LES LYONNAIS DE L
2 pages
Français
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres
2 pages
Français

Description

LES LYONNAIS DE L'ASSE... Lacombe ne veut pas s'en rappeler A Lyon, Bernard Lacombe est intarissable sur sa carrière : il se rappelle de tous ses buts, de tous ses matches, de tous ses partenaires. Sa mémoire flanche seulement légèrement quand il doit se remémorer son passage à l'ASSE (32 matches en 1978-79, 14 buts). Car s'il est viscéralement "marqué" Olympique Lyonnais, le meilleur buteur français de l'histoire de la L1 (255 buts) a bien joué une saison à Saint-Etienne, en 1978-79. Une expérience qui ne lui a pas laissé un souvenir impérissable, c'est le moins que l'on puisse dire. Quand il est amené à s'exprimer sur son expé rience chez le rival stéphanois, Bernard A Lacombe choisit toujours la même anecdote : "Lors du derby à Gerland, je m'étais trompé de vestiaire. J'avais assisté à une belle rencontre. J'étais idéalement placé, beau- et Alain Perrin. coup mieux que le public, puisque j'étais sur le terrain. Bref, il y a chez le conseiller du président Aulas une certaine gêne à évoquer son expérience stéphanoise. La légende lyonnaise raconte même qu'il avait pleuré toutes les larmes de son corps quand ses dirigeants de l'époque lui avaient annoncé un transfert que les finances de l'OL avaient rendu obligatoires.

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 13 septembre 2012
Nombre de lectures 10
Langue Français

Exrait

LES LYONNAIS DE L'ASSE...

Lacombe ne veut pas s'en rappeler A Lyon, Bernard Lacombe est intarissable sur sa carrière : il se rappelle de tous ses buts, de tous ses matches, de tous ses partenaires. Sa mémoire flanche seulement légèrement quand il doit se remémorer son passage à l'ASSE (32 matches en 1978-79, 14 buts). Car s'il est viscéralement "marqué" Olympique Lyonnais, le meilleur buteur français de l'histoire de la L1 (255 buts) a bien joué une saison à Saint-Etienne, en 1978-79. Une expérience qui ne lui a pas laissé un souvenir impérissable, c'est le moins que l'on puisse dire. Quand il est amené à s'exprimer sur son expé rience chez le rival stéphanois, Bernard A Lacombe choisit toujours la même anecdote : "Lors du derby à Gerland, je m'étais trompé de vestiaire. J'avais assisté à une belle rencontre. J'étais idéalement placé, beau- et Alain Perrin. coup mieux que le public, puisque j'étais sur le terrain. Bref, il y a chez le conseiller du président Aulas une certaine gêne à évoquer son expérience stéphanoise. La légende lyonnaise raconte même qu'il avait pleuré toutes les larmes de son corps quand ses dirigeants de l'époque lui avaient annoncé un transfert que les finances de l'OL avaient rendu obligatoires.

PERRIN AVAIT POURTANT ESSAYE

Viré sans ménagement de l'Olympique Lyonnais au printemps 2008 après avoir pourtant réussi un doublé coupe-championnat, l'entraîneur Alain Perrin n'avait mis que quelques mois à rebondir puisqu'il s'était engagé en novembre 2008 avec les Verts en remplacement de Laurent Roussey. S'il n'était pas "étiqueté" OL, Alain Perrin n'en était pas moins l'entraîneur des Gones précédents son arrivée dans le Forez. Du coup, au moment de sa présentation, le technicien avait tout fait pour se mettre le public stéphanois dans la poche : Saint-Etienne est un club plus populaire que Lyon, à cause de son histoire argumentait-il lors de sa prise de fonction, histoire d'être vite dragénaires, les quinquagénaires ont grandi avec l'ASSE, le premier club fran-gais à réussir en Coupe d'Europe." Des efforts de communication louables, mais Alain Perrin ne tiendra qu'un an chez les Verts, avant d'être remplacé par son adjoint Christophe Galtier en décembre 2009.

L'INFO EN PLUS

- Dix joueurs seulement ont joué à So'nl- Etienne après avoir évolué à Lyon : Latombe, Fournier, Bilong, Sassus, Carteron, Diatta, Monsoreau, Clément, Malbranque et Clerc. - Cinq entraîneurs ont drigé les deux dubs : Manuel Fernandez, Robert Herbin, Robert Nouzaret, Jacques Santini et Alain Perrin.

CLÉMENT ET CLERC, LES BONNES PIOCHES

Même si François Clerc a été international, allant même jusqu'à disputer l'Euro 2008, ils ont un peu le même profil : bons joueurs de club, dotés d'une mentalité exemplaire et très professionnels. Du coup, en dépit de leur formation à l'OL, ils se sont et l'un et l'autre très vite intégrés chez les Verts. Sans pour autant renier leur passé lyonnais : "Je suis parti à Nice entre-temps mais c'est vrai qu'à chaque fois, ce fut spécial de retrouver l'OL, assurait François Clerc à son arrivée. Je ne renie pas ce qui s'est passé. Je n'ai pas de sentiment de revanche, je respecte beaucoup Lyon. Mais maintenant je défends les couleurs vertes. Je me suis toujours donné à fond partout où je suis passé. Ce n'est pas ici que ça va changer. " Comme Jérémy Clément un an auparavant, qui rappelait qu'il était né à Béziers, François Clerc avait aussi précisé qu'il n'était pas né à Lyon, mais à Bourg-en-Bresse où l'on "supporte au moins autant les Verts que l'OL" Mais c'est surtout grâce à leur mentalité exemplaire sur et en dehors du terrain que les deux joueurs ont su se faire apprécier du public stéphanois. A méditer...

MALBRANQUE, LE BIDE INEXPLICABLE

Franchement, quand l'ASSE est allé chercher Steed Malbranque le 4 août 2011, nous pensions que les Verts avaient su flairer la bonne affaire. Après dix saisons en Angleterre, le milieu de terrain n'avait pas l'air spécialement gêné de porter le maillot stéphanois, en dépit de sa formation à l'Olympique Lyonnais. "Je suis davantage un ancien joueur de Premier League que de l'OL", assurait-il à l'époque. Pourtant, après quelques entraînements et vingt-six minutes seulement en compétition (OMASSE, 0-0, le 21 août), le natif de Mouscron décidait subitement de résilier son contrat. Sur la toile, les rumeurs les plus folles ont été relayées, aussitôt balayées d'un revers de main par le joueur : "Ma femme va bien, mes deux filles aussi. Contrairement à ce qui a été écrit, mon fils n'est pas malade, vu que je n'en ai pas. (...) Je ne subis aucun comprennent et l'assimilent. (...) Je n'ai pas de problèmes avec le staff. Mais plutôt avec tout le reste : l'environnement, les entraînements... Je pensais m'éclater, prendre du plaisir, ce n'était pas le cas." Un an plus tard, le joueur n'a toujours pas décidé de s'épancher davantage sur son départ surprise (lire son interview ci-contre). Pas sûr que le public stéphanois lui réserve un accueil formidable le 9 décembre lors du derby....