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Rapport du Comité de statistique sur sa douzième session

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200119 SA DOUZIÈME SESSIONRAPPORT DU COMITÉ DE STATISTIQUE SUR[Point 7 e) de l’ordre du jour provisoire]STATISTIQUESS ET FAITS ÉMERGENTS AU NIVEAU RÉGIONAL: QUESTIONBangkok25 avril 2001 -septième session - CinquanteCOMMISSION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE POUR L'ASIE ET LE PACIFIQUEORIGINAL : ANGLAIS ET SOCIALFRANÇAISÉCONOMIQUE12 janvier E/ESCAP/1214 CONSEILGÉNÉRALE NATIONS UNIESDistr. Le Comité de statistique a tenu sa douzième session du 29 novembre au 1 décembre 2000 avec laparticipation de représentants de 37 membres et membres associés et de 19 organismes des Nations Unies,institutions spécialisées et autres organisations intergouvernementales. Il a adopté plusieurs conclusions et avec satisfaction que la collaboration étroite se poursuivait entre la CESAP et le Fonds des Nations Unies Au sujet de la demande, par la communauté internationale, d’un vaste ensemble d'indicateurs dudéveloppement afin de mesurer le progrès social et économique, le Comité a déclaré qu' il fallait tenir Il a examiné en outre un rapport sur un certain nombre de critiques émises au sujet d'un récent accueilli avec satisfaction la recommandation tendant à ce qu'à l'avenir, la comparaison des niveaux de vie pouvoir d'achat permettant la comparaison internationale du produit intérieur brut et d'aut res agrégatséconomiques. Il a donné son accord pour la création d'un ...
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Distr. GÉNÉRALE  E/ESCAP/1214 12 janvier 2001  FRANÇAIS  ORIGINAL : ANGLAIS
NATIONS UNIES CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL   COMMISSION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE POUR L'ASIE ET LE PACIFIQUE  Cinquante-septième session 19-25 avril 2001 Bangkok          
QUESTIONS ET FAITS ÉMERGENTS AU NIVEAU RÉGIONAL: STATISTIQUES  [Point 7 e) de l’ordre du jour provisoire]  RAPPORT DU COMITÉ DE STATISTIQUE SUR SA DOUZIÈME SESSION    
 
(i)  RÉSUMÉ  Le Comité de statistique a tenu sa douzième session du 29 novembre au 1er 2000 avec la décembre participation de représentants de 37 membres et membres associés et de 19 organismes des Nations Unies, institutions spécialisées et autres organisations intergouvernementales. Il a adopté plusieurs conclusions et décisions importantes, énumérées au chapitre I du présent rapport.  Le Comité a examiné les rapports de son bureau, du Groupe d'experts des statistiques, du secrétariat et de l'Institut de statistique pour l'Asie et le Pacifique (ISAP) sur les activités statistiques dans la région. Il a noté avec satisfaction que la collaboration étroite se poursuivait entre la CESAP et le Fonds des Nations Unies pour la population, de même que le soutien extrabudgétaire procuré par le Fonds. Il a également remercié le Gouvernement japonais de l'appui généreux et constant qu'il apportait à l'ISAP.  Le Comité a tenu un vaste débat sur le rôle important des technologies de l'information et leur impact sur les activités statistiques. Il a estimé qu'il fallait définir un cadre qui permettrait de mieux mesur er l'évolution en matière de technologies de l'information. À son avis, cependant, un ensemble d'indicateurs vaudrait mieux qu'un indice composite unique. Le Comité a reconnu que les services de statistique devaient être en mesure de fournir des données à bref délai et à tout moment sur l'état de la numérisation dans leur pays.  Au sujet de la demande, par la communauté internationale, d’un vaste ensemble d'indicateurs du développement afin de mesurer le progrès social et économique, le Comité a déclaré qu' il fallait tenir pleinement compte des besoins et des ressources des pays qui ont des systèmes statistiques moins développés, notamment les pays du Pacifique. Il a estimé aussi que l'ensemble d'indicateurs retenus devrait tenir compte des besoins des usagers nationaux et internationaux. Il a invité instamment les pays de la région à participer à l'examen en cours des indicateurs internationaux du développement.  Il a examiné en outre un rapport sur un certain nombre de critiques émises au sujet d'un récent  Rapport sur le développement humain établi par le Programme des Nations Unies pour le développement. Il a accueilli avec satisfaction la recommandation tendant à ce qu'à l'avenir, la comparaison des niveaux de vie entre les pays utilise la parité de pouvoir d'achat en dollars plutôt que les taux de change officiels.  Le Comité a noté l'importance du Programme de comparaison internationale pour établir des parités de pouvoir d'achat permettant la comparaison internationale du produit intérieur brut et d'aut res agrégats économiques. Il a donné son accord pour la création d'un organisme régional de coordination du PCI qui regrouperait les pays et les organisations régionales et internationales, et il a prié le secrétariat d'établir un plan d'action qui indiquerait les incidences probables sur les ressources et contiendrait un programme de recherche.  Le Comité a examiné également la question des statistiques du secteur informel et des classifications statistiques. Il a invité instamment le secrétariat et la Banque asiatique de développement à poursuivre leur collaboration étroite dans le domaine des statistiques de la pauvreté.  À propos du programme de travail, le Comité a considéré que les technologies de l'information et des communications et l'économie du savoir prenaient une importance nouvelle dans les activités statistiques et que ces sujets devaient figurer dans le plan à moyen terme pour 2002-2005 et recevoir la priorité dans le programme de travail pour 2002-2003. Il a affirmé de nouveau que la tâche principale du programme statistique était de promouvoir le développement statistique dans la région. Il a invité instamment le secrétariat à aider à renforcer les capacités statistiques des pays et reconnu que des ressources extrabudgétaires étaient souvent indispensables à cette fin. Il a également prié le secrétariat d'établir des projets qui seraient utiles aux pays dans les domaines suivants : les technologies de l’information et des communications, les classifications statistiques, le Programme de comparaison internationale et les statistiques des questions sociales.  Au sujet de la place des technologies de l'information dans les structures de programme et l'appareil de conférence du secrétariat, le Comité a recommandé que l'informatisation du secteur pu blic reste inclue dans son mandat et que les technologies de l'information visées par le sous-programme sur les statistiques se limitent aux activités qui ont un rapport direct avec les travaux des services des statistiques.  Le Comité a examiné aussi son propre fonctionnement suivant la résolution 53/1. Il a recommandé qu'aucune modification ne soit apportée à l'organisation des sessions de trois jours et que ses sessions continuent à se tenir tous les deux ans. Étant donné le haut niveau de la participation et de la représentation venant des capitales, il a estimé qu'il était pleinement justifié de maintenir son existence dans l'appareil de conférence. 
- i -    TABLE DES MATIÈRES
 Chapitre Page  I. QUESTIONS APPELANT UNE DÉCISION DE LA COMMISSION  ÉCONOMIQUE ET SOCIALE POUR L’ASIE ET LE PACIFIQUE  OU PORTÉES À SON ATTENTION ............................................................................... 1  Principales conclusions et décisions dont la Commission est invitée à prendre note ............. 1 II. ACTES DU COMITÉ....................................................................................................... 4  A. Synthèse des grandes questions se posant au niveau mondial et régional en matière de statistiques officielles........................................................................... 4  B. Bonne utilisation des indicateurs destinés à mesurer les progrès économiques   et sociaux................................................................................................................. 6  C. Statistiques du secteur informel ................................................................................. 9  D. Statistiques sur la société de l’information ................................................................. 10  E. Classifications statistiques: état de leur application dans la région............................... 12  F. Programme de comparaison internationale: perspectives d’une  comparaison régionale .............................................................................................. 13  G. Rapports soumis à l’attention du Comité.................................................................... 14  H. Questions relatives au programme ............................................................................. 17  I. Examen du fonctionnement du Comité suivant la résolution 53/1 de la Commission..................................................................................................... 18  J. Questions diverses.................................................................................................... 19  K. Élection du Bureau ................................................................................................... 19 III. ORGANISATION DE LA SESSION ................................................................................ 20  A. Ouverture et durée.................................................................................................... 20  B. Participation............................................................................................................. 20  C. Bureau..................................................................................................................... 21  D. Ordre du jour et organisation des travaux................................................................... 22  E. Documentation......................................................................................................... 23  F. Adoption du rapport.................................................................................................. 23 Annexe. Liste des documents.................................................................................................. 24   
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    I. QUESTIONS APPELANT UNE DÉCISION DE LA COMMISSION  ÉCONOMIQUE ET SOCIALE POUR L’ASIE ET LE PACIFIQUE OU PORTÉES À SON ATTENTION  Principales conclusions et décisions dont la Commission est invitée à prendre note  1. Le Comité a estimé qu'il fallait prendre des dispositions pour obtenir de meilleures mesures au sujet des technologies de l'information au service du développement. Il a cependant relevé qu'un indice composite unique ne pouvait pas servir à cette fin et qu’un ensemble d'indicateurs pourrait être préférable. 2. Il a prié le secrétariat de rédiger un document contenant une étude des possibilités envisageables pour mesurer le domaine des technologies de l'information pour le développement, en tenant compte des projets du PNUD et des autres approches qui apparaissent, et de soumettre ce document au Groupe d'experts des statistiques à sa prochaine session. 3. Il a prié instamment le secrétariat et la BAsD de poursuivre leur collaboration étroite au sujet des statistiques de la pauvreté. 4. Il a demandé qu'il soit tenu pleinement compte, dans la mise au point des indicateurs des progrès du développement social et économique, des besoins des pays qui ont des systèmes statistiques moins développés, notamment ceux du Pacifique. Il fallait aussi que la série d'indicateurs prévus tienne compte des besoins de tous les usagers, nationaux et internationaux. 5. Le Comité a prié instamment les pays de la région de participer le plus possible aux mécanismes qui se créaient pour procéder à l'examen des indicateurs afin d’arriver à un nombre limité d'indicateurs de base en vue de leur validation par la Commission de statistique à sa session de 2002. 6. Il a noté avec satisfaction le rapport et les recommandations des Amis du Président du Comité de statistique tendant à ce que la parité de pouvoir d'achat en dollars soit utilisée d'un bout à l'autre du Rapport sur le développement humain comme le principal moyen de comparaison des niveaux de vie. Il a toutefois estimé souhaitable d'améliorer la qualité des données sur la parité de pouvoir d'achat dans certaines régions. Il a noté que des données de bonne qualité étaient essentielles pour permettre une analyse correcte s'est inquiété des possibilités de trouver des ressources pour redresser la situation. 7. Le Comité a estimé, tout comme le représentant du Bureau du Rapport sur le développement humain, que l’Indice du développement humain, qui était un indice composite, ne pouvait être qu'un indicateur sommaire très grossier du développement humain. Il devait être complété par d'autres séries statistiques pour rendre compte de tous les aspects du développement humain. Le Comité a considéré que le Bureau du Rapport sur le développement humain devait expliquer ces limitations plus clairement au public, à la fois dans la manière dont il présentait ses résultats dans le Rapport et à travers ses contacts avec les médias.
 
E/ESCAP/1214 Page 2   8. Le Comité a recommandé que tous les bureaux des statistiques considèrent que les décideurs et les autres grands utilisateurs de données pouvaient demander à tout moment des données sur l’état de la numérisation dans le pays et qu'ils se tiennent prêts à répondre aux demandes.
9. Il a noté que l’évolution rapide des technologies de l'information ajoutait à la nécessité de livrer très rapidement les statistiques pertinentes après la réalisation des événements. Il a relevé que les administrations, les entreprises et le public s'intéressaient vivement aux statistiques sur la société de l'information (nombre d’ordinateurs, usage de l’Internet, etc.) et a recommandé que les services des statistiques répondent correctement aux besoins de statistiques dans ce domaine.
10. Il est convenu que la mesure relativement exacte et rapide de l’état et de l’évolution de la société de l’information constituait un premier pas important pour combler le fossé numérique. Dans la mesure où il fallait, de plus en plus, accélérer le travail méthodologique et développer l’échange des informations correspondantes, le Comité a recommandé que les statistiques sur la société de l’information figurent à l’ordre du jour de ses sessions à venir et de celles de ses organe subsidiaires.
11. À propos de la révision de la Classification internationale type, par industrie, de toutes les branches d’activité économique (CITI), sous les auspices de la Commission de statistique des Nations Unies, il a souligné qu'il était très important de disposer de différents systèmes d’agrégation des industries (notamment pour les secteurs de l’électronique, de l’information, du tourisme et des transports) et qu'il fallait que les pays contribuent à la révision afin que la classification réponde aux besoins de la région.
12. Il a reconnu l’importance qui s’attachait au Programme de comparaison internationale (PCI) pour définir des parités des pouvoirs d’achat qui permettrait la comparaison internationale du PIB et des autres agrégats économiques.
13. Il a donné son accord à la création d’un organisme régional de coordination du PCI regroupant les pays les organisations internationales et régionales. À cet égard, il a demandé au secrétariat d’établir un plan d’action qui indiquerait les incidences probables sur les ressources et comprendrait un programme de recherche.
14. Il a pris note de l’importante contribution faite au financement extrabudgétaire par le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et il s’est félicité d’apprendre que cette organisation prévoyait augmenter prochainement le niveau de ses financements. Les avantages d’une collaboration étroite entre la CESAP et le FNUAP étaient évidents aussi au niveau des pays, dans l'exécution des projets statistiques en matière de population.
15. Le Comité a reconnu que, malgré les progrès de la technologie de l’Internet, les produits papier restaient nécessaires, en particulier pour les pays où l’accès à l’Internet était difficile ou onéreux.
 
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    16. Le Comité a remercié le Gouvernement japonais de sa contribution généreuse et constante à l’Institut de statistique pour l’Asie et le Pacifique, en ressources financières et en nature, comprenant l’octroi de bourses de perfectionnement pour des stages de formation tenus au Japon. Il a aussi remercié les autres pays et les organisations internationales, dont le PNUD, de leur appui financier et autre à l’Institut. Il a prié instamment ces pays d'augmenter leurs contributions.
17. Il a décidé que les technologies de l’information et des communications et l’économie du savoir devaient figurer dans le plan à moyen terme et qu’une modification à cet effet devrait être opérée aussitôt que possible.
18. Il a noté que les domaines prioritaires des statistiques sélectionnés à sa session antérieure [le Système de comptabilité nationale (SCN) de 1993, les statistiques de la pauvreté, les statistiques sexospécifiques, les statistiques du secteur informel et les statistiques de l’environnement] concordaient avec la déclaration de principes du Secrétaire exécutif. Il a estimé que les technologies de l’information et des communications et l’économie du savoir prenaient une importance nouvelle dans les activités statistiques et a décidé de les inscrire parmi les questions prioritaires dans le programme de travail pour 2002-2003. Il a rappelé que le programme en matière de statistiques a fait pour objet principal de promouvoir le développement statistique dans la région. Il a engagé le secrétariat à contribuer au développement des capacités statistiques nationales et a reconnu que des ressources extrabudgétaires étaient souvent nécessaires à cet effet.
19. Il a engagé le secrétariat à établir des projets au profit des pays dans les domaines suivants: les technologies de l’information et des communications, les classifications statistiques, le Programme de comparaison internationale et les statistiques sur les questions sociales.
20. Il a décidé de maintenir l’informatisation du secteur public dans son mandat, tout en limitant la portée des activités concernant les technologies de l’information inscrites dans le sous-programme pour les statistiques de telle manière qu’elles se rapportent directement aux activités des services statistiques.
21. À propos de son propre fonctionnement, le Comité a décidé de continuer de se réunir tous les deux ans pendant une durée de trois jours. Étant donné que la Commission de statistique de l’ONU et le Conseil d’administration de l’ISAP tenaient des sessions annuelles, il a décidé d'autoriser le Groupe d’experts des statistiques à agir en son nom en rapport avec ces organismes les années où il ne se réunissait pas.
22. Étant donné les niveaux élevés de la participation et de la représentation venant des capitales, il a estimé que son maintien au sein de l’appareil de conférence se justifiait amplement. Il a décidé d’autoriser son bureau à suivre l’évolution de la situation concernant l’appareil de conférence.   
 
E/ESCAP/1214 Page 4   II. ACTES DU COMITÉ  A. Synthèse des grandes questions se posant au niveau mondial et régional en matière de statistiques officielles 23. Le Comité a examiné ce point à partir du document E/ESCAP/STAT.12/1. Il a félicité le secrétariat d’avoir produit une étude aussi approfondie.
24. Il a estimé qu'il fallait prendre des dispositions pour obtenir de meilleures mesures au sujet des technologies de l'information au service du développement. Il a cependant relevé qu'un indice composite unique ne pouvait pas servir à cette fin, comme le montrait l'expérience acquise à propos d'autres indices composites, notamment l'Indice du développement humain. Un ensemble d'indicateurs pourrait être préférable à un indice composite unique et il a été suggéré que le secrétariat fasse une enquête auprès des pays pour déterminer quels domaines et quels indicateurs devraient être englobés pour décrire complètement le phénomène. On a noté que la Table ronde régionale sur les technologies de l'information et le développement, tenue à New Delhi en juin 2000 pour préparer la session d'été du Conseil économique et social, n'avait pas fixé de calendrier pour la mise au point de l'indice de l'état de préparation à l'entrée dans l'ère d'une numérique, dont la création avait été proposée, et qu'elle n'avait pas précisé quels indicateurs devraient être utilisés, ni examiné la question de la pondération à affecter aux différentes composantes de l'indice.
25. Le Comité a été informé que le PNUD consacrerait spécialement la prochaine livraison de son Rapport sur le développement humain au thème de la technologie de l’information et de la biotechnologie au service du développement. Il a déclaré qu'il serait particulièrement intéressé par les suggestions de méthodologie. Un atelier informel était prévu entre certains pays de la région pour étudier un cadre applicable à la mesure de l'économie du savoir et du commerce électronique, en s'appuyant, par exemple, sur les documents d’information communiqués par l'Australie et par la République de Corée au titre du point 6 de l'ordre du jour. Le Comité a prié le secrétariat de rédiger un document contenant une étude des possibilités envisageables pour mesurer le domaine des technologies de l'information pour le développement, en tenant compte des formules retenues par le PNUD et des approches qui apparaissent dans la région, et de le soumettre au Groupe d'experts des statistiques à sa prochaine session.
26. Le Comité a noté que le Consortium PARIS21 s'était réuni jusqu'à présent en Europe et en Amérique du Nord, et plus récemment en Afrique où se trouvait la plupart des pays concernés initialement. Le Comité a estimé que l'initiative PARIS21 ouvrait des perspectives considérables. Il a noté avec intérêt que le secrétariat du Consortium profiterait de la tenue du forum public, prévu pour le 1erla région de la CESAP. Un projet d'expansion des 2000, pour lancer l'initiative dans  décembre activités du Consortium devait être présenté à la Commission de statistique à sa session de 2001.
 
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    27. Le Comité a pris connaissance avec intérêt des progrès faits par les pays dans l'exécution de leurs programmes statistiques. Il a jugé à nouveau que le Groupe d'experts sur la mesure de la pauvreté (le Groupe de Rio) jouait un rôle et faisait un travail utiles. On a cependant fait observer avec préoccupation que les pays de la région avaient des difficultés à participer activement aux travaux du groupe. On a estimé important de mieux expliquer la méthodologie que le groupe avait établie. Le Comité a noté que le secrétariat envisageait la possibilité d'accueillir la prochaine réunion du Groupe de Rio et l'organisation éventuelle d'un colloque de haut niveau sur la mesure de la pauvreté avec la participation des décideurs. La Banque asiatique de développement (BAsD) a informé le Comité de son projet de créer une base de données et de produire des profils de la pauvreté pour ses pays membres. Elle prévoyait aussi de réunir un Forum asiatique sur la pauvreté qui comporterait une session sur la mesure de la pauvreté. Le Comité a prié instamment le secrétariat et la BAsD de poursuivre leur collaboration étroite au sujet des statistiques de la pauvreté.
28. Il a accueilli favorablement la création du Forum de Manille sur les statistiques et les comptes satellites de l'environnement. Il a été informé des modalités, acceptées en principe, qui régiraient son fonctionnement. La prochaine réunion du Forum était prévue provisoirement pour 2002 en Indonésie.
29. Le Comité a examiné la question de l'accessibilité des groupes de ville1. On a estimé généralement que les progrès favorisés par l'expérience et la participation aux travaux de ces groupes étaient positifs. Cependant, s'il était vrai que plusieurs des groupes accordaient une plus grande attention aux questions qui intéressent les pays en développement et que le contenu de leurs travaux et le texte de leurs rapports étaient effectivement affichés sur leurs sites Web, la participation à leurs activités restait difficile à cause du coût des voyages et de l'exigence de contributions portant de fond. Le Comité a donc encouragé à utiliser pleinement les documents méthodologiques déjà disponibles et, si possible, à contribuer à les enrichir en utilisant des moyens peu coûteux comme les sites Web des groupes, ainsi qu'à profiter des réunions des groupes de ville qui étaient accueillis par les pays de la région.
30. La Division de statistique du Secrétariat de l'ONU a donné au Comité des informations sur de nombreux sujets qui seraient examinés à la session de la Commission de statistique de 2001. Le Comité a pris note des activités prévues par la Division, notamment du lancement de nouveaux sites Web sur la méthodologie statistique et sur les bonnes pratiques de l'application des Principes fondamentaux des statistiques officielles. Il a constaté avec satisfaction que le BIT encourageait les contributions venant des pays développés et des pays en développement à la révision de son manuel des indices des prix à la consommation (IPC); il a noté que Singapour accueillerait une réunion sur ce sujet en juin 2001.
                                                   1 Groupes officieux d'experts revenons des services statistiques nationaux, constitués sous les auspices de la Commission de statistiques de l'ONU pour examiner certains problèmes particuliers des méthodes statistiques.
 
E/ESCAP/1214 Page 6   B. Bonne utilisation des indicateurs destinés à mesurer les progrès économiques et sociaux 31. Pour l'examen de cette question, le Comité était saisi de deux documents : une note rédigée par le secrétariat sur les progrès et les projets concernant les indicateurs du développement (E/ESCAP/STAT.12/3) et un document sur l'évaluation des critiques au sujet de l’utilisation des statistiques dans le Rapport sur le développement humain 1999, rédigé par les «Amis du Président de la Commission de statistique des Nations Unies» (ESCAP/STAT.12/INF.1). Le Comité a décidé d'examiner les deux documents séparément. 32. À propos du premier document, le Comité a été informé que le Groupe d'experts des statistiques avait consacré un large débat à la question des indicateurs du développement à sa onzième session, en 1999. La discussion avait porté spécialement sur les conséquences, pour les services nationaux des statistiques, des demandes de données nouvelles provoquées par les grandes conférences et sommets mondiaux organisés par les Nations Unies durant les années 90. Des préoccupations avaient été exprimées particulièrement au sujet de la multiplication des séries d'indicateurs mises au point par les différents organismes, du manque de solidité de certains de ces indicateurs et de la «surcharge d'indicateurs» que les décisions de ces conférences et sommets imposaient aux services nationaux des statistiques. Ces préoccupations avaient été communiquées à la Commission de statistique de l'ONU à sa trente-et-unième session en février-mars 2000, et la Commission en avait elle-même fait part au Conseil économique et social à sa session de juillet 2000. 33. Le Comité a noté que dans une résolution2 adoptée par le Conseil économique et social, le Conseil avait demandé à tous les organismes internationaux et bilatéraux de soutenir le renforcement des capacités statistiques nationales et soulignait que les indicateurs utilisés par le Secrétariat de l'Organisation des Nations Unies devaient être mis au point avec la pleine participation de tous les pays. Il avait prié en outre les organismes des Nations Unies d'éviter les doubles emplois parmi les indicateurs utilisés dans leurs rapports et dans les réseaux d'information, d'assurer la transparence, la cohérence et la fiabilité des indicateurs utilisés et de réexaminer les indicateurs communs par pays du Plan-cadre des Nations Unies pour l'aide au développement (UNDAF-CCA). Le Conseil avait invité à nouveau la Commission de statistique à examiner les travaux accomplis pour harmoniser et rationaliser les indicateurs de base afin de retenir un nombre limité d'indicateurs communs et de réduire ainsi la charge imposée aux pays pour la fourniture de données. 34. Le Comité a accueilli ces mesures avec satisfaction et il a constaté qu'elles nécessiteraient une amélioration de la coordination à long terme entre les organismes. Il a déclaré qu'il souhaitait toujours exercer à temps une influence sur les discussions à l'échelon mondial, particulièrement à la Commission  
                                                   2avec quelques changements de formes mineurs sous la cote E/2000/7. de résolution E/2000/L.30, à paraître  Projet
 
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    de statistique de l'ONU. Il a toutefois constaté avec inquiétude que la date des sessions du Comité et du Groupe d'experts risquait d'être fixée trop tard pour que les travaux de ces organes aient un impact immédiat sur les documents rédigés pour la Commission de statistique. Il a demandé en outre qu'il soit tenu pleinement compte des besoins des pays qui ont des systèmes statistiques moins développés, notamment ceux du Pacifique. Il a souligné aussi que la série d'indicateurs retenus devrait tenir compte des besoins des usagers nationaux et internationaux. 35. Sans être pleinement convaincu que les efforts faits jusqu'à présent à l'échelon international aient réussi à réduire la charge imposée aux services des statistiques, il a néanmoins estimé que ces initiatives avaient contribué à sensibiliser les organisations internationales au problème particulier rencontré par les services nationaux des statistiques et avaient au moins permis d'assurer que la charge de la production de données n'augmente pas.
36. Le Comité a été informé que la Division de statistique du Secrétariat de l'ONU rédigerait sous peu, pour la réunion de la Commission de statistique en mars 2001, un document qui contiendrait une liste complète de tous les indicateurs composites utilisés par les organisations internationales et qui exposerait les critères proposés pour l'évaluation des différents indicateurs, accompagnés de propositions sur les procédures. Ces critères comprendraient la validité technique, la pertinence et le coût et les efforts nécessaires pour produire chaque indicateur. Le Comité a noté que l'ensemble d'indicateurs UNDAF-CCA était actuellement celui qui avait la portée la plus large mais que la Série minimum de données sociales et nationales était, jusqu'alors, la seule qui ait été acceptée officiellement par le système des Nations Unies. Il a prié instamment les pays de la région de participer le plus possible aux mécanismes qui se mettaient en place pour procéder à l'examen des indicateurs afin d’arriver à un nombre limité d'indicateurs de base en vue de leur validation par la Commission de statistique à sa session de 2002.
37. Au sujet du document ESCAP/STAT.12/INF.1, émanant des «Amis du Président», le Comité a constaté le rôle influent que les Rapports sur le développement humain publiés annuellement avaient joué pour sensibiliser le public aux questions de développement humain. L'annexe 1 du document contenait le texte original du rapport «Castles» qui avait été soumis comme document de séance à la session de la Commission de statistique de 2000 et qui contenait de nombreuses critiques du contenu statistique du Rapport sur le développement humain 1999. Le Comité a été informé que la Commission de statistique n'avait pas examiné le rapport «Castles» à cette session mais qu'elle avait décidé de créer un petit groupe qui conseillerait le Président de la Commission au sujet des questions soulevées dans le rapport.
38. À la suite de leur évaluation, qui comprenait aussi une analyse des réponses détaillées données par le Bureau du Rapport sur le développement humain aux critiques faites dans le rapport «Castles», les Amis du Président formulaient neuf recommandations. Certaines d'entre elles concernaient des questions statistiques techniques mais d'autres portaient davantage sur les aspects d'organisation et de procédure
 
E/ESCAP/1214 Page 8   dans la production du Rapport sur le développement humain. Le Comité a exprimé son accord avec le sens général des recommandations, notamment de recommandations selon laquelle toutes les déclarations faites dans le Rapport sur le développement humain qui s'appuient sur des preuves statistiques devraient comporter la mention de la source des données et l'indication des limitations des données, le cas échéant. 39. Il a noté avec une satisfaction particulière que la première recommandation demandait que la parité de pouvoir d'achat en dollars soit utilisée d'un bout à l'autre du Rapport sur le développement humain comme le principal outil de comparaison des niveaux de vie. Il y a cependant souhaité que la qualité des données sur la parité de pouvoir d'achat s'améliore dans certaines régions. Il a noté qu'il était essentiel d'avoir des données de bonne qualité sur la parité de pouvoir d'achat pour arriver à une analyse correcte. Il a constaté également qu'il était difficile d'imaginer comment des ressources pourraient être trouvées pour redresser la situation. Il a noté que le sujet serait examiné plus en détail au titre du point 8 de l'ordre du jour, lorsque que le Comité examinerait le Programme de comparaison internationale. 40. Il a constaté avec satisfaction que le Bureau du Rapport sur le développement humain avait une approche positive et constructive au sujet du rapport des Amis du Président et que plusieurs modifications avaient déjà été opérées en réponse aux critiques formulées. Il s'est félicité du renforcement de l'importance donnée à la fonction statistique dans les services du Bureau du Rapport sur le développement humain : le titre de Conseiller statistique avait été modifié et remplacé par celui de Chef de la statistique, et un consultant extérieur avait été nommé Conseiller senior en statistique et devait donner des avis sur tous les aspects statistiques traités dans le Rapport sur le développement humain. Il a noté qu'un groupe consultatif statistique avait été constitué et devait se réunir deux fois par an aux étapes majeures du cycle des travaux du Bureau du Rapport sur le développement humain, et que le Bureau prévoyait de prendre une part plus active dans les débats entre statisticiens au sujet de la mesure du développement humain. 41. Il a noté aussi que le rapport «Castles», qui exprimait de nombreuses critiques sur le Rapport sur le développement humain, ne traitait pas du problème essentiel de la manière dont l'Indice du développement humain était lui-même construit. Le Comité a estimé que cet indice, tout comme les autres indices composites, n'était qu'un indicateur sommaire très grossier du développement humain : il devait être complété par d'autres séries statistiques pour rendre compte de tous les aspects du développement humain. Le Comité a estimé que le Bureau du Rapport sur le développement humain devait expliquer ces limitations plus clairement au public, à la fois dans la manière dont il présentait ses résultats dans le Rapport et à travers ses contacts avec les médias.