Principes pour une gestion durable des déchets - Fiche N°1

Principes pour une gestion durable des déchets - Fiche N°1

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La gestion durable des déchets fonctionne sur la base de quatre concepts:
Réduction des déchets à la source car beaucoup de déchets sont issus de consommations superflues et paupérisantes. On paye plus cher un produit du fait de son emballage, et c'est la seule chose qui le distingue d'un produit similaire. Aussi sophistiqué soit-il cet emballage n'est finalement qu'un déchet en plus à gérer.
Optimisation des collectes car c'est le poste de dépense le plus important et celui qui subit le plus l'impact de la hausse des coûts énergétiques, il est aussi un important facteur de pollution sonore et d'émission de gaz à effet de serre.
Favoriser le recyclage car il responsabilise les producteurs de déchets, crée de la richesse et surtout diminue la quantité de déchets ultimes.
Rechercher le mode de traitement le plus respectueux de l'environnement pour les déchets ultimes.
Ces concepts simples et incontournables fournissent la base fonctionnelle des politiques et stratégies qui pourraient être développées dans les régions cibles de ReCoMaP, sous réserve de prendre en compte les principes qui sont précisés plus loin.
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Publié le 01 décembre 2011
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FICHE No 1 PRINCIPES POUR UNE GESTION DURABLE DES DECHETSGestion des déchets dangereuxProGeCo | ReCoMaP1
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Fiche no141/1TMAABTLIEE RDEESS PRINCIPEDS U PROABULRE  UDNESE  DGEESCTHIEOTNS  TABLE DES MATIERES..............................................................1 Liste des illustrations..............................................................1 Liste des tableaux..............................................................1 TABLEAU DES ABBREVATIONS.........................................2 FICHE No1........................................................................3PRINCIPES POUR UNE GESTION DURABLE DES DECHETS1. Définition fonctionnelle.......................................32. Principes fondateurs............................................32.1. Prudence écologique et conscience environnementale...........................32.2. Pollueur payeur..................................................62.3. Responsabilité étendue.......................................92.4. Raisonner dans un espace à trois dimensions..........103. Dégager les priorités...........................................114. Conclusion........................................................13LISTE DES ILLUSTRATIONSFigure 1:Un dépôt sauvage très utilisé à Zanzibar, sur les franges de la mangrove.............................4Figure 2: Un dépôt de déchets après brûlage à l'entrée de FortDauphin, à Madagascar............................5Figure 3:Alternatives pour une stratégie de gestiondurable des sacs plastiques..................................8Figure 4:Les trois dimensions de la problématique de gestion durable des déchets.............................11LISTE DES TABLEAUXTableau 1:Trame en 4 points pour structurer une stratégie de gestion des déchets......................12ProGeCo | ReCoMaP
Fiche no141/2TABLEAU DESABBREVATIONS MOBTECCFCTCOCDMDDEDEEEDBIDSIDAMDSMDDQTDPPVEPAPVAPBCPICPDHEPLPRNUPCVPREFIOMOR-ORGISTSMOIUUHVLVPRINCIPEDS U PROABULRE  UDNESE  DGEESCTHIEOTNS Benne à Ordures MénagèresCentre d’Enfouissement TechniqueChloro Fluoro CarbonésCentre de TraitementDemande Chimique en OxygèneDéchets Dangereux des MénagesDéchets EncombrantsDéchets d’Equipements Electriques et ElectroniquesDéchets Industriels BanalsDéchets Industriels SpéciauxDéchets Ménagers et AssimilésDéchets Ménagers SpéciauxDéchets Toxiques en Quantités DisperséesEmballages Vides de Produits PhytosanitairesPorte à PortePoint d’Apport VolontairePoly Chlorure BiphénylsPouvoir Calorifique InférieurPoly Ethylène à Haute DensitéPoids LourdPneumatiques Usagés Non RechapablesPoly Vinyl ChlorureRésidus des Fumées d’Incinération des Ordures MénagèresRoll On – Roll OffSystème d’Information GéographiqueStation de TransfertUsine d’Incinération d’Ordures MénagèresVéhicules Hors d’UsageVéhicules LégersProGeCo | ReCoMaP
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Fiche no141/31.1Définition fonctionellePRINCIPEDS U PROABULRE  UDNESE  DGEESCTHIEOTNS La gestion durable des déchets fonctionne sur la base de quatre concepts:ŸRéduction des déchets à la source car beaucoup de déchets sont issus de consommations superflues et paupérisantes. On paye plus cher un produit du fait de son emballage, et c'est la seule chose qui le distingue d'un produit similaire. Aussi sophistiqué soit-il cet emballage n'est finalement qu'un déchet en plus à gérer.ŸOptimisation des collectes car c'est le poste de dépense le plus important et celui qui subit le plus l'impact de la hausse des coûts énergétiques, il est aussi un important facteur de pollution sonore et d'émission de gaz à effet de serre.ŸFavoriser le recyclage car il responsabilise les producteurs de déchets, crée de la richesse et surtout diminue la quantité de déchets ultimes.ŸRechercher le mode de traitement le plus respectueux de l'environnement pour les déchets ultimes.Ces concepts simples et incontournables fournissent la base fonctionnelle des politiques et stratégies qui pourraient être développées dans les régions cibles de ReCoMaP, sous réserve de prendre en compte les principes qui sont précisés plus loin.2Principes fondateurs2.1Prudence Mettre en application une gestion durable des déchets c'est d'abord écologique et amener les producteurs de déchets, industriels, commerçants et conscience citoyens, à faire acte de prudence écologique. environnementaleIl s'agit de prendre en compte le fait que l'impact de déchets non traités ou incorrectement traités peut être dommageable immédiatement et plus encore dans le futur, aux milieux naturels et à la santé des populations. D'une manière générale il faut constater que dans la majorité des régions littorales étudiées, la prise de conscience environnementale de ces impacts n'est ni partagée par tous les producteurs de déchets ni suffisamment informée pour constituer une motivation forte, soutenue et collective. ProGeCo | ReCoMaP
Fiche no141/4Exemple 1 : Les sacs plastiques, un déchet polluant à plus d'un titre:PRINCIPESD  UPROABULRE  UDNEES  GDEESCTHIEOTNS Chacun peut constater que les populations enquêtées font un usage abondant des sacs plastiques, alors même que leurs usages et savoirs faire traditionnels ont depuis longtemps promus des contenants renouvelables fabriqués très simplement à partir de fibres et matières végétales. Malgré cela une grande quantité de sacs plastiques sont consommés et jetés chaque jour dans des dépôts relativement proches des zones d'habitat bien que dérobés aux regards. Cette pratique fort courante permet aux producteurs de déchets de se préserver momentanément de la nuisance visuelle des envols de déchets tout en s'en débarrassant sans trop de fatigue en proximité immédiate du lieu de  .eivFig. 1 : Un dépôt sauvage très utilisé à Zanzibar, sur les franges de la mangrove.Cependant l'absence de traitement sur les sites de dépôt souvent situés aux abords des villages, sur une frange forestière, au débouché d'une mangrove ou en bord de mer contribuera fatalement à l'impact paysager global, diminuera le potentiel de développement du tourisme, induira le risque d'accumulation d'eau de pluie et par conséquent de prolifération d'insectes. L'impact du rejet de ces sacs dans les lagons, dans les cours d'eau ou même après enfouissement est encore moins connu des ProGeCo | ReCoMaP
Fiche no141/5Exemple 2: Le brûlage des déchets induit des pollutions multiplesPRINCIPESD  UPROABULRE  UDNEES  GDEESCTHIEOTNS consommateurs ou trop peu pris en compte parce que moins visible et moins immédiat que les impacts terrestres. Pourtant les pêcheurs et les plongeurs n'ignorent pas l'étouffement des massifs coralliens, on connaît aussi le pouvoir d'étanchéité de ces matériaux sur les sites d'enfouissement qui y créent des poches d'anaérobiose, et l'on sait qu'ils atténuent la capacité respiratoire des peuplements végétaux des mangroves.La technique du brûlage des déchets participe d'un même mécanisme. Si le brûlage de déchets purement organiques tels que déchets verts, coques de noix, déchets de cuisine après prélèvement opérés par les animaux domestiques, n'impacte pas très fortement sur les milieux, autant le brûlage de déchets mélangés contenant des plastiques, des métaux revêtus (cannettes) des emballages complexes et des piles génère une pollution atmosphérique forte et des transferts de polluants en sol qui peuvent atteindre les nappes phréatiques, les cours d'eau et la mer. Ces pratiques quotidiennes menées sur les dépôts villageois ou de quartier mais aussi sur des décharges plus contrôlées, au delà de la génération de gaz toxiques, produisent des cendres qui ont concentré les polluants minéraux et ont ainsi acquis une forte écotoxicité. Fig. 2 : Un dépôt de déchets après brûlage à l'entrée de Fort Dauphin, à MadagascarProGeCo | ReCoMaP
Fiche no141/62.2Pollueur payeur PRINCIPEDS U PROABULRE  UDNESE  DGEESCTHIEOTNS Ces cendres et matériaux imbrûlés issus d'une combustion à faible température, seront rapidement lixiviées par les pluies, polluant les sols et les eaux de surface ou la mer, générant des impacts peu visibles mais durables et souvent irréversibles. Faute de conscience environnementale et de volonté collective pour mettre en place des moyens de traitement adaptés, ces pratiques perdureront car elles sont encouragées par la nécessité de diminuer le pouvoir fermentescible des déchets, leur volume et leur pouvoir d'attraction des insectes et rongeurs.Prudence écologique et prise de conscience environnementale sont donc des objectifs clefs dans l'élaboration d'une gestion durable des déchets car ils fondent la mobilisation du producteur de déchets, sans laquelle aucune stratégie ne peut tenir. Dans le même registre il faut admettre que les déchets modernes, qui ont fait leur apparition récemment dans les régions isolées et faiblement développées avec l'arrivée de biens de grande consommation, contribuent à l'accroissement de la pauvreté. En effet, ni la nécessité ni le coût du traitement des déchets issus de cette évolution des modes de consommation n'a été pris en compte et la dégradation des milieux conséquente des dépôts sauvages détruit ou détruira à court terme une partie des ressources naturelles sur lesquelles les populations pourraient s'appuyer. Cette tendance est déjà visible en tant que frein au développement de l'écotourisme du fait de la détérioration des paysages, elle s'observe aussi sur les milieux marins lagonnaires et avec la détérioration qualitative des ressources en eaux douces. La gestion durable des déchets, en protégeant les milieux, contribue donc fortement à la lutte contre la pauvreté.ProGeCo | ReCoMaP
Fiche no141/7PRINCIPEDS U PROABULRE  UDNESE  DGEESCTHIEOTNS A ce niveau de la réflexion il faut envisager de cerner la responsabilité du producteur de déchet car on ne peut lutter contre la pauvreté sans considérer les facteurs de paupérisation. La règle du pollueur payeur qui est inscrite dans la plupart des lois cadres environnementales des pays cibles du programme ReCoMaP s'applique au cas des déchets et constitue un des principes fondateurs d'une stratégie de gestion durable des déchets. La question est de savoir qui est le producteur du déchet et jusqu'où s'étend sa responsabilité et donc sa contribution financière. Le débat est encore ouvert dans de nombreux pays mais on peut néanmoins retenir quelques règles simples en suivant à titre d'exemple le cycle des sacs plastiques.Exemple 3: Le fabricant de sacs plastiques diffuse son produit grâce à un ou plusieurs Pollueur payeur distributeurs qui le revendent à des commerçants pour qui le sac constitue et sacs plastiques un outil de vente car il permet au consommateur de ne pas “s'encombrer” d'un sac durable, mais vide et qui sépare mal ses achats, quand il fait ses courses. Le fabricant qui produit, le distributeur qui diffuse et le commerçant qui écoule sont tous conscients de l'utilité commerciale du sac plastique, mais ils semblent ou veulent en ignorer les impacts environnementaux. Le consommateur qui cède à la facilité partage la responsabilité de l'impact car il a choisi d'accepter le produit mais surtout car il est celui qui rejette le sac en fin d'usage, devenu déchet. Les responsables de la collectivité, (au niveau national et local) sont aussi inclus dans le schéma de responsabilité environnementale si aucun moyen de traitement adapté, en l'occurrence collecte sélective et recyclage, n'a été mis en place pour permettre d'annuler l'impact de ce déchet. En prenant pour acquis que l'autorité gestionnaire de la ProGeCo | ReCoMaP
Fiche no141/8Alternatives pour traiter le problème de la prolifération des sacs plastiquesLégiférer pour modifier la nature des sacs plastiques afin de les rendre plus faciles à traiterTaxer fortement ou imposer un prix minimum au niveau national la production ou l'importation de sacs plastiquesAu niveau national ou local, en interdire la diffusion et l'usagePRINCIPESD  UPROABULRE  UDNEES  GDEESCTHIEOTNS collectivité, devenue pleinement consciente du problème, décide d'appliquer le principe du pollueur payeur, elle doit se décider entre plusieurs alternatives ou la combinaison de plusieurs solutions parmi lesquelles:Imposer une épaisseur plus faible qui induit une biodégradabilité plus rapideImposer que les sacs soient constitués de matière plastique biologiqueTaxer les producteurs, les distributeurs et les commerçants afin de rendre le prix des sacs non attractifLégiférer pour que les commerçants fassent payer les sacs plastiques aux consomateursAmène les populations à revenir à des pratiques plus environnementales en utilisant des sacs en fibres végétales de fabrication domestiqueMeilleure gestion en centre d'enfouissement mais pas en recyclageIl est possible d'utiliser le revenu fiscal pour permettre la mise en place des filières de traitement adaptées.Freine ou annule progressivement l'usage des sacs plastiques mais l'augmentation de prix pèse sur le consommateurFig. 3 : Alternatives pour une stratégie de gestion durable des sacs plastiques ProGeCo | ReCoMaP