Le célibataire au travail.
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Il faut bien gagner sa vie.

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Publié le 10 juillet 2012
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Langue Français

Exrait

Le célibataire au travail.
Y travaille dans une agence de voyages. Wow! Pour la plupart d’entre
vous et la majorité de mes clients, c’est le
Rêve
.
Toujours parti aux quatre coins du monde, en avion, en bateaux et
montgolfières. Les palmiers, les cocotiers, les vahinés
Oui, oui! Ça, c’est dans l’imaginaire.
Avant, il faut faire du bureau. Écouter les désirs du client. Il veut,
absolument une place ou, chaleur et beau temps sont garantis, une belle plage (sable blanc),
un endroit où l’on mange très bien, avec resto a la carte. Un endroit situé près d’un village,
pour ses excursions atypiques. En fait, il veut voir de l’autochtone. Et bien sûr, tout cela a
moins de quinze minutes de l’aéroport. L’espoir est grand pour notre homme.
Pince sans rire (vous commencez à me connaître)
Je lui réponds que tout cela existe bien. Je vous suggère Aruba.
Moment de silence, roulement de tambour, attente interminable.
Le regard du client est suspendu à mes lèvres. Le prix! C’est le prix que le client veut savoir
depuis le début.
— Deux milles, deux mille cinq cents. (Habituellement, ici je remarque un clignement des
yeux), mais lorsque je rajoute, par personne, la baloune se dégonfle.
Ah! Je vous entends dans vos chaumières dire « mais tu aurais pu lui demander son budget
avant ». Eh bien, non. Après vingt ans de métier, je connais ce type de client. C’est juste pour
lui démontrer qu’avec la moitié de ce budget, il va lui falloir sacrifier un ou deux de ses
critères.
En finale, je lui trouve toujours quelque chose de très satisfaisant avec comme résultat qu’il
m’adopte pour le restant de sa vie de voyageur.
Que voulez-vous? Je suis comme la Poune. J’aime mon public et mon public m’aime.
Autre fait intéressant, je travaille dans l’agence de voyages qu’avec des femmes.
Elles me chouchoutent sans cesse. On dirait qu’elles opèrent un transfert de maternité à mon
égard. Bizarre! Étant donné que je ne suis pas Freud, je ne peux l’expliquer.
Pourtant, la seule chose qu’elles ne veulent pas faire, c’est de sortir les vidanges. Allez y
comprendre quelque chose! Je sors bien la récupération moi.
En fait, pour tout dire je suis la référence mâle de l’agence, la branche machiste des lieux, le
cerv…..Non, ici je vais aller trop loin.
Souvent, le midi, l’une d’entre elles m’a cuisiné un petit plat savoureux. Et en bonus, elles
font la vaisselle. C’est à tomber en bas de sa chaise.
Ici, farce à part, permettez-moi de leur rendre hommage. Je les aime toutes de tout cœur. Ce
sont plus que des amies, elles sont ma famille. J’en ai presque les larmes aux yeux en écrivant
cela!
Et lorsque je leur demande ce que l’on va manger ce midi. Elles crient toutes en chœur : une
omelette.
Le célibataire
Pierre.