Parité hommes-femmes - Chercheures-chercheurs : des stéréotypes de genre dès les formations (Note d

Parité hommes-femmes - Chercheures-chercheurs : des stéréotypes de genre dès les formations (Note d'information du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche)

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Que ce soit dans les entreprises ou dans les administrations, la présence de femmes dans les équipes de chercheurs varie fortement selon la discipline de recherche. C’est par exemple dans le domaine de la santé (industrie pharmaceutique, Inserm ou Institut Pasteur de Paris) et dans le domaine agricole(industrie agroalimentaire, INRA) que les femmes sont les plus présentes. À l’inverse, elles sont moins nombreuses dans la construction aéronautique et spatiale et à l’ONERA.
Ces différences existent dès les filières de formation, à l’université ou dans les écoles d’ingénieurs. Avec 26 % des postes de chercheurs occupés par des femmes, la recherche est moins féminisée en France que dans l'Union européenne

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Publié le 15 avril 2013
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not d’
e
i n f o
r m a t i o n
Enseignement supérieur & Recherche

En 2010, la Fance compte
315 500 ceceus ou ingénieus
de ecece : 82 000 sont
des femmes, 233 500 des ommes.
Le nombe de ceceus femmes
pogesse depuis 2007, mais
moins fotement que celui
des ommes. Les ceceues
sont plus nombeuses dans
les administations que dans
les entepises. Ce n’est pas
le cas des ceceus ommes.
Que ce soit dans les entepises
ou dans les administations,
la pésence de femmes dans
les équipes de ceceus vaie
fotement selon la discipline
de ecece. C’est pa exemple
dans le domaine de la santé
(industie pamaceutique,
Insem ou Institut Pasteu de
Pais) et dans le domaine agicole
(industie agoalimentaie, Ina)
que les femmes sont les plus
pésentes. À l’invese, elles sont
moins nombeuses dans
la constuction aéonautique
et spatiale et à l’Onea.
Ces difféences existent dès
les filièes de fomation,
à l’univesité ou dans les écoles
d’ingénieus. Avec 26 % des postes
de ceceus occupés pa des
femmes, la ecece est moins
féminisée en Fance que dans
l’Union euopéenne.

Chercheures-chercheurs :
des stéréotypes de genre
dès les formations

Les activités de recherche et développe - création de connaissances, de produits, de
ment (R&D) mobilisent des personnels de procédés, de méthodes ou de systèmes nou -
domaines de connaissance variés, et de veaux. Leurs qualités professionnelles ne
niveaux de qualification différents, allant se résument cependant pas à leur excel -
du spécialiste de recherche spatiale à l’éle - lence scientifique, même pluridisciplinaire.
veur d’animaux de laboratoire, du prix Nobel La capacité à travailler en équipe, souvent
à son secrétariat. Ainsi, les personnels de en liaison avec l’international, et à diriger
recherche qui concourent aux activités de les projets, prendre certains risques mais
R&D rassemblent aussi bien les personnes aussi convaincre et gérer un budget, font
effectuant les travaux de R&D (réalisation partie de la fonction. Hormis les chercheurs,
d’expériences, construction de prototypes, les équipes de recherche comprennent des
etc.), que celles fournissant un service d’ap - personnels de soutien qui les assistent dans
pui aux projets de R&D (programmation et leurs travaux (
voir encadré « Sources et défi-
gestion de ces projets, suivi de leurs finance -
nitions »
).
ments, gestion du personnel de R&D, etc.). Le nombre de chercheurs travaillant en
En 2010, 505 000 personnes participent aux France a augmenté au cours des deux der -
activités de R&D en France. nières décennies. Les femmes sont de plus
Au sein des personnels de recherche, une en plus nombreuses, chaque année, à occu -
attention particulière est portée aux cher - per des postes de chercheurs. Les hommes
cheurs et ingénieurs de R&D, regroupés, le sont également. Pour autant, les par -
conformément au
Manuel de Frascati
, sous cours de formation et les profils d’activité
le nom de « chercheurs »
1
. Ces derniers des femmes et hommes chercheurs restent,
sont à l’origine de la conception ou de la aujourd’hui encore, fortement différenciés.
GrAPhIQUE 1 -

Pat des femmes dans les effectifs de ceceus en 2010 (en %)
Ensemble des chercheurs Chercheurs...
...en entreprise ...en administration
26,0
19,5 34,5

Femmes
Hommes

Sources : enquêtes sur les moyens consacrés à la R&D, MESR SIES Pôle Recherche

Un quat des ceceus
sont des femmes

Sur les 505 000 personnels de recherche,
315 500 personnes occupent un poste de
chercheur, soit 62 %
(tableau 1)
. Les hommes
occupent plus fréquemment des postes de
chercheur que les femmes : les deux tiers
des hommes travaillant dans la recherche
sont chercheurs (66 %) contre un peu plus de
la moitié des femmes (54 %). Cela est vrai
dans les administrations comme dans les
entreprises.
Le taux de féminité des emplois de cher -
cheurs, c’est-à-dire la part des postes de
chercheurs occupés par des femmes, est de
26,0 %
(graphique 1)
. Dans le secteur public,
ce taux atteint 34,5 %, soit 15 points de plus
que dans le secteur privé, où un poste de
chercheur sur cinq est occupé par une femme
(19,5 %). À titre de comparaison, les femmes
sont en proportion moins nombreuses parmi
les chercheurs que parmi les personnels de
soutien à la recherche : elles occupent 49 %
des postes de soutien dans les administra -
tions et 27 % dans les entreprises.
Les ceceus en entepise :
une femme su quate
et un omme su vingt tavaillent
dans l’industie cimique
ou pamaceutique

électroniques, ou encore l’industrie phar - spécialisées, scientifiques et techniques
maceutique
3
. De ce fait, les 179 000 cher- ainsi que la construction aéronautique et
cheurs en entreprise se concentrent sur spatiale emploient en proportion autant
un faible nombre d’activités économiques, de chercheurs parmi les femmes que parmi
souvent les plus intensives en recherche. les hommes, respectivement 11 % et 8 %.
En 2010, 42 % des chercheurs exercent Le fait que les chercheurs, femmes et
pour quatre activités : les activités infor- hommes, n’exercent pas dans les mêmes
matiques (12 %), l’industrie automobile propor tions pour les mêmes activités
(11 %), les activités spécialisées, scienti - conduit à des effectifs de chercheurs très
fiques et techniques comme l’ingénierie et féminisés dans certains cas et très peu
les études techniques (11 %) et la construc- féminisés dans d’autres. Si globalement
tion aéronautique et spatiale (8 %). 19,5 % des emplois de chercheurs dans
Cette forte concentration des effectifs de le privé sont occupés par des femmes, ce
chercheurs concerne à la fois les femmes taux atteint 57 % pour l’industrie phar-
et les hommes, mais dans des activités maceutique, contre moins de 10 % pour
économiques différentes. Près de quatre la fabrication de machines et d’équipe -
femmes chercheurs en entreprise sur dix ments
(graphique 3)
. Le taux de féminité
exercent pour l’industrie pharmaceutique, des effectifs de chercheurs est supérieur
les activités spécialisées, scientifiques et à 40 % pour quatre activités : l’indus-
techniques, l’informatique ou l’industrie trie pharmaceutique (57 %), les indus -
chimique. Une même proportion d’hommes tries agroalimentaires (50 %), l’industrie
chercheurs travaillent pour l’informatique, chimique (46 %) et la fabrication de textile
l’automobile, les activités spécialisées, (44 %). Dans une large majorité des cas, le
scientifiques et techniques, ou la construc - taux de féminité des personnels de soutien
tion aéronautique et spatiale
4
. à la recherche est supérieur à celui des
L’industrie pharmaceutique est le principal chercheurs. Par ailleurs, seule l’industrie
employeur des femmes chercheurs : 5 900 pharmaceutique compte plus de femmes
y occupent un poste en 2010, soit 17 % que d’hommes, tant parmi les personnels
des 35 000 chercheures exerçant dans le de soutien à la recherche (66 %) que parmi
secteur privé
(graphique 2)
. Une part beau- les chercheurs (57 %).
coup plus faible des hommes chercheurs
est employée par cette industrie (3 %).
1.
De plus, conformément à ce Manuel, la distinction entre les
différents personnels de R&D est fondée sur la profession exer -
L’industrie chimique et l’industrie agroali -
cée et non sur le niveau de qualification formelle des individus.
mentaire sont é a dans ce
Dans un souci de lisibilité, les expressions « être un chercheur » ou
g lement cas. Ces
« occuper un poste de chercheur » seront utilisées indifféremment

deux activités emploient respectivement
dans cette Note. Dans les deux cas, il faut garder à l’esprit que

7 % et 5 % des u
c est le type d’emploi occupé qui sous-tend cette classification.
femmes chercheurs d privé,
2.
L’intensité de recherche d’une activité économique est mesurée
Toutes les activités économiques n’inves - contre 2 % et 1 % des hommes. À l’inverse,
en rapportant les dépenses intérieures de R&D (c’est-à-dire les
tissent pas dans la recherche avec la même les activités informatiques et l’industrie
rémunérations du personnel, les dépenses de fonctionnement et
les dépenses en capital engagées pour réaliser des travaux de
intensité. Certaines activités consacrent automobile emploient plus fréquemment
R&D) à la valeur ajoutée qu’elle génère.
une part élevée de leurs ressources à la des chercheurs hommes. En 2010, 13 %
3.
Voir « Dans une économie tournée vers les services, la re-
cherche industrielle française reste dynamique »,
Note d’Informa-
réalisation de travaux de R&D
2
. C’est le d’entre eux travaillent pour les activités
tion Enseignement supérieur & Recherche
, MESR, 2012.
c ot ment de l’industrie automobile, informatiques et 12 % pour l’industrie
4.
La concentration des emplois de soutien à la recherche occu-
as n am
pés par des femmes est encore plus marquée. En 2010, quatre
femmes du personnel de soutien à la recherche sur dix exercent
la construction aéronautique et spatiale, automobile, contre respectivement 9 % et
la fabrication de produits informatiques et 7 % des chercheures. Enfin, les activités
pour l’industrie pharmaceutique ou pour l’industrie chimique.
TABLEAU 1 -

Ceceus et ensemble du pesonnel de ecece dans les entepises et les administations en 2010

Chercheurs Ensemble du personnel de recherche
Entreprises Administrations Ensemble Entreprises Administrations Ensemble
Femmes 35 000 47 000 82 000 64 500 86 000 150 500
Hommes 144 000 89 500 233 500 224 500 130 000 354 500
Ensemble 179 000 136 500 315 500 289 000 216 000 505 000
Part des femmes 19,5% 34,5% 26,0% 22,3% 39,9% 29,8%
Lecture : en 2010, 35 000 femmes occupent un poste de chercheur en entreprise.
Champ : personnels de recherche des entreprises et des administrations hors centres hospitaliers universitaires, centres de lutte contre le cancer et ministère de la défense.
Sources : enquêtes sur les moyens consacrés à la R&D, MESR SIES Pôle Recherche
note d’nfomaton 13.03


Page 2

Les ceceus du secteu
GrAPhIQUE 2 -
Ceceus en entepise pa activité de r&D selon le sexe en 2010 (en %)
public : comme les ommes,
% 35 000 chercheures 144 000 chercheurs
pès des deux ties des femmes
100
Autres
activités
execent dans les univesités
ou les autes établissements
80
4251
Industrie automobile
d’enseignement supéieu
60
Cetosnpsatrtiuaclteionaéronautique
7
Industrie chimique
7

40
7 12
En 2010, 136 500 chercheurs travaillent
9 2 8
eAtcstievritviécseisnfdo'rinmfoatrimquateison
dans le secteur public, principalement
20
1113
Activités spécialisées,
employés par les universités et autres
17 11
scientifiques et techniques
établissements d’ i ement supé -
0FemmesHo
3
mmes
Industrie pharmaceutique
ense gn
rieur
5
(86 000 personnes, soit 63 % des
Remarque

: l’activité de R&D correspond à la branche d’activité économique bénéficiaire des travaux de R&D.
chercheurs du public). Le Centre natio -
Sources : enquêtes sur les moyens consacrés à la R&D, MESR SIES Pôle Recherche
nal de la recherche scientifique (CNRS)
GrAPhIQUE 4 -
Ceceus des administations pa employeu selon le sexe en 2010 (en %)
est le deuxième employeur des cher -
cheurs du secteur public, avec 19 100 per-
100 % 47 000 ch
4
ercheures 89 500 ch
3
ercheurs
Autr
es
sonnes
(graphique 4)
. Viennent ensuite le
10 7
Commissariat à l’énergie atomique et aux
80
10 12
EPST hors CNRS
énergies alternatives (CEA) qui emploie
13 14
EPIC
8 500 chercheurs, et l’Institut national
60
CNRS
de la santé et de la recherche médicale
40
(Inserm) qui en emploie 4 000.
63 63
Ud'neivnesresiigtnéesmeteénttasbulipsésreiemuernts
Dans la plupart des établissements publics,
20
les femmes occupent entre 30 % et 40 %
des postes de chercheurs
(graphique 5)
.
0FemmesHommes
Remarque

: la liste des Établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) et des Établissements
5
e
.
tSdoeulsatruetcehllecohunonduministèredel’enseignementsupérieur
publics à caractère industriel et commercial (EPIC) est présentée dans l’encadré «

Sources et définitions

».
er e.
Sources : enquêtes sur les moyens consacrés à la R&D, MESR SIES Pôle Recherche
GrAPhIQUE 3 -
Pat des femmes dans les effectifs de la ecece en entepise pa catégoie de pesonnel et activité de r&D en 2010 (en %)
% 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Industrie pharmaceutique
Industrie chimique
Fabrication textiles, industries habillement, cuir et chaussure
Fabrication denrées alimentaires, boissons et produits à base de tabac
Agriculture, sylviculture et pêche
Cokéfaction et raffinage
Production et distribution d'électricité, gaz, vapeur et air conditionné
Autres activités non comprises ailleurs
Production et distribution d'eau, assainissement, gestion déchets et dépollution
Fabrication d'autres produits minéraux non métalliques
Travail du bois, industries du papier et imprimerie
Industries extractives
Transports et entreposage
Télécommunications
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
Ensemble des entreprises
Métallurgie
Fabrication équipements d'irradiation médicale, électromédicaux et électrothérapeutiques
Autres industries manufacturières non comprises ailleurs
Activités financières et d'assurance
Construction aéronautique et spatiale
Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique
Composants, cartes électroniques, ordinateurs, équipements périphériques
Activités informatiques et services d'information
Construction
Fabrication d'équipements de communication
Édition, audiovisuel et diffusion
Ensemble
Fabrication d'équipements électriques
Chercheurs
Fabrication d'instruments et d'appareils de mesure, d'essai et de navigation
Personnels de soutien à la R&D
Industrie automobile
Fabrication produits métalliques, sauf machines et équipements
Construction navale, ferroviaire et militaire
Fabrication de machines et équipements non compris ailleurs
Sources : enquêtes sur les moyens consacrés à la R&D, MESR SIES Pôle Recherche
note d’nfomaton 13.03


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Mais quel que soit l’établissement public, agroalimentaire, Inra) que les femmes sont Les ef fectifs de chercheurs féminins
le taux de féminité des effectifs de cher - les plus présentes parmi les chercheurs. ont ainsi progressé de 8,9 %, mais à un
cheurs est inférieur à celui des personnels Les effectifs de chercheurs du domaine rythme deux fois plus faible que celui des
de soutien. Ce phénomène, visible égale - aéronautique sont en revanche très peu hommes (+ 18,0 %). En conséquence, la
ment dans les entreprises, est plus marqué féminisés, que ce soit dans le secteur privé part des femmes parmi les chercheurs a
dans le secteur public. Le personnel de sou - ou à l’Onera. diminué, passant de 27,6 % à 26,0 %.
tien à la recherche est composé à 49 % de Trois phénomènes ont contribué à cette
femmes dans le secteur public, contre 27 % baisse du taux de féminité des effectifs
dans le secteur privé.
Le nombe de ceceus
de chercheurs. Tout d’abord, les effec -
L’Inserm, l’Institut Pasteur de Paris et l’Ins -
femmes pogesse depuis 2007,
tifs de chercheurs n’ont progressé que de
titut national de recherche agronomique
mais moins fotement
1 000 personnes dans le secteur public.
(Inra) se distinguent par une présence
que celui des ommes
En 2007, comme en 2010, les femmes y
de femmes parmi les chercheurs nette - occupent un poste de recherche sur trois.
ment plus élevée que la moyenne. Elles y Deuxièmement, les activités de recherche
occupent respectivement 53 %, 53 % et Malgré la crise économique et financière, privée dont les effectifs de chercheurs ont
45 % des postes de chercheurs. L’Inserm le nombre de personnes participant à la le plus progressé sur la période récente
et l’Institut Pasteur de Paris sont les seuls réalisation de travaux de R&D a augmenté emploient relativement peu de femmes.
établissements, parmi ceux employant plus entre 2007 et 2010. Le personnel de R&D C’est notamment le cas des activités liées
de 500 chercheurs, où les femmes sont plus est passé de 4 4 6 000 à 505 000 per- à l’informatique (informatique et services
nombreuses que les hommes, à la fois parmi sonnes, soit une hausse de 13,3 %. Cette d’information, édition de logiciels) ou l’in -
les personnels de soutien à la recherche et augmentation est principalement due à génierie (activités spécialisées, scienti -
parmi les chercheurs. À l’opposé, un cher - celle des effectifs de chercheurs, qui ont fiques et techniques). Ainsi, le domaine
cheur sur cinq travaillant à l’Institut national progressé de 273 000 à 315 500 (+ 15,5 %). des activités spécialisées, scientifiques
de recherche en informatique et en automa - Dans le même temps, l’emploi total a et techniques, où seul un poste de cher -
tique (Inria) ou à l’Office national d’études diminué en France de 0,9 %
6
, passant de cheur sur cinq est occupé par une femme,
et de recherches aérospatiales (Onera) est 26 485 000 à 26 242 000. Si les effectifs compte 14 000 chercheurs de plus en
une femme. de R&D semblent avoir été globalement 2010 qu’en 2007.
A contrario
, l’industrie
Au-delà de l’opposition public/privé, ce préservés au cours des premières années pharmaceutique a réduit ses activités de
constat met en évidence le rôle prépon - post-crise 2008, ce constat cache des recherche sur le territoire français depuis
dérant du domaine de recherche dans la situations différentes selon le type d’em - 2007. Elle emploie 10 500 chercheurs en
répartition des postes de chercheurs entre ployeur et le domaine de recherche. 2010, soit 700 de moins qu’en 2007. Or
hommes et femmes. En effet, c’est à la fois Le nombre de chercheurs femmes a aug - l’industrie pharmaceutique est la seule
dans le domaine de la santé (industrie phar - menté de 75 000 à 82 000 (+ 7 000) entre
maceutique, Inserm ou Institut Pasteur de 2007 et 2010, tandis que celui des hommes
6
e
.
tSnoounrscael:aIrinéseaeu,3E1stdiémcaetimobnrse,d’deomnnpléoeislo2c0a1li0sépreos,viEsomirpelosi.salarié
Paris) et dans le domaine agricole (industrie est passé de 198 000 à 233 500 (+ 35 500).
GrAPhIQUE 5 -
Pat des femmes dans les effectifs de la ecece en administation pa catégoie de pesonnel et employeu en 2010 (en %)
%
0
10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Inserm
Institut Pasteur - Paris
Inra
Ifremer
Cirad
IRD
CNRS
Ensemble des administrations
Ifsttar
Universités et établissements d'enseignement supérieur
Cnes
CEA - Civil
Ministères et autres établissements publics
Inria
Onera
Remarque

: seuls les employeurs de plus de 500 chercheurs sont représentés sur ce graphique.
Sources : enquêtes sur les moyens consacrés à la R&D, MESR SIES Pôle Recherche

n to e’dnofEnsemble
Chercheurs
Personnels de soutien

maton 13.03 •Page 4
.tDotardcoevuate,eNocettansenretxesruocnoniedneerntiouuterpnise’ffcentparccipalemeidetcersétdteheechercreurde,dencesfessproedsuerreisnuvircheecrmde,heedertîaeréfnocuxdifférentscoprsedcahgréedhapacrmtieue.quL.9cca’isseano.tFemmes
Hommes
Ensemble

otarresulaidocd’unlimiàsésedtitcossrpntsossaedcsedfiéfertnlesper-sonnelsrotc(taeinéoDruciisinpluttodes02654412se%)4341tainsdo117.Certe2+caBregnaîtMaceenicsLinmoAEDreDaMtsires'ingmediplôESSD Rleheecherc 2212822010203045060D0piôlemért: s ceuresêtquensel rus sneyom acréconsla Rs à EMRSD& , SôPS EId’undotulairesrpsieitneetnerusndietrurpo’ilcrextnerotcetaentreneursdoctedsoinlutapposreeucherchsde%14.8.esirpeapmrielsodtcuetcomptabilisésnetn91td%ale.rssIlprreseé-tidmenesédlpmôrsscteuégalont.srueinénosslIcoéne’ung’idlecequemes,homsecimlpraostinoslupntsosmeseleuqsesuerbmtivitédaclsefmee&RDùocrehcehaidrusédaminuertanscpal,nfisedtrapesmmfeeslmiarsldeostueinàlarecherche.Encrehruehuosraplmipessoernen-loe’dniéginuesrissuesd’uneécrbmoesueàsertêeisntsousansisneueererrpetn.Letionerchschsruoc-ramrofedlespatpaeêmmesuivencheursnemshcrestehmoF7.meem(1t%)3codarotuonu’d5%)S(1DESAou,EDtsre namdu’esirlatutitonssreinredseC.)6étd’esudupsieérserurg(ihpa euqnctionnantaumonisicqnanneésn’udeseômpldiisrevinuaseriatnieuingét28rsenot%salriitutdtnéruivorennelecod’sause’éd,45%derrpsisecheurspescher-isrevinusedàsnteeslnsDas.téutlevénesr,inuechéeattantrlemegilgénnedelbaeneus,senotarpsattsp iaertiluerchschn’eeursDnuSSE1te%1d’,DunoEAd’unaselsnertpeird’undoctorat.Drent’ed%14suleS.)%52(rueirsternmad’uiresutaltitsnoexuniursvercparsoudeunu’65(q)%ousupébac +5 einevuatiiaerdsesepriquanontuextàtngaadavssuiseolécsdegni’dsesrueinésonttitu-laires’dnudcootar8tLe.hosesmmhechc-rsruenertneépirsusuteddé’.En2%)s(4eure12,reilucitrapesllerent’ed%uqe’dnu(44%)ionuniveformat’demuaisreriatanqesnénsoiincsuameemedfoinor-tproplaedessiabenurapéurqma»éitnsteinéoconimitivétsainesacanscertcrehdehedsceréqspeuieisdenplutionvo-rsfadu’qieuovulenéraca,»stritéc-sedteferutcurtetàun«effetniséfiminésse,désR&eleDmoselbasedtcativiheceslmiarpes02ertnesruehcrdetionminuadiefmmedsratalpleablàisiutmpnufe«ofaàsi10(-1,07et20etsani 6opni)tni’làsqitamrofsspa(ue2detanatcnisesécviticelommeliéelesnoitp(sassadtn16eà%41.L%)3%à81%)uoauxtélécommunicatsamsretetelocdratoerstLe.netadsncnpilamerentprieprépa-’demôlpidel;ésitrsveniueslniégs’docelseénsdrdanieuingélnseesrentispruq,eceiosadtdministrations,seouadsnlseatoocdun’udt,rapidtnos’dsémôlrounieunmad’ulpmônidniége’dtitulaiur,êtreidlpmôeerdu’nntnauancsaontiaqneénnniomicsupéressétudsd’aontslseeeiru08desluPe.rmsruehcrehcsed%uqseD.sedfiéfencesdedomaineedeceectneemeometsemfèdsemslfièielsde festionomaccoruoPnurepudeestpoherchecetd ’fnmane -on 13.03 •omatonlfiaerèiadslsnscendfos«enci«cérèefiilsaltroietie»onom,»seugnalteseandnqcietroncesexeen2010(ne%D)cootartn spapetyedstpocoeépucleslnoecescsdueuetusceilcpbu5Te agP2AULEABapér-dnoititseenlodaubloumiselpiravudeversitédel’uniileccnecruussausitcrnsieslimrapsemmefsedartLapes.lièrsifêmemelsresliferèil«rttefesesmmandlas21,estpsnotedscolaire2011-20ruopeceénna’lsitcrnseniclenéutdxistiidnafilièlesSurres.ér-6EUQIhPArGcsdenioittpanetenueseciplôadsepepi seleyom set ruséscr l à cnssaonSE RISSE a&R,DM cherche Pôle Re cesmmfeurherchetne ne s esirper titsontres ulaid co’dnu.toSotarlmepleéusvéleleslnoeseeexn2009(en%)Lecuter: 2 1 %ed she, herc recs deraégehhCehcrr cerseuctreDiesncreéfnoc ed sertîamnt pour financemetnd u’ nébéncfiaiuriedes eIèsénnguel ht rdnoceriu1s62moem01E01503s176emme100H6314secruoS0êuqne : e1blemns10255546orefssuesrd seu de recherche, pimisEsélmesnFelbveniitrs eésast tcronodCueta.9occx-citdeupenupudsrnoscilblatutit’udesirouedmîartsedeconférences(5opssetsedrahcsgérdeheechercechederursectet(ba%)(52crehferopdete%)5rideduosruessuneperpublic,restpeosnneusarPlmiaule). 2ruehudscsecrehma,5 +-sospisinedsecabuaevessétudieurupérniddu’e’dlpmôchscherrseune2nE,01011ed%ceéquivalente.dèenuexeépirnerap%8;2+ cabauveniedmelôdpimnuixumuamntaseoeprientrrehcuehc%0sedslu8demmho.Pesmriel s12%apemmesetmilesftioxuediofomssinequurpoeslhmoem,saolsrqu’ellessont63ertêà%eégrahcecrdesoherchetîeruamcnosedncesférecour.Auérsdetudeseulerueq,sussirépitàl’uuecesoéuodnainevsrti’idesolécslesemmef,srueinégnnesmeshomsetsavtnpneeto’irquibénéficied’tsunod-cotartncurduoneirtsafinucnannemeoptupenoccinstmo.eLèhesmmsesefmmhoslepeslesmmeuqérfeuqtneulsahtuehaxuprechercostesdesel%41.sétueSsaonlibires-pesecstciridernotessellntred’es,serues-seforpuohercheecrde
trdsefmeemssetplusfaiblepa cab5+à:èilfidrenéonle,paaémspiôlmsa’dnu0.Eter1resllesselimrsruetcodarpueqdeslmiesneseethommsaaovribmeltnpteasCr.d’smunef,semmnepetnadsautuderséleuaeunviàudd-lensperopmemêalerviusruopànoiaticnioe»,eslltnemselatelppa«sciencesfondaeé,shroimselsiescsonesquifintseL.semmitamrofsquentes hoeletuasnorpséssil«rtteeug-,»s«enanlteocsurimlsedsuseprasnombretentplusylanaserèilifestrausleroupamsi»,ageglnasduencescies-nuseduttisrev-iousreaiessslacaparpérse.)otriorteLafpersdisnoitudxuafedmeemsesnloslelfièiersepsrsietparmilesdiplôoichedceenstxinoitatneiro’dxdiffre,filièparerhetnicséréneemfs,memeometsleueuqteqecparcourssoitletaoiné(deofmr«scèreesfiencnodpeitfiilealcalippa,»ontinem-adnoteselatplusnombreuseselsefmmsesnotmiareslipdmélôeuqselmmohpsear,tcootnud,’dsternmad’u-mésecremmocedelocéne’uduxceuoe’snmelb.aDsnlgénieursoud’inlàcxe’syla,seéreièansdeefils’elneigulsoaelC.seriotarapérpsesclasenritsnicselsmritapalégenemuvrotenessterliferèiesentreifférenc.)Csedhpqieu7 oitacilparg(»naltaptees11aPmrisren02ingénieuceetd'oceremmlocédsesmésdedeslôipP0ra70903050101211-2n20GEetCPeecnecilsusrucnetsriscinsleersitairesClasse10P1raocrusnuviddutooctra2enlimdseôlpisémespfemmisciad-PEU7edsatlecoéetIQPhrAsGrapérpsseriotadisômple12letl edsne’2sé110milesplinepa210-102nicsistys SESSIR ES M :itamrofni’d emètpéitsuemeneignruec)%oSe(nuesemmnadelsfesctfesifcdecenoS SIGEArhPQIEU8-PatdesfeeuqrameRénnod : 9 00 2esa lurposapeutcuees201enn%)0(ecrehcsedsreitun,yspa5 1àneesniAu1s.2meemesfntdssoheurylan,sésCO’laEDyspaedesd4 2ielshcemsapmrdesfemlapartéeevélslasandsruehcreulptsequequelesdansehcrrcebuilehpececavnuaréctnerpersesite,points.Cetécart’duamiosn1 0tammtnoteintatsneiotn13p netleùoe,ndlainFnepuccosemmefsespostet16%d-rhcuesrsedcehenseptrandles74ed%esirtestssesopdaimenratinistgrapon()8 euqihd eton .maonf’3. 1ont30• Pga e0602046080100%Parmileidsmôlpdséamuersttearplmiatmm,onoprunetrsicheutantmporleit-netrehcedinantteponusi.lEelserrpséneed’ingé-nieur11eémô’dsenulocé08s00tonpldides6%e,2rancnEFneenoép nueioUnl’e dlembsene’l snad euqeé féminiscemoinse nFnaceece.UlenestduelrihcreniealhcervadasaiqueagntéroCne’duSudeAlle’eneoumagnPyaaxu,sm-saBpasderfesesmmos,atinatuuqtpostesdecherchuesrsnotcoucépsnaD.)%83(inenpéroeunioUnl’0)%à3eirupurémeUoyauauRou’uqEnemtesnioorN(sdopurduepano(niouuaJà20%)férieureltvinuaelteequelquueqoisoi.nEnfeef,ttetypedeformatenurapitroporpstdiestenguinmialb,eneitsdiefeondfaimmeseèrsc«allifiarotedtnu’dcodapplicatalesetnoademtneicnsefeniclensitcrs-niselimraptnaousternmad’umôséidlpelsec,eoulestitulaiers’dnudpiôlem’idgén-euni3r,%0tnossedmef»,qionarmiuepisnlsesnerctiesslacataréppricseriouqfiit-nepiôlémseelemtndsteroud’unmaarotedtnu’dcodèrlieteetcfiteépirlaSruem.splunte,réceodeemmef0005edselnuantenrtsos)5.2(00èceaGrurlfponnDosée0920ausitid2no.210.21istiques,MEN,ér féréneec ststaReroiVets repètcodnu’.11.tarosdi%deésdplômsocmeem44tnersd’unmdiplômétndsefsaetrose1isE0.nteprre%16sed02n,11tratinisadmsensneehruehcroiCn0E10908070605040ruehcrehCelbmesn10 22-; t artimeent MESR%0102030syaPsaB-oS .ecru: s DEOCPI, 2STtuirl A’l ahc,eiqueBelgles et l ,edèuSamenaD eAll’, rke,gnmale
Le lien entre la féminisation du personnel Danemark, en Norvège et en Finlande) et magne. Le Portugal et la Turquie se dis -
de recherche et l’effort de R&D des pays, du Portugal (15 ‰)
(graphique 9)
. La mobi- tinguent par une mobilisation de femmes
mesuré par la dépense intérieure de R&D lisation des hommes dans la recherche chercheurs (respectivement 13 ‰ et 5 ‰)
rapportée au Produit intérieur brut, n’est est plus importante : 18 pays comptent au plus élevée que pour les hommes (respec -
pas établi. Avec un effort de recherche moins dix chercheurs pour 1 000 hommes tivement 12 ‰ et 3 ‰).
supérieur à 3 %, la Finlande, la Suède, actifs, le maximum étant en Finlande La recherche privée emploie quant à
la Corée du Sud et le Japon font partie (28 ‰). À l’exception de la Turquie, il y elle davantage de chercheurs hommes
des pays qui réalisent le plus important a dans l’ensemble des pays analysés que de chercheurs femmes en propor -
effort de recherche au sein de l’OCDE. moins de chercheures que de chercheurs tion de la population active. Ainsi, parmi
Parallèlement, la part des postes de cher - en proportion de la population active. En 1 000 hommes actifs, 17 sont chercheurs
cheurs occupés par des femmes varie du France, la mobilisation des femmes dans en entreprise en Finlande, 14 au Danemark
simple au double entre ces pays. Elle n’est la recherche est de 6 ‰, celle des hommes et 13 en Corée du Sud ou au Japon. La
que de 14 % au Japon et 17 % en Corée du de 16 ‰. France, avec 10 chercheurs en entre-
Sud, alors qu’elle atteint 32 % en Finlande Dans la plupart des pays, la recherche prise pour 1 000 hommes actifs, est dans
et 36 % en Suède. publique emploie presque autant de cher - une situation proche de l’Autriche, de la
L a mobilisation des femmes dans la cheures que de chercheurs en proportion Norvège et de la Suède. Dans le même
recherche peut également être appréhen - de la population active. C’est notamment temps, le Danemark est le pays, parmi
dée par le nombre de femmes occupant un le cas en Italie (4 ‰), en Espagne (7 ‰), tous ceux analysés, qui compte le plus
poste de chercheur par rapport à la popu - en Suède (8 ‰) ou en Finlande (11 ‰). La de chercheures en entreprise en propor -
lation active féminine, à savoir le nombre France est dans une situation légèrement tion de la population active. Cependant,
de femmes en emploi ou au chômage. différente : pour 1 000 actifs, les cher- elles ne sont que 5 chercheures pour 1 000
Seuls six des 24 pays de l’OCDE analy - cheurs en administration sont plus nom - femmes actives.
sés comptent au moins dix chercheures breux parmi les hommes (6 ‰) que parmi
pour 1000 femmes actives. Il ’agit du les femmes (4 ‰). En ce sens, la France
s
Roy aume - Uni (10 ‰), des p ay s nor - se rapproche davantage des Pays-Bas,
Nicolas Le ru
et
Lauent Peain
,
diques (entre 11 ‰ et 14 ‰ en Suède, au du Japon, de la Corée du Sud et de l’Alle -
MESr DGESIP / DGrI SIES
GrAPhIQUE 9a -
Ceceus en entepise pa sexe en 2010 (pou 1 000 actifs)
GrAPhIQUE 9b -
Ceceus en administation pa sexe en 2010 (pou 1 000 actifs)
18 18
FIN
16 16
KOR DNK
JPN
14 14
PRT
12 12
FIN
FRA NOR NOR
10
AUT
10
DNK GBR
SWE AUT EST
BELSWE
8
DEU
DEU
8
JPNSVK
BEL FRA IRL SVN ESP
SVN
6
GBR IRL
6
KOR CZE HUN
CZE
PRT ITA POL
4 4
NLD
NLD EST TUR
HUNESP
2
SVKTIUTRA
2
CHL
POL
0
CHL
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
NombredechercheursfemmesenentrepriseNombrede(cpherc1h0e0u0rsfefemmmmesesacetnadministration
(pour 1 000 femmes actives) our ives)
Code Pays :

AUT :
Autriche•
BEL :
Belgique•
CHL :
Chili•
CZE

:
Rép.tchèque•
DEU :
Allemagne•
DNK

:
Danemark•
ESP :
Espagne•
EST :
Estonie•
FIN

:
Finlande•
FRA

:
France•
GBR :
Royaume-Uni•
HUN :
Hongrie

IRL

:
Irlande•
ITA :
Italie•
JPN :
Japon•
KOR :
CoréeduSud•
NLD

:
Pays-Bas•
NOR

:
Norvège•
POL :
Pologne•
PRT :
Portugal•
SVK :
Slovaquie•
SVN

:
Slovénie•
SWE

:
Suède•
TUR :
Turquie
Lecture : le diamètre des bulles est proportionnel à l’effort de recherche des entreprises ou des administrations, mesuré par le
ratio
des dépenses intérieures de R&D au produit intérieur brut.
En France, les entreprises emploient 2,6 chercheures pour 1 000 femmes actives et 9,7 chercheurs pour 1 000 hommes actifs. Les administrations emploient 3,5 chercheures pour 1 000 femmes
actives et 6,3 chercheurs pour 1 000 hommes actifs.
Remarque : données 2009 pour la Suède, le Danemark, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique et les Pays-Bas.
Sources : OCDE, PIST 2012 -2 ; traitement MESR
note d’nfomaton 13.03


Page 7

ctdarée dreaiétrceSodixipO : ecnfo d’noteard iallcrS :aMoi nAgenon 1mat •P3.038ga eVE/DPPEDPou en savoi plus
- « Manuel de Frascati, Méthode type proposée pour les enquêtes sur la recherche et le développement expérimental », OCDE, édition 2002.
- « Dépenses de recherche et développement en France en 2010 - Premières estimations pour 2011 »,
Note d’information Enseignement supérieur
& Recherche
, 12.11, MESR, août 2012.
- « Dans une économie tournée vers les services, la recherche industrielle française reste dynamique »,
Note d’Information Enseignement supé-
rieur & Recherche
, 12.01, MESR, avril 2012.
- « Les chercheurs en entreprise - Forte augmentation sur la période 1997-2007 »,
Note d’Information Enseignement supérieur & Recherche
, 11.05,
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L emploi des femmes et des hommes dans la crise : les effets de la segmentation du marché du travail »,
La note d’analyse du Centre d’Analyse
- «

Stratégique
, n° 312, décembre 2012.
Principaux indicateurs de la science et de la technologie », OCDE, édition 2012/2.
- «

Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche
, MEN-MESR, RERS édition 2012.
-
www.enseignementsup-recherche.gouv.fr

Souces et définitions
Les résultats sont issus des enquêtes réalisées par le ministère de l’ensei- recherche scientifique), Ifsttar (Institut français des sciences et technolo-
gnement supérieur et de la recherche (MESR) à la sous-direction des gies des transports, de l’aménagement et des réseaux, fusion de l’Inrets
systèmes d’information et études statistiques (SIES), d’une part auprès des et du LCPC), Ined (Institut national d’études démographiques), Inra (Institut
entreprises (privées ou publiques), d’autre part auprès des administrations. national de la recherche agronomique), Inria (Institut national de recherche
en informatique et en automatique), Inserm (Institut national de la santé
L’enquête aupès des entepises
est réalisée auprès d’environ 11 000 en- et de la recherche médicale), IRD (Institut de recherche pour le dévelop-
treprises exécutant des travaux de R&D sur le territoire français. L’enquête pement), Irstea (Institut de recherche en sciences et technologies pour
est exhaustive pour les entreprises ayant des dépenses de R&D supérieures l’environnement et l’agriculture, ex-Cemagref).
à 0,4 million d’euros (M€) et échantillonnée pour les autres. Tous les deux
ans, un questionnaire complète l’enquête pour décrire la population des
Liste des établissements publics à caactèe industiel et commecial
chercheurs et ingénieurs de recherche dans les entreprises.
(EPIC) qui mènent des tavaux de r&D :
Andra (Agence nationale pour la
gestion des déchets radioactifs), BRGM (Bureau de recherches géologiques
L’enquête aupès des administations
est réalisée auprès des institutions et minières), CEA Civil (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies
qui exécutent et/ou financent des travaux de recherche : les universités alternatives), Cirad (Centre de coopération internationale en recherche
et autres établissements d’enseignement supérieur sous tutelle ou non agronomique pour le développement), Cnes (Centre national d’études
du MESR, les organismes publics de recherche (EPST et EPIC) et autres spatiales), CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), Ifremer
établissements publics, les services ministériels (y compris la défense), les (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), Ineris (Institut
centres hospitaliers universitaires et les centres de lutte contre le cancer, national de l’environnement industriel et des risques), Ipev (Institut polaire
les institutions sans but lucratif (associations et fondations). français Paul-Émile Victor), IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté
nucléaire), LNE (Laboratoire national de métrologie et d’essais) et Onera
Les effectifs présentés dans cette
Note d’Information
correspondent au (Office national d’études et de recherches aérospatiales).
nombre de personnes en emploi au 31 décembre de l’année de référence,
qu’elles soient à temps complet ou partiel (et quel que soit le type de Conformément au
Manuel de Frascati
, les
pesonnels de ecece

contrat). Il s’agit d’un nombre de personnes physiques, et non d’un nombre comprennent les chercheurs et les personnels de soutien à la recherche.
d’emplois en équivalent temps plein. Les chercheurs et ingénieurs R&D, regroupés sous le nom de
ceceus
,
Pour des raisons de disponibilités des données, le ministère de la défense, sont les spécialistes travaillant à la conception ou à la création de connais-
les centres hospitaliers universitaires et les centres de lutte contre le sances, de produits, de procédés, de méthodes ou de systèmes nouveaux.
cancer ne sont pas inclus dans le champ de cette analyse. En 2010, ils Ils incluent également les doctorants financés (dont les bénéficiaires d’une
emploient 2,8 % des chercheurs du secteur public. convention CIFRE) et les personnels de haut niveau ayant des responsabi -
Le « secteur privé » comprend l’ensemble des entreprises, y compris celles lités d’animation des équipes de recherche.
contrôlées directement ou indirectement par l’État. Par conséquent, le Les
pesonnels de soutien à la ecece
regroupent les techniciens
« secteur public » doit s’entendre hors entreprises publiques. En 2010, les qui participent à la R&D en exécutant des tâches scientifiques et tech-
entreprises de statut public emploient 3,5 % des chercheurs du secteur privé. niques ou d’autres travaux, généralement sous le contrôle des chercheurs,
les personnels ouvriers spécialement affectés aux travaux de R&D ainsi
Liste des établissements publics à caactèe scientifique et tecnolo -
que les personnels affectés aux tâches administratives liées aux travaux
gique (EPST) qui mènent des tavaux de r&D :
CNRS (Centre national de de R&D.