LES SUPPORTERS SONT-ILS TROP SÉVÈRES AVEC LEURS VERTS ?
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LES SUPPORTERS SONT-ILS TROP SÉVÈRES AVEC LEURS VERTS ?

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Description

LES SUPPORTERS SONT-ILS TROP SÉVÈRES AVEC LEURS VERTS ? "Je ne peux pas parler de l'AS St-Etienne d'aujourd'hui sans parler de l'ASSE d'hier. Ma relation avec ce club mythique ne date pas d'hier. La première fois que ma route a croisé celle des Verts, c'était en 1960 lors d'un match de D1 face à Limoges, où j'étais remplaçant, et où j'avais suivi les Mekloufi, Abbes, Jacquet, et même le jeune Herbin en spectateur depuis le banc de touche. Ensuite, comme beaucoup de Français, je suis allé plusieurs fois à Geoffroy Guichard assister à des matchs européens, Kiev, le PSV et le Bayern. D'Auxerre, ça faisait 380 kilomètres, un peu moins en passant par Moulins (sic), je faisais l'aller-retour dans la journée avec ma Simca 1000 ! Mes contacts avec le club stéphanois allaient s'accentuer avec la montée en puissance d'Auxerre, en DH puis en CFA où j'ai souvenir d'avoir joué des réserves stéphanoises très jeunes avec Rocheteau ou Bathenay qui étaient alors au bataillon de Joinville. M. Rocher étant originaire de l'Yonne -il se définissait d'ailleurs très souvent ainsi-, nous avons toujours eu de bons rapports avec lui et il nous obtenait souvent des billets pour les matchs... qu'il fallait tout de même payer (rires) ! Notre première vraie confrontation au plus haut niveau intervint en 1977 en Coupe de France. A l'aller, nous avions fait 0-0 à l'Abbé Deschamps et au retour, nous avons été qualifiés pendant huit minutes, le temps d'égaliser à 1-1 et avant de perdre finalement 1-3.

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Publié le 14 avril 2011
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Langue Français

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LES SUPPORTERS SONT-ILS TROP SÉVÈRES AVEC LEURS VERTS ?

"Je ne peux pas parler de l'AS St-Etienne d'aujourd'hui sans parler de l'ASSE d'hier. Ma relation avec ce club mythique ne date pas d'hier. La première fois que ma route a croisé celle des Verts, c'était en 1960 lors d'un match de D1 face à Limoges, où j'étais remplaçant, et où j'avais suivi les Mekloufi, Abbes, Jacquet, et même le jeune Herbin en spectateur depuis le banc de touche. Ensuite, comme beaucoup de Français, je suis allé plusieurs fois à Geoffroy Guichard assister à des matchs européens, Kiev, le PSV et le Bayern. D'Auxerre, ça faisait 380 kilomètres, un peu moins en passant par Moulins (sic), je faisais l'aller-retour dans la journée avec ma Simca 1000 ! Mes contacts avec le club stéphanois allaient s'accentuer avec la montée en puissance d'Auxerre, en DH puis en CFA où j'ai souvenir d'avoir joué des réserves stéphanoises très jeunes avec Rocheteau ou Bathenay qui étaient alors au bataillon de Joinville. M. Rocher étant originaire de l'Yonne -il se définissait d'ailleurs très souvent ainsi-, nous avons toujours eu de bons rapports avec lui et il nous obtenait souvent des billets pour les matchs... qu'il fallait tout de même payer (rires) ! Notre première vraie confrontation au plus haut niveau intervint en 1977 en Coupe de France. A l'aller, nous avions fait 0-0 à l'Abbé Deschamps et au retour, nous avons été qualifiés pendant huit minutes, le temps d'égaliser à 1-1 et avant de perdre finalement 1-3. L'AJA était en D2 et allait monter à la fin de cette saison... notamment grâce à un avant-centre que le président Rocher avait eu la gentillesse de nous laisser à un prix très raisonnable, Schaer. A partir de ce moment-là, on est souvent venus à St-Etienne en amis, nous avons même acheté Laurent Blanc pour notre doublé en 1996 et, pour toutes ces raisons, nous avons toujours manifesté beaucoup de reconnaissance à un club qui nous a rendu ces petits services. J'étais d'autant plus triste de les voir descendre en D2 après l'affaire de la caisse noire. J'étais dans la tristesse plus que dans le jugement vis-à-vis d'un président Rocher que nous considérions avec M. Hamel comme un ami. On avait aussi pas mal de contacts avec son fils, président de l'Olympique de St-Etienne, grand club formateur. L'ASSE aura beaucoup compté dans mon parcours, pour mon bonheur de supporter et dans la confection de mes idées sur le métier d'entraîneur à travers l'influence d'Albert Batteux et Robert Herbin notamment. Aujourd'hui, nous y voilà (rires)... le club peut redevenir ce qu'il a été. En attendant, il s'agit d'un bon club de notre championnat qui souffre plus que ce qu'il devrait du jugement de ses supporters qui continuent de prendre le passé comme instrument de mesure. Il n'y a pas à avoir honte ou à être déçu d'être septième de Ligue 1 à neuf journées de la fin. Beaucoup de clubs au passé prestigieux, Reims en tête, aimeraient être à leur place. Leur vocation est de connaître des saisons difficiles, d'autres plus fastes, d'être parfois leaders comme ils l'ont été en début de saison, en essayant de conserver ce qui fait la force du club aujourd'hui, à commencer par son jeune coach. Je connais Christophe Galtier depuis très longtemps. J'avais failli le recruter en même temps que Cantona en 1981. On a finalement pris son fils, Jordan, qui est ensuite parti à Bordeaux (et qui est à Fréjus depuis cette saison : ndlr). Dans mon rôle de syndicaliste, j'avais même défendu Christophe dans son conflit avec l'Argentin de Monaco, Gallardo, alors qu'il était accusé à tort. Je connais aussi très bien Roland Romeyer car il accompagnait les cadets nationaux quand ils venaient à Auxerre.

Il était le premier à descendre du bus. Il est ensuite descendu du bus de la CFA... avant d'être à la tête du club. J'ai aussi beaucoup d'estime pour lui et pour Bernard Caïazzo, au tempérament méditerranéen, que j'apprécie toujours de rencontrer. J'étais à Geoffroy Guichard lorsque les deux présidents se sont fait houspiller par les supporters la saison dernière, il ne restait même que nous en tribune de presse car Canal ne voulait pas qu'on bouge au cas où (rires) ! Avec eux, l'avenir des Verts est prometteur car ils aiment le club et ne sont pas là que pour leur intérêt personnel. De toute façon, le futur des clubs français s'annonce difficile pour tout le monde, mais en raison de leur position si particulière les Verts ne seront pas les plus en difficulté. Leur passé reste parfois un handicap, à l'image de ce que je vis à Auxerre où les jeunes qui arrivent me parlent de Dortmund alors qu'ils n'étaient même pas nés, mais aussi un avantage car le soutien populaire ne s'est jamais démenti. Lorsque j'étais entraîneur d'Auxerre et qu'on recevait St-Etienne, je râlais après mes supporters qui s'habillaient en vert pour l'occasion ! dans la Nièvre notamment, il y a encore énormément de supporters stéphanois."

*72 ANS, ANCIEN ENTRAÎNEUR D'AUXERRE ET LENS, CONSULTANT SUR CANAL +

"MÊME À ST-ETIENNE, IL N'Y A PAS À AVOIR HONTE D'ÊTRE SEPTIÈME DE L1 À NEUF JOURNÉES DE LA FIN"