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Femmes chefs d'entreprise : un management plus humain

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Femmes chefs d'entreprise : un management plus humain La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales" précise la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 qui modifie l'article 1er de la Constitution. La réalité est tout autre. Si aujourd'hui les femmes représentent 45% de la population active et leur niveau d'éducation a rejoint, voire dépassé, celui des hommes, les inégalités professionnelles persistent entre les deux sexes. Malgré un arsenal législatif imposant et une indéniable évolution de la société civile face à cette question, l'égalité de fait n'est pas encore réalisée partout, note le Ministère du Travail (Secrétariat d'Etat chargé de la Famille et de la Solidarité - "Chiffres clés 2009 : L'égalité entre les femmes et les hommes"). Les préjugés ont la vie dure Même si les mentalités évoluent quelque peu et que, dans certains secteurs (droit, social...), de nombreuses femmes occupent des postes de direction, les préjugés ont la vie dure et voir une femme dirigeante n'est pas encore totalement entré dans les moeurs. Aussi est-il difficile pour elles de se faire une place au sommet de la hiérarchie investie depuis toujours par les hommes. Malgré des diplômes équivalents, elles doivent se battre et faire leurs preuves pour que leurs compétences soient reconnues, leurs collègues masculins ne leur pardonnant aucune erreur.

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Publié le 04 juin 2011
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Femmes chefs d'entreprise : un management
plus humain
La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales" précise la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 qui modifie l'article 1er de la Constitution. La réalité est tout autre. Si aujourd'hui les femmes représentent 45% de la population active et leur niveau d'éducation a rejoint, voire dépassé, celui des hommes, les inégalités professionnelles persistent entre les deux sexes. Malgré un arsenal législatif imposant et une indéniable évolution de la société civile face à cette question, l'égalité de fait n'est pas encore réalisée partout, note le Ministère du Travail (Secrétariat d'Etat chargé de la Famille et de la Solidarité - "Chiffres clés 2009 : L'égalité entre les femmes et les hommes").
Les préjugés ont la vie dure
Même si les mentalités évoluent quelque peu et que, dans certains secteurs (droit, social...), de nombreuses femmes occupent des postes de direction, les préjugés ont la vie dure et voir une femme dirigeante n'est pas encore totalement entré dans les moeurs. Aussi est-il difficile pour elles de se faire une place au sommet de la hiérarchie investie depuis toujours par les hommes. Malgré des diplômes équivalents, elles doivent se battre et faire leurs preuves pour que leurs compétences soient reconnues, leurs collègues masculins ne leur pardonnant aucune erreur. Et pour appartenir aux plus hautes instances, les difficultés redoublent.
Alors qu'elles sont majoritaires à l'Université, les femmes sont ainsi peu présentes aux postes de décision dans l'entreprise: elles n'occupent qu'un peu plus d'un quart des postes d'encadrement des entreprises du secteur privé et semi-public. Sous-représentées dans le vivier que constituent les postes de cadres, elles le sont encore davantage parmi les dirigeants salariés d'entreprise, dont seulement 17,2 % sont des femmes. Cette proportion varie selon le secteur d'activité, de 7,1 % dans la construction à 21,4 % dans le commerce. Elle se réduit avec l'augmentation de la taille ou du chiffre d'affaires des entreprises.
Plus de femmes dirigeantes dans les PME unipersonnelles
Dans les TPE-PME françaises, à peine plus de 30% des dirigeants sont des femmes, soit à peu près le même pourcentage qu'il y a 30 ans ! Et encore, elles sont surtout dirigeantes de structures unipersonnelles, situées dans des secteurs traditionnellement féminins (communication, tourisme, aide à la personne...), tandis que des secteurs comme l'industrie ou le bâtiment restent hermétiques à la gent féminine !
5 groupes restent totalement fermés aux femmes
Au sein des Conseils d'administration, la mixité stagne à un niveau très bas : la part des femmes y était en moyenne de 10,5 % en 2009. La proportion des entreprises qui comptent plus de 20 % de femmes dans leur Conseil d'administration stagne à 13%. Plus alarmant, le nombre d'entreprises affichant un taux de mixité de leur Conseil d'administration inférieur à 10 % est en hausse : 19 entreprises du CAC 40 en 2009, contre 17 en 2008. Enfin, 5 groupes restent totalement fermés aux femmes...(Source : Baromètre annuel Capitalcom 2010 sur la mixité au sein des organes de gestion et de contrôle des entreprises du CAC 40)
Quant aux sociétés du CAC 40, elles ne comptent que 5 % de femmes dirigeantes, et 5,5 % dans les 80 premières entreprises par le chiffre d'affaires. Les femmes sont rarement à la tête de sociétés et, lorsqu'elles y accèdent, leur salaire est, en moyenne, inférieur de 32,1 % à celui de leurs homologues masculins, et même de 40,2 % dans le secteur des services! Qu'en est-il au sein des instances paritaires? Aussi bien dans le public que dans le privé, les femmes y sont sous-représentées. Dans les conseils de prud'hommes, par exemple, aux dernières élections de décembre 2008, la proportion de femmes parmi les élus n'atteignait que 28,4%.
Plus d'écoute, de consensus... et moins d'ego!
Le management au féminin possèdet-il ses caractéristiques propres ? Faisant généralement preuve de plus de souplesse, de persévérance et de perfectionnisme que leurs homologues masculins, les femmes dirigeantes ne peuvent qu'apporter des améliorations en matière de gestion. Elles traitent différemment les problèmes d'organisation au sein de l'entreprise ainsi que les relations personnelles : leur mode de management repose sur des qualités féminines telles que l'écoute, l'attention aux autres, la recherche de consensus... Elles privilégient un management participatif.
L'accession des femmes à la tête des entreprises et dans les instances de décision économique risque de bouleverser tout un système de valeurs qui régit le monde capitaliste, fait d'individualisme, de compétition et d'ego. Les femmes ont une autre perception de la réussite. Tandis que les hommes aspirent aux postes de dirigeants pour le côté honorifique, les femmes souhaitent avant tout s'épanouir professionnellement. Voulant se prouver qu'elles peuvent réussir et le prouver aux autres, elles s'impliquent beaucoup plus que leurs homologues masculins.
Elles ont la passion d'entreprendre
Lorsqu'elles créent leur entreprise, c'est souvent dans un souci d'indépendance : cela représente
pour elles une opportunité de mieux maîtriser leur temps et leur évolution professionnelle. Certaines, tout comme les hommes fondateurs d'entreprise, possèdent la passion d'entreprendre.
Il est certain qu'il leur faut une énergie considérable pour mener de front carrière professionnelle et vie privée. Elles doivent être dotées également d'un fort caractère pour s'affirmer dans cet environnement méfiant, si ce n'est hostile, vis-à-vis d'elles.
Moins axées sur la compétition et la recherche de résultats immédiats, les femmes apporteront à l'économie un plus grand équilibre, la recentrant sur l'humain.