chemin de fer. Que l’on songe
également aux premières applications - et ce, dès avant le second conflit
mondial - de la radio-téléphonie. Sans parler, dès les années 1900, du trafic
maritime… On pourrait multiplier les exemples !
èmeAujourd’hui, en cette fin de première décennie du 21 siècle, la question des
transports est devenue cruciale. Plus que jamais sa rencontre avec les TIC est
à l’ordre du jour. Ce livre blanc en témoigne avec force.
Pour les collectivités locales - urbaines comme rurales - la question des
transports, sous tous ses aspects, est centrale. Elle représente aujourd’hui
des budgets considérables, destinés non seulement à construire de nouvelles
infrastructures, mais également à penser et à concevoir de nouveaux modes
de transport, économes, respectueux de l’environnement et des générations
futures. Pour répondre à ces défis et remplir ce programme, le numérique,
comme ce livre le montre, est un atout considérable.
Les TIC permettent d’inventer une nouvelle manière de transporter, une
relation jusque là inédite à la mobilité, un renouveau de ce qu’est le
déplacement. Les transports intelligents sont à l’ordre du jour. Ils donnent
naissance à de nouveaux modes de transports où l’individuel et le collectif
pourront dialoguer harmonieusement, où le proche et le lointain s’écriront dans
une même continuité. De fait, apparaît un nouveau type de voyageur, à la fois
nomade et mobile : le voyageur numérique. A l’orée des années 1950, en ces
temps anciens où les vacances du Monsieur Hulot de Jacques Tati étaient
une véritable expédition, un Français parcourait environ 5 kilomètres par jour.
èmeAu début du 21 siècle, ce sont 45 kilomètres par jour que parcourent en
moyenne nos concitoyens.
Or, ce nouveau voyageur ne veut plus voyager passivement, il lui faudra - il lui
faut déjà - des services de mobilité en complément de la simple prestation de
transport. L’information deviendra partie intégrante du déplacement.
A partir d’exemples concrets, à partir d’expériences de terrain, ce livre montre
bien, et pour les collectivités locales l’enjeu est d’importance, que France
Télécom et Orange s’engagent fortement dans ce domaine afin d’en explorer
toutes les potentialités.
Bruno Janet
Conseiller spécial du Président
Directeur des Relations avec les Collectivités Locales
introduction
Pourquoi des systèmes d’information dynamique
de mobilités dans les transports collectifs ?
La question des déplacements est devenue un enjeu majeur pour l’humanité.
Que ce soit pour des raisons d’économie d’énergie, de respect de
l’environnement ou simplement pour répondre à la croissance démographique
et urbaine, l’organisation des transports collectifs est une des priorités
de la collectivité.
Dans ce contexte, les initiatives locales abondent : mise en place de péage
urbain à Londres et à Stockholm, métro périphérique et voitures en libre-
service pour le Grand Paris, centrales d’information mobilité dans les grandes
agglomérations, « info trafic » en temps réel, pour n’en citer que quelques-unes.
Ces innovations ouvrent la voie à d’autres modes de régulation centrés sur les
attentes des voyageurs et plus généralement, sur l’ensemble de l’écosystème
des mobilités.
Cependant, la pesanteur du passé et l’attente des résultats à venir sont autant
de facteurs qui limitent la modernisation des systèmes de transports collectifs.
Dans le même temps, l’explosion de la téléphonie mobile et des nombreuses
applications concernant les informations liées à la mobilité a banalisé l’usage
quotidien de nouveaux services.
On peut désormais s’informer, se localiser, réserver, payer, valider et enregistrer
ses déplacements, tout cela à partir d’un téléphone mobile : des tâches
qui nécessitaient autrefois des démarches lourdes, fastidieuses et fortement
chronophages. L’écran personnel du mobile en étend le périmètre.
Le développement des interfaces de communication du type écran plat
ou panneau d’information a introduit l’évidence et la simplicité de l’accès
à l’information transport.
Dans ce contexte, Orange Business Services a souhaité faire l’état des lieux
des systèmes d’information dynamique dans les transports collectifs pour
mettre en avant les perspectives d’évolution et mieux identifier son rôle futur.
Il apparaît que les innovations introduites par la révolution de l’information
en temps réel vont faire évoluer significativement le rôle des différents acteurs.
De nouveaux opérateurs de mobilités s’invitent dans ce paysage.
Le mobile, parce qu’il est au centre des nouvelles pratiques d’information,
offre un rôle clé aux opérateurs de téléphonie mobile tel Orange, qui sont
de facto opérateurs de mobilités.
En effet, les systèmes d’information ont été longtemps considérés comme
de simples supports de gestion au service des infrastructures, du matériel
roulant et des modes de paiement.
Nous sommes entrés dans une nouvelle ère où le voyageur attend beaucoup
plus et où la performance globale, économique et environnementale impose
des systèmes dynamiques d’information voyageur qui deviennent dès lors
un actif clé dans la chaîne de mobilités.
Ce livre blanc, dans une brève synthèse, met en avant les éléments
stratégiques de cette analyse, en reprenant les opinions et déclarations
de responsables et experts du secteur des transports collectifs en France.
Nous les remercions pour leur collaboration et disponibilité, et vous souhaitons
une bonne lecture.
uneexplosiondesmobilités
la concentration urbaine génère de
nouveaux modes de déplacement
L’évolution démographique s’illustre notamment par la forte croissance des villes ;
le phénomène des conurbations et des mégalopoles n’est pas sans conséquence
sur les politiques de transport. Une telle concentration urbaine rend de plus
en plus complexe le déplacement de porte-à-porte en véhicule individuel.
De nouveaux besoins de mobilité émergent, générés par des flux de populations
variables : trajets professionnels et personnels, utilisation de plusieurs modes
de transports, déplacements urbains, périurbains et de ville à ville…
1Les transports collectifs changent de contexte. Le rapport Transports 2050
indique que « des effets de concentration se feront sentir sur les grandes
aires urbaines », et recommande donc la réalisation de « grands projets
d’infrastructures ». La montée en charge de ces phénomènes induit la
constitution de hubs d’échanges situés aux nœuds des réseaux de transport.
Les gares elles-mêmes font leur révolution culturelle, en se transformant
progressivement en pôles d’échange multimodaux. Selon le rapport Keller
sur les gares (février 2009), c’est dans la «Grande Gare» que va se concentrer
la chaîne multimodale des transports. Aux abords immédiats des gares
viennent ainsi s’organiser toute une série de services : parcs de stationnement
relais, gares routières, stations de taxis, de vélos en libre-service et
de tramways, commerces et services du quotidien, parkings à vélos…
Par leur insertion urbaine, et une organisation de la multimodalité, ces pôles
d’échanges peuvent ainsi assurer un rôle d’interface entre la ville et son réseau
de transport.
ceux-ci devront répondre aux nécessités
du développement durable
èmeLe citoyen du 21 siècle veut voir ses déplacements facilités,
grâce à des moyens de transport plus fluides, plus rapides mais aussi
moins gourmands en temps « inutile » et en énergie.
La gestion des enjeux environnementaux va logiquement avoir un impact
sur les transports. Un chiffre atteste de l’urgence de la situation :
98 % des transports dans le monde dépendent du pétrole.
La réponse aux besoins de mobilité du citoyen nomade et responsable
nécessite plus qu’une évolution technologique. Il s’agit d’inventer une autre
mobilité en réponse à ces enjeux de société, et de proposer d’autres usages
des modes de transports, mixant le collectif et l’individuel.
Le succès du vélo en libre service dans les grandes villes françaises
met en évidence la nécessité d’un schéma de développement plus large,
intégrant tous les modes de déplacements sur le territoire de référence.
Ces éléments s’inscrivent dans les récents débats sur le projet de loi
Grenelle 2 en abordant globalement les questions de mobilités, notamment :
■ le développement des véhicules électriques et hybrides rechargeables
est encouragé
■ les agglomérations de 300.000 habitants et plus peuvent expérimenter
le péage urbain
1 Rapport mars 2006 Conseil Général des Ponts et Chaussées. Démarche prospective transports 2050
évolution du transport intérieur de voyageurs par mode
Voiture particulière
Métro, RER, TER
Base 100 en 1990
TGV et grandes lignes
Transport aérien
Autobus et autocars
120
100
80
(sources : SNCF™ ; RATP™ ; DGAC ; MTET M/SESP)
les transports collectifs devront s’organiser
autrement
Confrontés ici et maintenant à une évolution structurelle majeure - forte
augmentation de la fréquentation, segmentation des clientèles de passagers,
arrivée de la concurrence… - les opérateurs de transports urbains
et interurbains ne doivent plus seulement redimensionner leurs réseaux
et relever le défi de l’effi cacité opérationnelle. Ils doivent faire face à
des problèmes de sécurité, de sûreté des réseaux et de bonne gestion
de l’information qu’elle soit interne ou à destination des clients.
L’un des principaux moyens de dynamiser les grandes métropoles
consistera à développer l’usage « intelligent » des transports collectifs.
Pour répondre à ces enjeux de mobilité, les transports collectifs traditionnels
devront nécessairement extrapoler les besoins des citoyens et leur proposer
des services multimodaux en phase avec leurs modes de vie.
L’impact des transports collectifs conçus sur un mode
durable ne sera signifi catif que si l’accroissement
des déplacements se conjugue avec une modifi cation
des usages. Mieux se déplacer - de façon plus
intelligente et responsable - et aussi moins se déplacer.
7unvoyageur«numérique»
enquêted’information
« Les mobilités sont dans un drôle d’état ». Ce constat, établi
èmelors du 58 congrès de l’Union Internationale des Transports
Publics de Vienne par le sociologue Bruno Marzloff, évoque une
« guerre des nouvelles mobilités », « qui ne se passe pas là où
on l’attendait ».
Aux frontières des transports, de la ville et du numérique,
« la demande des utilisateurs ne s’exprime pas uniquement
dans un surcroît de m obilité que lui impose la société, mais
aussi dans d’autres qualités de mobilité ».
de nouvelles attentes qualitatives
2Selon la Predim (rapport d’activité 2002-2007), « nous avons besoin
d’avancées en matière d’information, d’accessibilité, de confort ». Vincent Lelong, responsable
Dans ce contexte général de développement de la multimodalité, l’information marketing et projets TICE
a un caractère essentiel. Critère de base de la qualité du service de transport, d’Evry, Keolis : « Notre constat
« elle constitue un nouveau chantier, dont la mise en œuvre doit surmonter est qu’un nombre impressionnant
les difficultés inhérentes à la multiplicité des acteurs et des systèmes ». de voyageurs se retrouvent
Selon une enquête « Innovation transports publics urbains » menée par en difficulté pendant les
l’Union des Transports Publics, les nouvelles attentes peuvent être résumées déplacements, notamment
de la manière suivante :sur les trajets inhabituels.
Malgré l’installation de systèmes ■ les voyageurs se révèlent très sensibles aux innovations
d’information (afficheurs,
■ l’innovation concerne bien souvent la mise en œuvre de services
annonces sonores…), le besoin de mieux conçus, plus accessibles et fiables, respectueux de l’espace
réassurance est très important. » urbain et de l’espace propre du voyageur
■ les attentes clés sont foncièrement qualitatives, « ce sont les plus
qui changent la vie de l’usager et sa vision des transports »
mobilité physique et numérique :
le territoire .0
Une mobilité nouvelle conjugue le physique et le numérique d’une part,
le collectif et l’individuel d’autre part. Cet espace prend la forme d’un territoire Jean-François Janin,
2.0 qui, à l’instar du Web 2.0, va intégrer en temps réel les « compétences responsable mission Transports
numériques » des citoyens.Intelligents, Direction des
Transports Terrestres L’extension de la mobilité passe nécessairement par l’accès au numérique.
(DTT/mEEDDaT) : « Les Pour mieux se déplacer et faire les bons choix en fonction de son besoin,
transports collectifs sont le territoire 2.0 doit proposer des modes d’information adaptés à tous
actuellement très axés sur les et à chacun ; cela nécessite une nouvelle organisation des systèmes.
trajets domicile travail, ce qui est
Comment faciliter l’accès aux ressources de la ville, les parcours et les actes normal par rapport aux financeurs
quotidiens ? Comment rendre la ville plus lisible, plus aisément navigable ? actuels. Le problème est que, sur
Comment entretenir ou recréer des formes de sociabilité en exploitant les un trajet inhabituel, on rentre dans
possibilités des outils numériques ? Comment améliorer l’adéquation entre un milieu que l’on ne connaît pas,
l’offre et la demande de services urbains ? Au cœur de ces questionnements, ce qui est tout de suite sensible.»
les interactions entre opérateurs de transport et voyageurs seront la base de
nouveaux flux d’informations qui vont à leur tour élargir le périmètre des mobilités.
un citoyen nomade et de moins en moins
prévisible
Le citoyen ne peut plus être réduit à un simple usager. Besoin global
de flexibilité, information dynamique… Les voyageurs souhaitent pouvoir
recomposer en permanence leurs déplacements : changement de trajet et
d’horaire, notification des perturbations, changement de planning personnel…
Dans l’espace personnalisé de son automobile, les technologies embarquées
lui apportent plus de confort et de sécurité ; dans le domaine des transports
collectifs, les technologies de l’information doivent faciliter ses déplacements,
tout en simplifiant les interactions modales.
Connecté en permanence, via les « appendices technologiques » de la mobilité,
relié aux systèmes d’information de tous types (actualités, bourse, localisation,
réseaux sociaux…), le citoyen nomade aspire à retrouver le même niveau
d’interaction partout et en tous lieux.
des déplacements raisonnés et durables
Un nouvel environnement tourné vers le citoyen nomade et responsable
doit progressivement se mettre en place. Basé sur les nouveaux besoins
de déplacements et de modes de vie, il doit proposer des modes de mobilité
adaptés :
■ par la combinaison des modes de déplacement
■ par des services innovants tenant compte des territoires, populations
et informations
Selon une étude de l’Insee de juillet 2009, la mobilité quotidienne des
habitants des grandes agglomérations diminue légèrement, et elle augmente
ailleurs. Cette évolution, marquée dans les grandes agglomérations, affecte
surtout selon l’Insee « les populations dont l’emploi du temps est structuré
par le travail ou les études ». Conclusion générale de l’enquête : il est de plus
en plus difficile de se mouvoir en ville. Esther Dubois, agglomération
Clichy montfermeil, présidente Face aux défis de ces nouvelles mobilités, comment « mieux se déplacer
de ComplexCité : demain » devient une question centrale. Pour le citoyen, il s’agit en effet
« Capacité à intégrer l’incertitude. d’accéder plus facilement aux informations sur les différents modes
Peur de la vitesse (tout va trop de transport, de choisir les meilleurs itinéraires ou encore de bénéficier
vite). Le monde des technologies d’un réseau haut débit dans les pôles d’échange, les gares ou à bord.
fait peur car cela va trop vite. Le rapport au temps change : « rentabiliser » son temps de déplacement,
Contradiction avec la recherche c’est le transformer en un temps de travail ou de loisir.
de la vitesse des déplacements.
Il s’agit selon la Predim « d’améliorer l’information de perturbation, de réfléchir
Possibilité de lenteur et
à l’intelligibilité des messages de dysfonctionnement et à la cohérence de leur
d’efficacité ».
utilisation sur les divers réseaux ».
Le citoyen nomade souhaite évoluer dans un
environnement de transports de moins en moins
subis et de plus en plus choisis avec une possibilité
d’accompagnement à la demande dans ses démarches.
2 Plateforme nationale d’échange sur l’information multimodale intégrée au Predit
lestransportscollectifsvont-ils
devenirintelligents?
un cadre réglementaire qui évolue
en permanence
L’offre de transports collectifs est désormais intégrée à une véritable
politique d’aménagement du territoire. Les modes de déplacement
et la gestion de leurs interactions sont organisés au niveau local,
via les Plans Globaux de Déplacements (PGD), les Plans de Déplacements
Urbains (PDU), renforcés par la loi du 13 décembre 2000 relative à la solidarité
et la loi du renouvellement urbain (loi SRU). Les régions ont la charge
d’organiser le transport ferroviaire des voyageurs, les départements sont
compétents pour gérer les transports scolaires…
Il reste que la multiplication des acteurs (syndicats, communautés
Yann Le Tilly, directeur de d’agglomération, villes, départements, régions…) nécessite une coordination
Canal TP/groupe SNCF™ : de l’offre en fonction de l’attente des citoyens. La bonne coopération
« L’organisation d’un service entre les différents acteurs institutionnels, dans la perspective d’une meilleure
public minimum consiste à visibilité, est clairement un des défis majeurs de l’évolution à venir.
s’assurer que l’information
Concernant le partage de données, le texte principal reste à ce jour existante est correctement
la circulaire du 14 février 1994 relative à la diffusion des données publiques. mise à disposition. Il est de la
Son principe de base : les données de l’État doivent être mises à la responsabilité de la puissance
disposition du public. Cette disponibilité reste cependant subordonnée publique de garantir la mise à
au caractère diffusable des informations. La circulaire de 1994 distingue disposition des données relatives
les «données brutes» et les «données élaborées» pour lesquelles « la valeur aux transports collectifs.
ajoutée (technique, intellectuelle et/ou documentaire) par l’administration C’est un sujet d’intérêt public. »
est susceptible d’appropriation intellectuelle ».
des acteurs qui s’organisent
Une prise de conscience des élus pour dynamiser ce secteur
Le volet transports collectifs est incontestablement devenu une priorité des élus.
Jean-François Retière, Vice- Qu’il s’agisse de réaménagement ou de redynamisation de réseaux (bus, métro,
Président de Nantes métropole : tramway…), l’objectif commun est d’améliorer l’offre et la qualité des liaisons.
« Il n’existe pas de solution miracle
Cela passe souvent par une augmentation de l’offre et une optimisation pour améliorer la productivité. Il
de la vitesse commerciale, mais les aspects liés au confort et aux services est nécessaire de faire des choix
embarqués sont désormais intégrés dans les réflexions sur les schémas comme par exemple abandonner
directeurs de transport. L’optimisation des grilles horaires et des certaines lignes en fonction d’une
correspondances figure au premier rang dans la recherche de qualité. analyse fine de l’exploitation.
C’est ce qui a été entrepris Jusqu’ici relégués au mieux au rang de compléments des offres et des choix
dans l’agglomération nantaise d’infrastructures, alors qu’ils représentent en réalité une part infime des
qui a supprimé des navettes investissements, les systèmes d’information multimodale constituent un nouveau
communales. Nantes Métropole chantier de réflexion stratégique.
a ainsi élaboré un système de
Sur l’ensemble du territoire, les projets pilotes se succèdent aujourd’hui, Chronobus basé sur des lignes
et marquent les bases d’une nouvelle réflexion englobant les TIC dans l’offre structurantes, fonctionnant en
de transports collectifs. fréquences de rames et non plus
en fonction du système historique Depuis 2005, les régions se mobilisent : démonstrateur d’information
des horaires. » multimodale en Nord Pas de Calais, centrale de mobilité en Pays de Loire,
service d’information en Alsace…
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