Adeline Blondieau « Est-ce que les gens connussont comme les autres ? »
3 pages
Français
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Description

Adeline Blondieau « Est-ce que les gens connussont comme les autres ? » Comment est né le projet des « Citadines » ? adeline blondieau : Le premier tome, sorti il y a un an et demi, est né d'une commande que m'a faite mon éditeur. Je venais de lui proposer un projet et il me l'a signé en me demandant si j'étais d'accord pour faire un texte sur les méthodes de drague des filles. Comment se passe votre collaboration avec la dessinatrice eva rollin ? Je suis une fanatique des dessins d'eva. elle est bourrée de talent ! Je travaille avec des personnes avec qui je m'entends bien, comme cela il n'y a pas de problème d'ego. Chacun veut épater l'autre et gagner son respect. a partir du moment où on rame dans le même sens, c'est génial ! Dans vos bande-dessinées, à l'exception des thrillers, vous écrivez sur des sujets proches de vous, comme la drague chez les filles ou encore les anecdotes comiques et absurdes de la vie des célébrités, comme dans « Vie de pipoles ». sur les histoires de dragues, je suis allée puiser ailleurs car je n'y connaissais rien, donc j'ai demandé à des copines ! en ce qui concerne le thème de la célébrité, ce qui était amusant est que cela était sous mes yeux. Je trouvais dommage de ne pas se servir du spectacle qui était là. Il suffit juste du temps de recul pour le réinterpréter et en faire une histoire. L'humour semble être pour vous le meilleur moyen de traiter une situation cocasse mais néanmoins réelle vécue par des gens connus...

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Publié le 09 avril 2011
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Langue Français

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Adeline Blondieau « Est-ce que les gens connussont comme les autres ? »

Comment est né le projet des « Citadines » ? adeline blondieau : Le premier tome, sorti il y a un an et demi, est né d'une commande que m'a faite mon éditeur. Je venais de lui proposer un projet et il me l'a signé en me demandant si j'étais d'accord pour faire un texte sur les méthodes de drague des filles.

Comment se passe votre collaboration avec la dessinatrice eva rollin ? Je suis une fanatique des dessins d'eva. elle est bourrée de talent ! Je travaille avec des personnes avec qui je m'entends bien, comme cela il n'y a pas de problème d'ego. Chacun veut épater l'autre et gagner son respect. a partir du moment où on rame dans le même sens, c'est génial ! Dans vos bande-dessinées, à l'exception des thrillers, vous écrivez sur des sujets proches de vous, comme la drague chez les filles ou encore les anecdotes comiques et absurdes de la vie des célébrités, comme dans « Vie de pipoles ». sur les histoires de dragues, je suis allée puiser ailleurs car je n'y connaissais rien, donc j'ai demandé à des copines ! en ce qui concerne le thème de la célébrité, ce qui était amusant est que cela était sous mes yeux. Je trouvais dommage de ne pas se servir du spectacle qui était là. Il suffit juste du temps de recul pour le réinterpréter et en faire une histoire.

L'humour semble être pour vous le meilleur moyen de traiter une situation cocasse mais néanmoins réelle vécue par des gens connus... C'est toujours mon envie. Mon premier désir est de distraire et non de prendre la tête ou de donner des leçons ! La question est : « est-ce que les gens connus sont comme les autres ? » non ! parce qu'il n'y a qu'aux gens connus que ce genre de choses peut arriver ! Ce ne sont que des histoires que j'ai traitées avec leur accord. Cela les a amusés.

A quand remonte votre passion pour la bande-dessinée ? Cela remonte à mon enfance. J'ai eu la chance d'avoir des parents qui étaient passionnés par ça. Ils avaient une grande collection de bande-dessinées et ils considéraient que c'était le premier pas vers la littérature et l'amour de la lecture. Ils m'ont fait lire de la BD très jeune. on commence par lire des choses ludiques et après cela peut déboucher sur des lectures plus ardues. Il y a de très bons auteurs en BD, il n'y a pas que des choses légères ! Votre écriture touche aussi bien la bande-dessinée que le scénario ou le roman. Quel support vous procure le plus de plaisir ? Il est clair que la bande-dessinée vous offre une plus grande liberté. personne ne vous embête trop, ce qui est assez agréable. on peut faire ce que l'on veut. on obtient cette liberté à partir du moment où l'éditeur vous fait confiance. alors qu'à la télévision, on a tendance à remettre les choses en question et changer souvent d'avis, et cela est plus déstabilisant. Là, les gens passent beaucoup de temps à écrire seuls chez eux, donc dès qu'ils se rencontrent, ils sont contents de se voir. Il y a une belle complicité, on ne se tire pas la bourre !

Les gens vous reparlent-ils encore de « sous le soleil » ? n'est-ce pas énervant, trois ans après l'arrêt de la série? Cela ne m'énerve pas. Les gens sont très gentils, j'ai même droit à des chorales spontanées qui me chantent la chanson du générique, donc c'est plutôt amusant ! (rires) si je peux remémorer aux gens des souvenirs agréables, il n'y a pas de soucis. Cela ne me pose pas de problèmes. Je n'ai pas de rancoeur particulière sur une série où je me suis amusée et me suis fait des amis. a moi de prouver par des succès en édition qu'il peut y avoir autre chose. Je pense que les gens se souviennent plus d'une image que d'un écrit.

L'écriture est-elle une forme d'exutoire pour vous ? Je ne peux pas faire autrement que d'écrire. Dès que j'ai une histoire ou quelque chose qui m'arrive, il faut que cela sorte, que je l'écrive. après, je me sens plus légère. C'est plutôt dans ce sens que cela se passe. J'ai fait des études de lettres, donc je savais que c'était quelque chose d'important pour moi. Je crois qu'on revient souvent à ses premières amours, tout simplement.

Vous signez aussi l'écriture de thrillers, où l'on imagine que votre méthode n'est pas la même que pour la bande-dessinée humoristique ? Il y a plus de documentation, de recherches et de travail. Je peux passer une semaine entière à potasser un sujet pour ne pas dire de bêtises. Même si cela reste de la fiction, il ne faut pas s'éloigner de la vérité. Cela a été le cas pour une scène de suicide collectif dans un des tomes... ce qui a été dur à affronter. Mais cela sert l'histoire. J'essaie de faire quelque chose qui soit crédible. Cela est plus facile pour les « Citadines », parce que je suis une femme. pour un thriller, c'est plus diffi-cile car je ne suis pas une tueuse ! (rires) Votre statut d'actrice célèbre vous sertil ou vous dessert-il dans le milieu de la bande-dessinée ? a mes débuts dans la bande-dessinée, j'ai eu droit à un interrogatoire en bonne et due forme pour savoir si j'étais une « people » qui traînait par-là pour faire de l'argent ou si je m'y connaissais réellement. on m'a un peu mise sur le grill pour mon premier festival, comme une sorte d'examen de passage. Comme on a vu que j'aimais réellement la bande-dessinée, et que si j'étais là, c'était plus par passion qu'autre chose, j'ai gagné mon droit d'entrée. J'ai une grande chance, celle d'être très bien entourée, d'avoir de super auteurs et dessinateurs comme amis.

C'est une famille dans laquelle vous vous sentez bien ? Je me sens super à l'aise, vraiment très bien ! Je n'ai pas le syndrome des artistes qui veulent se faire aimer de tous et dans n'importe quelle situation. Je ne suis pas dans une recherche éperdue de reconnaissance dans tous les milieux. Je préfère être avec des gens qui ont envie que je sois là, qui m'apprécient et que j'apprécie. Je recherche une synergie et de vrais échanges. Je ne suis pas un auteur torturé. Je n'ai pas besoin de souffrance pour créer ou pour exister ! (rires) Je crois aussi qu'avec l'humour, on peut faire passer beaucoup de choses. on ne braque pas les gens avec l'humour !

« Les Citadines », tome 2 «