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Améliorer son e-réputation

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Améliorer son e-réputation Les Français ont massivement adopté les réseaux sociaux et ils sont nombreux à y parler de leur entreprise, un enjeu pour l'e-réputation des employeurs. Les hommes sont plus bavards que les femmes au sujet de leur entreprise (18,9 contre 11,9%).

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Ajouté le : 02 avril 2011
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Améliorer son e-réputation
Les Français ont massivement adopté les réseaux sociaux et ils sont nombreux à y parler de leur entreprise, un enjeu pour l'e-réputation des employeurs. Les hommes sont plus bavards que les femmes au sujet de leur entreprise (18,9 contre 11,9%). Les jeunes salariés s'expriment davantage que leurs aînés (26,4% pour les 18-24 ans contre 5,8% pour les 50-64 ans) et les cadres plus que les ouvriers (21,1 contre 8,4%).
) Si 67% des salariés parlent de façon positive de leur entreprise sur les médias sociaux, 1 salarié sur 5 critique son entreprise. Les 25-34 ans (32,9%) sont les plus critiques, les plus jeunes (9,3%) les moins critiques ? Qu'ils soient cadres, employés ou ouvriers, du secteur public ou du secteur privé, les salariés semblent conscients des enjeux et des risques de sanction. Mais tous sont convaincus que le phénomène va s'amplifier.
Devoir de réserve...
Les entreprises sont donc face à un enjeu nouveau et majeur : la volatilité accrue de leur e-réputation du fait de l'expression de leurs salariés. Si les entreprises ont commencé à prendre conscience des enjeux, elles n'en ont pas encore tiré toutes les conséquences. En effet, seulement 12% des salariés ont été sensibilisés par une charte ou un guide des usages des médias sociaux. Le secteur public est d'ailleurs en avance sur le privé : 18,7% des salariés du public déclarent être encadrés par des règles dans ce domaine, contre seulement 8,6% dans le privé. Encore moins nombreuses sont les entreprises qui encouragent la prise de parole de leurs collaborateurs sur les médias sociaux, ayant des difficultés à renoncer à un contrôle total bien qu'illusoire de ces communications.
Prévenir plutôt que sévir
En matière de gestion de la réputation des entreprises, le recours à des sanctions juridiques contre des salariés supposés fautifs (propos erronés, excessifs, haineux, menaçants, injurieux, diffamatoires), même s'il est parfois justifié, ne peut se substituer à une politique de prévention. D'autant que le contexte juridique des médias sociaux est en pleine construction, donc instable. Et qu'une action juridique, même concluante, ne répare généralement pas les dégâts faits à la
réputation de l'entreprise. La plupart des salariés sont en effet des utilisateurs des médias sociaux encore peu avertis, maladroits ou distraits, plutôt que des acteurs volontaires et conscients du dénigrement de leur entreprise. La priorité est donc de les informer, de les sensibiliser aux risques pour l'entreprise et pour leur e-réputation personnelle, qui les suivra pendant des années sur les médias sociaux.
Préparer et communiquer en interne une charte ou un guide d'usage des médias sociaux leur donne des repères sur leurs droits et leurs devoirs dans leurs usages des médias sociaux. Ce document peut être plus ou moins normatif ou seulement incitatif, sous forme de recommandations. Les entreprises doivent aussi s'assurer que tous leurs collaborateurs connectés sont bien conscients de l'existence de cette charte et des enjeux. Et comme plus des deux tiers des collaborateurs parlent positivement de leur entreprise sur ces canaux, certains d'entre eux peuvent même devenir des ambassadeurs, points de contact de l'entreprise et ressources pour l'accompagnement de leurs collègues sur les médias sociaux.
Avec Hopscotch